Dépendance sexuelle

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Partagé sur le partage (le retour)

John Warsen

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après 9 mois de vagabondage sur les topics des uns et des autres, je me décide à créer un sujet, où tout ne sera que calme, luxe et volupté.
Je commence aujourd'hui par un texte d'une amie qui m'a bien dessillé les yeux (façon polie de dire que ça m'a sorti les doigts du cul.)

Le choc des pensées

Comprendre que nous appelons nos malheurs (aussi bien que nos bonheurs) afin qu’ils nous tiennent compagnie est une réalisation qui change radicalement la vie. Pour les bonheurs, c’est évident. Pour les malheurs, ça l’est moins, mais sans cette réalisation, nous ne pouvons pas avancer dans notre compréhension.
Prenez un enfant qui a été élevé avec de la bonne nourriture bio. Plus tard, il mangera bio. Prenez un enfant qui a été élevé avec des gâteaux et des sucreries. Plus tard, il aura le plus grand mal à s’en débarrasser. De même, un enfant élevé dans une atmosphère de tristesse ou de violence recherchera plus tard cette atmosphère. Nous sommes tous addict à ce que nous avons connu dans notre enfance. Ricercar soulevait d’ailleurs cette question dans son blog en parlant des enfants élevés dans un pays en guerre. Non pour dire qu’ils veulent forcément la guerre ensuite. Mais pour dire qu’une fois adultes dans un pays en paix, ils se sentent bizarrement décalés. De même, on peut imaginer qu’un enfant élevé dans un taudis ayant eu ses terrains de jeu dans les décharges publiques pourrait ensuite se sentir attiré par ce genre d’endroits. Bref, quelqu’un qui dans son enfance se sera construit autour du rôle de la victime produira dans son âge adulte des situations dont il sera la victime, parce que c’est sa première identification. C’est ce qui le nourrit, et même, ce qui lui plaît. Celui qui s’est construit dans la solitude se débrouillera de même pour se retrouver seul. Si nous regardons bien, nous pourrons constater que nos pires malédictions sont des addictions contractées durant la petite enfance, voire plus tôt. Et, comme de toute addiction, nous n’avons pas très envie de nous en défaire. Ni la possibilité, en tous cas pas à court terme. C’est un peu notre langue maternelle, celle qu’il nous est le plus facile de parler.
Partant de cette constatation, il est très intéressant de l’appliquer à chaque situation. Par exemple, quand ma concierge remue les poubelles en hurlant comme une furie, au lieu de me dire par la nième fois qu’elle me fait chier, ce qui n’a jamais rien arrangé, je peux me demander en quoi ça me plaît de pester contre elle. Et c’est sûr que je vais trouver. C’est ma façon d’exister à ce moment. De me sentir en contact avec moi-même – ou le monde, ce qui est la même chose -. La plupart de nos contacts sont assez durs – sans doute parce que nos parents ont appris très tôt à nous contrarier, ce qui d’ailleurs est une bonne chose, sinon nous ne nous serions jamais différenciés d’eux. En fait, si l’on y réfléchit, les deux formes de contacts que l’on peut avoir avec le monde en tant qu’individu sont le conflit et la satisfaction – qui d’ailleurs ne peut pas durer. Et notre forme de conflit privilégié sera la forme que nous aurons apprise dans notre petite enfance. Pour en revenir au quotidien, nous expérimentons des conflits sans cesse. Souvent, les éléments en sont apparemment extérieurs, mais on peut toujours les résumer à « moi et ma pensée ». Moi et ma pensée de ma concierge qui fait du bruit. Moi et ma pensée du froid qu’il fait. Moi et ma pensée du ministre insecticide… Le principe est qu’il y a toujours un choc entre les deux, et que ce choc est précisément ce que nous recherchons.
On va me dire que si on me tire dessus, ça ne sera pas une pensée. Je répondrai que s’il n’y a pas de pensée associée, l’expérience sera sans problème. Mais qui veut d’une vie sans problème ? C’est par les problèmes que nous existons. Bref, si lorsqu’un problème s’élève, nous examinons les sensations qui lui sont associées, et si nous nous libérons de la croyance que nous voulons nous en débarrasser, nous allons retrouver des choses extrêmement familières. Ce matin, a contrario, j’entendais des gens gueuler dans le cour pendant que j’étais dans mon lit, mais, par un fait extraordinaire, c’était une sensation inhabituelle en la circonstance, quelque chose de tout à fait jouissif énergétiquement. Et là, fugitivement, j’ai vu la déception qui l’accompagnait. « Quoi ? Je ne peux même pas m’énerver contre ces connards ? Que vais-je devenir si ça continue ? ». Quand on est addict au choc produit par deux pensées, ça n’est pas si facile de s’en débarrasser. Ces chocs, nous en créons à chaque instant. « J’ai faim / Oui non mais j’ai la flemme d’aller me faire à bouffer / Tu fais chier avec ta flemme / En plus il te manque 300 calories aujourd’hui / Demain quand tu vas te peser tu auras encore perdu 200 grammes / Oui mais j’ai sommeil / La cuisine ou le lit ? Grave dilemme / Putain de perrok qui gueule / Je vais en faire une brochette / Je ne dois pas m’énerver / ça m’énerve de m’énerver… ».
Si je crois que je ne veux pas de tout ça, vraiment je suis foutue.
 
et bien ton amiE elle en a sous le pied,
mais je te remercie john officiellemnt pour te talents de decouvreurs.
voici ce que je retiens de ce post flamboyant qui je pense va ma marquer pour un bon bout de temps :
"nos pires malédictions sont des addictions contractées durant la petite enfance"
"les deux formes de contacts que l’on peut avoir avec le monde en tant qu’individu sont le conflit et la satisfaction"

j'ai appris une chjose forte en therapie (depressif j'étais de plus en plus agressif envers mes gamins) et ce texte me le rapelle nous n'avons pas à excuser nos passages à l'acte mais à les comprendre. le but etant de parvenir de cesser de transgresser sous quelconque pretexte.

le post de john est né sur le forum de Pikmin

déclick
 
"avec tous les un mois que j'ai fait depuis ces dernières années je compatbilise pas mal de sevrage du coup." nous dit déclick dans le topic des moisis ;-) il utilise le lapsus juste : "compatbilise" : on compatit quand on comptabilise.
déclick, tu me rappelles bernard blier dans sa célèbre réplique (il parlait de toi) "Mais il est complètement fou ce mec ! Mais moi, les dingues, je les soigne, j'm'en vais lui faire une ordonnance, et une sévère. Je vais lui montrer qui c'est Raoul. Aux quatre coins de Paris qu'on va le retrouver, éparpillé par p'tits bouts, façon puzzle.
Moi, quand on m'en fait trop, je correctionne plus, je dynamite, je disperse, je ventile !"

ce que je veux dire, c'est que ton sevrage éparpillé façon puzzle, ben t'as plus qu'à rassembler les morceaux en nous en faisant un bon gros vrai qui tache au lieu de postuler sur la probabilité d'être encore parmi nous dans un mois. Avec tous les mois par ci par là que tu collectionnes, tu pourrais être déjà... on s'en fout, l'important c'est ton moisi d'aujourd'hui.
tu sais très bien que pour sortir de l'EntredeuzeauX, tu auras sans doute besoin de nouvelles "quarantaines" comme celle que tu t'es récemment imposée, dès que tu sentiras que t'as le moteur qui chauffe.
Effectivement, ça ne pose de problème à personne que tu postes comme un ouf, tant que tu ne nuis pas à la santé d'autrui. Et même si quelqu'un venait s'en plaindre.... faut-il vraiment en faire cas ? est-il nécessaire de vouloir préserver à tout prix une certaine sérénité sur le forum ? bien sûr que la colère, ou n'importe laquelle des émotions perturbatrices, est dangereuse pour les pornoïques et peut les rapprocher de la rechute "par dépit" et vain espoir de consolation infantile. Et nous ne sommes plus des enfants.
Ou alors de vieux enfants tristouilles, qui rêvent d'une dernière petite pipe de la Mère Noëlle (avec ses bottes) Et les querelles & controverses (rares il est vrai) qui peuvent nous diviser ou nous jeter les uns contre les autres, sont autant d'occasions d'apprendre le recul :
apparemment il y en a qui vont mettre du temps à comprendre qu'autrui n'est jamais responsable de nos actes. Sinon c'est la porte ouverte à toute justification et il n'y a aucune libération possible dans la justification. Notre état émotionnel perturbé, nous en sommes seul responsable.
 
et oui je ne crois pas au font pouvoir sortir de ma misere. je crois même que j'en ai pas le droit. merci en tout cas.
demain commence pour moi une nouvelle vie, beaucoup plus simple, beaucoup plus saine.
avec moins d'espoir aussi, comme ça je ne risque pas d'çetre deçu par la vie.
je vais appliquer mon conseil donné à pikmin :
ma famille, ma recherche d'emploi, ma santé, mes amis ,et le reste on verra plus tard.
déclick
 
"je ne crois pas au font pouvoir sortir de ma misere. je crois même que j'en ai pas le droit." oui mais si tu te rends compte que c'est la confusion et l'opacité mentale dûes à tout un tas de démons du bas-astral qui trouvent en toi leur terrain de jeu rêvé, tu comprends que l'essentiel c'est de leur couper les vivres, non ?
j'avais les mêmes pensées que toi.
Elles se dissolvent comme une brume matinale avec l'abstinence.
Pas moyen de leur péter la gueule.
Juste les laisser te traverser sans donner prise, comme on regarderait un spot de pub avec lequel on serait en désaccord et sur le fond et sur la forme, mais qui ne mérite même pas notre indignation, sachant que le programme va bientôt reprendre.
Tu as raison, le reste on verra plus tard.
 
P'tain j'ai une sacrée forme, aujourd'hui, moi, ça doit être la solitude réparatrice.
Vous connaissez l'ennéagramme ? J'ai trouvé ca marrant au début, et puis au fur et à mesure, je lui trouve beaucoup de pertinence, et les descriptions sont frappantes.
En clair, c'est un schema qui représente 9 personnalités types en fonction du conditionnement de la petite enfance.
Quel est votre type d'après vous? attention, défendu de se blesser en jouant entre deps et codeps ;-)

Le Un – Le Perfectionniste - Centre instinctif
La caractéristique dominante du UN est celle du perfectionniste,
son énergie est celle du législateur.
``J’aime faire les choses le plus parfaitement possible jusque dans les moindres détails``


Les UN furent de "bons enfants". Leur éducation fut en général consistante. Ils étaient punis pour leurs fautes et récompensés pour leurs bonnes actions. Mais ils furent fortement critiqués et développèrent le besoin de devenir parfait. Le UN exige de lui-même une position juste.
Pour compenser, ils choisissent de ``mériter l’amour`` en devenant sages et en corrigeant eux-mêmes leurs erreurs. Ils développent un esprit critique afin de prévenir les blessures dues aux remarques. Quand je tends vers la perfection, je me sens digne d’être aimé. Mais à force de réprimer ses besoins, une forte colère intérieure se développe.
Comportement visible : Exigeants, ils sont soigneux, réalistes, consciencieux, ordonnés et l’imperfection les agace. Ils aiment que chaque chose soit à sa place. Méticuleux, ils travaillent correctement. Ils ont peur de commettre une erreur. Ils sont dotés d’un haut sens de la morale, mais ils évitent de se mettre en colère.
Perception et décision de l’enfant : On punit ma spontanéité et ça me fait mal. Il veut mériter l’amour en corrigeant ses erreurs. Il développe son esprit critique afin de prévenir les remarques blessantes.
Compulsion : Sa motivation la plus puissante « son ombre » : Éviter la colère.
Image de soi : Je suis droit et vertueux - Pour cela ses valeurs sont : la loi, l’ordre et s’améliorer - la rigueur et l’intégrité - la discipline, le sens de l’effort - l’amour du travail bien fait.
Son attention est accaparée par : Ce qui est correct et incorrect chez lui, chez les autres ou dans une situation - Le bien ou le mal - L’exactitude - La morale et le respect des règles.
Comportement principal ( sa préoccupation) : La critique - L’importance du jugement de l’autre - La peur de faire une erreur.
Mécanisme de défense : Formation réactionnelle. C’est-à-dire : réagir autrement que ce qui est attendu de lui. Contrôle ses émotions et sa spontanéité pour tendre vers la perfection. Lorsqu’une impulsion ou émotion émerge du subconscient, elle est changée avant d'atteindre le conscient.
Ce qu’il aime : Se comporter correctement, mettre de l’ordre, avoir raison, bien faire son travail et s’améliorer.
Ce qu’il n’aime pas : les tricheurs, les critiques injustes, le désordre.
Style de langage : Prêcher. Faire des sermons.
Son piège : La perfection. Sa motivation inconsciente est de tendre vers la perfection. Il utilise cette motivation pour s'échapper de la réalité.
Quand il transmute sa passion dévorante (son ombre) la colère refoulée, il découvre : Patience et sérénité.
Son apport au monde : Rigueur personnelle et idéaux élevés
Carrières types : Ingénieur, comptable, contrôleur, scientifique, militaire, syndicaliste, ministre du culte, gestionnaire de vente, conseiller en ressources humaines...
Personnalités célèbres : Martin Luther King, Margaret Thatcher, Commandant Cousteau, Rika Zaraï,
Pays et organisation : La Hollande – La Suisse - Les Mormons.
Animal totem : En intégration : la fourmi – En désintégration : le fox-terrier.

Le Deux – l’Altruiste - Centre émotionnel
La caractéristique dominante du DEUX est celle de l’altruiste,
son énergie est celle du sauveur.
``Si ce n’est pour s’occuper des autres, à quoi bon vivre``


Croyant qu'il ne peut pas être aimé pour ce qu'il est, le DEUX se rendra constamment utile pour être reconnu. Il aidera, se surchargera de travail et se sacrifiera. On remarque dans son enfance des stratégies de compétition pour gagner l'amour d'un parent contre l'autre. Avec habilité, il devint souvent "l'enfant préféré".
Comportement visible : Ils sont chaleureux et empathiques. Ils aiment rendre service et ils apprécient qu’on ait besoin d’eux. Ils sont chaleureux, attentionnés et ils voient facilement ce dont l’autre a besoin. Pour eux, les relations humaines comptent plus que tout. Ils aiment réconforter les autres, leur porter assistance. Ils répondent aux désirs des autres et font passer les besoins des autres avant les leurs.
Perception et décision de l’enfant : Le monde m’ignore, j’ai l’impression de manquer d’amour. Ayant un énorme besoin affectif, il décide de gagner l’amour par la force de sa volonté avec répression et l’oubli de ses propres besoins. Il donne aux autres ce qui lui manque dans l’espoir de recevoir en retour. Il développe une intuition de ce dont l’autre a besoin. ``C’est quand je m’occupe des autres, quand je les aide, que j’ai l’impression d’exister``.
Compulsion : Sa motivation la plus puissante « son ombre » : Éviter ses besoins.
Image de soi : Je suis utile - Pour cela ses valeurs sont : Rendre service - Relations et chaleur humaine - Les sentiments et l’écoute.
Son attention est accaparée par : ``Qui a besoin de moi ?`` Comment se rendre indispensable afin d’être apprécié et aimé.
Comportement principal : S’adapter et maintenir une image de Saint Bernard.
Ce qu’il aime : Donner des conseils, des encouragements, plaire, faire des cadeaux, deviner ce dont l’autre a besoin, être au centre de la vie du groupe.
Ce qu’il n’aime pas : Dire non, être seul, n’avoir personne qui ait besoin de lui, devoir attendre.
Mécanisme de défense : Répression de ses propres besoins au point de n'en être pas conscient. Il n'est conscient que du désir de prendre soin des autres.
Style de langage : Conseilleur. Le DEUX a le don de créer de bons rapports avec les autres. Une fois la relation établie, il peut guider, diriger, orienter en donnant des conseils.
Son piège : L'ignorance de ses propres besoins crée l'illusion de libre choix d'aider les autres.
Quand il transmute sa passion dévorante (son ombre) l’orgueil (d’éviter ses besoins), il découvre : L’humilité et la véritable compassion.
Son apport au monde : L’amour et l’intuition.
Carrières types : Infirmier – Travailleur social – Coiffeur – Secrétaire – Médecin – Serveur – Cuisinier...
Personnalités célèbres : Mère Thérésa, Lady Di, Romy Schneider, Madona, B. Bardot, Ginette Reno, Mel Gibson, Henri Dunant, le modèle de la mère juive idéale.
Pays et organisation : L’Italie - UNICEF, Croix-Rouge
Animal totem : En intégration : le chat – En désintégration : l’âne


Le Trois – Le Gagnant - Centre émotionnel
La caractéristique dominante du TROIS est celle du gagnant ou battant,
son énergie est celle du magicien
« J’aime fréquenter les gens compétents et importants »

Comportement visible : Ce sont des gagneurs, fiers de leurs réussites. Ils sont d’une efficacité redoutable; ils savent motiver les autres et ont à cœur de voir les objectifs atteints. Ce sont de bons vendeurs, ils aiment pouvoir mesurer leurs progressions et cultiver les relations d’affaires. Leur apparence et l’image qu’ils donnent sont importantes, surtout celle de leur réussite.
Perception et décision de l’enfant : Enfant, il réalisa qu'il ne pouvait être aimé pour lui-même mais pour ce qu'il produisait. Les enfants prodiges, les premiers en classe, les gagnants, sont souvent de cette fixation. Le monde ne m’aime pas pour ce que je suis, mais pour ce que je fais; je vais gagner l’amour par la performance. C’est quand je gagne, quand j’atteins mon objectif, que je me sens exister.
Compulsion : Sa motivation la plus puissante « son ombre » : Éviter l’échec. Sa motivation sera d’éviter compulsivement l’échec.
Image de soi : Je réussis. - Pour cela ses valeurs sont : la confiance en soi - la performance - le prestige - l’image de la réussite.
Son attention est accaparée par : L’approbation. Que faire pour être approuvé ? En donnant éventuellement une image de soi différente à chaque personne.
Comportement principal : Rechercher les opportunités pouvant favoriser la réussite - S’adapter à l’attente de l’autre. Mensonge / tromperie. Elle se manifeste ici en créant un rôle pour son entourage. Il s'identifie à ce rôle, peut en changer selon la situation et crée donc l'image qui semble être désirée.
Mécanisme de défense : Identification. Ce qu'il fait est ce qu'il est. Il s'identifie très fortement à sa profession et à l'image parfaite qu'il produit pour son entourage.
Ce qu’il aime : Réussir, être efficace, accroître son standing et son prestige et vivre la compétition.
Ce qu’il n’aime pas : Parler de sentiments, ne rien avoir à faire, les réunions qui s’éternisent, rater un objectif, une bonne occasion, devoir patienter.
Style de langage : Propagande. Il vous dira combien il réussit dans la vie. Il adopte un style de propagande. Le son de sa voix sera parfois agressif et impatient.
Son piège : Efficacité. Fait en général plusieurs choses à la fois. Cette efficacité peut l'amener à une certaine froideur et un manque de scrupule vis-à-vis des autres, pour parvenir au sommet.
Quand il transmute sa passion dévorante (son ombre) mensonge / tromperie. Il découvre : L’authenticité.
Son apport au monde : Capacité à agir et à réussir.
Carrières types : Conférencier, vendeur, gestionnaire de vente à caractère public, haut cadre et politicien, acteur, chanteur, patineur professionnel, esthéticienne, top-modèle, animateur de radio, avocat...
Personnalités célèbres : Bill Clinton, Anthony Robbins, Jean-Marc Chaput, John F. Kennedy, Rock Voisine, Jimmy Connors, Jean-Paul Belmondo, Alain Delon, Sharon Stone...
Pays : Etats-Unis, Principauté de Monaco.
Animal totem : En intégration : l’aigle – En désintégration : le paon.


Le Quatre – Le Romantique - Centre émotionnel
La caractéristique dominante du QUATRE est celle du romantique, son énergie est celle de l’artiste.
« Rien ne nous rend si grands qu’une grande douleur »


Dans son enfance, il a ressenti un rejet, un abandon émotionnel. Il en déduit qu'il est marqué d'un défaut fatal et ne mérite pas d'être aimé. Le besoin d'être unique apparaîtra afin de regagner l'amour du parent.
Comportement visible : Ils sont originaux, soucieux de la beauté et de l’esthétique. Ils sont sensibles aux émotions jusqu'à rechercher l’intensité et la dramatise. Ils sont hyper sensibles aux critiques avec, d’ailleurs, un côté théâtral. Ils se sentent différents, à part. Ils sont sujets à la déprime. Ils ont d’ailleurs une fibre nostalgique et mélancolique tournée vers le passé. Ils ne se sentent jamais vraiment "chez eux" en harmonie avec leur environnement. Le Quatre paraît attendre que la vie commence.
Perception et décision de l’enfant : On m’a abandonné. Il y a comme un grand vide. Leur vie est marquée par ce sentiment d’abandon. Pour être aimé, il doit être « spécial ». Il a imaginé qu’il pourrait combler ce sentiment de manque en recherchant la plénitude qui existait avant cet abandon. Aime-moi parce que je suis en dehors de la norme.
Compulsion : Sa motivation la plus puissante « son ombre » : Éviter la banalité.
Image de soi : Je suis une élite. Marqué par cet abandon, et le ressentant intensément, il se croit unique, au-dessus de la normale. Il veut être aimé pour son élitisme. - Pour cela ses valeurs sont : Exprimer ses sentiments - Sens de l’esthétique - Trouver un sens à la vie.
Son attention est accaparée par : Ce qui manque ou ce qui n’est pas disponible (objet, amour, emploi...) - La beauté de ce qui est loin, parti ou à venir - L’intensité des sentiments.
Comportement principal ( sa préoccupation) : Valoriser les émotions, les états d’âme - Ne rechercher que ce qui est unique, intense, élitiste - Éviter la morosité du présent.
Mécanisme de défense : Introspection. Il sent l’ambiance par l’introspection, il absorbe son entourage. Se sentant indésirable, peureux, souffrant d'un manque d'amour pour lui-même, il absorbe toutes les négativités de son environnement et s'en trouve responsable (mécanisme de défense contradictoire.
Ce qu’il aime : Partager ses états d’âme, utiliser sa créativité, vivre des moments uniques, intenses, exceptionnels.
Ce qu’il n’aime pas : Le banal, la routine, la critique, le manque d’égard, l’obligation de suivre une procédure à la lettre.
Style de langage : Lamentation. Le ton de voix est mélancolique. Il peut changer d'humeur rapidement au contact de quelqu'un et devenir drôle et plein d'esprit.
Son piège : L’authenticité. Il a horreur de la fausseté et de l'ennui. Il désire paraître naturel et authentique.
Quand il transmute sa passion dévorante (son ombre) L’envie. Il découvre l’équanimité (égalité d’humeur).
Son apport au monde : Créativité et sens artistique.
Carrières types : musicien, chef d’orchestre, danseur de ballet, artiste peintre, créateur de haute couture, psychologue, décorateur d’intérieur, paysagiste, médium, architecte, astrologue.
Personnalités célèbres : Edith Piaf, Jacques Brel, Van Gogh, Joan Baez, Maria Callas, Gilles Vigneault, Jean-Pierre Ferland, Jacques Parizeau, Chaplin, Dalida, Marylin Monroe ..
Pays et organisation : France, Québec... Culture gay de San Franscico.
Animal totem : En intégration : l’étalon – En désintégration : le basset.


Le Cinq – l’Observateur - Centre Mental
La caractéristique dominante du CINQ est celle de l’observateur,
son énergie est celle du philosophe.
« Il y a beaucoup à apprendre, rien qu’en regardant »


Le CINQ est l'être le plus sensible de l’Ennéagramme. Il possède peu de défense contre le monde extérieur. Son enfance fut envahie par un parent excessivement protecteur ou au contraire, il s’est senti abandonné ou s’est retrouvé dans un environnement où il a manqué dramatiquement d’intimité. Ne pouvant avoir de vie privée, il se retira dans ses pensées. C'est un grand solitaire et il peut se rendre invisible.
Comportement visible : Les Observateurs ont soif de connaissance; ils sont introvertis, curieux, analytiques et fins. Ils aiment observer, plus que participer ; ils privilégient la réflexion à l’action. Rester longtemps avec les autres les fatigue. Ils sont analytiques et logiques, aiment comprendre et avoir une vue d’ensemble ; ils ont du mal à exprimer leurs émotions.
Perception et décision de l’enfant : Le monde est envahissant Je vais me protéger des intrusions extérieures et je vais comprendre le monde.
Compulsion : Sa motivation la plus puissante « son ombre » Éviter le vide intérieur. Et aussi éviter l’intrusion des autres dans son espace personnel.
Image de soi : Son message, je sais., je comprends… l'aide à garder ses distances et à se sentir sécurisé.
Pour cela ses valeurs sont : Penser et savoir - Connaître et comprendre - Observer et déduire - Protéger son espace vital. Acquérir des connaissances est une barrière contre ce sentiment d’intrusion et de vide.
Son attention sera accaparée par : Observer, conceptualiser, segmenter les choses - Contrôler ses sentiments.
Comportement principal (sa préoccupation) : Limiter ses besoins, être autosuffisant - Gérer ses émotions - Bien prévoir les choses, anticiper les demandes - Ne pas gaspiller ses énergies.
Mécanisme de défense : Isolation. Le contact des autres l'épuise. Il a besoin de son propre espace, petit, bien rangé, bien défini, bien étudié. Il se retire dans un monde intérieur et peut perdre tout contact nourrissant avec le monde extérieur.
Ce qu’il aime : Vivre dans l’intimité, la discrétion, le silence, observer, prendre du recul, connaître, comprendre, réfléchir.
Ce qu’il n’aime pas : L’intrusion dans son espace vital, les mondanités, le superflu, le bruit, les imprévus, les décisions hâtives.
Style de langage : Faire des traités. Jargons techniques et complexes. Voici une autre façon de créer de la distance et d'éviter l'intimité
Son piège : L’observation. Il observe pour ne pas s'engager dans le moment présent. Il peut donc ainsi être détaché de situations qui pourraient l'envahir et l'effrayer.
Quand il transmute sa passion dévorante : l’avarice (de son savoir et de ses émotions), Il découvre : Le détachement.
Son apport au monde : Connaissance et précision.
Carrières types : gestionnaire et haut cadre, philosophe, astronome, réalisateur, écrivain, vendeur, comptable, ingénieur, scientifique...
Personnalités célèbres : : Krishnamurti, Freud, Bouddha, Nietzsche, Abraham Lincoln, Richard Gere, Lao Tseu, Dustin Hoffman, René Descartes, Charles Darwin, Emmanuel Kant...
Pays : la Grande-Bretagne
Animal totem : en intégration : le hibou – En désintégration : le renard.


Le Six – Le Loyaliste – Centre Mental
La caractéristique dominante du SIX est celle du loyaliste, son énergie est celle du héros.
« J’aime les situations claires et la prudence est une de mes grandes qualités »


Le Six est capable de changer d’avis, d’émotion, d’attitude en un cours instant. Il est un des types qui se contredit le plus. Il est souvent un mystère pour lui et les autres. Souvent il se reconnaît dans tous les types.
Enfant, il eût un parent incompétent, rigide ou imprévisible. Il a été puni sans trop savoir pourquoi et en a déduit qu’il ne pouvait pas faire confiance. Souvent le père était incapable, absent, alcoolique.... Ce fut un secret familial. C'est ici qu'apparaît la loyauté du SIX, mais aussi son esprit suspicieux (perte de confiance envers l'autorité). Très jeune, il essaya de compenser l'absence du parent, mais ne fut pas assez compétent pour la tâche. Le sentiment d'agir comme un adulte devient la source du doute du SIX.
Comportement visible : Les Loyalistes sont responsables et dignes de confiance; ils accordent beaucoup d’importance à la loyauté envers la famille, les amis, les groupes et les causes. Leur personnalité possède une large gamme d’expressions, depuis la réserve et la timidité jusqu’au franc-parler et la confrontation. Ils sont du genre prudent, motivés par le besoin de sécurité, et parfois imprudents (le contre phobique). Souvent ils doutent et tendent à s’inquiéter de déboires éventuels et à imaginer le pire scénario en surévaluant les dangers. Ils préfèrent les choses prévisibles et tendent à demander conseil. Ils ne font pas confiance à priori, mais une fois en confiance, ils ont un haut sens de la loyauté
Perception et décision de l’enfant : On m’a trahi ; le monde est menaçant et instable. Je serai vigilant.
Compulsion : Sa motivation la plus puissante « son ombre » : La déviance. Cherche à respecter les règles, moyen idéal pour trouver la sécurité.
Image de soi : Son message est : Je suis loyal. Je fais mon devoir. Pour cela ses valeurs sont : Loyauté envers la famille et les organisations. Il restera loyal tant qu'il percevra un sens de loyauté dans le groupe, mais quand il pense avoir été trahi, il peut justifier sa propre trahison.
Son attention sera accaparée par : Le danger éventuel (souvent amplifié) - La recherche des vices de forme ou des ambiguïtés - La relation avec l’autorité - L’identification avec les faibles et les opprimés.
Comportement principal (sa préoccupation) : Se prémunir contre toute forme de danger - Se méfier du succès, synonyme d’exposition - Imaginer les futures conséquences d’une décision - Imaginer les pires scénarios.
Mécanisme de défense : La projection. Il projette ses craintes dans l’avenir et ses doutes sur les autres. Il projette des motifs cachés dans le comportement des autres. Une vigilance constante peut l'amener à l'épuisement.
Ce qu’il aime : Les situations claires, la sensation de sécurité, la loyauté, avoir le temps de s’adapter. Se faire l’avocat du diable, pour vérifier la sincérité de l’autre.
Ce qu’il n’aime pas : L’autorité floue. La trahison, le mensonge, les situations ambiguës, les beaux parleurs, les arguments superficiels, commencer quelque chose sans savoir où l’on va.
Style de langage : Créer des limites. Sa façon de parler exprime le besoin de garder les choses en proportions maîtrisables. J'ai besoin de savoir où je vais
.
Son piège : Vouloir trop de sécurité. Connaître les limites des risques d'une action. Déterminer à l'avance les options et les conséquences possibles va lui apporter un sentiment de sécurité.
Quand il transmute sa passion dévorante : Le doute. Il découvre : Le courage.
Apport au monde : La loyauté et le courage.
Carrières types : chef d’équipe, banquier, professeur, coordonnateur de projet, agent de voyage.
Personnalités célèbres : Jeanne d’arc, Fabrice Lucchini, Robert Redford, Georges Bush, Céline Dion, Lénine, Woody Allen, Hitler.
Pays : l’Allemagne.
Animal totem : En intégration : le chevreuil – En désintégration : le lapin.


Le Sept – l’Épicurien - Centre Mental
La caractéristique dominante du SEPT est celle de l’épicurien,
son énergie est celle de l’enfant magique.
« On ne vit qu’une fois, profitons-en »


Voici la demeure de la "pensée magique". Tout comme Peter Pan apprend aux enfants que "penser de bonnes pensées peut vous faire voler", le SEPT s'attache aux bonnes pensées et remonte le moral des autres pour éviter la peur et la douleur. Il aime jongler avec des idées nouvelles. Voici la pensée de synthèse et d'association. Mais il s'ennuie vite quand il lui faut se concentrer et approfondir ses idées. Le SEPT est le penseur du futur. Le présent lui est tolérable à cause de l'avenir qui lui paraît plein de promesses.
Comportement visible : Ils recherchent constamment le plaisir. Ils ne supportent pas d’être enfermés. Ils ont du mal à finir ce qu’ils ont commencé. Enthousiastes et optimistes ils tendent à s’emballer pour le nouveau. Ils aiment avoir plein de projets et être continuellement en mouvement. Ils ont tendance à sous-estimer le danger ; même dans des situations difficiles, ils tendent à positiver.
Perception et décision de l’enfant : Je souffre des limites de ce monde contraignant. Je vais fuir la souffrance. Il a eu très souvent une enfance heureuse et brusquement le bonheur lui a été enlevé. Il en a retiré une certaine incapacité à aimer les autres de peur que ce qu’il aime lui soit ôté.
Compulsion : Sa motivation la plus puissante « son ombre » : Éviter la souffrance. Il maintient des pensées positives du futur. Il se déplace beaucoup, recherchant de nouvelles expériences. Il ne s'engage pas et garde des relations superficielles. La peur de la douleur est pour lui bien plus terrifiante que la douleur elle-même.
Image de soi : Son message est : Je suis bien - Je suis heureux. Il peut être enfermé dans un narcissisme profond. Il a créé une structure égotique qui lui paraît illuminée. Pour cela ses valeurs sont : Profiter de l’existence - Multiplier les plaisirs - Rechercher la diversité - Voir le bon côté des choses.
Son attention sera accaparée par : Penser à plusieurs choses en même temps (pensée du singe) - Faire des projets afin de préserver des choix multiples - Prendre du plaisir - Relier les informations.
Comportement principal (sa préoccupation) : Rechercher l’excitation, la nouveauté - Ne voir que le côté positif, même dans les situations pénibles - Charmer,pour désarmer ou par plaisir.
Mécanisme de défense : Rationalisation. Puisque tout fait partie d'un plan cosmique, tout peut être rationalisé. Tout est la volonté de Dieu, tout court à une conclusion plaisante. Donc "ne vous attristez pas, décontractez-vous et amusez-vous bien".
Ce qu’il aime : L’aventure, les voyages, la rigolade, charmer, faire des projets, accumuler des plaisirs.
Ce qu’il n’aime pas : Se sentir enfermé, fignoler les détails, l’ennui, la routine, les réunions qui traînent.
Style de langage : Raconter des histoires. C'est un charmeur. Il peut tourner n'importe quelle situation en histoire ravissante. Il sait envoûter par la parole et peut vous vendre un rêve.
Son piège : Idéaliste. Se croyant "éveillé" il utilise son idéalisme pour justifier son état.
Quand il transmute sa passion dévorante : Intempérance / gloutonnerie. Gloutonnerie pour de nouvelles expériences. Il découvre : Tempérance / sobriété
Apport au monde : La joie de vivre et l’optimisme.
Carrières types : coordonnateur de projet, clown, gardien d’enfants, animateur, animateurs de jeux télévisés, professeur et entraîneur de sport d’équipe...
Personnalités célèbres : Jean Chrétien, Yvon Deschamps, Robin William, Jacques Prévert, Yannick Noah, Peter Pan, Michel Galabru, Peter Ustinov, Pierre Perret, Walt Disney, Mozart, Osho…
Pays : Brésil, l’Irlande.

Animal totem : - En intégration : le papillon – En désintégration : le singe.



Le Huit – le Chef - Centre instinctif
La caractéristique dominante du HUIT est celle du chef, son énergie est celle du guerrier.
« On ne mendie pas un juste droit, on se bat pour lui »
« Ni Dieu, ni maître »


Le HUIT est souvent bruyant, exigeant et coléreux et défie souvent l'autorité. Il perçoit souvent le monde comme une jungle. Il a perdu son innocence à un très jeune âge, et a dû paraître mûr et robuste afin de survivre et protéger l'enfant meurtri et peureux qu'il était. Enfant, il a eu un besoin d’amour non satisfait et son environnement était compétitif ; on valorisait la force. Il était puni pour des choses dont il n'était pas responsable mais souvent n'était pas réprimé lorsqu'il était coupable. Ceci créa un penchant à accuser les autres et à prouver son innocence.
Comportements visibles. Il sera fort et confiant en ses moyens, il sait ce qu’il veut et il est direct dans ses propos. Il aime contrôler les situations et prend des décisions rapides. Combatif, il apprécie une opposition consistante, il respecte la puissance. Il aime imposer ses règles, il est parfois excessif. Il se voit comme un justicier, protecteur des faibles.
Perception et décision de l’enfant : Le monde est dur, injuste et dangereux. On a abusé d’un de mes moments de faiblesse, je serai fort et puissant et j’aurai un impact sur le monde.
Compulsion : Sa motivation la plus puissante « son ombre » : Éviter la faiblesse.
Image de soi : Son message est : Je suis fort et compétent.
Pour cela ses valeurs sont : Force et courage - Justice et détermination – Énergie et production.
Son attention sera accaparée par : Évaluer les forces en présence et déterminer les rapports de force - Concentrer son énergie dans une direction c’est le style ``tout ou rien``.
Comportement principal (sa préoccupation) : Dominer et contrôler - Engager l’action - Corriger l’injustice et protéger le faible - Montrer sa puissance - Considérer la colère comme une protection forçant le respect.
Mécanisme de défense : Dénégation. Il nie la peur et peut se retrouver en danger. Il nie les émotions considérées comme étant un signe de faiblesse. Il nie l’impact que son attitude peut avoir sur les autres, la culpabilité lui est inconnue.
Ce qu’il aime : Corriger l’injustice, protéger le faible, foncer droit devant, se battre, gagner une épreuve de force.
Ce qu’il n’aime pas : l’inconsistance, la mollesse, ceux qui louvoient.
Style de langage : Accusation. "Le problème avec toi c’est... ". Il accuse, se décharge sur les autres, impose ses opinions. Il pense toujours avoir raison. Même s'il a tort, vous êtes fautif. Il peut prendre plaisir à vous ridiculiser et à vous déstabiliser.
Son piège : La justice. Ayant été maltraité dans son enfance, il devient le champion des opprimés. Il se dresse et combat le système au nom de la justice.
Quand il transmute sa passion dévorante : L’excès (boire, manger, sexe, pouvoir...), il découvre : La simplicité et la véritable compassion
Apport au monde : la puissance, le courage, la justice.
Carrières types : Maire – Vendeur – Chef d’entreprise - Gestionnaire – Joueur de football – Syndicaliste – Boxeur – Chef d’état – Gardien de prison – Directeur d’école – Professeur d’éducation physique ...
Personnalités célèbres : Beethoven, Wagner, Gurdjieff, Charles de Gaulle, Picasso, Napoléon, Bernard Tapie, Robert de Niro, W. Churchill, Pierre Péladeau ..
Pays et organisation : Les Émirats Arabes-Unis – Espagne – Pologne... La mafia.
L’animal totem : le taureau – En régression : le rhinocéros – En intégration : le tigre.


Le Neuf – Le Médiateur – Centre instinctif
La caractéristique dominante du NEUF est celle du médiateur,
son énergie est celle du saint.
``Plus il insiste, plus il attendra``


Enfant, il s'est senti rejeté à l'arrière-plan, éclipsé par ses frères et sœurs. Il a ressenti fréquemment le dilemme entre la complaisance et l'expression de sa colère. Cette dernière sera donc exprimée de façon passive-agressive. Le NEUF apparaît comme un être doux, gentil et parfois lent. Il lui est très difficile de refuser quoi que ce soit ; mais quand il est contraint d'agir, il est souvent buté et tarde à mettre un projet à exécution.
Sa personnalité se manifeste comme une personne attirée par l'esprit, mais en cherchant de manière superficielle sans faire l'effort de se tourner vers son monde intérieur. Cela le condamne à osciller souvent entre la croyance aveugle et le scepticisme. Son domaine fort est la morale et les lois avec lesquelles il n'a aucun problème, ce qui lui permet d'éviter beaucoup de conflits; il est bien inséré dans la société à ce niveau-là. Il est sensuel et c'est de cette manière qu'il élimine son trop plein de tensions.
Comportements visibles. Il a une présence apaisante, des habitudes bien enracinées et une bonne écoute. Il recherche l’harmonie et fera tout pour éviter les conflits et la confrontation. Indécis il aura du mal à choisir et à se faire une opinion par lui-même. Il n’aime pas qu’on le stresse et préfère une vie paisible.
Perception et décision l'enfant : Le monde me rejette quand j’exprime mon opinion et cela peut être source de conflits. Je vais engourdir ma conscience, je n’aurai pas d’opinion et, avec le temps, les choses s’arrangeront.
Compulsion : Sa motivation la plus puissante « son ombre » : Eviter l’inconfort. Pour cela il est tolérant. Il accepte les choses comme elles sont, ne prend pas de position.
Image de soi : Son message est : Je suis confortable. Pour cela ses valeurs sont : La paix et la patience - La tempérance - L’attention à l’autre.
Son attention sera accaparée par : Maintenir l’harmonie - Être agréable à l’autre - Contenir son énergie et sa colère.
Comportement principal (sa préoccupation) : Éviter les conflits et rester neutre - Ne pas dire non ou prendre une position trop tranchée - Écouter l’autre et le comprendre - Garder une vie paisible avec des habitudes rassurantes - Laisser passer la colère quand elle vient.
Mécanisme de défense : Engourdissement de soi qui amène l’obstination, l’inertie, le non faire. Comme les conflits sont fortement évités, il lui est difficile de se mettre en colère et de l'exprimer.
Ce qu’il aime : La tranquillité, l’harmonie, le confort, la nature, la routine, les compromis, écouter l’autre, prendre le temps de vivre.
Ce qu’il n’aime pas : Devoir prendre position, avoir à se bagarrer, dire non, sentir l’impatience de l’autre.
Style de langage : Raconter des sagas. Il se perd dans des détails innombrables et dans la narration de longues sagas.
Son piège : Chercher. Pour éviter de faire face à l'essentiel et de s'engager, il cherche à comprendre le fonctionnement des choses, leur structure, leur mécanisme… il cherche, il ne trouve pas forcément!
Quand il transmute sa passion dévorante : La paresse (en ``baissant les bras`` très facilement.), il découvre : L’action juste. Apport au monde : La paix, sa capacité d’acceptation et de soutien.
Carrières types : chercheur, thérapeute, chiropraticien, masseur, acupuncteur, notaire, diplomate, médecin...
Personnalités célèbres : Gandhi, Ph. Noiret, C. Jung, C. Rogers, Peter Falk (dans le rôle de Columbo), A. Hitchcock.
Pays : L’Inde, le Mexique.
Animal totem : En intégration : le dauphin - En désintégration : l’éléphant.
 
Alors la, chapeau.
J'avais assisté à un exposé dans le cadre de mes études sur la communication, et l'intervenant nous avait parlé de 6 comportements, qui rejoignent les 9 ci-dessus.

C'est difficile de se situer, il y a des catégories que l'on élimine immédiatement, ensuite, il faut faire un mix avec ceux qui restent.

Pas mal aussi est de rechercher ou se situe nos proches...et éventuellement de leur demander ensuite ce qu'ils en pensent.

Sinon, pourquoi ne pas demander au dépendant et/ou ex-dépendant les catégories qui ne les concernent pas ?
 
La première blague sur la cyberdépendance, par John W., de l'Institut.
C'est l'histoire d'un mec qui se tirait trop sur la nouille et qui est devenu éjaculateur précoce à force de se branler sur internet. Pour retrouver des rapports sexuels normaux avec sa conjointe, il essaye des préservatifs à effet retardant, mais ça marche aussi sur elle donc il n'arrive pas à la satisfaire. Il en essaye des "stimulation des 2 partenaires", mais ça l'excite deux fois plus et il arrive tout aussi vite à l'orgasme. Un jour il a l'idée de génie : en mettre deux l'un sur l'autre, "effet retardant" dessous et "double stimulation" par dessus. Mais curieusement, il jouit en trente secondes. Sa femme, qui a fini par observer ses ratages avec une tendresse amusée, lui demande ce qui s'est passé. Il vérifie sa stratégie : il avait interverti les deux boites.
(cette blague sera drôle vers 2023)
 
en attendant 2023 j'en ai une pour aujourd'hui,

moi j'aime bien celle du compulsif sexuel fatigué devant son docteur:
le patient enumere de façon chronologique sa journée et la serie de rapports sexuels qu'il a avec sa femme, ses collegues, ses maitresses et enfin sa femme. comptez au moins quinze rapports en une journée et racontez l'histoire en faisant en sorte qu'on comprenne que le doc arrive facilement à la conclusion suivante :
- ne cherchez plus mr, cette fatigue provient effectivement de ces rapports nombreux, il va falloir ralentir le rythme.
-vous etes bien sure doc, c'est bien ça qui me fatigue?
- oui sans aucun doute
-ouf et moi qui pensais que c'était à cause de la masturbation
:sceptic:

bon dimanche
déclick
 
Aujourd'hui je bossais à france 3, où il faut amener de la lecture ou son tricot, parce qu'on peut passer une bonne partie de la journée à attendre que les journalistes rentrent de tournage, et après on bosse comme des tarés pour démouler le sujet -montage et mixage - avant 19 heures, heure de la diffusion du journal. Bref.

Un sujet d'actu à monter me tombe dessus, et c'est sympa parce que c'est le portrait d'un ancien curé (mais il se soigne :lol: )-peintre septuagénaire et non conformiste qui dit des choses comme "la prière pour moi c'est pas une suite de mots, c'est une espèce de présence à l'indicible, à ce qu'on a de plus profond en soi. On est plus grand qu'il ne parait et plus petit qu'on ne pense." en souriant doucement, et n'importe quel bouffe-curé se laisse avoir par la connivence qu'il installe. C'est l'instant magique de ma journée.
Je ne me sens pas en position favorable pour parler d'humilité (l'est-on jamais ?), quand je vois les difficultés auxquelles je suis confronté pour entrer dans les pratiques bouddhiques (visualisations, récitations de mantras en tibétain) bien que je sois d'accord sur le fond du truc, que les moines que j'ai rencontrés cet été soient géniaux et que j'aie besoin de m'ouvrir à ce "quelque chose de plus grand que moi" si je veux pas tourner en rond dans l'abstinence comme je tournais en rond dans l'addiction. Même si le cercle est plus grand et l'air moins vicié.

Je sors d'une prise de tête un peu pénible avec une nana des AA qui me courait après dans le réel et le virtuel, et qui heureusement ne m'attirait pas du tout sur le plan sexuel, cette fille qui s'est rendue malade à force de crier au secours et de se rendre compte qu'elle importunait les membres de la fraternité plus que de raison. J'ai fini par lui dire que je ne répondrais plus à ses mails de détresse dont elle pouvait me harceler plusieurs fois par jour. Il y a des gens qui s'arrangent pour que vous ne puissiez les secourir parce qu'ils ne peuvent exister que dans la souffrance et dans la négation de leur potentiel de rétablissement.
Je poste ça là parce que si je le mets sur mon blog, elle va refaire un coup de calgon.
Bonne nuit à tous.
 
J'étais passé à côté de la ré-ouverture de ton topic et j'en ai profité pour relire le précédent chez Orroz (en partie pour l'instant car il est long, ça fait mal aux yeux et à la tête). Il y a plein de choses intéressantes, j'y reviendrai plus tard. Juste un détail : j'ai cru comprendre que ton premier avatar était celui que j'avais également choisi en arrivant ici (piqué sur ton site, j'avoue) : le Tintin drogué. La mise en abîme de ce gentil héros innocent dans une vie de camé est terrible. On pourrait imaginer la même chose avec Casimir ou Mickey. Bref, cette image m'a piqué au vif et a sérieusement renforcé mon envie de m'en sortir, je me suis dit : "ouvres les yeux, t'es pareil que lui !". Voilà pour le petit flash-back, passons au sujet du post.

Par rapport à la classification des personnalités et plus précisement sur les troubles qu'on peut y associés, j'ai lu, relu et digérer celui de Lise Bourbeau : "Les cinq blessures qui empêchent d'être soi-même", il est conseillé par Orroz sur son site.
Il m'a ouvert les yeux sur mes blocages et les attitudes que j'adopte malgré moi et que j'aimerai changer. Pour ceux qui ne l'ont pas lu : elle y décrit cinq "blessures" (le rejet, l'humiliation, la trahison, l'abandon et l'injustice) qui sont associées respectivement à cinq comportements (fuyant, masochiste, contrôlant, dépendant, rigide). Chaque cas est décrit au travers de situation de la vie courante, on identifie très vite celui qui nous correspond. On y apprend que l'attitude que l'on adopte est un refuge (un masque) pour se protéger de peurs qui remonte à notre enfance (la blessure). Il vaut mieux lire le bouquin mais le point important est qu'on fait aux autres ce qu'on ne veux pas qu'il nous fasse et qu'on leur reproche ce que nous leur faisons mais refusons de voir. Exemple : le "fuyant" fuit les autres parce qu'il a peur d'être rejeter. Comment il se sort de là ? En reconnaissant et acceptant que c'est lui qui rejète les autres, ainsi sa peur d'être rejeter disparaîtra et il arrêtera de fuir.
Elle fait aussi le lien entre la morphologie et la blessure associée, ça me semble correct mais on n'est pas obligé d'adhérer à cette théorie pour bénéficier de son enseignement.
 
Tu viens de me donner une idée.
Je vais offrir ce bouquin, que j'ai lu du temps d'orroz, à la nana en question.
on avait des rapports épistolaires assez SM dont j'étais tout aussi incapable qu'elle de réfrener les ardeurs; le fait qu'elle s'enferme dans son rôle de victime m'incitait à jouer les Brice de Nice.
Ca ne peut marcher qu'avec ceux à qui les baffes stimulent l'esprit critique. Pas ceux qui interprètent la vie comme une souffrance sans fond (qu'elle l'ait été ou non)
 
Allez, tiens, j'ouvre la rubrique "l'enterré vivant de la semaine".
J'ai repris contact avec alie, un vieux de la vieille du premier forum
http://orroz.forumactif.com/ftopic96.pas-vers-la-lumiere.htm
lui son problème c'est l'érotisme, il ne peut se faire à l'idée du manque à venir (il consomme depuis 20 ans) et la peur du manque semble lui interdire de se confronter à la réalité du sevrage de façon continue, qui prise par tranches de 24 heures, est bien moins affreuse qu'une alternance de shoots et de périodes sans.
il m'écrit :"Salut mon vieux sage,
C'est idiot, et étrange ... je continue la dérive lente, faite de ressacs.
Je crois que fondamentalement, l'idée de l'abstinence ne passe pas dans ma tête.
Je ne me sens pas de taille. J'espère me lasser, sans y croire. Je tiens, dans une vie qui tient un peu par miracle, aux limites, avec une bonne dose de mensonge par ommission. Tout ca est bien fragile. Néanmoins, je m'intéresse
aussi à autre chose niveau loisir, ca c'est mon vieux côté passionné. Je ne suis donc pas dépressif aigü, bien que malheureux.
C'est idiot, et étrange ... j'attends surement un événement, en actionnant les manettes à ma disposition : changement de vie, ... c'est déjà énorme ! J'aurai déménagé 2 fois et changé 4 fois de statut en 1 an 1/2 (boulot 1, chomeur,
boulot 3, boulot 3 à venir). Peut être faut-il s'exiler loin, mais loin de toute connectique ? et alors, pourquoi ne pas l'envisager ? sinon, des médicaments. je commence à me poser sérieusement la question ...

Bien à toi, la warsenure !

je lui réponds :
"t'as vraiment décidé de mourir la bite à la main et les bottes aux pieds comme un vrai cowboy ?
ton truc, c'est comme visiter le salon de l'auto sans pouvoir jamais acheter une seule voiture.
Se condamner au lèche-vitrines perpétuel, c'est de la cruauté mentale envers soi-même.
C'est un truc de smicard, pas d'ingénieur. (il va décrocher ce nouveau job, mais comme il s'est interdit internet à la maison, il ne surfe qu'au boulot et est un peu inquiet de se rendre compte que demain, il n'aura pas "droit à l'erreur" qu'il s'accorde aujourd'hui)
anyway, l'abstinence, c'est que pour aujourd'hui : hier c'est trop tard, et demain est hors de portée.
"J'espère me lasser, sans y croire." là franchement, j'ai trouvé mon maître dans le sophisme.
Je m'incline. Mais pas devant ma bécane.
J'ai accepté mon impuissance.
Lis la première étape du 12/12. (un bouquin des AA que je lui ai offert http://www.nouvellescles.com/article.php3?id_article=572)
le premier médicament de l'addiction, c'est l'abstinence, un jour à la fois.
un dépendant m'écrit aujourd'hui :
"j'ai arrêté de fumer il y a 8 ans en gros. C'est bien pour mes poumons mais je sens au fond de moi que ce n'est pas une victoire car je n'ai pas réglé le pb - que je connais encore bien mal - qui m'amenais à cloper 30 lucky strike par jour parfois... (le plaisir de sentir ses bronches brûlées)"
donc comme ça tu peux te dire "à quoi bon me sevrer si ça ne règle pas le ploblème ?"
:lol:

à part ça, et pour ne pas donner l'impression de ne progresser que sur le dos des autres, je vous annonce que après avoir mis mon blog en veilleuse, je vais raréfier mes interventions et ma présence sur le forum. Sinon ça sera pas raccord avec ma démarche de sevrage global d'ordi, prochaine étape du rétablissement du pachyderme que ça.
a+
 
échange avec une codep :
elle : "Pour ta question "Est-ce que ton homme fréquente le forum?", et bien, non. Il n'est pas inscrit. Au début, je lui ai avait proposé. Je lui ai fait lire quelques témoignages et aussi des choses que j'avais écrit. Après quelques jours, il m'a dit qu'en lisant les témoignages de dépendants, ça lui ramenait toutes les images dans la tête, que ça lui fesait repenser à ce qu'il fesait devant l'ordi. Et que pour l'instant, ce dont il avait besoin, c'était de ne plus se retrouver devant l'ordi.
Je ne connais pas grand chose à l'ordinateur et lui, encore moins que moi. Alors, dès que j'ai apprit comment, j'ai mis le contrôle parental sur l'ordi. Sur son entrée à lui. Car nous avons chacun notre entrée, avec notre mot de passe. Je connais le sien, il ne connait pas le mien. C'est dur pour lui, mais il accepte et comprend pourquoi c'est ainsi. Un jour où il ne travaillait pas et que je devais partir pour la journée, j'ai cédé à sa demande et j'ai enlevé le contrôle parental. Je lui avais écrit un petit mot, lui disant que je lui fesais confiance. Quand je suis revenue à la maison, je lui ai demandé si tout s'était bien passé. Il m'a dit oui, qu'il avait été sur des sites genre "National Géographique", "Discovery Channel". À la télé, il écoute ce genre d'émissions documentaires.
Bien entendu, en bonne "co-dep", je suis allée vérifier l'historique. Et là, je suis tombée sur une page où il y avait des femmes en tenues "très légères". Mon coeur a fait trois tours et s'est retrouvé coincé dans ma gorge. Pour faire une histoire courte, il n'est pas allé plus loin que cette page. Ce n'était pas trop dramatique mais c'est tout ce qui s'en est suivi dans sa tête qui m'a fait très peur. Nous avons discuté et je lui ai dit ce que je ressentais. Nous nous sommes mis d'accord pour que je remette le contrôle et il m'a dit qu'il préférait que je sois là quand il voudrait se servir de l'ordi. Et c'est comme ça depuis ce temps. Je sais que c'est dur pour lui. Il me dit, de temps en temps:"toi,tu peux y aller quand tu veux, mais moi pas". Quand il me dit ça, je comprend que c'est parce qu'il traverse un moment difficile. Alors, je l'entoure de mes ailes et ça lui fait du bien. Pas de cris, quelques fois des larmes et beaucoup d'amour.
Il voudrait tellement pouvoir être libre dans sa tête. Si sa tête était délivrée, il pourrait utiliser l'ordi n'importe quand. Ça viendra peut-être un jour! Voilà!
moi : "salut !
Tu peux dire à ton chéri de ma part que reconnaitre son handicap, c'est mettre beaucoup de chances de son côté pour le rétablissement. Accepter de te remettre les codes parentaux, et bien le vivre, c'est chouette. Mal le vivre, c'est chouette aussi, l'important c'est de le vivre. Un jour peut-être il n'en aura plus besoin. Reconnaitre son impuissance devant le porno et s'en souvenir, c'est balèze.
J'ai filé mon modem à ma chérie lors de mon premier sevrage; pas longtemps, 8 jours je crois, mais ça m'a aidé.
C'est vrai que lire les messages des dépendants, ça maintient dans une sorte de dynamique addictive. Beaucoup le supportent mal. Heureusement qu'il y en a qui ont la fibre pédagogique ;-)
Rester devant mon ordi à poster tous ces messages, c'est avant tout pour continuer d'avancer, et constater qu'on est vraiment tous pareils, donc qu'il y a pas de quoi en faire un flan personnel, la maladie est très démocratique, c'est tout. D'un autre côté ça m'arrange sans doute, je suis encore devant ma bécane, me croyant en sécurité comme un bateau qui reste au port alors qu'il n'est pas prévu pour, donc maintenant c'est à la cyber-addiction que je vais démonter la gueule, et pour ça faire comme ton chéri, m'éloigner de mon écran.
D'un autre côté, ça peut maintenir en éveil, de se creuser le ciboulot pour aider les autres à se sortir de la merde quand ils y sont jusqu'au cou alors que t'en as plus que jusqu'au genou.
Il faut du temps pour renoncer à la jouissance-mensonge. Les témoignages des nouveaux arrivants nous rappellent constamment d'où nous venons.

Après, être libre dans sa tête, c'est d'abord avoir chassé le poison depuis assez longtemps de son corps pour reconnaitre de loin sa nature, son entêtant parfum de glace ( à deux boules et à deux balles ;-))

un jour où j'en avais plein le cul d'en avoir marre, et où j'ai fait la remarque suivante à une copine bouddhiste, "Si on n'est pas complètement écrasé par la tyrannie des pulsions au goût sauvage, on ne peut s'empêcher au bout d'un moment de chercher à s'en extraire..."
elle m'a répondu : A s'en extraire ou à les utiliser ?
Si un oiseau dit : mes ailes sont tordues, je m'en extrais - il est mal parti.
Là c'est pas pour contredire, c'est juste que j'ai expérimenté que si on ne s'en sert pas comme support, ça ne marche pas. Et j'ai l'impression de voir la même chose autour de moi, dans la mesure où, disons le, 80% des forces vives de l'individu résident dans ses pulsions. S'en extraire (pacifier) c'est fonctionner à 20W au lieu de 100W, et on n'y voit plus grand chose avec 20W."

donc, je suppose que ça veut dire que parfois, le chemin est long, comme disait Thierry Lermitte dans le père Noël est une ordure.
 
Je serai absent du forum jusqu'à début Janvier. Je pars en vacances en famille et à la neige. (que n'ai-je fondu sur ton balconnet ! chantait Bashung en manque...)
Je vous souhaite à tous de poursuivre vos efforts et de passer des fêtes de fin d'années heureuses loin de cette saloperie d'addiction qui ne mérite même pas les torrents d'encre que nous lui jetons pour nous en délivrer.
Heureusement qu'aucun arbre n'a été abattu pour y imprimer nos souffrances !
Mention spéciale à Pikmin, que je voulais remercier perso de tout ton boulot de cette année, qui voit grossir nos rangs de nouveaux membres en cours de rétablissement. Et meilleurs voeux à tous de vous toucher...les bénéfices du sevrage. :lol:
 
john sur des skis je veux voir le film!
et oui pikmin fait un boulot enorme et le plus beau cadeau qu'on puisse lui faire c'est pendant cette période de fête, nous apporte que du bonheur
mais gaf les amis, ce genre de fête noel en rapport à la famille et le nouvel an en rapport avec la fin de quelque chose, c'est pas si simple à négocier. (tien je vais faire un un topic là dessus)
surtout pour nous assez fragile du coté de l'émotion et de l'affection
allez je vous souhaite à tous bonne dinde au marron.
déclick
 
Puisqu'on en cause ce week-end et qu'on est tous de bonne humeur, j'ai rechuté aussi un p'tit peu en novembre/décembre; un peu de porno et de branlette pour Johnnie la Warsenure. Yo.
Je n'en ai pas parlé sur le forum parce que je ne voulais pas me prendre pour une catastrophe nationale, et que j'avais peur que ça discrédite mon discours, auquel je tiens moins qu'à mon rétablissement, mais quand même :-(
Une fois la veille de ma rencontre avec un membre du forum, qui m'a bien requinqué.
Une fois le mois dernier.
Pas de motif particulier.
Je suis dépendant sexuel.
Je connais le tarif.
A part me dire "fuck" (plus imagé que le "fait chier" de bruno) et refaire le constat que je suis peut-être un peu trop collé à l'ordi depuis le début de mon sevrage, j'ai serré les fesses, et je continue actuellement.
c'est Bruno justement qui disait "moins nombreux on est sur un forum de cyberdépendants, meilleur signe c'est"
C'est marrant, cette nuit j'ai rêvé que Bruno était mort. Pas celui du forum, mais un autre, que je vois tous les lundis en réunion AA. On allait tous à son enterrement, c'était comme dans Six Feet Under (moins le fun).
C'est drôle, les rêves.
C'est pour ça que je suis allé remettre le nez dans les posts d'orroz que j'ai indiqué à Xanadu sur son topic.
Parce qu'il me semble que sans le Grand Schtroumpf on a quand même dérivé, le nez dans le guidon.
On a pas le recul.
Il se plaignait que la gestion du forum lui gardait le nez au chaud dans une problématique d'addiction.
Je suppose que nos crampes lui donnent raison.
Ca sera pas pour vous requinquer, mais Nostrawarsen avait prévu de longue date que les plus gros posteurs seraient de bons candidats à la rechute.
On peut donc avoir raison et être en tort.
Finalement, ça ne me fait ni chaud ni froid d'avoir remis le nez dedans.
Je sais où mènerait le ressentiment - ça, je m'en rappelle bien.
Je pense que les membres présents depuis moins longtemps peuvent en tirer une leçon, mais j'hésite à la formuler. Vous serez gentils de me donner un coup de main.

sinon, une blague de AA :
c'est Bill qui dit à Bob : "au moins, on n'a pas rebu aujourd'hui".

Mwahaha.
 
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