Dépendance sexuelle

Bienvenue sur le forum d'entraide pour les co-dépendant(e)s et dépendant(e)s au sexe sous toutes ces formes (tchat, porno, escorte, etc.). Vous y trouverez des espaces de partage et d'entraide, ainsi qu'un espace collaboratif (wiki) et des vidéos. N'hésitez pas à vous inscrire et partager votre histoire en toute confidentialité.

Dexter Sevrage

Dexter

Member
Bonsoir à tous Quel bonheur d'avoir trouvé cette adresse... Je n'ai pas le temps d'en dire plus pour le moment. Mais je reviendrai ce soir. J'ai tant de choses à dire, tant de secrets que je garde en moi, tant de vécu que j'ai envie de partager. Je n'ai pas encore lu les posts des autres personnes inscrites ici, mais je sens que je trouverai bcp d'aide sur cette adresse. 26 ans que je suis dépendant. J'ai commencé la masturbation à 14a, comme bcp de monde. Et jamais depuis je n'ai tenu plus de 13 jours sans pratiquer. 13 jours oui, précis non? ;-)  A ce soir. 
 
<p style="margin: 0px 0px 10px; padding: 0px; font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; line-height: 16px">Bonjour, my name is Dexter and I have an addiction...</p><p style="margin: 0px 0px 10px; padding: 0px; font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; line-height: 16px"> </p><p style="margin: 0px 0px 10px; padding: 0px; font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; line-height: 16px">Je ne m'appelle pas Dexter, mais j'ai bien une addiction. Et je voudrais la partager. Marié, père de 3 enfants, je souffre d'une grande addiction au sexe. Je ne couche pas avec d'autres femmes, non... mais une masturbation compulsive et incessante me dévore la vie a petit feu.</p><p style="margin: 0px 0px 10px; padding: 0px; font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; line-height: 16px">Depuis l'âge de 14 ans, je vis avec ce que je considère comme un fléau tant il me prend du temps, de l'énergie, tant il me dévore toute l'estime que je pourrais avoir de moi, tant il me maintien dans une situation d'échec.</p><p style="margin: 0px 0px 10px; padding: 0px; font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; line-height: 16px">Ce problème aura raison de moi, je le sens. 3 fois, 4, 5, 6 fois par jour lorsque je suis seul, je peux me remettre à l'ouvrage, sans aucune volonté pour m'en sortir.</p><p style="margin: 0px 0px 10px; padding: 0px; font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; line-height: 16px">Ah, oui, en 26 ans, il y a bien eu des périodes d'accalmie, où j'ai pu contrôler ce besoin, et réduire parfois de manière importante ma pratique, mais toujours le désir est réapparu, ou maintenu. Jamais je ne me suis senti à l'abri, délivré.</p><p style="margin: 0px 0px 10px; padding: 0px; font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; line-height: 16px">Aidez-moi.</p><p style="margin: 0px 0px 10px; padding: 0px; font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; line-height: 16px"> </p><p style="margin: 0px 0px 10px; padding: 0px; font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; line-height: 16px">-----</p><p style="margin: 0px 0px 10px; padding: 0px; font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; line-height: 16px"> </p><p style="margin: 0px 0px 10px; padding: 0px; font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; line-height: 16px">Voilà ce que j'ai écrit sur un petit blog personnel voici maintenant trois semaines. je touchais le fond, incapable de me contrôler. ma dépendance au sexe était à son comble... Depuis, un gros travail de volonté m'a permis de réussir l'impensable... Me contrôler pendant 13 jours, puis de nouveau 6 jours, j'en suis actuellement à mon 7e. </p><p style="margin: 0px 0px 10px; padding: 0px; font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; line-height: 16px">J'ai lu certaines discussions où certain d'entre vous en étaient à leur 2e mois, 3e mois... MAis comment font-ils? Et le désir paraît encore si fort! Des fois, je me dis que je ne pourrai jamais tenir. comment se priver de plaisir, se retenir d'expulser ses tensions, ses frustrations, se priver de ces quelques secondes d'extase qui vous font vous sentir vivant... puis mort les minutes suivantes...</p><p style="margin: 0px 0px 10px; padding: 0px; font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; line-height: 16px">Car chaque jour passé à ne pas craquer me fait aussi me sentir plus fort, et me valorise...  13 jours, mon record en 26 ans, cela paraît ridicule n'est-ce pas? J'ai pensé, par le passé, que me retenir 6 ou 7 jours, plusieurs fois, pourrait permettre au désir de diminuer, mais ce n'est jamais arrivé... D'autant que s'il n'y avait pas jouissance, les mauvaises habitudes demeuraient: chats, tel rose, sites X, déviances de toutes sortes, je continuais, tout en me retenant d'exploser. </p><p style="margin: 0px 0px 10px; padding: 0px; font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; line-height: 16px">Aujourd'hui, et malgré mes bonnes performances (pour moi ce sont de bonnes perfes tant je pars de loin), ces mauvais réflexes persistent. aujourd'hui, je n'ai presque rien fait, pas de boulot, que du site X, des sites d'escort, rien de bien quoi... Heureusement vient le WE. J'ai la chance d'avoir une famille et des enfants qui me maintiennent, le WE, hors de ce monde. enfin la plupart du temps, ce n'était plus le cas ces derniers temps. </p><p style="margin: 0px 0px 10px; padding: 0px; font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; line-height: 16px">Mais aujourd'hui, je me sens capable de tenir encore deux jours de plus, et lundi matin, j'en serai à 9. 9 pour moi, c'est déjà très bien. </p><p style="margin: 0px 0px 10px; padding: 0px; font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; line-height: 16px">Je me suis fixé un objectif, 100 jours. Ponctué d'étapes symboliques, écrire à certaines personnes que j'ai perdues de vue, écrire sur ce forum, rendre visite à quelqu'un avec qui je n'ai pas été correct. Atteindre les caps que je me suis fixés, pour me permettre ces actions me motive. </p><p style="margin: 0px 0px 10px; padding: 0px; font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; line-height: 16px">mais gare aux rechutes, car lees jours suivant sont terribles... Comment être bien, heureux, à J+1 ou J+2 quand la route est si longue, quand on a tenu 10 jours? </p><p style="margin: 0px 0px 10px; padding: 0px; font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; line-height: 16px">Aujourd'hui, écrire ici est une étape importante. SVP, répondez moi, encouragez moi. Je n'ai personne d'autre avec qui partager. </p><p style="margin: 0px 0px 10px; padding: 0px; font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; line-height: 16px">Personne . </p>
 
Salut Dexter, Bienvenu sur ce forum qui va te permettre de te sentir moins seul dans ce dur combat que tu as entrepris.Etant donné que tu es conscient de ton problème, c'est déjà important pour un sevrage que tu veux réussir, ensuite épluche ce forum, tu trouveras des conseils, des aides, pour trouver toi même des solutions pour ton cas. Tu parles de ton record de 13 Jours ! ..... Pourquoi dis-tu que c'est ridicule, c'est déjà fort d'avoir pu t'abstenir durant 2 semaines, ça montre bien que tu en es capable et que si tu l'as réalisé une fois, tu peux en remettre une couche et même dépasser cette barre symbolique à tes yeux. Mais le plus important c'est de prendre un jour après l'autre, ne te fie pas au compteur qui peut être trompeur, regarde ton sevrage sur une période plus vaste, voit le sur le long terme, et là tu pourras en tirer des conclusions positives. Je te souhaite bon courage pour la suite de ton parcours, n'hésite pas à venir régulièrement donner de tes nouvelles.
 
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Bonsoir  Merci beaucoup pour ces réponses. Pouvoir partager ce que je vis est très important pour moi. Un grand cap qui me permet d'entrevoir des horizons auxquels je n'aurais jamais pensé, il n'y a ne serait-ce que quelques jours...Maintenant, un petit récit du soir. Pardonnez cette élucubration. Je profite honteusement de cette adresse pour me raconter. J'espère que j'en intéresserai quelques uns... Je vais parler au passé, car aujourd'hui, je me sens en rémission... Et j'espère que cet état durera... J'ai toujours été deux personnes... Je vais sur les chats et autres forums érotiques depuis bien longtemps. J'ai commencé du temps du minitel, dès ma 15 ou 16e année. Inutile de vous dire les factures de téléphone de mes parents...J'ai toujours été deux personnes... Admiratif du pouvoir de séduction féminin, j'étais une femme, sur les 36 15, puis sur Internet. Précisons que j'ai toujours été 100% hétéro. J'aime trop les femmes pour avoir eu un quelconque doute à ce sujet. Pourtant, sur le minitel et sur Internet, je me sentais bien dans ce paradoxe. Une femme, belle, forte, dominatrice, qui faisait tourner en bourrique les hommes qui croisait sa route. Je m'appelais Morgan. Un pseudo puissant, totalement en rapport avec cette contradiction qui est la mienne, prénom à la fois masculin et féminin qui me permettait, parfois de changer de rôle et de me faire passer, le temps d'un dial, pour un h ou pour une f...Et à ce petit jeu, j'étais très fort, ou très forte. Confronté à des interlocuteurs en manque d'affection, en perdition, ou à la recherche effrenée de sexe, je savais capter leur attention, les séduire (ce qui est plutôt facile finalement, les f dialoguant vraiment sur les chats X sont rares), et les emmener là où je le voulais. Seule barrière, le téléphone bien évidemment que je ne pouvais leur donner. mais à ceux qui se contentaient de mes mots, des heures de dial, de détente, de plaisir intense pour moi, pour eux aussi, je le sais, même s'ils étaient aussi frustrés de ne pouvoir que me lire...J'ai croisé des milliers de personnes en 20a, entretenu des échanges de longue haleine, sur plusieurs soirs, plusieurs semaines, voire plusieurs années, avec quelques uns. J'ai même trouvé mon âme soeur. Un homme aussi perverti que je pouvais l'être, avec qui je m'entendais à merveille, même si lui s'adressait à mon double féminin. Nous discutions des heures entières, parlions sexe, partagions réflexions, jouissances, entraînions d'autres personnes dans notre danse infernale. Que j'aimais. Soulmate, ce mot anglais veut tout dire. cet homme aurait été un véritable ami, une véritable âme damnée aussi, si je l'avais croisé dans ma vraie vie. Et donc, sur Internet, j'étais cette autre personne... Cette Morgane, si forte, sûre d'elle et de son pouvoir de séduction. Encore une fois, je n'en tire aucune gloire, mais j'aimais ce sentiment d'infinie supériorité que j'avais dans ces discussions sur des hommes perdus, en quête souvent d'un peu de chaleur. Tous, sauf lui. Lui seul était mon égal. Pardonnez ce message peut-être un peu prétentieux. Mais prétentieuse, je l'étais. Forte, je l'étais. Avec toujours au bout, la jouissance, et un sentiment de puissance, que venait chaque matin suivant compenser une certaine honte de mes tromperies de la veille. Des flics, des musiciens, des étudiants, des chômeurs, des restaurateurs, des cadres d'entreprise, des femmes aussi, quelques unes. Certains, tout à fait respectables, d'autres, parmi les pires des déviants. Qu'ils/elles me pardonnent. J'y ai passé tant de temps. J'étais si bien dans ce jeu sinistre.J'espère ne plus jamais retomber dans ces travers. Mais aujourd'hui, parfois, je me sens si faible que je repense à cette autre personnalité, cet hôte funeste pour reprendre une expression que j'adore. Cette voix néfaste que j'entends en moi, au milieu de milliers d'autres, et qui bourdonne, qui prend de l'ampleur. Celle-là même qui, au fond, est la seule que j'aime entendre. 
 
<!--[if gte mso 9]><xml> <w:WordDocument> <w:View>Normal</w:View> <w:Zoom>0</w:Zoom> <w:HyphenationZone>21</w:HyphenationZone> <w:punctuationKerning/> <w:ValidateAgainstSchemas/> <w:SaveIfXMLInvalid>false</w:SaveIfXMLInvalid> <w:IgnoreMixedContent>false</w:IgnoreMixedContent> <w:AlwaysShowPlaceholderText>false</w:AlwaysShowPlaceholderText> <w:Compatibility> <w:BreakWrappedTables/> <w:SnapToGridInCell/> <w:WrapTextWithPunct/> <w:UseAsianBreakRules/> <w:DontGrowAutofit/> </w:Compatibility> <w:BrowserLevel>MicrosoftInternetExplorer4</w:BrowserLevel> </w:WordDocument> </xml><![endif]--> re <p style="margin-bottom: 12pt">Très intéressant et original témoignage, dexter, tu as effectivement une certaine&hellip; dextérité. Ça va redonner un peu de vie à ce forum moribond, ah c'est que la concurrence (con-cul-rance) est rude, comme l'habit'...  Pour le sevrage victorieux, beaucoup d'appelés et peu d'élus en somme. J'admire que tu aies su accepter et faire vivre ton double féminin. Il faut une bonne dose d'honnêteté pour ça, en même temps le faire de façon virtuelle présente le danger de t'enfermer dans un jeu de rôle qui pour être drôle peut se révéler terriblement réducteur. Enchaîner le plaisir à une caricature de toi. Bref pour un intello à tendance littéraire, s'inventer un personnage n'est pas selon moi un cas pathologique à proprement parler, sinon frizecat serait lui aussi un grand malade, ce que je réfute ; beaucoup d'écrivains l'ont fait, qui ont fantasmé leur vie, romancé à souhait leur médiocrité, rendu admirables et héroïques même leurs défaites et leurs faiblesses, car de cette honnêteté il ont tiré la force de montrer aussi leur grandeur d'âme et l'envergure de leur esprit, et tout le monde y a cru, car quelle meilleure tentation pour le lecteur que de se projeter et s'identifier à cette imperfection qu'ils ressent si douloureusement ? le talent littéraire n'est réellement compris que par ceux qui le vivent de l'intérieur... Et donc qui comprennent tout ce que la vérité peut comporter de mensonge... Je veux dire qui ont l'habitude de décortiquer le miroir de l'image de soi dans l'esprit (supposé) des autres,<span>  </span>et qui font le choix de manipuler cette image au lieu de se laisser manipuler par elle. Mais quand on développe l'amour véritable en soi, tout ça est vu sans effort, et ce n'est pas l'objet d'une machiavélique manipulation comme on pourrait le penser, c'est très simple, c'est de l'expliquer qui est compliqué. Tout ça pour dire que maintenant que tu as vécu ta féminité victorieuse, d'une façon quelque peu inférieure si je puis dire sans vouloir t'offenser, il ne te reste plus qu'à l'élever, la sublimer davantage. Ne pas renier ces précieuses qualités féminines, mais les vivre d'une façon plus spirituelle, en développant l'amour désintéressé, l'empathie, le service à autrui, le dévouement à une cause, l'art de la séduction bien sûr toujours, mais moins sexué, plus affectif, plus « amour inconditionnel », moins démon et plus angélique, quoi... Que penses-tu de mon idée? Et aussi parallèlement vivre ta masculinité de la même façon, je veux dire en utilisant cette dynamique créative du virtuel pour remodeler le réel en te créant le personnage que tu voudrais devenir. Celui qui surmonte les échecs, qui apprend de la vie, qui possède un grand coeur, etc. Celui qui réussit son sevrage par exemple. Bon courage à toi.</p> <!--[if gte mso 9]><xml> <w:LatentStyles DefLockedState="false" LatentStyleCount="156"> </w:LatentStyles> </xml><![endif]--><!--[if gte mso 10]> <style> /* Style Definitions */ table.MsoNormalTable {mso-style-name:"Tableau Normal"; mso-tstyle-rowband-size:0; mso-tstyle-colband-size:0; mso-style-noshow:yes; mso-style-parent:""; mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt; mso-para-margin:0cm; mso-para-margin-bottom:.0001pt; mso-pagination:widow-orphan; font-size:10.0pt; font-family:"Times New Roman"; mso-ansi-language:#0400; mso-fareast-language:#0400; mso-bidi-language:#0400;} </style> <![endif]-->
 
bonjour Chiotte, je voulais voir affiché sur ce forum le nombre de jours de sevrage pour me donner du courage, mais il n'apparaît pas dans ma signature :p Et je n'ai vraiment pas le temps, là, de m'en occuper... Juste quelques mots pour avouer qu'il est vraiment dur de ne pas rechuter lorsque l'on est seul chez soi comme cela m'arrive souvent puisque je bosse en indépendant depuis mon domicile. Souvent, ma femme et mes enfants sont là, mais j'ai deux longues journées seul où toutes mes mauvaises habitudes reprennent le dessus. C'est par crise. dès qu'ils s'en vont le matin, hop, ordi. Pour au moins 2 à 3h. un peu de boulot enfin de matinée. déjeuner, puis hop, recrise, pour 1h. et Après, on bosse jusqu'à 17h, plein de culpabilité et en préparant déjà des mails pour prévenir de mon futur retard au boulot.  Cette incapacité, désormais, à me priver de sexe pendant mes plages de travail a été un déclencheur de ce besoin de me reprendre en main. Je risquais mon job. il était impératif de cesser tout cela. Mais pour l'instant, le résultat est limité... Même si je tiens le coup, je passe bcp de temps à perdre mon temps sur des sites de cul. J'ai besoin de cette vision, de cette excitation, même si je ne la mène pas au bout... Est-ce que, du coup, on peut parler de sevrage? Est-ce que le sevrage sera seulement physique, sevrage de jouissance, ou doit-il être aussi psychologique? A mon avis, l'un n'ira pas sans l'autre. Pas de rédemption physique sans mieux être psychologique. Et cela ne sera pas facile... J'ai réussi à bloquer sur mon ordinateur l'accès aux chats les plus dévastateurs, mais les sites X sont si nombreux que cela sera impossible de tous les interdire à mon navigateur internet... A moi de trouver une clé, dans mon esprit, un déclencheur, qui me permettra de me consacrer aux détails les plus importants, et m'empêchera de partir dans mes rêveries malsaines.  
 
Salut !Ton histoire me fait un peu penser à celle du caniche qui se frotte sur la jambe de pantalon du quidam : il n'ignore pas que celui-ci n'a rien d'une compagne féminine, c'est sa propre excitation qui l'excite et à laquelle il est impuissant à se soustraire, parce que c'est un caniche et qu'il ne peut échapper à l'emprise de ses instincts. Le pornodépendant sait très bien qu'il se satisfait d'une illusion et qu'il est accro à l'excitation. Il se rend compte que son instinct se fout le doigt dans l'oeil, mais quelque chose en lui s'en branle complètement. C'est l'ivresse qui nous importe, pas le flacon : porno, peur, orgueil, ivresse de la défaite&hellip; tout fait ventre. Tout le monde est addict à quelque chose. On ne peut pas ne pas l'être. Ici, nous sommes tous accros à l'imaginaire sexuel, avec le support de l'industrie multimédia, o combien généreuse dans sa précieuse documentation. Toi au moins tu as exploré le tien assez loin pour en faire le tour.Tu à maintenant le choix d'être addict :- soit au fait d'être addict,- soit au fait de t'arrêter d'être addict,voire peut-être aux deux en alternance.Ta confusion mentale, à partir d'où la vois-tu ? C'est bien parce que ton esprit est plus clair que tu peux voir qu'il est confus. Sinon tu ne le saurais même pas.Donc, plutôt que de te scotcher une photo de ta femme et de tes enfants sur le coin de ton ordi, pour les jours de dérapage programmable, bien que cette délicate attention ne soit pas à proscrire, pense un peu à cet imaginaire que tu as tant arpenté, en endossant tant de rôles. Tu t'es bien éclaté. Mais je t'ai reconnu, tu n'es pas un caniche, tu es un homme en quête de son humanité. Arf. Bienvenue au club.Je me rappelle d'un rêve antérieur à mes addictions : dans un parc d'attractions, je choisissais un toboggan effrayant, m'enfournais dedans en hurlant, en ressortais à un niveau inférieur où un autre toboggan m'attendait, dans lequel je me réengouffrais en hurlant, sous l'oeil incompréhensif des badauds. Après-coup, quel soulagement d'avoir renoncé aux toboggans et aux jambes de pantalons !Il ne m' appartient pas de juger si mes efforts pour m'éveiller des différentes couches d'illusions dans lesquelles mon existence était enchâssée sont dérisoires, minables ou héroiques, et c'est pas ce genre de certitudes à la con que je me vois bien déclamer dans mes chiottes dans le noir quand tout le monde dort d'une voix sépulcrale qui va me préserver de la rechute. Ce qui va me préserver de la rechute, c'est de nettoyer mes chiottes. (écrit à base d'un post perso de 2006, dans mes joyeux débuts d'abstinent).
 
Wouf... J'ai du mal à percevoir si ton message sonne davantage l'encouragement, le reproche ou le simple constat. Quoi qu'il en soit, les discussions sans concession sont toujours bénéfiques, même si l'on n'aime pas toujours ce que l'on peut y entendre. Une volée de bois vert, quelqu'un à qui l'on tenait qui vous rejette parce qu'il ou elle a perçu une infime partie de votre côté obscur, voilà qui rend triste, qui réveille et qui pousse à aller de l'avant.  Personnellement, j'ai pris cette décision d'aller de l'avant parce qu'en me voyant dans le miroir, je ne voyais qu'un h perdu, qui n'était plus maître de lui-même. Un après-midi, ma première venue sur un site d'accros au sexe, une prise de conscience. Et depuis, les choses vont mieux, même si je n'en suis qu'au tout début du chemin et que les étapes seront très nombreuses avant que je puisse commencer à me dire que "ça y est, je vais mieux"... Aujourd'hui, je n'exprime plus cette double personnalité, cette dualité dans laquelle je me suis complu tant d'années. Voilà environ 18 mois que j'ai laissé Morgane. La raison en est simple. J'ai vécu si fort cette relation de trois ans que j'évoque dans mon précédent message que depuis, rien n'est possible sous cette identité. J'ai donc repris mon rôle masculin, guère plus reluisant à vrai dire, sans jamais avoir jugé d'ailleurs mes anciens interlocuteurs. Nous sommes tous en quête d'un peu de chaleur, ou à tenter de combler une frustration. A quoi cela m'aurait-il servi de mal les considérer, je ne valais guère mieux. Sans doute certains ont-ils compris le pot-au-rose sans me le dire et continué à se mentir tout comme je leur mentais. Je me suis aussi livré à ce genre d'exercice.Aujourd'hui, non, mon objectif est simple, trouver la paix. Sans rien renier de ce que j'ai fait. Et sans non plus le regretter. A peu de choses près. 
 
salut, ayant constaté que tu n'as même pas pris la peine de me répondre, ni me remercier, alorsque j'ai pris du temps sur des choses plus intéressantes à faire que de m'adresser à un branleur, je te signale par la présente que tu auras à te démerder sans mon aide.merci à mon frère warsen de s'occuper de ton cas.je pense qu'effectivement tu as un réel problème de communication et de conscience de l'existence des autres.je te propose cet exercice pour aujourd'hui: apprendre à remercier.remercier le modérateur de te souhaiter la bienvenue, remercier le porn et le web de t'avoir rendu si minable que tu vas enfin, peut-être, poussé par l'aiguillon de la misère sexuelle et spirituelle, commencer à évoluer dans le bon sens et te poser les bonnes questions, remercier la vie que tu regardes par le petit bout de la lorgnette et qui est beaucoup plus grande et magnifique que ce que tu crois.quand à moi, je te remercie de me confirmer que j'ai vraiment d'autres chats à fouetter que de m'occuper à venir perdre mon temps ici.ciao.
 
Wouf (bis) J'ai en tout cas certainement un problème de communication avec les modérateurs de ce forum.  Désolé fritzecat de ne pas t'avoir remercié de ton dernier message mais il me semble que je l'avais déjà fait dans mon 2e post...Quant à ton long message du 5/05, il m'a fait du bien par son écoute, je te le confirme. Alors sorry si j'ai oublié ensuite de le rappeler dans mes messages suivants. Ton discours est parfois un peu abstrait pour moi, j'ai du mal à considérer mon parcours de manière "spirituelle" tel que tu l'entends. Cela viendra sans doute, c'est une étape prochaine. Mais pour l'instant, j'en suis loin. Voilà sans doute pourquoi je n'ai pas réagi à tes encouragements dans le sens où tu le souhaitais. J'espère que tu reviendras perdre ton temps sur mon fil de discussion. Mais de fait, j'ai vécu ma situation seul pendant 26a, pour l'instant, ma démarche est très personnelle. Désolé donc si j'ai du mal à communiquer sur ce sujet avec les autres. Ce forum est très important pour moi, il me permet de me soulager de sensations que j'ai éprouvées sans jamais pouvoir les partager. Désolé si pour l'instant, je ne parviens pas tout à fait à aller davantage vers les autres.
 
pas de problème, j'ai peut être pas lu tous les messages, je survole un peu maintenant, si c'est le cas mes plates excuses, et bonne continuation à toi...
 
pour en savoir plus sur la "spiritualité" à la mode fritzecat, lire mon topic : allo ? sevrage de fritzecat, j'y développe des idées qui m'ont semblé utiles pour des sevreurs et même des non sevreurs, d'ailleurs. mon idée de base est que la "dépendance" est  une maladie spirituelle qui vient de la séparation de ce que j'appelle la Source et qui est notre source intérieure de contentement et de bonheur.il nous appartient de la découvrir et de travailler à s'y reconnecter car c'est cette séparation qui nous pousse à rechercher à l'extérieur, ce qui normalement devrait venir de l'intérieur...à plus
 
Dexter, tu peux aussi consulter orroz.net et pornodependance.com, sites assez synthétiques et pleins de bons conseils.
 
Ok, je connais déjà orroz.net, et j'irai voir le second site que tu euh... cites, John. Merci à vous 2 (je remercie maintenant hein... :p )  @+
 
bonjour à tous  Aujourd'hui, 12e jour en cours depuis ma précédente et première rechute de mon sevrage. Sevrage, je n'ai vraiment jamais aimé ce mot qui signifie effort, purification, qui devrait avoir en moi une connotation positive mais qui ne fait que m'exaspérer. Quoi qu'il en soit, en sevrage, j'y suis... Pour l'instant, je tiens le coup, les jours fériés font que je suis entouré donc moins en proie à la tentation, sauf en soirée. Je me suis donc trouvé depuis trois semaines un jeu vidéo particulièrement addictif auquel je joue au lieu de me perdre sur les sites X. Ca ne marche pas toujours, mais cela m'aide tout de même un peu. 12 jours après une première série de 13, moi qui ne m'étais jamais arrêté auparavant plus de 8 jours, c'est exceptionnel. Je suis content, je surperfe lool... Reste à confirmer et à persévérer et à ne pas me dire "ça y est, c'est fini, je peux me relacher maintenant.."Au fait, à quel moment peut-on se relâcher et penser à autre chose et s'adonner aux plaisirs du sexe comme une personne normale? et faire l'amour quand on veut sans risquer de retomber dans le stupre et la luxure à outrance? Jamais, comme un alcoolique? L'avenir s'annoncerait alors bien sombre... Perso, je me suis fixé un objectif de 100 jours (lool) sans trop y penser, mais tout de même, un cap motivant, semé d'étapes à atteindre, J+20, J+40 etc qui sont autant de motivations pour me permettre d'arriver à ces seuils. Un peu comme font les alcooliques ou les drogués il me semble. Je suis seul dans mon combat, hors de question de passer par un psy ni d'en parler à ma femme... Mes munitions sont limitées, autant dès lors ménager les cartouches que j'ai vers moi. L'affection à l'addiction...Bref, tout cela pour dire que je ne dois pas encore être mur pour un arrêt complet de toute MB. Je pense que cette réflexion viendra petit à petit, quand le désir se fera moins fort et que je me sentirai prêt à ne plus avoir cette petite envie, un jour, de replonger. Car il y a toujours cette petite chose en moi qui m'a tant fait échouer par le passé, un truc curieux, une sorte d' "affection" de l'addiction qui, au bout de quelques jours, me fait regretter la frénésie de sexe dont je voudrais pourtant sortir. Ca dit qqch à quelqu'un ça?Allez, ce soir, je serai à J+12. on y croit!  Bye à tous 
 
Dextermorgan a écrit:Au fait, à quel moment peut-on se relâcher et penser à autre chose et s'adonner aux plaisirs du sexe comme une personne normale? et faire l'amour quand on veut sans risquer de retomber dans le stupre et la luxure à outrance?
Tu en parles comme d'un besoin que tu satisferais sans interroger le désir de l'autre. Faut être deux, non ? "faire l'amour quand on veut", il faut que l'autre veuille aussi, et ça, d'après mon expérience, pour être aimé, faut être aimable. Ce qu'on est malheureusement rarement en début de sevrage.
Dextermorgan a écrit:Car il y a toujours cette petite chose en moi qui m'a tant fait échouer par le passé, un truc curieux, une sorte d' "affection" de l'addiction qui, au bout de quelques jours, me fait regretter la frénésie de sexe dont je voudrais pourtant sortir. 
Affection de l'addiction ? Bien sûr qu'elle nous aime, et nous le lui rendons bien. sans nous elle ne peut survivre !Tu veux peut-être parler de complaisance. Abus de langage fréquent chez les pornodeps : on s'imagine complaisants du fait d'une cohabitation forcée de longue date avec nos geôliers; en fait on souffre d'une forme maligne du syndrome de Stockholm. "La complaisance contient sa propre récompense, mais aussi son propre châtiment. Et lorsque quelqu'un cède à une tentation c'est toujours le même mécanisme quel qu'il soit : la jouissance immédiate qui en est retirée est supérieure à tous les autres impératifs. C'est mécanique. Si les autres impératifs deviennent supérieurs, alors la complaisance cesse. " (Sherlock)On ne peut pas agir directement sur la complaisance, parce que par résonance nous lui sommes trop attachés. (comme dans l'expression "pas ce soir, je suis attaché au radiateur") Etre honnête au point de la relever en soi et d'en faire l'aveu auprès d'un tiers est déjà salubre. Après, on peut jouer à cesser de l'alimenter, et s'investir dans des activités autres. Progressivement, elle perd sa charge énergétique et s'atrophie. Par ailleurs, l'abstinence ne peut effectivement être un but en soi, ce n'est qu'un moyen pour acquérir l'indépendance émotionnelle et spirituelle vis-à-vis de nos démons, qui nous interdisent l'accès à nos anges. On peut pas bouffer aux deux râteliers. Il faut choisir.Mais si l'obsession du sevrage se substitue à celle du porno, avant d'être à son tour remplacée par l'obsession de la rechute, quel progrès réel ? Y'a pas à chier, faut se taper la traversée du désert. La notre, pas celle du voisin. Se détacher, c'est à dire se désattacher, car attachés nous sommes. Et le drame du détachement, c'est qu'on ne peut en mesurer le progrès. On avance dans un désert, justement, et on ne sait jamais où on en est. Pas avant d'avoir atteint l'autre rive ! L'autre rive du désert ? qu'est-ce que j'ai fumé, moi ce soir ? Moebius utilisait une image assez juste, il disait de la dope que c'était comme traverser l'Egypte sans descendre du bus. C'est un parallèle qu'on peut faire aussi avec le porno, "dépliant touristique pour un pays merveilleux auquel on n'arrive jamais" comme je dis dans mon film.Sauf que le pays auquel on peut arriver en vrai quand on est clean, c'est d'avoir une relation vraie avec une femme (vraie aussi). Ca vaut le coup de remonter son pantalon et de le laisser remonté, non ?J'ai connu des alcooliques qui s'étaient laissé prendre "entre deux eaux" : ils picolaient, mais continuaient d'assister aux réunions d'entr'aide d'anciens buveurs, parce qu'ils s'étaient rendu compte que ça stabilisait leur consommation.Sincèrement, je les plains, et je nous plains si nous prenons cette pente.Surtout un jeudi de l'ascension ! 
 
"<span style="background-color: #efefef; line-height: 19px; text-align: left">Tu en parles comme d'un besoin que tu satisferais sans interroger le désir de l'autre. Faut être deux, non ? "faire l'amour quand on veut", il faut que l'autre veuille aussi, et ça, d'après mon expérience, pour être aimé, faut être aimable. Ce qu'on est malheureusement rarement en début de sevrage."</span> JE reprends tes termes John, tu as tout à fait raison. je parlais de faire l'amour comme je le veux, je ne suis bien sûr pas seul dans l'histoire, mais ce lapsus écrit est sans doute révélateur. Aujourd'hui, je suis très tourné vers moi même, en pleine lutte, ce que j'ai écrit le trahit.Merci tout de même de tes encouragements et de ceux aussi de Sid. A bientôt :) 
 
Argh Je viens de rechuter... Alors plusieurs manières de prendre la chose. Le désespoir, genre je n'y arriverai jamais... Ou bien se dire que 13 jours, deux fois de suite, c'est bien et que je suis sur la bonne voie. Ces coups de butoir à mon addiction m'emmènent j'en suis sûr vers le bon sens... Allez, je dois poursuivre ma réflexion intérieure et mes efforts. Reste que les tous prochains jours seront terribles, c'est dur de repartir sur un cycle... 
 
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