Dépendance sexuelle

Bienvenue sur le forum d'entraide pour les co-dépendant(e)s et dépendant(e)s au sexe sous toutes ces formes (tchat, porno, escorte, etc.). Vous y trouverez des espaces de partage et d'entraide, ainsi qu'un espace collaboratif (wiki) et des vidéos. N'hésitez pas à vous inscrire et partager votre histoire en toute confidentialité.

Dépendant aux Lovedolls

Pygmalion

New member
Bonjour et bonne année,

J'ai pris, la décision de consulter un psychologue, mais j'aimerai également avoir l'opinion d'autre addicts.
Pour la faire court, il y a quelques années j'ai subi une rupture assez violente. Le trio maudit (ex-)épouse + amant + avocate ayant orchestré le jour de mon retour d'une longue mission à l'étranger le départ surprise de Mme avec un ami qui s'est révélé être son amant depuis plusieurs mois et surtout les enfants qui étaient depuis quelques semaines +/- dans le secret de la liaison...

Déjà que ma future ex-compagne me manquait (je ne rentrais de 2 WE par mois) et les photos coquines d'elles entretenant surtout ma frustration, je ne tenait le coup dans ce boulot difficile (sous effectifs) que par l'espoir du câlin lors du retour.

Frustration savamment préparée par l'avocate qui m'avait fait sur mesure un personnage de pervers violant son épouse depuis plusieurs années, alors que nous n'avions plus de relations depuis un mois, à la demande de Mme qui avait trouvé de multiples prétextes (besoin de faire le point sur notre relation, angoisse de reprendre son travail après 2 ans d'arrêt pour burn-out à cause d'une surcharge de travail et de violences psychologiques subies dans l'exercice de son activité, menstrues, refus de faire cela à des dates imposées par mes disponibilité professionnelles, etc.) d'abord pour faire chambre à part puis pour que je ne rentre pas durant un mois (visite à de la famille, invitation chez des amis, fin prochaine de la mission, etc.)

Bref alors que, ma mission enfin terminé (et surtout payée) j'avais au moins 2 voire 3 semaines de stand-by pour attendre tranquillement le consentement de Mme, me voila contraint à l'abstinence.
Si le but de l'avocate était de provoquer une tentative de viol "en bonne et due forme" elle ne se serait pas prise autrement.

Seulement, j'avais déjà évoqué +/- sur le ton de la rigolade de me faire réaliser une Lovedoll à son effigie.
Après avoir croisé son regard plein de haine qui faisait d'elle une toute autre personne, j'ai décidé de passer commande afin d'avoir celle que j'aimais dans mes souvenir et pas la caricature qu'elle était devenue, non seulement elle avait coupé ultra court ses cheveux, mais en un mois elle avait pris 5 à 10 kg! sans doute pour être mieux assortie à son amant chauve, gros, mais bien plus viril que moi qui contrairement à lui ne supporte ni l'alcool, ni le tabac et n'ai pas son appétit d'ogre.

L'arrivée 1 mois plus tard de cette Lovedoll (*) fut comme le retour de ma bien aimée.
Sans doute à cause de sa prise de poids, elle avait laissé à la maison tous les habits et la lingerie qui était déjà un peu trop serrée avant mon départ ainsi que son alliance.

Mes première tentative de rapport furent des échecs.
J'ai habillée ma Doll de sa plus robe de mariée, lui ait mis l'alliance au doigt.
Ceci a-t-il brisé un frein psychologique?
Ou est-ce plutôt le fait de la voir dans la même lingerie que celle portée par Mme lorsque nous avions fait les photos de charme? dont j'ai reproduit les même poses avec ma Doll avant de m'endormir à ses côtés.
Toujours est-il que cette nuit là et les suivantes furent les meilleures depuis des années.

Pas à attendre que les enfants soient ENFIN couché, que Mme ait fini de regarder le replay de "Demain nous appartient", pas à attendre que la chambre soit chaude pour pouvoir admirer ma partenaire dans la splendeur de se nudité en dégageant les couvertures, pas d'interruption pour une pause pipi et de chute du désir.
Ce rapport fut une quasi chorégraphie où tout était impécable: j'avais mis la Doll en position, prise une douche, préparer une veilleuse pour avoir une lumière tamisée me permettant de l'admirer sans avoir à ouvrir la grande lampe éblouissant des yeux s'ouvrant dans la nuit obscure.

Tous mes futurs rapports pourraient enfin être préparés ou décalés en fonction des évènements extérieurs.
Plus besoin de négocier pendant une semaine le port de bas noir sous prétexte que Mme ne voulait pas s'habiller comme un p... ou qu'elle me me plaierait pas "comme elle est".
Je pouvais au choix avoir des rapport après une bonne nuit de sommeil ou au contraire en avoir un pour trouver le sommeil.

Depuis impossible d'envisager le sexe autrement.

(*)Elles sont fabriquée uniquement sur commande
il n'y a pas de stock, vu le nombre d'options possibles: de dizaines de corps possibles, encore plus de têtes et de perruques, le tout avec 4 couleurs de peau et autant d'yeux...
 
Salut,

Bienvenue parmi nous ! Quand tu t'es magasiné une psy, est-ce que tu as pensé aussi aller chercher de l'aide auprès d'un ou d'une sexologue ? Je ne sais pas dans ton cas, quelle est la personne qui pourrait le plus t'aider.

Pour répondre à ton histoire, la première des choses c'est que je n'ai jamais lu le témoignage d'un homme qui a une "poupée gonflable" (excuse moi d'utiliser cette expression qui diffère de ton vocabulaire), aussi à premier vu je ne saurais quoi te dire. D'ou peut venir cet intérêt par exemple, je me suis jamais posé la question. Toutefois dans ton récit tu donnes quelques pistes, un peu comme la consommation de porno, tu as l'avantage d'avoir de pratiquer du sexe sans les inconvénients qui peuvent venir avec une femme (si inconvénient il y a...)

Mise à part cette gestion des avantages/inconvénients, il y a quand même le fait que tu es fais une replique de ton ex. Cela porte à croire que tu es encore amoureux d'elle ? Qu'il y a un fort lien entre toi et elle, non ? Est-ce que dans le passé, faire le deuil d'une relation a été tout aussi difficile ? Est-ce que tu aurais autant de plaisir avec une autre poupée qui n'est pas une replique ?

De plus, qu'est-ce qui explique tu arrives à te contenter d'un être immobile ? Qui ne te donne pas d'intéraction. Si j'étais à la place, après un premier essai, voir deux, je trouverais ça ennuyant, non ? Pas de son, pas de chaleur, aucune confirmation que tu donnes du plaisir, que tu as été "un bon coup". On a tous ce besoin pourtant de mesurer notre pouvoir d'attraction, mais toi ca ne semble pas être le cas ?

Quel plaisir hormis l'orgasme, cette poupée te procure ?

A bientôt !
 
pikmin a dit:
Mise à part cette gestion des avantages/inconvénients, il y a quand même le fait que tu es fais une replique de ton ex. Cela porte à croire que tu es encore amoureux d'elle ? Qu'il y a un fort lien entre toi et elle, non ?

Comme expliqué la séparation a été (trop) brutale.
Un mois à attendre de m'unir à un corps en considérant le plaisir qu'elle allait m'offrir comme ma récompense pour toutes mes heures sup et quand enfin ma mission et fini, ON me prive de ce réconfort dont l'espoir me permettait de tenir?
(d'autant qu'elle entretenait cet espoir par se
NON, j'étais un mauvais perdant, surtout quand le jeu est truqué.
J'avais joué le jeu en acceptant ma mission à l'étranger pour que Mme puisse tranquillement se remettre de son burn-out, pas pour qu'un étalon me vole ma vie.
J'avais envie de mon "baiser d'adieu" et de corriger le destin par la technologie.
On parle souvent de prothèse affective, c'est d'autant plus vrai que le chair artificielle des Dolls (Thermo Plastique Elastomère) est aussi utilisée pour le remplacement de membres mutilés.
Un sorte de subutex pour donner au corps ce qu'il veut.

pikmin a dit:
Est-ce que dans le passé, faire le deuil d'une relation a été tout aussi difficile ?
Ce passé est très lointain, je sortais de 20 ans de vie commune, alors que je n'ai été qu'un trimestre avec ma copine étudiante.
En plus c'était une séparation à l'amiable: elle venait d'avoir un stage en or et moi le CDI que j'espérais. Les 2 à 1000km l'un de l'autre
Je comprenais qu'elle ne pouvait laisser passer sa chance et elle de même, on a préféré se dire adieu à son départ plutôt que d'une rupture à distance.


pikmin a dit:
Est-ce que tu aurais autant de plaisir avec une autre poupée qui n'est pas une replique ?
En fait cela fait plus d'un an que je n'ai plus de rapport avec cette 1ere poupée. Et encore la dernière fois c'était non par envie, mais par un sentiment de devoir. un ultime câlin comme celui qui m'avait été refusé. Depuis, je trouve tout mon plaisir avec deux autres poupées qui ne ressemblent plus du tout à mon ex. Pour le coup l'un d'elle ressemble à ma copine précédente et l'autre à celle d'avant, enfin, ce à quoi elle ressemblaient quand elles avaient 20ans.
D'un autre côté, c'est plutôt logique, si je suis sortie avec elles, c'est qu'elles étaient mon type et forcément parmi les centaines de modèles de Dolls ce sont celles là que j'allais choisir.
 
Pygmalion a dit:
Pour le coup l'un d'elle ressemble à ma copine précédente et l'autre à celle d'avant, enfin, ce à quoi elle ressemblaient quand elles avaient 20 ans.
Nous y voilà. L'attachement au passé, qui devient une servitude volontaire, par le biais de ces objets, que tu t'es fait faire sur mesure. 
Je tombe sur un fragment de Baudrillard, qui dit "Au cœur de la hi-fi, c’est la musique qui est hantée par sa disparition. Au cœur de l’expérimentation, c’est la science qui est hantée par la disparition de son objet. Au cœur de la pornographie, c’est la sexualité qui est hantée par sa disparition. "
Je crois qu'on devrait réserver le terme de "sexualité" aux interactions qu'on a (ou qu'on n'a pas) avec des humains. 
Concernant les animaux, les meubles de jardin, les poupées d'amour, ce n'est pas vraiment une interaction.
D'ailleurs j'ai lu hier un passage assez hilarant du "Sympathisant" (j'avais vu la série télé, qui m'a assez intrigué pour découvrir le livre dont elle était tirée) qui m'a fait penser à toi.


« Puisque je m’étais réconcilié avec la question du péché contre moi-même, m’y adonnant parfois toutes les heures, il ne me fallut pas longtemps avant de pécher avec d’autres. Ainsi commis-je mon premier acte contre nature à l’âge de treize ans, avec un calmar éviscéré, chapardé dans la cuisine de ma mère, où l’attendait le même destin que celui de ses compagnons. Ô pauvre calmar muet et innocent ! Tu avais la taille de ma main et, une fois débarrassé de ta tête, de tes tentacules et de tes viscères, tu avais la forme bien commode d’un préservatif, objet dont je ne soupçonnais alors même pas l’existence. À l’intérieur, tu présentais la consistance lisse et visqueuse de ce que j’imaginais être un vagin, cette chose merveilleuse que je n’avais évidemment encore jamais vue, sauf chez les bébés et les nourrissons qui se promenaient tout nus, ou à moitié nus, dans les allées et les jardins de ma ville. Soit dit en passant, ce spectacle choquait nos maîtres français. Ils voyaient dans cette nudité enfantine la preuve de notre barbarie, qui elle-même justifiait leurs viols, leurs saccages et leurs pillages, au nom d’un principe supérieur : habiller nos enfants afin que les bons chrétiens dont l’esprit et la chair étaient soumis à rude épreuve soient moins tentés. Mais je m’égare ! Revenons à toi, calmar sur le point d’être outragé : lorsque je plongeai mon index, puis mon majeur, dans ton étroit orifice, par simple curiosité, la succion fut telle que mon imagination tourmentée ne put s’empêcher de faire le lien avec l’organe féminin tabou qui m’obsédait depuis plusieurs mois. Sans le vouloir, et hors de tout contrôle, ma virilité furieuse se mit au garde-à-vous, m’attirant vers toi, calmar séduisant et envoûtant qui m’appelait ! Même si ma mère allait incessamment rentrer de ses courses, et si à tout instant un voisin pouvait entrer dans la cuisine par l’appentis et me surprendre avec ma fiancée céphalopode, je baissai mon pantalon. Hypnotisé par l’appel du calmar et la réponse de mon sexe en érection, j’introduisis celui-ci dans celui-là, qui malheureusement lui allait comme un gant. Malheureusement, car désormais aucun calmar n’était à l’abri, sans dire pour autant que cette forme diluée de bestialité – après tout, triste calmar, tu étais mort, même si je comprends maintenant en quoi cela soulève d’autres questions morales –, que cette transgression se reproduisît souvent, le calmar étant un mets rare dans notre ville enclavée. C’était mon père, lui-même gros mangeur, qui en avait fait cadeau à ma mère. Les prêtres ont toujours fait l’objet de toutes les attentions de la part de leurs admirateurs béats ; ménagères dévotes et fidèles fortunés les considéraient comme s’ils étaient les gardiens à l’entrée de cette boîte de nuit ultra-sélecte qui s’appelle le Paradis. Ces dames les invitaient à dîner, nettoyaient leurs chambres, leur faisaient la cuisine et les corrompaient avec des cadeaux de toutes sortes, notamment de délicieux et coûteux fruits de mer qui n’étaient pas du tout destinés à une pauvresse comme ma mère. Les tressaillements de mon éjaculation ne suscitèrent en moi aucune honte. Je me sentis en revanche écrasé par la culpabilité dès que j’eus recouvré mes sens, non à cause d’une quelconque infraction morale, mais parce que je ne supportais pas de priver ma mère ne fût-ce que d’un morceau de calmar. Nous n’en avions qu’une petite douzaine, et elle aurait remarqué la disparition de l’un d’entre eux. Que faire ? Que faire ? Pendant que je tenais dans ma main le calmar stupéfait, défloré, de la vulve maltraitée duquel s’écoulait mon sacrilège, mon cerveau retors conçut aussitôt un plan. D’abord, nettoyer les traces du crime sur le corps inerte et violenté de l’animal. Ensuite, découper de petites entailles sur sa peau pour bien l’identifier. Enfin, attendre le dîner. Mon innocente mère rentra dans notre hutte misérable, farcit le calmar avec du hachis de porc, des nouilles de haricot, des champignons en dés et du gingembre émincé, puis elle le fit frire et le servit avec une sauce au gingembre et au citron vert. Ma chère odalisque était allongée sur l’assiette, seule, marquée par ma main. Lorsque ma mère me dit de me servir, j’attrapai immédiatement le calmar à l’aide de mes baguettes pour empêcher tout risque qu’elle le prenne. Sous son regard aimant et curieux, je m’arrêtai, puis trempai la bête dans la sauce au gingembre et croquai ma première bouchée. Alors ? dit-elle. Dé-dé-délicieux, bredouillai-je. Bien. Mais tu ferais mieux de le mâcher au lieu de l’avaler d’un coup. Prends ton temps. Ce sera encore meilleur. Oui, maman, dis-je. Et, avec un sourire brave, le fils obéissant mâcha lentement et dégusta le reste de son calmar souillé, dont le goût salé se mêlait à l’amour tendre de sa mère.
D’aucuns, à n’en pas douter, trouveront cet épisode obscène. Pas moi ! Les massacres sont obscènes. La torture est obscène. Trois millions de morts sont obscènes. Mais la masturbation, même avec un calmar non consentant ? Pas tant que ça. Je fais partie des gens qui pensent que le monde serait meilleur si le mot « meurtre » nous faisait autant grincer les dents que le mot « masturbation ».  »

Viet Thanh Nguyen. « Le Sympathisant. » 
 
SAlut Pygmalion


Précision sur ton partage : il est recommandé, et même demandé, de ne pas donner de détails de ta compulsion, ou de site web, de lieux de "consommation", car ça peut activer des dépendants, leur donner des idées et au final aggraver leur cas.

Tu peux partager librement, mais les détails de ce que tu fais avec ta lovedoll, tu peux ne pas les partager car au final est ce vrmt utile et au vue du risque que ca fasse rechuter d'autres membres du forum mieux vaut éviter.
 
Haut