Le sevrage d'eric44.
eric44 @ 02-08-2014 19:08:44

Bonjour à tous.

Voila mon parcours:
Donc, je m'appel Eric, habite la région lyonnaise et j'ai 26 ans.
J'ai "atterri" ici après avoir longtemps "traîner" sur le site d'Orroz. C'est grâce à lui et à son site que j'ai pu mettre un nom sur le mal dont je souffrais.
Un moment aussi que je "lorgne" sur votre forum sans avoir réellement l'envi et surtout le courage de m'inscrire.

Ça fait maintenant prêt de 10 ans que je suis conscients de ça, mais malgré "tout" ce que j'ai entrepris, j'ai toujours rechuté.

Comme beaucoup, j'ai mis le pied dans l'engrenage du porno très tôt. Ça à commencer avec les revues porno qui traînés chez un ami d'enfance et qui ont aiguisés ma curiosité. Plus tard, au collège, les cassettes vidéos que l'ont s'échanger entre amis ont probablement "aggravé" mon cas, mais c'est réellement avec l’avènement d'internet que je suis passé à la vitesse supérieur.

Bien que ce "média" soit arrivé tardivement chez mes parents, le coté sans limite, rapide ont fait que j'ai petit à petit sombré. J'avais à ce moment là, un ordinateur dans ma chambre et j'ai passé (perdu en fait) énormément de temps à surfer sur des sites porno. De plus en plus frénétiquement, de plus en plus hard (sans jamais télécharger), il me fallait mon shoot !
Une fois consommé, je redescendait, et l'excitation faisait place à un sentiment de mal être, de dégoût !
C'est à cette époque que j'ai découvert le site d'Orroz (malheureusement déjà fermé) en cherchant des infos sur les "accro du sexe".
A ce moment, je sentait bien que quelque chose n'allez pas, mais c'est vraiment sont site qui m'as permis de mettre un mot sur le mal dont je souffrais.
Ces conseils ont été précieux, malheureusement, à cette époque, je n’était pas prêt (10 ans après non plus apparement).

Dur constat que je fait à l'instant, celui de me "battre" depuis 10 ans contre cette merde qui bousille ma vie!

J'ai pourtant une vie agréable, une compagne qui me suis depuis un long moment, sans savoir de quoi je souffre, un travail intéressant, des amis, mais voila, aujourd'hui, je n'en peux plus !
Je ne veux (peut) plus vivre ainsi, dans l'angoisse perpétuelle d’être découverts par mes proches, dans le dégoût de moi-même. De plus en plus, je m’abime, je sombre. J'ai l'impression d'avoir perdu la joie, le gout de tout. J'en ai marre de trainer cette merde, marre d'avoir peur, marre de "subir" ce que me dicte mon cerveau, marre de ne plus avoir le controle.

Aujourd'hui, après une énième rechute, je suis tombé contre mon grès contre un truc qui m'as choqué. Pas d'images pour une fois, mais un texte à la limite du supportable. J'ai fait une déclaration en ligne auprès du gouvernement pour qu'il fasse le nécessaire et supprime ce lien, mais le mal est fait. J'ai lu ce texte et j'en ressort choqué et pas très fier de moi, honteux de me dire que mes pratique addictive m'ont mené à tomber sur ce genre de choses. Je ne devrais pourtant pas avoir honte, je n'y suis pour rien, je n'en suis pas l'auteur, mais je me dit que si je n’était pas addict, je n'aurai jamais découvert ce genre de chose, et je "dormirai" mieux aujourd’hui.

C'est peut-être le déclic dont j'avais besoin pour me remettre en question et commencer SÉRIEUSEMENT un sevrage.
Je sais que ça ne va pas être simple, dernièrement (depuis 15 jours), j'ai beaucoup rechuté (en moyenne après 3/4 jours), mais je ne veux plus vivre ainsi, alors, il ne me reste pas 36 solutions.

Je ne veut pas passer par un psy ou un groupe d'entre-aide, je suis conscient que c'est risqué mais ça va aussi me permettre de mettre ma volonté à l’épreuve. Et le compteur en bas est un super objet pour renforcer ma motivation (à ce sujet, si certains d'entre-vous connaissent une application de ce type pour smartphone permettant de visualiser un objectif, je suis preneur !)

Merci de m'avoir lu.
Eric
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RE: Le sevrage d'eric44.
Stef @ 04-08-2014 11:08:51

Salut Eric,

Merci pour ce long message ! Cela nous permet de mieux cerner ton parcours et tes motivations.

Il y a un point précis sur lequel je voulais réagir, celui où tu dis ne pas vouloir passer par un psy ou un groupe d'entraide pour t'en sortir. C'est bien évidemment ton droit mais je tiens à te dire ce que j'en pense. Je vais essayer de te donner mon point de vue sans te blesser car tu arrives ici plein de bonne volonté et je ne voudrais vraiment pas te décourager.

Tout d'abord, j'ai envie de demander : pourquoi ? Pourquoi rejettes tu d'emblée l'idée de recourir à l'aide d'un psy ou d'un groupe d'entraide ?

Ensuite, voici mon point de vue, fruit de mon expérience personnelle, de lectures et d'observations de membres passés ou actuels du forum. Tu ne veux pas passer par un psy ou un groupe d'entre-aide. Je pense que c'est une erreur. Pourquoi ? Parce qu'il faut partir de ce qu'est une addiction, d'un point de vue médical. Voici comment le docteur William Lowenstein, qui est addictologue (et qui connaît bien le cas des addiction sexuelles) définit l'addiction. Il définit l'addiction comme étant "une maladie dont les caractéristiques sont l'inefficacité de l'effort pour s'en sortir et la perte de la volonté" (livre "Ces dépendances qui nous gouvernent", p. 16). Un peu avant il dit aussi : "Et que l'on cesse de croire qu'il suffit de vouloir "décrocher" pour pouvoir. Seul, sans l'aide de médicaments, sans consulter." (p.13). Ces phrases sont essentielles ! Tout est là. Les idées qui y figurent sont très importantes à intégrer. L'addiction neutralise toute volonté et sera dans la très grande majorité des cas toujours plus forte que la meilleure volonté du monde. Alors quand tu écris que "c'est risqué mais ça va me permettre de mettre ma volonté à l'épreuve", tout est déjà joué d'avance si tu es vraiment dépendant : c'est perdu d'avance ! Car ta volonté va lutter contre les mécanismes de l'addiction qui eux relèvent largement de ton inconscient. Tu vas demander à ton cerveau malade d'avoir malgré tout assez de force pour lutter contre une grosse partie de lui-même...

Alors tu vas peut-être penser que là tu te sens hyper motivé et que tu as une volonté inébranlable... Ce qui contredirait mes propos et ceux du docteur Lowenstein ! Saches quand même que souvent les dépendants qui commencent à se sevrer ressentent ce sentiment de "toute puissance", au moins durant la première semaine. Et après les difficultés arrivent ! Et si la rechute arrive le réflexe sera alors de se dire que c'est un problème de volonté : "je n'ai pas été assez fort" ou "j'aurais plus de volonté la prochaine fois". Et les rechutes se succéderont. Et les années passeront...

Quand je suis arrivé sur ce forum en juin 2010 j'étais comme toi. Je me disais que je n'avais pas besoin d'aide extérieure et qu'avec beaucoup de bonne volonté je m'en sortirais par moi même. Et en septembre dernier (2014 donc !) je me suis rendu compte de la connerie que j'avais fait ! Et j'ai commencé une thérapie avec une psychologue. Et même si je ne suis toujours pas sevré, j'ai depuis réussi mes plus longues périodes de sevrage (deux fois 3 mois de sevrage !) et ma vie a commencé à nettement s'améliorer. Ma vie s'est plus améliorée en 10 mois qu'en plus de 3 ans de tentatives de sevrage. Pourtant dès mon inscription certains membres "anciens" du forum m'avaient mis en garde, parfois de manière un peu virulente. Voici ce que m'écrivait (ici: http://www.dependance-sexuelle.com/sujet-le-sevrage-de-stef-entame-le-13-juin-2010?pid=30110#pid30110) un certain Morbach :

Disse:
L'ego, encore et toujours l'ego : y'en a qui iraient jusqu'à se tirer une balle dans le pied pour se prouver qu'ils sont capables de supporter la douleur. Tu vois Stef, attendre d'être face à tes limites, c'est te donner une chance de plus de t'enfoncer, et c'est sûrement pas quand tu seras coincé jusqu'au cou à force de stagner ou pire, qu'il te restera assez de courage pour te diriger vers un(e) psy. Evidemment que tu te fourvoies au sujet du psy , et t'es loin d'être le seul ; c'est pas pour être méchant que Dom te dit ça, t'es ni le premier ni le dernier à essayer de se persuader qu'il y arrivera mieux sans, voilà tout ( je penserais notamment à yannyann, Jim, Cielazur, et à d'autres ). Et attention, l'aide que t'apportera un psy est mille fois plus conséquente que celle que propose ce forum ; ici c'est de l'entraide, on est pas formés pour la psychothérapie.


Un autre membre, Mondom, rajoutait notamment ceci :

Disse:
Mais, Stef, à quoi ça te sert de t'en sortir sans l'aide d'un psy? Qu'as-tu à prouver, quelle est cette raison supérieure qui prime sur le fait de mettre tous les atouts dans ta poche, d'essayer tous les moyens pour enrayer ce fléau le plus vite et efficacement possible? Tu veux essayer l'homéopathie alors que tu peux aussi essayer un médicament sans effet secondaire... Ce n'est même pas t'illusionner, ou alors quelle est ton illusion? De quoi as-tu besoin, sinon extraire cette dépendance de ta vie? Pourquoi as-tu besoin d'en passer par ces étapes laborieuses, si tu as la moindre chance d'en griller ne serait-ce qu'une demie pourquoi ne sautes-tu pas sur l'occasion la fleur au fusil? N'es-tu pas déjà suffisamment face à tes limites, à t'être rendu compte de ce que tu as bousillé déjà dans ta vie?


Désolé pour la longueur de mon message mais je crois que tu devrais aussi te poser toutes ces questions. Mon but en t'écrivant tout cela est d'essayer de t'aider à ne pas faire les mêmes erreurs que moi ou que tant d'autres. Je ne peux que t'inviter à survoler les parcours de sevrage des membres du forum en faisant attention aux dates (les parcours s'étalent souvent sur plusieurs années). Le sujet consacré à mon sevrage est ici : http://www.dependance-sexuelle.com/sujet-le-sevrage-de-stef-entame-le-13-juin-2010 Mais tu trouveras facilement pleins d'autres parcours...
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RE: Le sevrage d'eric44.
eric44 @ 04-08-2014 19:08:56

J'entend très bien ce que tu me dit Steph, mais en un sens, je n'ai pas trop le choix.
J'ai un job qui est extrêmement chronophage (BTP), de ce fait, je n'ai pas de place pour des consultations ou un groupe d'entre-aide dans mon emploi du temps, sans éveiller de soupçons auprès de mon entourages, ce que je ne souhaite pas, tu comprendras.

Du coup, je doit avancer seul et ne compter que sur moi-même.
Je suis tout à fait conscients que ce que je dit peut paraître fou, je sais que je me lance dans un "grand combat", difficile, long, mais, comme je le disait, je n'ai plus le choix. J'ai trop souvent remis à plus tard ce sevrage, finissant par me convaincre que ce n’était pas si grave. 
Aujourd'hui, je sais que si je continu comme ça, cette merde va finir par me tuer (du moins, au sens psychologique du terme), donc, je n'ai plus le choix !


j'ai lu suffisamment de témoignages d'accro pour me rendre compte que c'est un travail de longue alêne, parsemé d’embûches, un travail de tout les jours, pas à pas, un jour après l'autre, mais je veut y croire. J'ai vu leurs rechutes, leurs abattement après, j'ai connu ça aussi mais mon tord à était de ne pas prendre ça assez au sérieux, même si j'était pleinement conscient du problème.


Je ne prétend pas être meilleur qu'un autre, ni plus fort qu'un autre, mon discours peut paraître hautain, mais ce n'est nullement le cas. J'ai essuyé pas mal de rechutes durant toutes ces années, mais à bien y réfléchir, avais-je vraiment pris conscience de la gravité de la chose ? Avais-je réellement fait le nécessaire pour stopper ce truc ? Non, sur que non !


Et puis, plus j'y songe et plus je me dit qu'il s'agit là d'une dépendance, tout comme le fumeur est addict à sa dose de nicotine. Alors, si certains arrivent par leurs seuls volonté à arrêter (alors que le manque est physique dans le cas de l'addiction à la clope), pourquoi cela ne serait'il pas possible pour nous ? Je crois aussi qu'il faut rationaliser la chose, pas la minimiser c'est sur, mais redescendre d'un cran.

Si j'analyse le truc à froid, mon addiction, c'est quoi ? Mon cerveau dit à mon corps de faire un truc contre mon grès en quelques sorte, dans le but de se satisfaire. Mais depuis quand, mon cerveau décide des chose contre mon grès ? Certes, plus facile à dire qu'à faire, mais en même temps, personne ne le fera pour moi...


Tu sais Steph, j'en suis arrivé à un point où je crois que j'ai fait le tour du sujet (j'ai l'impression d'avoir 60 ans quand je dit ça lol). En 10 ans, j'en ai tellement vu, que je crois qu'en un sens, il est temps pour moi de passer à autre chose. Et puis, mais je veux pas arriver à 40 ou 50 balais, et être comme tout ces mecs qui consomment du porno sans avoir conscience de la merde que c'est (je parle pas de nous les dépendants, ceux qui ont pris conscience de ça, je parle de ceux qui en rigole, qui pense que c'est anodin, et qui ne rendent même pas compte à quel point c'est minable à leur age de se cacher devant leurs compagnes, et d'en parler à tout bout de champs avec leurs amis parce que ça fait bien).


J'ai encore discuté avec un type de 40 ans dernièrement, et qui me racontait qu'il était fan d'un site de porno amateur bien connu, non sans une certaines pointe de fierté (du genre: "ouai, je regarde du porno, je suis un rebelle parce-que j'ai pas honte de le dire"), et en l’écoutant, j'ai ressenti comme une sorte de honte, et je me suis dit: "putain, c'est à ça que je vais ressemble dans un peu moins de 15 ans si je continu ?"

Je veux plus de tout ça, plus avoir honte, peur d’être démasqué, nauséeux après avoir consommé ou après être tombé sur le truc de trop comme dernièrement.

Le plus dur à mon sens, c'est sur le long terme. Je doit arriver à garder cela suffisamment "frais" dans ma tête pour ne pas me faire "avoir" quand quelques mois (si j'y arrivent) seront passés. Le problème, c'est que les premiers jours, ont est à fond, ont à eu sa "dose", donc ont se sent bien (c'est ce que dit Orroz), mais c'est vraiment après le plus dur, quand ont à oublié !
Mon problème, c'est vraiment "l'habitude" et aussi le fait que je doit tuer cette petite voie intérieur qui me dit: "allez, vas-y, juste un peu, c'est pas si grave" ou encore "tu regardes juste ça, et après tu stop".

Comme pour un alcoolique, je sais que pour moi, le porno est à bannir à jamais, que si je retente ne serais-ce qu'une fois, je replongerai, c'est sur.

Du coup, c'est un peu binaire ce que je vais dire, un peu ON/OFF, mais, dans mon esprit, le porno, c'est le mal! C'est blanc ou noir, basta ! y'a pas de "oui, mais...".
Et je dois garder à l'esprit ce "traumatisme" qu'est la découverte de ce texte horrible dernièrement comme je le disait dans mon premier message et m'en servir, garder cette sorte de haine en moi, la conserver pour avancer, c'est ce qui va me porter je l'espère.

Le plus dur pour moi, ça va être les jours avenirs, à partir de demain, après demain etc...  
Pour le moment, ça va plutôt bien même si je suis irritable dernièrement.
A bien y réfléchir, 80% de cette irritabilité viens de ma fatigue en générale (boulot, stresse etc), donc je compte profiter de mes vacances prochaines pour refaire le point, évacuer (sport), profiter de mes proches etc...
Les 20% restants, je ne pense pas que ce sois dû à un quelconque manque (pas encore du moins), mais plus à un gros raz-le bol de tout ça, une sorte de saturation mentale (trop de porno, trop de cette merde, pas d'avancement), du coup, je me dit que c'est en quelques sorte un mal pour un bien, tout comme ce "texte" qui m'as profondément choqué, ça tombe à point nommé. C'est un peu comme si tout se conjuguais pour me dire: "tu crois pas que c'est le moment de passer à autre chose ?"


Dernièrement, je tenais 3 voir 4 jours en moyenne, donc là, je vais essayer (non je vais !) d'aller gentiment jusqu'à une semaine, et ainsi de suite....
J'ai pas eu une vie simple ces dernières années (rien de dramatique non plus avec le recule et quand je lis les témoignages des autres dépendants), mais j'ai entrepris des choses que j'ai réussi, donc, en un sens, j'ai fait une première introspection sur moi-même, et je sais de quoi je suis capable, la force que j'ai en moi.
Je sais que je m'en relèverai une fois de plus et que j'en sortirai grandit. Je doit voir ça comme un nouveau challenge, un but vers lequel tendre !


Maintenant, faut juste que je reprenne le contrôle de ma vie, c'est pas à mon cerveau "reptilien" de diriger, c'est à moi!




Une dernière chose, en regardant un film dernièrement, je suis tombé sur une citation qui m'as interpellé. Je trouve qu'elle résume bien m'as pensée, aussi, je voulais la partager avec vous et j'espère que ça en inspirera certains comme ça m'as inspiré:


[size=x-small][size=x-small][font='DejaVu Sans Mono', 'Lucida Console', monospace]Je vais te dire un truc que tu sais déjà. Le soleil, les arcs en ciel, c’est pas le monde ! Y’a de vraies tempêtes, de lourdes épreuves aussi grand et fort que tu sois la vie te mettra a genoux et te laissera comme ça en permanence si tu la laisses faire. Toi, moi, n’importe qui, personne ne frappe aussi fort que la vie, c’est pas d’être un bon cogneur qui compte, l’important c’est de se faire cogner et d’aller quand même de l’avant, c’est de pouvoir encaisser sans jamais, jamais flancher. C’est comme ça qu’on gagne ![/font][/size][/size]


[size=x-small][font=DejaVu Sans Mono, Lucida Console, monospace][i][size=x-small][font='DejaVu Sans Mono', 'Lucida Console', monospace]Rocky Balboa[/font][/size][size=x-small][font='DejaVu Sans Mono', 'Lucida Console', monospace], Rocky.[/font][/size]
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RE: Le sevrage d'eric44.
Stef @ 05-08-2014 12:08:07

Merci Eric pour ta longue réponse.
Je comprends ta position. Je ne voulais pas être donneur de leçon en écrivant mon long message hier. Mais juste te faire profiter de mon niveau de compréhension actuelle de la dépendance et te faire partager mon expérience.
J'ai envie d'ajouter à la lecture de ton dernier message de garder une certaine ouverture d'esprit par rapport à cette idée de recourir à une aide extérieure. Tu dis ne pas avoir le choix, notamment par rapport à ton boulot et ton entourage. Je comprends cela. Mais si dans 3 ans tu te réveilles un matin et que tu te rends compte que tu n'as pas réellement (ou pas suffisamment) avancé vis-à-vis de ton addiction, tu te diras peut-être alors qu'en fait tu n'as plus d'autre choix possible que de faire appel à cette aide extérieure. On a toujours plus ou moins le choix, après c'est une question de priorité. Disons que dans l'état actuel des choses (et de ta croyance dans ta volonté) cela est compliqué pour toi de recourir à cette aide extérieure. C'est comme cela que je le comprends en te lisant.

Une question me vient à l'esprit :
Au-delà des complications "matérielles" que tu évoques (travail et entourage) as-tu un quelconque ressenti négatif vis-à-vis de l'idée de recourir à une thérapie par exemple ? Autrement dit, si tu n'avais pas les obstacles que tu évoques est-ce que tu serais prêt à recourir à ce type d'aide ?

En ce qui me concerne, je fais une thérapie depuis septembre dernier. Ma compagne le sait. Mais elle ignore tout de mon addiction sexuelle. Elle connaît en revanche d'autres problèmes que j'ai et qui sont liés à l'addiction sexuelle : un rapport compulsif à l'informatique et à la nourriture. C'était plus facile pour moi de lui faire part de ces problèmes que d'évoquer l'addiction sexuelle. Et puis je crois que cela protège mon couple de cette manière. On a pas forcement besoin de dire à son entourage l'objet précis de sa thérapie. Le simple fait d'avoir le sentiment de ne pas trop avancer dans sa vie peut-être une bonne raison d'entamer une thérapie. On a pas forcement besoin d'être "malade".

Tu évoques les fumeurs qui arrêtent de fumer par leur seule volonté. C'est vrai qu'il en existe, comme il existe des dépendants sexuels qui parviennent à se sevrer tout seul. Mais dans les deux cas, c'est toujours assez rare. C'est l'exception qui confirme la règle du nécessaire besoin d'aide. Je te souhaite de faire partie de ces exceptions ! Mais rien n'est certain...

Bon courage à toi et n'hésite pas à écrire ici régulièrement si tu penses que cela te fait du bien.
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RE: Le sevrage d'eric44.
eric44 @ 05-08-2014 18:08:17

Disse 'Stef' pid='52160' dateline='1407234487':
Merci Eric pour ta longue réponse.
Je comprends ta position. Je ne voulais pas être donneur de leçon en écrivant mon long message hier. Mais juste te faire profiter de mon niveau de compréhension actuelle de la dépendance et te faire partager mon expérience.



Pas de soucis Steph, si je suis ici, c'est aussi pour profiter des conseils d'autres dépendants. Et ça me fait plaisir que tu réagisse à mon post et que tu prenne le temps de me faire partager ton vécu. C'est important pour moi.

Sinon, pour répondre à ta question, non, je n'ai pas d'a priori à aller consulter un psy. Mon seul problème, comme je te le disait, c'est le fait que consulter impliquerai qu'une partie de mes proches soit au courant, ou, à défaut, se posent des questions...

Alors, si dans 3 ans comme tu dit, rien n'as bougé, j'envisagerai sérieusement une aide extérieur, car cela confirmera le fait que je ne suis pas capable de résoudre ça seul. 

Rien n'est vraiment compliqué en soit, comme dit l’adage: quand on veut, on peu.
C'est juste que c'est un peu ma façon d’être dans la vie. J'ai besoin de me confronter à mes problèmes, et j'ai du mal à faire appel au autres en générale si je sais (ou pense tout du moins) que je peut gérer ça seule. Dans certains cas, ça peut être une qualité, dans d'autres, un défaut, question de point de vue...

Après, je peu tout à fait comprendre que certains consulte et ai besoin d'une aide extérieur. De toute les façons, je ne pense pas que la solution miracle existe, je pense que chaque cas est différents, et que ce qui convient à un ne conviendra pas forcement à un autre... 

Et puis, poster sur ce forum, c'est peut-être une forme de thérapie pour moi, vas-savoir :rolleyes:.

Je continuerai donc à poster sur le forum le plus régulièrement possible.
Pour le moment, ça va ! Ça "commence légèrement" à gratter, mais c'est gérable (les vielles habitudes ont la vie dur). Et puis, point positif, mon morale est revenu au beau-fixe, et ça faisait un moment que ça ne m’était pas arriver. Je pense que j'avais vraiment besoin de m'investir à fond dans ce sevrage, j'envisage la vie de manière plus sereine maintenant que j'ai pris cette décision.
Maintenant, je doit garder ça en tête et garder à l'esprit ce que je ressent en se moment (apaisement, calme, moins d’appréhension, de peur, meilleur estime de moi etc.) et me dire que ça ne fera qu'augmenter au fur et à mesure que j'avancerai loin de toute cette merde...
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RE: Le sevrage d'eric44.
eric44 @ 11-08-2014 09:08:05

Petit post rapide, j'aurai préferai que ce soit pour donner des nouvelles positives...

Rechute donc, j'ai remis le compteur à zéro. 

En fin de semaine, j'ai plus ou moins craqué et me suis MB (sans support visuel et en m'obligeant à chasser d’éventuelles images) pour me soulager de cette tension accumulée.
Le problèmes est qu'en relisant ce que préconise Orroz, et ce que vous pensez de ça en générale, j'ai cru comprendre qu'il été préférable de supprimer aussi ce type de pratique si l'on veut vraiment avancer.

Du coup, dans mon esprit, ce sevrage étant plus ou moins clean, j'ai craqué. Ça m'as entre guillemets "donné une excuse" pour rechuter avec des vidéos... Dans ma tête, c’était déjà mort en quelques sorte, j'était déjà aller trop loin.
Du coup, plus j'y réfléchis et plus je me dit que ce n'est pas "net" comme sevrage, aussi, après avoir tourné ça dans ma tête, je relance le compteur à partir de ce matin, en supprimant, en plus du porno, la MB.

Sinon, pour faire un petit bilan de cette première période, j'arrivais plutôt bien à gérer, le manque ne s'est pas trop trop fait sentir jusqu'à présent (même si j'ai fait l'erreur de céder à la facilité en pensant que c’était "tolérer" et que ça a entraîné une rechute)...

Je suis en congés pour un petit moment, alors, je vais mettre à profit ce temps libre pour me "recentrer" sur moi-même, m'accorder du temps, ainsi qu'à mon couple, me reposer et reprendre un peu le sport, histoire de me sentir un peu plus seins, dans mon corps comme dans ma tête... Positive attitude en somme :D

Ça me fout les boules d'avoir rechuté, mais j'ai fini le boulot sur les chapeau de roues, éreinté, H.S, alors, quand je me suis "autorisé" ce soulagement, ça à ouvert la porte à la suite. Dans ce même temps, une grosse dispute à éclaté avec ma compagne, du fait de ma fatigue excessive, donc ça ne m'as pas aidé, même si ça n'excuse rien...

Donc, maintenant plus d'excuses, d'autant que maintenant qu'on à mis les choses au clair avec ma compagne, je suis plus serein, plus calme, et moins à cran. Je redécouvre déjà mon couple, plus de complicité, moins de tensions.

Je repart donc plus motivé que jamais, je sent que c'est en bonne voie !
Je relance donc pour 30 jours dans un premier temps, RDV dans une semaine pour un premier bilan...
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RE: Le sevrage d'eric44.
Stef @ 11-08-2014 12:08:18

Salut Eric,

La rechute fait partie du processus de guérison. Il ne faut donc pas en culpabiliser, d'autant plus que tu n'es pas responsable de cette addiction et que notre volonté à ses limites face à elle.

La définition d'une rechute (et donc du sevrage) varie d'une personne à une autre. Il n'y a pas "une" bonne définition. Ceci-ci, il semble bien que souvent la poursuite de la masturbation soit un frein au sevrage chez beaucoup de dépendants. Il est donc préférable je pense de se sevrer également de la masturbation. La masturbation n'est pas un problème en soi mais sa pratique est rarement saine chez un dépendant sexuel. Enfin, c'est mon avis sur la question.

Sinon par rapport à ton boulot qui est fatiguant, je ne peux que te conseiller d'essayer de te construire des espaces d'expression de toi même. Des moments où tu t'investis dans des activités (personnelles ou avec d'autres). Cela peut être très variable : dessin, musique, sport, ballades, photo, activités associatives... A toi de voir ce qui pourrait te convenir. Ces moments aident à relâcher la pression et peuvent éviter de vouloir se soulager dans la porno. Quand on fait un sevrage, il ne faut pas abandonner l'addiction pour le "vide". Il faut remplacer l'addiction par d'autres choses plus positives.
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RE: Le sevrage d'eric44.
Aleister @ 11-08-2014 12:08:50

Je crois que tu suis la bonne voie. Je dois dire qu'expérience faite, un sevrage sans masturbation est effectivement plus solide. Je tiens comme ça depuis 4 mois et même si c'est dur, je n'ai jamais tenu aussi longtemps alors qu'auparavant, je m'autorisais la masturbation sans porno. Pour moi aussi, la masturbation est la lézarde qui fait s'écrouler le mur.
Courage à toi!!!
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RE: Le sevrage d'eric44.
Fightforfreedom @ 11-08-2014 13:08:32

Au niveau de la masturbation je pense que la bannir est probablement la meilleure solution dans ton cas, surtout si elle est associée au porno et puis ça va te rapprocher de ta femme, ce qui est super :)

Maintenant dans certains cas, notamment le célibat, je pense qu'il est vraiment difficile de s'en passer, au début de mes sevrages, je voulais totalement m'en passer mais je me suis rendu compte que c'était vraiment compliqué...
En fait souvent j'avais envie de me faire plaisir mais pas forcément en regardant du porno, du coup en ce moment j'expérimente un sevrage total de porno mais je m'autorise de temps à autres une masturbation à un moment où je me sens bien et bien souvent avant de faire des activités que j'apprécie. Cette masturbation se fait sans fantasme aucun, uniquement en me concentrant sur mon plaisir et je dois avouer qu'après je me sens vraiment bien !

Le problème avec cette méthode c'est que la frontière entre fantasmes / pulsions et le vrai plaisir est jamais fort loin, le plus important c'est vraiment de bannir tout ce qui est en rapport au porno et aux fantasmes que chacun d'entre nous y associe.
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RE: Le sevrage d'eric44.
eric44 @ 11-08-2014 13:08:57

Merci les gars pour vos réponses, ça fait plaisir de se sentir écoutez, soutenue et c'est agréable de pouvoir se confier sur ce sujet...

Plus j'y réfléchis, et plus je me rend compte que la MB en cours de sevrage été une erreur, et qu'elle m'aurait maintenu dans ce cercle vicieux. Et puis, à vrai dire, je crois que mon caractère "perfectionniste" sur certains points fait que dans mon esprit, ce sevrage était en demi-teinte du coups. Donc, un mal pour un bien, je repart sur une bonne base, sur quelque chose de clean !
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RE: Le sevrage d'eric44.
eric44 @ 17-08-2014 10:08:10

Et une rechute de plus...
De toute façon, je le sentait venir hier. Le plus dur à accepter, c'est le fait que cette merde annihile toute notre volonté !
J'ai beau être remonté à bloque, être emplis de rage face à cette salo...., malheureusement, la colère fini par passer, mais l’addiction elle reste présente...

Je relance donc ce compteur une fois de plus, demain est un autre jours...
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RE: Le sevrage d'eric44.
nono @ 17-08-2014 13:08:43

salut Eric 44

on est dans le même bateau apparement , celui de la LUXURE.
Moi ça fait depuis l'âge de 13 ans que je suis sexolique.
Je visen couple et j'ai deux enfants .Le fait est que déjà se rendre compte de son addiction au sexe et dans mon cas c'est a la cyber pornographie est déjà a mon humble avis un pas vers le rétablissement.Je me permet de te parler de mon cas  non pas pour te conseiller dans tes démarches entreprises pour te soigner mais parce que dans ton parcour je me suis identifié à 90 pourcent et ça me donne la force de m'en sortir.Tu es un brave et te comportes comme un homme :).Le faite est que venir sur le site pour partager ta détresse moral face a cette putain de maladie de merde le prouve.Nous nous donnons mutuellement la force de nous en sortir en partageant nos parcours.
Attendre que ma tendre moitié partes au taffe pour me b......('fin tu m'as compris!)sur des sites de cul alors que sans la vanté ben c'est un canon est en plus, n'as aucune froideur à ce sujet, mentir sur mon état de fatigue pour éviter les câlins du soir , impossibilité de soutenir une conversation sur le c.. sans frustration avec les amis, perte d'énergie isolement insociabilité, dégout profond de soi , impossibilité de regarder une femme dans les yeux et la voir comme objet sexuel, en bref un pervers sexuel dénué d'humanité .
J'ai essayé plusieurs fois de m'en sortir seul ,ben ouai quoi j'ai un égo démesuré pi c'est la honte de se faire aider mais c'est sans compter les putains de rechutes qui font  bien plus mal que le flash que l'on essaye de se procurer en matant des sites de c.. pour s'envoyer sa dose que l'on espère toujours plus puissant  que la précédente sans oublier que le cerveau il lui faut toujours plus car il s'habitue donc on essaye toujours plus avilissant .
Moi il me faut en parler avec ma femme avec des personnes atteintes de la même maladie (forum ou SA;j'ai du bol en y a un pas loin de chez moi).
A mon humble avis je pense être sur la bonne voie j'ai d'abord tout avoué a ma femme attention je ne dit pas qu'il faut systématiquement  le faire on ne sais jamais mais moi j'ai eu la chance qu'elle me comprenne,me soutienne.
Je le fait pour moi, mais aussi pour les miens .Je ne cherche pas à éxiber des faux sentiments d'amour tu vois ce que je veux dire :
-tous ce passe bien dans mon couple
-on fait physiquement un beau couple
-etc...
NON je parle de l'AMOUR VERITABLE et comment tu voie ta vie et travers ta compagne.
Pour moi elle représente ma femme ,ma mère , ma confidente , ma meilleur amie mon reflet dans ma vie d'homme et de père de famille .
Tous ça en plus de mon intégrité mentale , ben j'ai envie de le préserver et c'est pour toutes ces raison que j'essaye de sauver une conscience pervertie par le sexe animaliser qu'est la pornographie . Des instincts aiguisaient par le manque de communication avec mon âme sœur qui pour moi représentaient une normalité du soit disant couple des années 2000
Pour le moment je résiste mais je sais que ce démon de la luxure toujours aussi présent en moi me guette et attends la moindre faiblesse ou frustration pour me réinviter a sa table.
Donc pour moi c'est tentation zéro pas de répit pas de "juste une fois pour voir " car je sais que sa sera pour replonger de plus belle.
Il faut occuper le temps libre,pour moi je me trouve d'autre centre d'intêret ex:la lecture,l'écriture l'astronomie ,la photographie.
J'essaye de déceler de la beauté dans des chose simples comme une vue sur la mer ,mes enfants jouant dans nôtre jardin durant une belle journée d'été.D'ailleurs j'essaie de passer plus de temps avec eu et pour le moment ben ça marche j'ai moins le cerveau qui vagabonde sur des images et fantasmes porno , à chacun son truc:cool:.
Voilà éric44 c'est à peu prés tout ce que je peux te dire de manière résumée de mon addiction et abstinence tiens moi informé de tes avancés et découvertes moral concernanant ton état de sexolique  même si il y a rechute car il n'y a pas de honte a rechuter il faut seulement en tirer partie et éviter de reproduir le shéma qui nous y a conduit .Un peu long ce post j'espère que tu auras réussi a tous lire sans te décourager avant c'est juste que moi aussi , a en parler ben ça me libère TIUSS!
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RE: Le sevrage d'eric44.
eric44 @ 19-08-2014 17:08:15

Rebelote !

Cette fois ci-je l'ai pas vu venir... Ce matin, je me sentait bien (du moins dans ma tête), je pensait que ça aller rouler aujourd'hui, jusqu'au moment où j'ai vrillé...
Ma compagne étant au boulot aujourd'hui, maison pour moi tout seul, toute la journée... je suis passé de série télé à Porn en un clin d’œil, sans rien voir venir.
Pourtant, jusqu'au moment ou j'ai "cédé", tout été très clair dans ma tête, au sujet de l’arrêt du Pron et de tout se qui s'y rattache. Et puis ensuite, le pilote automatique s'enclenche et je suis "impuissant" (mauvais choix de mot) face à ça !

J'avoue que je sature un peu en ce moment, ce sevrage me prend la tête parce que malgré toute ma bonne volonté, mon "double maléfique" fini toujours par se pointer ! Je hais vraiment ce comportement à la limite de la schizophrénie. Un moment, tout vas bien, l'instant d'après, il me "faut ma dose"...

Le plus dur à encaisser, ce sont ces rechutes dernièrement, depuis que j'ai décidé d’entreprendre le sevrage, et qui me laissent au plus bas à chaque fois...
Sérieusement, je suis à deux doigts de tout envoyer se faire fou..., je sature de tout en se moment.

Sans compter que je me traîne une fatigue dingue depuis que je suis en congés. Je sais pas trop si c'est depuis que j'ai attaquer ce sevrage, le fait que je suis passé de 12h de boulot par jours à plus rien d'un coup, ou autre chose, mais je suis moue, démotivé, sur les nerfs, bref une loque humaine (Gérard ! CF: Coluche)
Ma compagne l'a même remarqué puisqu'elle m'as même demandé si je ne faisait pas une petite dépression dernièrement.
J'ai beau tenter de me motiver à reprendre le sport (qui, je le sais, serais hyper bénéfique), pas moyen. J'ai l'impression que je pourrais dormir un an complet tant j'ai accumulé de la fatigue, tant nerveuse que physique. La faute au boulot qui m'as pris la tête ces 4 dernières années, et puis, j'ai aussi un peu l'impression de payer suite à mon "gros investissement" physique après ma séparation d'avec ma précédente compagne...
Comme si le fait de souffler un peu (première vrai "longue" vacances depuis un moment), tout me revenais dessus !
Ajoutez à ça la "malbouffe" (vacances, donc on se prend moi la tête, on fait moins attention et on à plus facilement tendance à vouloir se faire plaisir)...

Je sais pas si ça a déjà été le cas pour vous, de ressentir un gros coup de fatigue lors d'un sevrage ?

Tout ces facteurs conjugués ont fait que j'ai été extrêmement détestable ces derniers jours, grincheux (comme mal réveillé), et du coup, perte de désir totale de ma compagne qui me l'à fait remarqué...

Bref, en ce moment, j'ai plutôt tendance à voir les choses en noires, que de profiter sereinement de mes vacances...
J'en viens presque à me demander si débuter un sevrage hors congés n'est pas préférable (on est occupé par sont travail, ce qui laisse moins de temps pour être tenté) ?

Dans tout les cas, je vais relancer le compteur une fois de plus. Jeudi, nous partons pour quelques jours (1 semaine environs) dans sa famille. Je n'aurait pas d'accès internet hormis éventuellement mon téléphone, ce qui devrait bien éviter ce type de rechutes. 
Je ne serait peut-être pas très disponible pour répondre mais j'essayerai autant que possible.

En espérant que ce changement d'air me sera bénéfique, et que ces quelques jours de sevrage passé lors de mon retour me motiverons pour continuer le combat...

Bon courage à tous !
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RE: Le sevrage d'eric44.
nono @ 20-08-2014 18:08:13

Salut eric44

profite de l'escapade avec ta famille pour te recentrer sur elle je pense que ça pourrait t'aider en ce qui me concerne moi ça m'aide. Ben ouai c'est logique que tu broies du noir les rechutes ça fait toujours mal mais il faut même si c'est dur en tirer partie et analyser autant que possible les cause de cette rechute pour eviter de reproduire les même schémas qui conduise a tous ça. Même si tu es en congés peut être une activité physique te ferait du bien style running ou même la marche.Il y a des beautés autre que le corps ex celle sur un lac un soir d'été ou encore l'odeur d'une forêt sinon une balade matinal les pieds dans le sable humide enfin bref tous ce qui permet par la nature de t'évader spirituellement.Si possible fait ça avec ta femme .Socrate a dit et dieu sait que socrate assure grave "anima sana in corpus sana"une conscience saine dans un corps sain en bref porte toi bien physiquement et tu trouvera les moyens de te porter bien mentalement!Courage Eric44 si on y arrivait du premier coup le site n'aurait pas lieu d'être.

"être est bien plu puissant qu'avoir"SOCRATE 
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RE: Le sevrage d'eric44.
eric44 @ 20-08-2014 22:08:21

Merci nono pour ce message emplis de sagesse, ça fait plaisir, vraiment !
J'en prend bonne note...

Départ demain pour ces quelques jours, depuis que j'ai écrit mon dernier message, j'ai pris le temps d'y réfléchir: je me donne jusqu'à la fin de ces vacances/escapades pour me "laisser aller", me reposer et me "reposer psychiquement" comme tu dit si bien, et je reprend tout ça en mains à mon retour (sevrage, sport etc)...

Merci encore nono pour ton message et bon courage à toi!
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RE: Le sevrage d'eric44.
eric44 @ 29-09-2014 18:09:43

Bon, 
voilà, petit passage rapide. Un moment que je n'avais pas donné de nouvelles, même si je continuai à lire les sujets sur le forum, je n'avais pas grand chose à dire. Chutes, re-chutes et re-re-chutes se sont enchaînés depuis que j'ai pris la decision d'entamer ce sevrage.
Je doit meme dire que j'ai été à un moment, à deux doigts de tout envoyer paitre...

Et puis, lueur d’espoirs, rayon de soleil, ou simplement surcroît de motivation: une semaine sans cette merde !!! :D
Ça faisait des années que ça ne était pas arrivé !
J'avais re-craqué lundi dernier, puis, plus rien depuis, clean ! Pas l'ombre d'une vidéo, d'une image, rien qui s'y rapporte, de pret ou de loin.

Cette semaine à été plus facile que je ne l'aurai pensé, ça s'est fait presque naturellement. Un déclic ? 
Il y à aussi le fait que des nouvelles positives sont arrivées en fin de semaine, ce qui à fait, je pense, que je me suis dit que c’était trop bête de craquer après ça. C’était peut-être le petit coup de pouce dont j'avais besoin pour redémarrer ?

J'ai aussi repris le sport dare-dare depuis un peu plus de 15 jours, du coup, je dors mieux, suis plus en forme, de meilleur humeur, donc j'ai moins tendance à broyer du noir... Je crois que c'est un tout, reprendre soin de soi, des autres, être plus à l'écoute, refaire attention au détails, et peut-être aussi s'accepter, tout simplement...

Du coup, cerise sur le gâteau, ces changements ont un effet bénéfique sur mon couple, je "redécouvre" ma compagne, une complicité naturelle se réinstalle petit à petit, bref que du positif...

Alors, je sais que la route est longue, qu'il ne faut pas crier victoire trop vite, mais c'est déjà un premier pas pour moi. 
Aller, on avance maintenant !
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RE: Le sevrage d'eric44.
manu81 @ 06-10-2014 19:10:42

[size=small]C'est important je crois de se rendre de compte pendant un sevrage, si court soit-il, de ce qu'il nous apporte. Parce qu'après on a d'autant plus de motivation en sachant ce que l'on peut gagner par ce sevrage.  Après, inclure ou non la mb c'est une question personnelle je pense, de mon côté je m'appuie souvent sur la mb "préventive" les moments où je suis plus ou moins sûr de rechuter (journée tout seul avec peu de choses vraiment importantes à faire,...). Mais une fois dans un contexte favorable c'est beaucoup plus gérable de s'en passer je pense.[/size]
[size=small][size=small]Bon courage à toi ![/size]
[/size]
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RE: Le sevrage d'eric44.
eric44 @ 29-10-2014 21:10:42

Putain, j'y arrive pas...

A chaque fois que je pense avancer, je me ramasse à nouveau! Je suis lasse de ces rechutes à répétition, lasse de me sentir comme une merde a chaque fois.

Cette saloperie influe sur mon comportement... Immédiatement apres mon "shoot", je deviens aigris, intolerant a tous, énervé contre tout et n'importe quoi, à tel point que je n'ai plus qu'une envie, d'aller me coucher pour oublier cette nouvelle journée minable et me dire que demain ça ira mieux, même si c'est jamais le cas...

Cette merde fini par me rendre presque dépressif dans les 2 ou trois jours qui suivent le shoot, j'ai tendance à voir les choses en noirs, à me renfermer...

Faut vraiment que je me reprenne en mains, que je réfléchisse a tout ca, a pourquoi je rechute...
Tout vas bien dans ma vie, et j'ai l'impression de rester sur le bord de la route a cause de cette daube, à rester engluer dans cette crasse...

Je sais plus trop où j'en suis
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RE: Le sevrage d'eric44.
Burrhus @ 29-10-2014 22:10:57

Bonjour Eric.
Tu te détestes aprés une chute. Je comprends bien pourquoi. Tu deviens dépressif les deux trois jours qui suivent.
Bon il y a une réaction hormonale auquelle tu ne peux échapper, ce qu'il faudrait faire, c'est mettre ce temps à profit.
Tu ne vas pas voir de psy, et ta compagne ne connait pas le mal dont tu souffres, par rapport à ton humeur de l'après chute. Attention à ne la faire supporter à personne.
Je peux comprendre que voulant tout régler par toi même il y ait en plus de l'humiliation que ces images dégradantes produisent, un sentiment d'échec personnel de n'avoir pas pu te comtrôler.
Tu dis aussi qu'il faut que tu réfléchisse à la manière de comprendre comment se passent les choses.

Je pense qu'il faut peut-être avoir une relation plus affective qu'intellectuelle par rapport à ton mal, imagine toi que c'est comme un jouet de gamin que tu aimes bien et dont tu vas te déposséder, parce que tu vas aller dans la cours des grands, et que tous les grands vont se moquer de toi si tu débarques avec ton hochet de bébé.
Comme tu es seul et que tu ne parles à personne, il faudrait un interlocuteur qui puisse t'écouter dans le ridicule que peu avoir tes obsessions fantasmatiques.
Alors voilà, je te propose une idée.
Quand tu as chuté, et que tu es dans un état réfractaire, moment où l'excitaion est nulle, tu viens sur le forum, et tu t'écris un message privée à toi même, et tu racontes le fantasme et les images qui t'on fait chuter, tu en fais comme l'autopsie, tu les démystifies, tu en fait le deuil, tu les regardes avec serieux et froideur, puisque c'est précisement un moment où tu n'est plus "hot" du tout.
Petit à petit, cela permettra d'enlever une émotion secrète mal placée, tu dé-émotionaliseras ton plaisir solitaire, et tu pouras mieux investir un vécu émotionel plus libéré avec ton amie.
Je fais cela, pas tout à fait de la manière que je te décris, mais d'une manière analogue, et sans enlever ma sensibilité profonde, cela m'aide à ne pas être à fleur de peau et à la merci de la première suggestion érotique.... qui ne manque jamais d'arriver dans ce monde hyperérotisé.
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RE: Le sevrage d'eric44.
florent @ 30-10-2014 08:10:27

Théoriquement si il ne compulse pas quand il a une pulsion, ça monte, ça monte. Il repousse, il repousse et il chute.
Ou alors on passe à autre chose et quelques heures après ou le lendemain, on compulse en récompense.
L'idée c'est de choisir la deuxième solution en accompagnant la pulsion, dans la refouler et en disant "c'est moi qui décide" et en espaçant progressivement les écarts.

On n'est pas des machines, on n'est pas sous hommes!

Bonne idée l'autopsie de Burrhus :-)
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RE: Le sevrage d'eric44.
eric44 @ 30-10-2014 17:10:19

Merci à tous pour vos réponses.

Avec la fatigue, j'ai tendance a tout voir en noir.
Peut-être qu'inconsciemment, j'attend trop de mon sevrage, du coup, à chaque échec, je suis super déçu ?
Pourtant, hormis une grosse charge de travail qui amène de la fatigue, tout vas bien, dans mon couple comme dans ma vie...
Je pense que quelque part, croyant avoir avancé, j'ai un peu "mis de côté" mon objectif, ca m'était un peu sortie de la tête, et du coup je suis retombé dans mes vieux travers sans m'en rendre compte...

Je vais essayer cette technique d'écrire quand je sent que ça monte trop, histoire d'extérioriser tout ca. Comme je le disait quand je me suis inscrit, en parler ou consulter est exclus, donc hormis ce forum et vous tous, je n'ai pas grand monde qui peut comprendre ce que je vis...

Merci encore pour vos réponses et votre soutiens !
Bonne chance a vous
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RE: Le sevrage d'eric44.
eric44 @ 03-11-2014 18:11:24

 Rechute samedi...

A vrai dire, c'est pas pour ça que je suis là aujourd'hui...

Hier, j'ai appris que ma compagne avait plus ou moins "fleurtée" avec un type de son boulot.
Ça faisait déjà un moment que j'avais des doutes, on s’était déjà disputé à ce sujet.
Son comportement avais changé, elle paraissait cacher des choses, et un soir, en rentrant du boulot, je l'ai surprise à "textoté", et elle s'est "décomposée". C'est là que j'ai su la première fois.

Elle m'as jurée qu'il ne s’était rien passé, que je me faisait des idées, que c’était une amie à elle. A force de discussion, elle à fini par m'avouer qu'un gars de son boulot lui tournait autour, mais qu'elle avait été clair avec lui, et qu'elle ne ressentait rien pour lui.
J'ai accusé le coup, mais nous sommes passés à autre chose. La vie reprenais son cours, nous refaisions des projets.

Puis, j'ai remarqué que sont comportement changeait depuis cette histoire, elle se "renfermé sur elle". J'ai fini par lui demandé ce qui n'allait pas, et comme elle ne disait rien, j'ai fini par lui dire qu'elle avait changé, que pour moi, ce n’était pas aussi clair qu'elle le disait...
Elle à fini par m'avouer qu'elle avait eu des sentiments pour ce gars, qu'elle avait douté de notre couple...

Du coup, j'ai l'impression d'avoir pris un coup de massue à travers la gueule... Je ne sais plus si je suis sensé la croire sachant qu'elle m'as caché déjà la vérité 2 fois. J'ai l'impression que plus je creuse, plus je lui pose des questions, et plus elle est "impliquée"

De "il n'y à rien, tu te fait des idées", on est passé à "c'est juste un type du boulot qui me cours après, mais j'ai été clair avec lui, et ce n'est pas réciproque", à "j'ai aussi eu des sentiments pour lui, et j'ai douté de notre couple".

j'arrive pas à comprendre pourquoi elle continuais à faire des projets avec moi, si d'un autre coté, elle avait cette relation avec ce type. D'ailleurs, je sais meme pas jusqu'où c'est aller ? Elle à tout foutu en l'air, la confiance que j'avais en elle. On venait de signer le compromis d'un appartement, on parlais bébés, chien etc...

Je sais plus trop où j'en suis, ce que je suis sensé faire, comment réagir. Je sais même plus si j'arriverai à lui faire confiance...
Une partie de moi à envie de savoir ce qu'il s'est réellement passé, une autre à peur de le découvrir...

J'ai beau être dépendant, j'ai toujours était présent, je me suis toujours investit dans notre couple, et, sans me chercher d'excuses, le Pron n'à jamais empiété sur notre vie...
Ça me pendait au nez, c'est peut-être le juste retour de bâton pour toute cette merde ? Je sais plus là...
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RE: Le sevrage d'eric44.
Dexter @ 03-11-2014 19:11:02

Hello Eric

Il est difficile en effet de savoir à quel point tu peut être responsable, ou pas, de la situation. Le porno, même si on fait attention, a forcément une incidence sur notre "vraie" vie. Et le sevrage est tellement prenant qu'il nous fait, nous aussi, nous renfermer sur nous même. j'ai tendance, moi même, à être moins présent pour mon couple, parce que concentré à lutter...

C'est peut-être le cas pour ta femme. La clé, c'est de communiquer. Essaie de lui parler, aux moments où la tension sera un peu retombée, lorsque vus pourrez parler un peu sereinement... Je ne sais pas depuis combien de temps vous êtes ensemble, mais votre couple a l'air solide. Et si elle ne tenait pas à vous, elle aurait tout dit rapidement, histoire que les choses bougent.

Je n'ai pas bcp d'expérience et ne veut pas donner de mauvais conseil, mais si je me trouvais dans cette situation, je n'essaierais pas d'en savoir trop. Ce n'est pas toujours utile de fouiller, cela risque parfois de faire mal, alors que finalement, votre couple est sans doute solide. En revanche, je serais plus à son écoute, plus présent. peut-être un peu plus attentif, aussi, à ses agissements. Car ne pas savoir ce qui s'est passé, ok, mais se voiler la face sur ce qui pourrait encore arriver là non. J'essaierai ainsi de lui montrer que je la laisse libre et responsable de ce qu'elle a pu faire, mais que plus rien ne doit se passer et que je serai vigilant.

@+
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RE: Le sevrage d'eric44.
eric44 @ 18-04-2015 21:04:52

prêt de 5 mois on passé depuis mon dernier message. Force est de constaté que depuis celui-ci, même si nous avons "réussi" à surmonter cet incident, pour ma part, je suis toujours englué dans cette merde...
Des rechutes à repetitions (à vrai dire intérieurement je ne me considérai plus vraiment en sevrage mais "vivais l'instant présent"), surtout ces 15 derniers jours...

Peut-être qu’intérieurement je n'ai pas aussi bien digérait cet incident et surement que je n'ai pas était vigilent... Je me dit que le sevrage sera du même acabit que pour un ancien alcoolique: ne jamais réessayer ne serait-ce qu'une fois sous peine de replonger illico...

Du coup, je me dit qu'il faut que je reprenne là où je me suis perdu, là où j'ai lâché, et que je refasse ce chemin, encore et encore parce que je veux vraiment me sortir de cette merde, cette "poisse" dans laquelle je suis englué depuis bien trop longtemps...

Bon courage à tous, je tacherai de poster régulièrement pour faire le point

PS: il est maintenant clair que mon état influx directement sur mon couple, c'est un fait ! d'où l’intérêt de m'en sortir au plus vite sous peine de tout perdre...
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Le sevrage d'eric44.
Burrhus @ 18-04-2015 22:04:07

Bonjour Éric.

En cinq mois tu as évoluer puisque tu reconnais que tes habitudes addictives influent sur ton couple. Elles influaient avant, mais, peut-être que cela n'apparaissait pas encore en surface.

J'ai toujours été étonné du bienfait que ce forum m'apportait quand je parlais de moi sur les deux sujets de témoignage et de sevrage que j'ai ouvert.

Dernièrement, j’ai posté sur le sujet de mon questionnement de quand j'étais acteur porno. C'est un sujet que j'avais délaissé depuis sept mois, et ce sont des points que j'abordent avec ma psy en ce moment.

Et bien autant le travail fait avec elle en psy me fait avancer, autant écrire ici est différent, parce qu'ici, il y a collégialité de souffrance, et la souffrance partagée avec un "semblable" a un effet antalgique.

Cette effet est d'autant supérieure à défaut d'être complémentaires. Il est presque thérapeutique. Replacé ma mauvaise image dans dans une communauté rendue digne par son combat, transforme l'image. Le porno avilit tellement. Ce combat est invisible ailleurs et pourtant, hautement méritoire. Ici nous voyons aussi le mérite que nous avons de ne pas baisser les bras.

Ne te prive pas de cela, comme tu le suggères toi-même, ne t'en prive plus. Et bonne nouvelle série puisque comme tu le sais on ne repart jamais à zéro, mais de l'endroit où l'on s'était arrêté.
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RE: Le sevrage d'eric44.
eric44 @ 19-04-2015 14:04:55

Merci Burrhus pour ton passage.

C'est vrai que poster sur ce forum est une sorte de thérapies.
Ici, on à pas l'impression d’être jugé puisque nous sommes entre-nous, entre dépendant et ça permet de se livrer, de dire ce que l'on ressent, sans crainte d’être mal jugé, et on se sent compris...

j'ai relu pas mal de témoignages de dépendants, ça fait du bien de ne pas se sentir seul, et ça remet les idées en places... Pour l'instant, j'ai les idées claires, mon "dernier shoot" date d'hier... Ce que je doit faire, c'est éviter les situations qui me conduisent à rechuter, rester seuls devant un ordi à la maison ou au boulot. Aujourd'hui j'ai beau être seul à l'appart, je n'ai pas de désir étant donné que j'ai "consommé hier", donc le désir ne se fait pas sentir... C'est demain que le vrai défis commence...

Et puis, le boulot m'as vachement "lassé" dernièrement. J'avais un peu l'impression de faire métro/boulot/dodo. Grosse lassitude ! Du coup, j'avais même pas spécialement envie de rentrer à l'appart le soir après le boulot (travail pénible et rédhibitoire, et ambiance un peu "tendu" à la maison après l’épisode de ma compagne avec le gars de son travail), du coup je traînais au travail et je finissait par rechuter sur les ordis quand tout le monde était partis...

Du coup, je me dit que je doit essayer de positiver, et je vais essayer de me coucher le soir en trouvant au moins une chose positive de ma journée, que ce soit dans le travail, un moment de complicité avec un collègue, ma compagne, le soleil, n'importe quoi tant que c'est positif.

A suivre donc...
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RE: Le sevrage d'eric44.
eric44 @ 20-04-2015 18:04:06

Petit passage rapide.

Mon post fera donc office de journal de bord...

Aujourd'hui, journée pénible avec la chaleur. Malgré tout, morale au beau fixe, et dans mon couple tout vas bien...
Aller, pour rester dans l'optimisme, les points positifs de la journée: tout vas bien dans mon couple (ça fait du bien de le dire), j'ai plutôt le morale (l'euphorie des débuts de sevrage où le manque n'est pas encore trop présent ?) et nous avons eu droit à du beau soleil toute la journée...

Le plus dur reste à venir, mais je vais tacher de faire front cette fois-ci.

Sur-ce, je cours retrouver ma petite femme, courage à tous dans vos sevrages
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RE: Le sevrage d'eric44.
eric44 @ 21-04-2015 20:04:09

[font=Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif][size=x-small]Une nouvelle journée passée loin du porno...[/size][/font]


[font=Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif][size=x-small]Certes, je n'en suis qu'au début de mon sevrage, mais déjà, mon "cerveau reptilien" réclame insidieusement sa dose. Je m'en rend compte quand au réveil, des pensées érotique traverse mon esprit. Je les chasses rapidement, mais plus tard, c'est lors d'une discussion avec un collègue qui me parle d'un actrice (non porno) que je me surprend à me dire: "tiens, il faudra que je regarde sur Google de quoi elle à l'air". [/size][/font]
[font=Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif][size=x-small]Bien sur, ça peut paraître anodin pour un non dépendant, mais dans mon cas, c'est souvent le point de départ d'un "écart". On commence par regarder à quoi elle ressemble, puis on cherche des photos d'elle plus "dénudé" et généralement on termine dans le hard...[/size][/font]
[font=Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif][size=x-small]C'est fou comme les vieux schémas ont la vie dur, et comme des années de réactions bien rodés, presque des réflexes avec le temps sont difficile à oublier, et c'est toute une nouvelle réflexion, une nouvelle manière de faire qu'il faut réapprendre...[/size][/font]


[font=Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif][size=x-small]Bref, j'ai lu ces dernier jours pas mal de témoignage de dépendant. Dans beaucoup de cas, certains d'entre-eux ont eux des circonstances particulières qui les ont menés à cette dépendance: une enfance difficile, une famille brisé, un drame (décès, abus sexuel) etc.[/size][/font]
[font=Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif][size=x-small]A la lecture de ces témoignage, je me suis mis à gamberger, et ai fini par me demander ce matin, sous la douche, comment pour ma part j'avais pu en arriver là, qu'est-ce qui m'avait conduit là ?[/size][/font]


[font=Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif][size=x-small]Vous avez, pour la plus-part, tenter d'analyser ce qui vous a conduit à cet addiction, et j'ai beau essayer de me trouver une raison, à vrai dire, j'ai du mal. C'est vrai, j'ai une famille formidable, des parents qui vivent toujours ensemble, avec des hauts et des bas, comme tout les couples. Je n'ai jamais eu de traumatisme enfants, et à bien y réfléchir, j'ai eu une enfance plus qu'heureuse... Mes parents ont, je suppose, une sexualité de couple "moyen", et enfants, je n'ai pas le souvenirs que nous ayons vraiment abordé ce sujet. Je n'ai jamais vu de choses à trait à leur sexualité (Porno, Préservatif), et mes parents n'avait pas l'habitude de se promener nue devant nous ! [/size][/font]


[font=Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif][size=x-small]C'est vers 10 ans que j'ai été confronté pour la première fois à de la pornographie en tant que tel, chez un copain dont les parents était un peu plus « laxiste » sur le sujet. Nous regardions des magazines, mais à 10 ans, il s'agissait plus de curiosité que de réelle excitation.[/size][/font]


[font=Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif][size=x-small]Au collège, nous parlions de sexe comme tout les gamins, et nous nous échangions des k7 porno. A cet époque, j'avais récupérer une vielle TV noir et blanc que je cachais dans ma chambre. Je me souviens avoir passé un certains nombres de dimanche à attendre que la maison s'endorme, pour allumer le poste et « capter » la diffusion du téléfilm érotique d'M6... Toute un époque.[/size][/font]


[font=Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif][size=x-small]Je crois que c'est vraiment avec l’avènement de la téléphonie mobile que les choses se sont accélérés pour moi. Je me souviens d'avoir « bouffé » bon nombres de recharge Mobicarte pour avoir accès à quelques malheureuse minutes d'image porno sur l'internet mobile. C'est vraiment à ce moment là que le besoin et le manque se sont pointés, et qu'il fallait rapidement céder à cette pulsions, par quelques moyens que ce soit...[/size][/font]


[font=Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif][size=x-small]« l’ère numérique » étant arrivé en retard chez mes parents, c'est réellement à ma majorité que les choses se sont gâtés. A cette époque, j'avais récupérer l'ancien ordinateur familiale qui venait d’être remplacé pour l'installé dans ma chambre... avec une connexion internet. Je n'avais plus de limite, plus de « contrôle », j'était « isolé ». C’était à la fois merveilleux et effrayant. Tout un nouveau monde s'offrait à moi, des images, des fantasme, des pratiques dont je ne soupçonné même pas l’existence . Une questions, une envie ? Il me suffisait de taper ça dans le moteur de recherche pour être « exaucé ». [/size][/font]
[font=Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif][size=x-small]Je me rendait compte que l'ordinateur était chronophage. Je passait une bonne partie de la nuit à la recherche de porno, beaucoup de temps le week-end. Une fois assouvie mes pulsions, parfois plusieurs fois par jour, bien souvent, je n'avait plus l’énergie, ni l'envie de sortir...[/size][/font]


[font=Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif][size=x-small]Je garde un très mauvais souvenir de cette période. Un soir, en surfant de site en site, je suis tombé sur des images d'enfants. J'ai fait une déclaration en ligne pour dénoncer et faire retirer ce site, mais pour moi, le mal était fait. J'avais peur, j'était choqué et je ne savais pas trop quoi faire. Je n'en ai jamais trop parlais, un trop honteux d’être tombé là dessus...Et puis d’ailleurs, en parler à qui ?[/size][/font]
[font=Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif][size=x-small]J'ai eu des idée noir suite à ça, et ça à été dur, très dur...[/size][/font]


[font=Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif][size=x-small]Je me suis dit que je devais rebondir, que je devait me servir de ça pour tout arrêter. Dans mon cerveau: le porno, c’était le mal. J'ai recraqué le jour même et c'est là que j'ai pris conscience de la puissance de mon addiction. Le seul point positif et que j'ai découvert le site d'Orroz à cette période. C'est lui qui m'as permis de mettre un nom sur le mal qui me rongeais. C’était il y à plus de 10 ans, et aujourd'hui, je suis toujours engluait là dedans...[/size][/font]


[font=Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif][size=x-small]A cette époque, je venais de rencontrer mon ex copine qui allait devenir mon ex compagne. Nous étions jeune, c’était pour tout les deux nos premières relations sexuelles. Nous sommes restés 6 ans ensemble, et durant cette période, mon addiction ne m'as jamais quitté. Parfois en sommeil, parfois présente sous formes de « vagues de crises ». Je me souviens de disputes liées à mon addiction et à des photos que j'avais oublié d'effacer sur mon téléphone. Mon ex compagne ne connaissait rien de mon problème, et à bien y réfléchir, je ne pense pas qu'elle aurait pu le comprendre. Nos relations sexuelles était « basique », presque « plates » et sans reliefs. Pourtant, je n’éprouvais pas de frustrations étant donné que c’était ma première partenaire et que je n'avais pas d'autres« références ».[/size][/font]


[font=Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif][size=x-small]Ayant grandis ensemble durant ces 6 ans, la vie à fait que petit à petit, nous avions pris des chemins différents. Nous n'avions plus la même vision des choses. Malgré tout, je doit dire que je n'ai pas vu arriver la séparation et le jour où elle m'as annoncée ne plus vouloir continuer m'as fait l 'effet d'un coup de massue.[/size][/font]
[font=Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif][size=x-small]Mon monde s'écroulais, je ne comprenait pas. J'ai passé les 6 mois suivant la rupture un peu comme un ermite. Je ne voulais voir personnes, j'avais de la rage en moi et je pense qu'une des choses qui m'as permis de garder la tête hors de l'eau et de canaliser ma colère à réellement été le sport. Je l'ai beaucoup pratiqué... J'avais besoin de digérer ça seul, et le sport à été le moyen de me confronter « physiquement » à ma douleur et de la vaincre.[/size][/font]
[font=Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif][size=x-small]Voilà probablement la raison pour laquelle je ne souhaite pas parler à mes proches de mon addiction et de mon sevrage, ni me faire aider d'un thérapeute.[/size][/font]
[font=Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif][size=x-small]Je pense également qu'une partie de moi à été élevé avec un modèle familiale où mes parents se sont toujours débrouillé seuls pour faire face à leurs problèmes. C'est ça qui à fait de moi, en partie, ce que je suis devenu...[/size][/font]
[font=Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif][size=x-small]J'ai tellement digérer ça seule, refoulé mes sentiments pour m'endurcir (seul moyen que je voyait pour « survivre à ça ») que lors d'une précédente dispute avec ma compagne actuelle, celle-ci m'as dit que j'avais un « cœur de pierre », et certains de mes amis m'ont dit que je ne faisait pas dans le sentimentale et que c’était blanc ou noir, mais que je tranchais. C'est dire si j'ai bien réussi à surmonter les choses, du moins en apparence...[/size][/font]


[font=Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif][size=x-small]De cette période, et de cette histoire, je garde de beaux souvenirs, mais également une pointe d'amertume, pas envers elle, mais pour les dommages collatéraux liées à cette rupture, les amis perdus, cette bande de potes, un peu une famille en soit quand ont à 20 ans, et qui ne seront plus jamais réunis...[/size][/font]




[font=Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif][size=x-small]Aujourd'hui, j'ai fait le deuil de cette histoire. J'ai rencontré quelqu'un, ma compagne actuelle, avec qui je vie, mais il subsiste toujours cette addiction. Cette chose qui me pousse à mentir et me cacher, cette partie de moi qu'elle ne connaît pas et dont j'ai honte...[/size][/font]
[font=Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif][size=x-small]De plus en plus, après le shoot, je deviens irritable, irascible, intolérant. Je n'ai plus qu'une hâte, me coucher pour oublier cette salle journée en priant pour que la suivante soit un peu meilleur... [/size][/font]


[font=Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif][size=x-small]voilà pourquoi pour moi, il est urgent de lâcher cette merde, parce que je ne vie plus, tout juste je survie...[/size][/font]


[font=Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif][size=x-small]Je ne sais pas pourquoi j'en suis arrivé là, quelle raison m'as poussé à être dépendant. Peut-être un manque d'assurance dans ma jeunesse, la peur du rejet, avoir été un peu le « vilain petit canard » ? Allez savoir...[/size][/font]
[font=Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif][size=x-small]Peut-être qu'à la lecture de mon post, certains d'entre-vous y verrons plus clair que moi. Parfois, quand on la tête jusqu’au cou dans la merde, on fini par ne plus rien voir...[/size][/font]


[font=Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif][size=x-small]Désolé pour la tartine, je me raconte beaucoup, mais ça m'as fait du bien d'avoir partagé ça avec vous...[/size][/font]
[font=Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif][size=x-small]Merci de m'avoir lu.[/size][/font]


[font=Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif][size=x-small]P.S : point positif de la journée : j'ai partagé un sujet grave que je n'avais jamais évoqué,avec vous tous aujourd'hui...[/size][/font]
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RE: Le sevrage d'eric44.
Corto @ 21-04-2015 21:04:51

Salut Eric,

je me retrouve beaucoup dans ton histoire dont je découvre les derniers posts.
Une simple mauvaise habitude au départ, qui dégénère en compulsion+++
Une première copine (perso assez tard) avec qui je suis resté longtemps, sans que ce soit le pied au lit (je crois qu'elle n'a jamais joui en 7 ans, en tout cas avec moi :-( ).

Moi non plus je n'ai pas un point de départ brutal dont j'aie eu conscience et à partir duquel je me suis dit "je suis en train de filer un mauvais coton". Par définition du refoulement... et puis l'esprit trouve son chemin pour survivre!
Pourtant je suis sûr qu'un jour tu trouveras quelque chose, comme je l'ai (re-) trouvé il y a deux nuits en me réveillant à 4h du mat, perturbé par un livre de Boris Cyrulnik où il explique très bien ce qu'est la mémoire traumatique. Chez moi cet événement (des petits camarades de classe à l'âge de 5 ans m'ont forcé ainsi que ma petite amoureuse à nous embrasser sur la bouche) n'était pas du tout aussi brutal que certains drames qu'ont vécu nombre de nos collègues sur ce forum, pourtant il était violent aussi. Je ne l'avais pas oublié, j'en avais même déjà parlé à un psy alors qu'on ne se focalisait pas sur la dépendance, mais je n'y pensais pas souvent et je réalise à présent que c'est à cause de cet événement que dorénavant j'allais cacher mes sentiments à mes proches (pour ne plus me faire torturer) et développer un monde secret et de la sorte cette addiction.
Je suis content et je vais retourner voir un psy que j'apprécie car je ne veux pas lâcher cette piste, je veux savoir qu'en faire pour transformer mon sevrage au porno (8 ans , mais je me sens toujours très instable affectivement) en plus de sécurité.

Petite cause, grands effets.

Tu dis bien que quand on est dedans jusqu'au cou on est mal placé pour comprendre.
Illustration de cela au passage, grâce à ton post de novembre avec ta femme qui flirtait avec un gars. Content de voir que ça se règle, d'ailleurs. Tu vois, à distance, comme nous pouvons être de mauvaise foi : on se gave de porno en secret en osant dire que ça n'influe pas sur le couple, et elle qui est émoustillée par un gars qui la drague et le reconnait quasi aussi vite, on en ferait un casus belli! Bref.


En conséquence je pense que ça vaut la peine de te faire aider par un psy pour y voir plus clair. (cfr le post récent d'Asmyr sur les niveaux de travail sur soi contre l'addiction)

Courage, Eric.


Corto
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Le sevrage d'eric44.
Burrhus @ 21-04-2015 22:04:22

Merci, Éric de ton beau et poignant témoignage. Ce site me permet de déposé ce que je ne peux dire à personne et qui une fois dis... me libere de l'isolement et de la souffrance qui va avec.
Je pense qu'un jour tu te feras aider par un bon professionnel et tu avanceras encore, mais peut-être n'es tu pas pret.

@ Corto oui je pense que ton expérience à 5 ans est très importante, tu as été contraint pour être socialement intégré, à rentre impudique l'innocence d'un élan amoureux authentique... C'est traumatisant. Surtout le baiser de la bouche, qui est ce qui est le plus secret des messages.
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RE: Le sevrage d'eric44.
Atarax @ 22-04-2015 13:04:51

Bonjour Éric,

Merci pour ce long témoignage, et de t'être ouvert ainsi.

Je l'ai personnellement trouvé d'autant plus intéressant qu'il a trouvé des résonances en moi, je retrouve pas mal de similitudes entre ton parcours et le mien.
Je me pose moi aussi beaucoup de questions sur l'origine de mon addiction, et je me sens parfois « gêné » face aux histoires des autres membres, qui ont un passé beaucoup plus complexe que le mien, et qui me font presque l'impression d'être un privilégié, ou un enfant gâté.

Merci à toi aussi Corto pour ton message, ça me fait réfléchir à certains épisodes de mon enfance...
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RE: Le sevrage d'eric44.
eric44 @ 22-04-2015 18:04:02

Disse 'NostrumFellow' pid='56367' dateline='1429701531':
Je me pose moi aussi beaucoup de questions sur l'origine de mon addiction, et je me sens parfois « gêné » face aux histoires des autres membres, qui ont un passé beaucoup plus complexe que le mien, et qui me font presque l'impression d'être un privilégié, ou un enfant gâté.



C'est un peu le sentiments que j'ai oui... Mais je me dit que peut importe le "point de départ", la finalité reste la même pour nous tous....

Disse 'Burrhus' pid='56346' dateline='1429647382':
Je pense qu'un jour tu te feras aider par un bon professionnel et tu avanceras encore, mais peut-être n'es tu pas pret.

Probablement pas encore, j'y arriverai peut-être si je suis toujours là dans quelques années... Pour le moment, comme je disait dans mon dernier post, même si je sais que c'est délicat, même si je sais que je me suis déjà ramassé à tenter un sevrage par moi-même, j'ai besoin d'essayer, de me confronté à ça, seule... Comme je l'évoquais dans mes premiers postes, il est difficile de concevoir une thérapie avec un professionnel sans éveiller de soupçons de la part de mes proches du fait de mon emploi du temps déjà bien pleins... Et j'ai aussi du mal à accepter de l'aide extérieur en générale (ça aussi m'as copine me l'as déjà reproché), même si je fait des efforts sur ce sujet...

Disse 'Corto' pid='56344' dateline='1429646211':



En conséquence je pense que ça vaut la peine de te faire aider par un psy pour y voir plus clair.  (cfr le post récent d'Asmyr sur les niveaux de travail sur soi contre l'addiction) 

Courage, Eric. 


Corto


réponse idem à Burrhus...


Merci à tous pour vos réactions sur mon post ! Une chose est sur, le fait d'avoir "vidé" un peu mon sac hier m'as enlevé un poids. Un poids de quoi ? Je n'en sais rien car cela n'as rien d'exceptionnel, mais je pense qu'avoir pu sortir ça, et être lu par des gens dans le même radeau que moi, sans crainte d’être jugé, pour une fois, ça fait du bien !

Aujourd'hui, je n'ai pas eu de manque, faut dire qu'au boulot, nous n'avons pas chaumé donc ça occupe l'esprit aussi... A voir les prochains jours, pour le moments, je suis plutôt positif et ça c'est déjà un gros changement en soit parce que cette merde fini par vous faire voir la vie en noir et blanc (hormones ?)...

Aller, pour continuer sur ma "mouvance positive": Point positif du jour: bien avancé dans mon boulot, pas de manque et pas l'ombre de cette saloperie qui m'as hanté toute la journée...

Je file retrouver ma compagne, merci à tous et courage à vous !
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RE: Le sevrage d'eric44.
eric44 @ 23-04-2015 19:04:15

Passage rapide du jour, pour le moment tout vas bien, le manque n'est pas trop présent.

Point positif, depuis le début de mon sevrage, nous nous sommes réconcilié ce même jour avec ma compagne suite à une dispute lié à mon "éloignement personnel" au seins de mon couple, dispute principalement dû au porno et l'effet qu'il produit sur moi (fatigue, irritabilité, isolement) et aussi peut-être un peu à des choses pas totalement digérés suite à l'histoire avec le gars à son bouleau. 
Je me suis dit qu'il fallait que je reprenne ma vie en mains de manière générale, et ça passait prioritairement par mon couple.

Depuis le début de mon sevrage et cette réconciliation donc, je redécouvre mon couple. Nous sommes plus attentionnés l'un envers l'autre, c'est un peu comme un nouveau départ... Une part de moi reste sur ces garde car pour le moment le manque reste gérable et si le porno à un effet hormonal négatif après le shoot, il peut aussi avoir un effet euphorisant lors d'un arrêt momentané. Donc je tâche de profiter de l'instant présent tout en faisant attention à ne pas reproduire les mêmes schémas habituels...

Point positif du jour: Je suis heureux de rentrer chez moi, et ça, ça faisait un moment que ça ne m’était plus arrivé !
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RE: Le sevrage d'eric44.
eric44 @ 24-04-2015 18:04:39

Aujourd'hui, le manque deviens plus présent. Pas trop de problème dans la journée quand je suis occupé, mais là maintenant que je suis seul devant l'ordi, c'est plus difficile de na pas dévier. Comme je le disait, les vieux réflexes ont la vie dur et si je ne fait pas gaffe et ne garde pas à l'esprit que je doit me "fliquer", je peut vite r'emprunter la ppente savonneuse qui m'as conduit içi !

Et puis force est de constater que le sexe est omniprésent aujourd'hui dans notre société et plus particulièrement dans nos média. Vous cliquez sur un moteur de recherche et tombez sur des articles hyper racoleur qui parlent de stars fières de leurs seins, de photos sexy de stars "quiches" de la TV(poubelle)réalité... C'est déjà pas évident de ne pas aller cliquer sur ces liens pour voir de quoi il retourne (même si je sais par avance que ces "articles" ne sont fait que de vide), mais c'est carrément de la provocation pour un porno dépendant comme moi. Ça me fait un peu l'effet d'un diabétique dans une confiserie: t'as envie de goûter à tout mais tu peux pas parce que c'est néfaste pour toi...

Point positif: c'est le weekend, ça va me permettre de m’éloigner un peu d'internet (disons plutôt "d'internet sans surveillance") ce qui devrait me permettre de mettre 2 jours de plus entre moi et mon dernier shoot et d'avoir l'espoir de réduire encore un peu le manque...

Bon weekend à tous et bon courage dans vos sevrages !
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RE: Le sevrage d'eric44.
Corto @ 24-04-2015 22:04:57

Disse 'eric44' pid='56422' dateline='1429892079':

Et puis force est de constater que le sexe est omniprésent aujourd'hui dans notre société et plus particulièrement dans nos média. Vous cliquez sur un moteur de recherche et tombez sur des articles hyper racoleur qui parlent de stars fières de leurs seins, de photos sexy de stars "quiches" de la TV(poubelle)réalité... C'est déjà pas évident de ne pas aller cliquer sur ces liens pour voir de quoi il retourne (même si je sais par avance que ces "articles" ne sont fait que de vide), mais c'est carrément de la provocation pour un porno dépendant comme moi. Ça me fait un peu l'effet d'un diabétique dans une confiserie: t'as envie de goûter à tout mais tu peux pas parce que c'est néfaste pour toi...



Bé oui Eric,

mais le diabétique qui accepte sa maladie ne rentre plus dans les confiseries et trouve son bonheur ailleurs.

On est bien d'accord que notre société est toxique. Eloigne-toi de ces sites-là!

Courage,

Corto
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RE: Le sevrage d'eric44.
eric44 @ 24-04-2015 23:04:59

Nouvelle rechute...

Et maintenant que je suis "redescendu", je reviens poster comme pour confesser mes tords. Je hais vraiment celui que je deviens quand le manque prend le dessus. Mon cerveau se met en "pilote automatique" et je suis le spectateur de mes propres pulsions... C'est comme si je me voyait de très loin au dessus entrain de glisser vers le porno et qu'une voir tres lointaine me dise que je fait une connerie, que c'est mal... Mais c'est voix est trop faible, de plus en plus jusqu'au moment ou ele se tais, presque comme résigné...
Et le côté Hyde de mon être prend une fois plus le dessus en détruisant au passage toujours plus le pauvre docteur Jekyll. C'est à la limite du dédoublement de personnalité !

Et a chaque fois la redescende et pire, j'angoisse, je suis mal, nauséeux. Je le sait pourtant que je serait comme ça a l'issue de ce "plaisir" qui n'est qu'un leurre mais la dépendance prend le dessus sur mon conscience annihilant un peu plus à chaque fois la combativité et mon optimisme sur d'éventuelle chances de guérisons... 

Je maudit vraiment le jour ou j'ai mis le doigt dans l'engrenage car la vie avec cette addiction n'est pas une vie...
[hr]
Je déteste reelement celui que je deviens "contre mon gré" au fur et à mesure que je m'enfonce dans cette poisse. De moins en moins mon esprit tolère ces visions, et j'ai beau me dire que le temps fini toujours par guérir les blessures, j'ai peur que certaines ne se referme jamais totalement (je pense a mon subconscient). 

C'est tellement paradoxale: je déteste le type que je deviens sans pouvoir m'en empêcher. Je ment. Je ment en permanence, a mes proches quand ils me demandent comment ca vas, à ma compagne quand je rentre tard le soir en lui disant que j'ai trop de bouleau, pas vu l'heure etc. Et je me ment a moi même quand je me dit qu'un shoot de plus ne le fera rien, que je vais m'en sortir etc... Et le pire, c'est que les mensonges fonctionnent, s'il existait un monde pour le mensonge, j'en serait probablement le roi...

Mais de plus en plus, j'ai peur de l'après. L'après, c'est quand les gens ne me croiront plus, quand ils ne me feront plus confiance, quand ils seront... Parce que je sais qu'un porno dépendant sera forcément jugé, taxé de pervers par les non dépendants car incapables de comprendre...et je finirai comme un paria, le pervers du coin, l'infrequentable car les gens feront l'amalgames entre la dépendance au porno et les prédateurs sexuel !

Aujourd'hui, il est une certitude: je suis trop faible. Trop faible pour me "battre" contre mon connard de cerveau reptilien, celui qui sournoisement me fait m'approcher du précipice pour mieux m'y jeter. Je dois fuir, du moins le temps que mes pulsions se calment un peu, que le manque s'estompe car clairement quand j'ai une crise, je ne suis plus lucide. Je doit restreindre au maximum mon utilisations d'Internet sans surveillance car la tentation est trop grande et pour le moment je ne suis pas assez fort!
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RE: Le sevrage d'eric44.
alessandro @ 25-04-2015 00:04:05

Bonsoir Eric,

ce soir, tu me sembles désespéré. Nous l'avons tous été, un soir de rechute. Tous, nous avons touché le fond. Ne t'en fait pas, c'est pour mieux remonter et tu rebondiras, c'est certain.
 Ne te déteste pas, c'est mauvais pour l'estime de soi. Regarde ton cheminement avec bienveillance et sans jugement. Considère les progrès que tu as fait et ceux qu'ils te restent à faire. La victoire est au bout du chemin, mais elle ne se laisse pas facilement gagnée, tu en fais l'expérience!  Garde la confiance en toi.

Au fait, tu n'es ni un faible, ni un pervers. Les faibles ne se battent pas et les pervers ne sont jamais désespérés, ils ne fréquentent pas notre communauté.

Haut les cœurs, la vie continue...et merci la vie.
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RE: Le sevrage d'eric44.
Fabrice @ 25-04-2015 08:04:22

Salut Eric,
ne baisse pas les bras et surtout ne te juge pas, et ne pense pas ce que les autres vont penser de toi.


Disse:

Mais de plus en plus, j'ai peur de l'après. L'après, c'est quand les gens ne me croiront plus, quand ils ne me feront plus confiance, quand ils seront... Parce que je sais qu'un porno dépendant sera forcément jugé, taxé de pervers par les non dépendants car incapables de comprendre...et je finirai comme un paria, le pervers du coin, l’infréquentable car les gens feront l'amalgames entre la dépendance au porno et les prédateurs sexuel !



Je reprends ce que tu as écrit, non tu n'es pas un prédateur sexuel, non tu n'es pas infréquentable, non tu n'es pas un paria, non tu n'es pas un pervers. Tu es juste un dépendant sexuel, une personne malade.

De mon expérience, je retiens une chose importante: les proches (les vrais amis, ils sont rares et chers) sont prêts à entendre certaines choses, à nous comprendre, à nous aider et ne nous jugent pas. Pourrais-tu en parler à ta compagne ? Lui expliquer simplement que tu as mis le doigt dans un terrible engrenage, que tu veux en sortir...

Relis ce que tu écrivais lors du sevrage sur ton couple, sur ta proximité avec ta compagne, cela ne peut que t'encourager à continuer. La rechute s'est juste un petit pas en arrière, mais tu avances avec le sevrage.

Bon courage à toi
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RE: Le sevrage d'eric44.
eric44 @ 25-04-2015 14:04:20

Une bonne nouvelles n'arrivant jamais seule, je me suis pris la tête avec ma compagne ce matin... 

Pour une connerie, elle m'as fait une remarque (plutôt elle m'as jeté un truc à la gueule) et je me suis "enflammé". Je sais que mon état joue sur mon morale, mes réactions, ma susceptibilité et mon énervement mais j'en ai marre d'avoir l'impression d’être toujours responsable de tout, de devoir tout gérer sans avoir droit à l'erreur sous peine de me faire tomber dessus...
Et à chaque fois, j'ai droit à la menace du "je me casse". Là elle parle de séparation !! Je suis dégoutté parce que j'ai beau être dépendant, je suis présent dans mon couple, je bosse dur pour assurer un minimum de confort. Quand elle est aller voir ailleurs, et m'as balancer le bébé dans les bras en me laissant le choix sur le sort de notre coupler et c'est moi qui ai dû faire les efforts pour digérer et accepter ça sans lui en vouloir, mais j'ai l'impression que tout ça, tout mes efforts ne compte pas, seuls restent les problèmes à la fin...

Je commence gentillement à saturer de tout ça ! J'ai l'impression que j'ai pas droit au bonheur moi. Quand c'est pas les problèmes au bouleau, c'est ma dépendance, mon couple etc... J'ai l'impression d'avoir payer plus que de raison. C'est pas de la jalousie mais j'ai pas l'impression que les gens autour de moi cumule autant de merdes. J'en ai marre d'avoir l'impression de devoir tout encaisser, de devoir toujours être fort, ne pas craquer, continuer à être sympa quand rien ne vas, essayer de voir l’éclaircie dans le chaos.

Putain cette dépendance c'est vraiment de la merde !
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RE: Le sevrage d'eric44.
Fabrice @ 25-04-2015 15:04:06

Eric,
même si la colère exprime beaucoup de choses, elle n'est jamais bonne conseillère. Si tu viens de t'enflammer pour une broutille, je te conseille de prendre sur toi, d'aller en parler calmement et sereinement avec ta compagne. On ne se sépare pas pour une broutille, à moins que ce soit l'arbre qui cache la forêt.
Il y a une phase où l'on trouve que les autres ne font pas d'effort, que le monde est contre nous. Dans un couple, c'est plus complexe, car il y a deux personnes. Il faut que chacun trouve son équilibre et s'épanouisse. Avec le recul, je m'aperçois que cela dépend beaucoup de nous, de notre état d'esprit. J'ai ressenti ce sentiment (et je le ressens encore), mais avec le sevrage (et aussi le travail sur moi-même), ce sentiment recule. Je regarde ma compagne différemment (ce qui fait que je vois aussi d'autres problèmes..).

Tu gardes beaucoup de tensions en toi, j'ai l'impression que c'est trop difficile pour toi actuellement. Peux-tu en parler à d'autres personnes ? Un(e) ami(e) ? Un psy ? Faire du sport ? N'hésite pas à venir écrire ici si cela te fait du bien. Ne te laisse pas emporter par le flot des émotions.

Un autre conseil, tu as le droit de ne pas être fort, de craquer. Ce n'est pas être faible, c'est juste être un homme. Tu as le droit d'exprimer tes failles, tes faiblesses. 

Bon courage à toi

Fabrice
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RE: Le sevrage d'eric44.
Burrhus @ 25-04-2015 21:04:34

Est-ce que ça te pose un réèl problème qu'"elle se casse".?
Je ne te dis pas cela par sinisme, mais moi, elle a arrêté de me dire ce genres de phrases, le jour où je lui ai répondu que je ne pouvais envisager mon bonheur si j'avais le sentiment d'être un boulet pour elle, et donc je ne mettrais pas d'obstacle à la séparation.
J'en serai même l'initiateur si vraiment j'avais le sentiment d'être l'auteur de tout ses malheurs comme elle me le faisait sentir.
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RE: Le sevrage d'eric44.
eric44 @ 26-04-2015 11:04:29

J'ai joué cette carte en la "laissant" faire et elle est "revenu d'elle même", mais à chaque fois, parler de separation a la moindre dispute, ca entache la confiance que j'ai en elle est en la solidité de mon couple... Je la voie un peu comme quelqu'un de "moins en moins fiable", qui risque de se barrer a la moindre occasion, et c'est difficile d'être sereind dans ces conditions.

Hier, avant de revenir, elle m'as dit qu'elle pensait qu'il fallait qu'on se fasse aider car on arrivait pas à dialoguer dans ces moment là... Elle a proposé qu'on aille voir un psy (sûrement plutot un thérapeute de couple). J'ai accepter, on verra bien ce qu'il en ressortira. Maintenant je vais aussi la laisser faire et voir si elle prend les choses en mains ou non, puisque jusqu'à present, ca a toujours été a moins de gérer les choses délicates dans notre couple...

Hier encore, indécises comme toujours, elle ne savait pas si on continuais ou si on arrêtait. C'est elle qui parlait de separation mais c'était a moi de trancher sur le sort de notre couple. C'est sur, c'est toujours plus facile quand c'est l'autre qui "fait le sale bouleau", on a la conscience un peu plus propre! Sauf que je l'ai aussi mise en face de ces responsabilité, que je n'avait jamais parlait de separation et que j'avais déjà eu ce choix a faire après l'épisode de son collègue de bouleau et je ne voulais plus avoir ce rôle.

Sinon concernant la dépendance, hier vu l'ambiance, je n'ai pas du tout penser a ca, mais de matin, pendant la phase de réveil, quand on est encore entre deux eaux, j'ai eu des "flashs", des images qui ont traversé mon esprit. Je vais mettre ca sur le compte de la proximité de mon dernier "shoot", en espérant que ca s'estompera avec le temps, mais c'est quand même pas évident...
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Le sevrage d'eric44.
Burrhus @ 26-04-2015 13:04:47

Nous, un psy pour le couple nous a aidé, il y avait violence conjugale de sa part et ça y a mis un terme. C'est toujours profitable si vous vous mettez d'accord avant tous les deux, que vous consultez pour sauver votre couple.
Le professionnel orientera son aide dans ce sens.

Si vous consultez pour dicerner si vous allez rester ensemble, cela revient à une aide psy pour gérer au mieux la séparation.
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RE: Le sevrage d'eric44.
eric44 @ 06-05-2015 19:05:44

Passage rapide:

2 rechutes depuis mon derniers post.
La dernière, toujours à cause du "juste un peu aller...". Je traîne un peu sur internet pour X ou Y raisons qui n'ont rien à voir avec le Pron et je fini par regarder quelques photos de filles un peu dénudés. Tout cela sans me MB, mais dans mon "esprit perfectionniste", j'ai déjà franchis la limite donc pourquoi ne "pas faire les choses en grand " du coup ?

Du coup, rebelote, re-sites porno et re-MB ! Et re-honte, re-culpabilité, re-dégout etc etc. Bref je reproduit le même schéma infiniment !

Bon j'ai relancé le compteur un fois de plus (ça fait 3 jours maintenant). Faut vraiment que je fuit internet quand je suis limite...
Point "encouragent", finalement lors de mon dernier "shoot", j'ai presque pas pris de plaisir, j'ai presque vécu ça comme une habitude, sans plus. Je crois que je fini vraiment par me lasser du Pron un peu comme si j'en avais fait le tour... ?

Bon courage à tous
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RE: Le sevrage d'eric44.
Asmyr @ 06-05-2015 19:05:37

Salut Eric

pas le temps de te répondre et de faire une réponse longue, mais rapidement.
J'ai envie de te dire il ne faut jamais faire un sevrage si celui ci est trop difficile à tenir ou insoutenable.
A la rigueur essaye de redevenir plus souple, tant pis si tu vas sur du porn (ds un 1er temps), une fois que t'auras eu ta "dose", pose toi la question de savoir si ca te rend vrmt plus heureux, si ça t'apporte qlq chose de positife, si ca t'aide dans la vie ?

Réfléchis bien.

Laisse la rechute t'envahir d'une certaine manière, et laisse ton esprit reprendre la main, pour faire refluer et partir d'elle même, en essayant de t'interroger sur le sens de tout ça.

Les bonnes réponses et les bons actes te viendront naturellement.

Asmyr.
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RE: Le sevrage d'eric44.
Dexter @ 06-05-2015 23:05:05

Entièrement d'accord avec Asmyr

Lorsque l'on est épuisé d'efforts, que l'on a plus aucune motivation, ou en tout cas plus aucune résistance face au désir, lacher un peu de lest peut s'avérer utile. Certes, il ne faut pas retomber dans tous ses travers, mais se laisser un peu aller, quitte à faire quelques entorses à la sobriété, mais avant tout se reposer moralement e mentalement.
Et lorsque tu seras prêt à reprendre un vrai sevrage, tu repartiras. ;-)

Rien ne sert de courir, mais partir à point tu vois? ;-)
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Le sevrage d'eric44.
Burrhus @ 07-05-2015 00:05:29

Je confirme.
Si la lutte t'isole plus que la drogue elle même, c'est que la sortie de l'esclave se fait trop rapidement. Tout ce qui est excessif est insignifiant.

La tempérance dans ce chemin permet aussi de respecter le rythme de l'entourage qui lui aussi s'est adapté, veut, veut pas, à cet état de fait.

Sans se ramollir dans la force de la détermination. car c'est cela aussi qu'est le respect de l'entourage.
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RE: Le sevrage d'eric44.
eric44 @ 10-05-2015 14:05:28

6 jours de sevrage.

Pour le moment, le manque reste "gérable". J'ai "eu des flashs" cette nuit, presque comme une légère crise de manque. Je pense qu'avec le temps, ça va s'estomper petit à petit pour finir par disparaître.

Aujourd'hui, j'ai les idées claires. Je sais que je doit me tenir éloigné de tout ça quand je sent le manque venir. Pour le moment, peut-être que c'est psychologique et que c'est l'effet "début de sevrage", mais je me sent vraiment bien, sereins, calme. J'ai remarqué que j'arrive beaucoup mieux à me contenir, je relativise plus et je suis moins "explosif" quand la situation deviens tendu (au travail comme à la maison en générale).

Bref, d'une manière générale, j'ai l'impression que les choses "glissent" plus facilement sur moi et j'ai tendance à moins voir les choses en noir.

@ suivre.
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RE: Le sevrage d'eric44.
Fabrice @ 10-05-2015 17:05:05

J'ai aussi remarqué ce calme, cette sérénité dans le sevrage. Où j'explosais pour un rien, je prends les choses de bon coté, je les acceptes telles qu'elles sont et j'agis en fonction. Ce sont souvent des petits détails, mais c'est souvent dans les détails que le diable se glisse (une crevaison de roue de vélo, un gamin qui crie trop fort...).
Sinon 6 jours c'est super, tu es sur la bonne voie, continue !
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RE: Le sevrage d'eric44.
eric44 @ 05-07-2015 23:07:30

Chutes, chutes et rechutes...
Je n'avance pas.

[size=medium][font=Maven Pro]« Le succès c’est tomber sept fois, se relever huit. »   [/font][/size][size=medium][font=Maven Pro]Proverbe japonais[/font][/size]


[size=medium][font=Maven Pro]Je vais méditer ça, la nuit porte conseil paraît-il...[/font][/size]
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RE: Le sevrage d'eric44.
Fabrice @ 06-07-2015 09:07:16

Parfois le silence est de bon conseil. Chut ! (sans e, ça évite les omelettes).
Arrives-tu à voir, à comprendre les éléments qui te mènent à consommer du porno ? Il est bon d'essayer de comprendre ce qui nous amène à chuter, et par la même, ce qui peut nous amener à ne pas chuter. Dans mon cas, il y a des situations, des lieux qu'il faut que j'évite (seul en fin de journée au travail, les nuits seuls à l'hôtel): je sais dans ces situations que je suis en zone rouge, donc j'essaie de mettre des garde-fous (contrôle sur mon ordi, me faire un planning quand je suis seul...). Il y a aussi les contrariétés qui crée une tension en moi et me rappelle à ce besoin de consommer. 
Il peut y avoir des approches 'comportementales' pour gérer les moments de tension, faire que l'on va reprendre le contrôle sur soi, et ne pas se mettre en mode automatique qui va nous mener à la consommation. Voici un lien avec une page sur le WIKI où la méditation (ou simplement un travail sur la respiration) peut être une aide:
http://www.dependance-sexuelle.com/wiki-article-48.html

A toi de voir, de chercher et d'expérimenter. Même si il faut éviter la chute, parfois on ne peut faire autrement, alors profites-en pour apprendre sur toi. Bon courage
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RE: Le sevrage d'eric44.
eric44 @ 06-07-2015 12:07:35

Merci Fabrice pour ton message...

Je stress un peu là pour la semaine prochaine. Ma compagne part en séminaire pour son boulot vendredi, et ce, pour une semaine... Ça veut dire pour moi, une semaine seul "livré à moi-même" à l'appart, enfermé, et j'angoisse déjà de tomber dans une "crise boulimique" de porno durant cette période. J'ai peur de ne pouvoir me contrôler et j'éprouve déjà cette sensation d’écœurement avant même d'avoir consommé...

Faut que je trouve comment gérer ça et me limiter (en faite ne pas consommer du tout car si je met le doigt dans l'engrenage, que je m'autorise ne serais-ce qu'un visionnage, je sais que je n'arriverai pas à m’arrêter et ça sera la descente aux enfer pour moi...).
J'ai la semaine pour réfléchir, peut-être installer K9 pour cette période je ne sais pas trop...
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RE: Le sevrage d'eric44.
Fabrice @ 06-07-2015 13:07:08

Je comprends très bien cette angoisse, cette tension qui monte et cette vague qui au final submerge tout. Pourquoi écris-tu que tu seras enfermé ? Est ce que tu ne peux pas planifier quelquechose qui te ferait plaisir ? Quelquechose rien que pour toi ? Revoir des amis ? Aller au ciné ? Faire du sport, de la marche ? Dévorer un bon polar... ou autre en fonction des goûts. Il faut aussi se dire qu'à tout  moment on peut dire stop. C'est difficile, mais c'est toujours mieux qu'une crise boulimique.
Bon courage et n'hésite pas à venir ici, cela peut aussi faire partie de la solution.
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RE: Le sevrage d'eric44.
eric44 @ 06-07-2015 13:07:54

je crois que c'est un gros raz le bol globale.

Je fait ça chaque année à l'approche des congés. J'ai l'impression d'atteindre mes limites physiques et surtout psychologique... Quand on parle de Burnout, je crois que j'en suis pas très loin. Le stress au taf (course à la rentabilité), fatigue physique, problème de fric parfois, et nuit de moins en moins reposante, je fini par être à cran. 

Ajoutez à ça que j'ai de plus en plus de mal à dialoguer avec ma compagne, la faute en partie à cette addiction qui me rend aigris après mes shoots (même s'il n'y à pas que ça)... Dernièrement on à eu une grosse dispute (comme l'année dernière). On avait (j'ai émis l'hypothèse) d'aller consulter quelqu'un qui pourrait jouer le rôle "d'entremetteur" pour nous permettre de discuter, mais je constate une fois de plus que si je ne m'en occupe pas, rien n'avance... J'ai l'impression de devoir tout gerer, prendre tout en main et j'en ai un peu marre d'avoir le sale rôle.

Du coup j'accumule et je fini par péter une durite
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RE: Le sevrage d'eric44.
Fabrice @ 07-07-2015 08:07:15

Il faut parfois donner du temps au temps... et surtout dans les relations de couple. Est ce que ta compagne est au courant de ta dépendance ?
Avec ma compagne, nous avons aussi de gros problèmes de communication. J'ai tendance à la rendre responsable de pas mal de choses, mais simplement je suis dans l'interprétation avec mon mode de pensée. Ma compagne est devenue pour moi un mystère qui ne pense pas comme moi (et vice-versa). Avec le sevrage, tu avances, tu changes, il faut que le couple s'adapte à ce changement. Le sevrage m'avait coupé du monde, aujourd'hui il faut retisser les relations, c'est difficile, mais je suis convaincu que c'est possible.  Parfois je me dis qu'il serait surement plus simple de la plaquer, mais elle n'est pas la cause. Alors avec mes mots (souvent mal choisis, souvent blessant), je lui parle ou plus souvent je lui écris ce que je ne peux lui dire. J'essaie de retisser ce lien d'amour qui s'était éffiloché.
Bon courage à toi et pas de précipitation. Essaie de faire baisser la tension.
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RE: Le sevrage d'eric44.
eric44 @ 07-07-2015 13:07:21

Oui, il est vrai que du fait de ma dépendance, j'ai tendance à me renfermer et forcement, ma relation en souffre et en est modifié.

Pour ma part, je suis persuadé qu'en cas d’arrêt du porno, ma relation repartirai à nos début ( là où la passion est encore très présente, et où les petites attention sont plus nombreuses). Je m'en rend compte lorsque je suis (du moins j'essaye) en phase de sevrage. Rapidement, je suis moins à cran, plus à l’écoute de ma compagne et le désire se fait plus présent. La relation est vraiment plus harmonieuse...

Ma compagne n'est pas au courant de mon addiction. C'est un choix de lui cacher ça, mais ça pèse sur mon couple car cette double vie créer des tensions, et j'ai peur, à terme que tout cela finisse par s’essouffler. Tant de son coté d'ailleurs  (lassitude de cette situation, de ces tensions et disputes à répétitions, et qu'elle finissent par me quitter), que du mien (perte total de désire, fatigue et dégoût de la vie en générale).

Je sais que je doit changer, vite, mais je relis ce post, et je vois que je n'avance pas. J'ai l'impression d'avoir tellement engrangé de fatigue que je n'ai plus la force aujourd'hui de mener ce combat que j'aurai probablement dû commencer plus tôt. J'ai probablement plus les idées très claires dernièrement avec cette fatigue globale...

La "semaine" seule se rapproche à grand pas et j'angoisse chaque jour un peu plus ce qui je pense, renforce encore le coté addictif (le petit shoot en guise de détente)....
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RE: Le sevrage d'eric44.
eric44 @ 11-07-2015 23:07:08

Énième rechute...

Faut dire que j'ai rien fait pour l’éviter...
Donc au grand maux les grands remèdes !:

Après mon dernier shoot: nettoyage complet de l'ordi et suppression de tout ce qui touche de prêt ou de loin au porno (ça à été vite fait, je stockais rien dessus, pas de photos ou autres), remise en place d'un bon antivirus, et mise en place de K9.
Puisque je suis incapable de me contrôler, autant me brider, comme ça, on évite les tentations, et les risques liés au manque. J'aurai vraiment du le faire avant, d'autant que je l'ai testé avec quelques mots clés, ça fonctionne hyper bien !
Je pense le laisser en place dans un premier temps, jusqu'à ce que je me sente suffisamment fort pour me contrôler et éviter les crises. Et puis, ce truc à pas l'air trop intrusif, je pense qu'une fois bien paramétré, il ne se remarquera même plus...

je pense l'installer également sur mon téléphone. Quelqu'un à une expérience sur K9 installé sur un smartphone ? J'aimerai avoir vos avis sur le sujet, histoire que je le mette en place rapidement... qui sais, je vais peut-être arriver à m'en sortir avec ça...
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RE: Le sevrage d'eric44.
eric44 @ 12-07-2015 20:07:53

Voila, c'est fait, j'ai installé K9 également sur mon téléphone. ça fonctionne vraiment bien, c'est discret et pas trop invasif.

Je place beaucoup d'espoir dans ce logiciel. Jusqu'à présent, j'avais pour seul garde-fou, ma volonté, mais force est de constater que je suis bien impuissant face à ce mal qui me ronge. Je vais placer les codes dans un endroit "difficile" d'accès, histoire de ne pas être tenté lorsque la tensions sera trop forte, mais de pouvoir modifier les quelques "bug" inhérents au démarrages.

Jusqu'à présent, je souhaitait me confronter directement à mon addiction pour mieux la combattre, mais il faut être réaliste. Je ne suis pas de taille à lutter seul (pas pour le moment en tout cas). Nous sommes bien peu de choses face à cette merde... Je suis vraiment heureux d'avoir installer ce logiciel, parce que c'est la seul aide dont je puisse disposer (en dehors de ce forum, et de vous tous, dans le même bateau que moi), puisque, pour des raisons personnels comme je l'expliquais dans mes premiers posts, mettre une personne de mon entourage dans le confiance m'est exclus.

Aujourd'hui, grâce à ça, j'aborde ma prochaine crise plus sereinement (je ne m'anxie pas à l'avance du moins). Je n'ai plus accès à mes tentations, du coup, je n'aurais pas d'autre choix qu'avancer.
Je suis conscient qu'il ne s'agit que d'une "béquille" provisoire, mais la tranquillité qu'elle m'apporte me permettra de faire le point plus en profondeur sur le pourquoi de l'addiction, sans qu'un nouveau "shoot" ne vienne tout ruiner à nouveau et me replace dans cet état dépressif.

A force de chuter, on fini par se sentir vaincu d'avances, et les tentatives de sevrages sont perdues avant même d'être tentés. K9 devrait me permettre d'avoir un peu de répit, le temps de me remettre, de me reconstruire et de reprendre confiance en moi, parce que ces échecs à répétitions finisse par saper mon morale et plus grave, le peu d'estime personnel qu'il me reste.

Je l'ai déjà dit beaucoup ici (à moi aussi d’ailleurs), mais cette fois-ci, j'ai bon espoirs d'entrevoir, ne serait-ce qu' un début de commencement de lumière au bout du tunnel. Il est urgent pour moi de lâcher tout ça, tant que je peu encore sauver un peu de moi-même parce que je crois que j'ai déjà dépasser ce que je peu encaisser moralement et surtout psychiquement en porno, et j'ai peur que certaines douleurs intérieurs ne soit difficiles à soigner.

Une chose que j'ai apprise depuis que j'ai mis un nom sur ce mal qui me ronge: l'humilité !
J'ai été fier en débarquant sur ce forum, persuadé que j'avais les capacité morales pour m'en sortir seul, mais je suis contraint de le reconnaître, je ne suis pas de taille pour ma battre seul. 
L'esprit est une force incroyable, et si il peut être un moteur au quotidien qui nous permet d'accomplir des choses apparemment impossible, il peut aussi être une prison (mentale) pour ceux qui comme nous sont dépendants...
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RE: Le sevrage d'eric44.
Asmyr @ 12-07-2015 21:07:45

SAlut Eric

c'est bien de t'armer avec des outils tel que K2, je conseille aussi openDNS (https://www.opendns.com/home-internet-security/opendns-ip-addresses/) qui fonctionne différemment mais qui est tout aussi puissant.

C'est un garde fou supplémentaire qui permet d'éviter le pire. Je t'avoue que moi aussi je me dis que c'est avec le mental que je devrais m'en sortir mais force est de constater que ça ne marche pas.

Bon courage à toi, c'est chouette si tu sens que t as plus d'énergie ce coup ci que les précédente, c'est un pas de plus vers la sobriété.

Asmyr.
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RE: Le sevrage d'eric44.
Dexter @ 13-07-2015 00:07:34

Hello Eric

Oui c'est très bien d'avoir installé cela. Les filtres ne sont pas la solution ultimes, mais comme on dit, plus on mettra de bâtons dans les roues à la dépendance, plus elle aura de mal à nous atteindre. Perso, j'utilise K9 et j'ai filé les codes d'accès à un tiers que je contacte par mail, lorsque j'ai besoin de faire tel ou tel réglage. il me les file, puis je les oublie, et hop.

En tout cas, pour moi c'est indispensable. lorsque l'on est trop faible, c'est si facile de replonger, juste en allant vers un site dangereux. LE seul fait d'actier ces barrières est un premier garde-fou.
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RE: Le sevrage d'eric44.
eric44 @ 13-07-2015 14:07:13

Nuit difficile...

Mes vieux démons viennent me hanter. J'ai passé la nuit "entre deux eaux": Pas totalement endormis, pas vraiment réveillé... Je n'ai pas eu un sommeil réparateur, du coup aujourd'hui, je suis vaseux. J'ai eu des flashs toutes la nuit dû probablement à cette consommation à outrance de porno dernièrement. 

Ça me fait l'effet d'un drogué en manque qui transpire, convulse etc. Ma dépendance à beau être psychique, j'en ressent néanmoins les effets physiquement lors de ces demi-sommeil ou le cerveau cherche sa dose à grand coup d'images hard... Je pense que ces effets devraient s’atténuer avec le temps. Le plus étonnant c'est que je les ressentent aussi rapidement: d'habitude, il me faut 3 voir 4 jours de sevrage pour commencer à éprouver un tel manque.

Peut-être qu'inconsciemment, le fait de ne plus avoir aucun accès au porno à accéléré le processus, un peu à la manière d'un placebo ?

De toute façon, je doit tenir, je sais qu'avec le temps ça passera et que j'irai de mieux en mieux...
Merci à vous deux pour votre passage (Asmyr et Dexter) et bon courage à vous.
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RE: Le sevrage d'eric44.
florent @ 13-07-2015 16:07:58

Bon courage à toi Éric. C'est chouette ce que tu as mis en place. C'est chouette et courageux.
La route est longue. Si la vue est belle au sommet, elle est aussi chouette le long du chemin. Profite bien de l'été.

Envoyé de mon Nexus 7 en utilisant Tapatalk
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RE: Le sevrage d'eric44.
eric44 @ 14-07-2015 14:07:28

Disse 'florent' pid='58344' dateline='1436797318':
Bon courage à toi Éric. C'est chouette ce que tu as mis en place. C'est chouette et courageux.
La route est longue. Si la vue est belle au sommet, elle est aussi chouette le long du chemin. Profite bien de l'été.

Envoyé de mon Nexus 7 en utilisant Tapatalk


Merci Florent.
Chouette, je sais pas, mais nécessaire, surement !
Je crois que j'avais plus trop le choix

C'est pas évident là. Je sent que je suis pas loin de craquer. Heureusement, j'ai mis en place K9. C'est un soulagement pour moi, je sais que je n'ai accès à rien de "dangereux" pour moi, donc ça simplifie les choses. Je ne me pose pas de questions.

C'est vrai que j'ai peut-être pas choisi le meilleur moment pour me lancer dans ce sevrage: Je suis seul (ma compagne et toujours à son séminaire de boulot et ne rentre que samedi soir), à l'appart en plus, donc ça fait beaucoup de situations à risque. Et sachant que notre société est de plus en plus "sexualisée", c'est pas évident pour un dépendant d'allumer sa télé et de voir une tonne de filles nues pour venter les mérites d'un yaourt, d'une bagnole ou de n'importe quoi d'autre...
Du coup, cette tension sexuelle accumulé me rend "nerveux". Je sent que j'ai besoin de prendre plus sur moi pour ne pas partir au quart de tour à la moindre contrariété (sachant que je suis à la base un sanguin, même si j'ai beaucoup progressé ces dernière année).

Cette nuit, j'ai encore eu des "flashs". Mon cerveau réclame sa dose... Heureusement, j'ai mieux dormi que la précédente. J'ai hâte que ça s'estompe...

M'enfin, je me dit que si je "survit" à ça, le reste devrait être du gâteau...
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RE: Le sevrage d'eric44.
Fabrice @ 14-07-2015 17:07:16

Bravo Eric
oui tu n'as pas choisi le moment le plus simple, mais c'est le moment que tu as choisi. Ce n'est jamais un hasard. Je pense que je vais installer K9 sur ma tablette, c'est la faille pour moi actuellement.
Encore bravo et tiens bon. Voir les autres tenir, m'aide à me relancer. Donc Solidaires et Motivés !
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RE: Le sevrage d'eric44.
eric44 @ 14-07-2015 18:07:16

Courage Fabrice !
K9 fonctionne vraiment bien ! Un petit conseil, installe le juste après ton "dernier shoot", ou quand tu es vraiment bien et fort dans ta tête. Ça permet de bien "tester" le logiciel et le paramétrer au petit oignons sans risques de rechutes, pour éviter celle-ci justement lors de la prochaine crise... J'ai entré pas mal de mots clés et le blocage marche très bien 

Une fois mis en place, plus de risques de dérapage, et mentalement, ça soulage vraiment, à plus forte raison quand le manque est très présent comme pour moi aujourd'hui...
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RE: Le sevrage d'eric44.
Fabrice @ 15-07-2015 12:07:16

De mon coté, c'est ma conjointe qui gère les mots clé, donc aucun risque, mais il y a encore la tablette que nous n'avons pas fait... Nous allons le faire. Il y a aussi de mon coté, le fait d'aller sur des lieux de dragues gay (extérieur, sauna...) et ça il n'y a pas de protection qui gère... juste la force intérieure !
Je réagis à ton post précédent, tu 'ne survis pas', tu es entrain de vivre !
Bon courage et tient bon !
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RE: Le sevrage d'eric44.
eric44 @ 22-07-2015 17:07:53

Petit post rapide...

Rechute hier:
La faute à mon tempérament procrastinateur: Je met en place des codes pour bloquer l’accès au Pron, et je les laisses traîner à portée à force de remettre à demain les choses... Forcement, en cas de crise, c'est un peu comme un alcoolique qui tiendrais un bistrot: open bar !!!

Bref, j'ai virer les mots de passes, et modifié mon adresse mail sur K9: et oui, c'est con: tu veux modifier un truc, tu te rappel plus ton code ? Pas de soucis, ils t'envoient un mot de passe provisoire sur la boite mail ??? Du coup, j'ai créer une nouvelle adresse mail pour remplacer l'ancienne et je l'ai supprimé dans la foulée pour éviter toute tentations en cas de manque. Pareils pour les codes, je les ai modifiés plusieurs fois histoire de ne pas pouvoir m'en rappeler (à force, je finissait par les mémoriser lorsque je les entrés pour modifier des paramètres).

C'est fou, je m'epate en cas de crise: Mon cerveau tourne à plein regime pour trouver une parade à K9. Un tas d'idées saugrenues germes à une vitesse hallucinante dans ces moments là pour essayer d'assouvir cette envie. En regardant d'un oeil exterieur cette situation, ça en serait presque drôle si ce n'etait pas carrement pitoyable !

Bref, le ménage est fait, les verrous sont posés, j'ai encore renforcé K9 avec un max de mots clés défendu et de sites que je frequentait...

Le problème en ce moment, c'est plutôt mon couple qui part dans tout les sens. La faute en partie probablement à ma gestion du sevrage qui me rend "tendu" et pas souple, et aussi au fait que j'ai visiblement pas si bien digérer ce début d'adultère de ma compagne il y à quelques mois. Du coup, je doute de sa fidélité sans que ce ne sois trop trop fondé, j'analyse tout (je deviens un vrai psychopathe à analyser chaque mots, gestes ou attitude) et comme j'ai du mal à encaisser ce sentiment de doute, j'explose à un moment ou un autre...

Bref, pas simple de tout gérer en ce moment, mais j'ai pas trop le choix, faut que ça le fasse.
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RE: Le sevrage d'eric44.
Ekeiloh @ 22-07-2015 18:07:35

Concernant le k9, tu fais bien le lien avec l'alcoolique: un dépendant trouve toujours moyen de contourner les barrières mises en place. Le k9, c'est simplement un moyen de te donner un peu plus de temps pour contrer une rechute, le temps peut-être de te donner la petite étincelle qui te fera dire: "ah tiens non, là je fais une connerie". Ça ne marche pas toujours, mais ça donne une chance.

Pour tes relations avec ta compagne, tu dis bien que ton sevrage te rend "tendu". Son "début d'adultère" (pardonne-moi, je n'ai pas lu tout ton fil je ne sais pas de quoi il retourne) ne semble pas t'avoir tant fait cogiter que ça ces derniers mois, le fait que ça te revienne maintenant vient probablement du fait que ton sevrage est dur à vivre. Par ailleurs la dépendance a ce côté pervers de vouloir que l'autre soit en faute, pour nous empêcher de nous rendre compte que le problème est chez nous. Car si on s'en rend compte, la dépendance a moins d'accroche sur nous. Mais tout ça se passe au niveau de l'inconscient, tu ne peux donc pas y faire grand chose par tes propres moyens. Vois-tu un psy? Il pourrait t'aider là-dessus peut-etre.

Ça me fait penser à quelqu'un du forum qui, dépendant au porno, a quitté son conjoint parce qu'il en avait regardé un. Ta souffrance est réelle, personne ne la niera. Elle est juste perturbée. Ce qui est bien c'est que tu sais que tes doutes ne sont pas fondés, c'est déjà une bonne chose !

Bon courage !
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RE: Le sevrage d'eric44.
eric44 @ 22-07-2015 23:07:43

Merci pour ta réponse.
oui nous avions discuter de la possibilité de voir un thérapeute de couple car nous sommes dans l'impasse coté communication en ce moment. Il va falloir qu'on se penche sérieusement sur cette option
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RE: Le sevrage d'eric44.
eric44 @ 24-07-2015 23:07:13

IRechute.
La faute a... Bah a moi même. Toujours à remettre tout au lendemain. Laisser une fois de plus les codes de K9 à côté de moi. Est-ce que je le fait de manière consciente ou inconsciente. Probablement un peu des deux. Toujours est-il que ça me "donne une bonne excuse pour rechuter" une fois de plus alors que je n'aurait normalement pas pu, pas dû avec K9.

Internet. 
Ce lieu qui existe sans existe, intangible et pourtant si réel. Où le meilleur (a l'image du forum) peut côtoyer le pire. Où le génie des hommes côtoye la folie de certains.
Les gens qui me côtoye disent que je suis plutôt quelqu'un de bien, au sens que je m'accroche a des valeurs. C'est l'image que je renvoie, mais a l'intérieur, une partie de moi est pourrie. Cette partie dont personne ne connaît l'existence est pourrie par ces actes que je n'arrive pas à contrôler, mais également pourrie par l'overdose de ce contenue nauséabond que j'ai visionné.

Comme je le disait dans un précédent post, un part de moi ne sais pas si elle arrivera à guérir de ces blessures un jour. Une part de moi a peur de l'autre, la mauvaise, la bête, celle qui guète tapis dans l'ombre, qui attend patiemment l'ouverture pour attaquer. Elle prend le contrôle, annihilant toute ma volonté, et créant chaque fois un malaise plus grand lorsqu'elle repart, repus, en me laissant a chaque fois un peu plus mal.

Je ne pensait pas pouvoir tomber plus bah, mais force est de constaté que la folie de l'homme, sa cruauté n'as pas de limite, et "l'under-web", le "monde souterrain" (les égouts en réalité) regorge de saloperies innommable. Une fois la "crise passée", reste les images gravés au fond du cerveau, celles sur lesquels on tombe et dont on se serait bien passé. 
A chaque fois, je crois avoir atteins la limite de tolérance face au porno, mais a chaque fois je rechute. Aujourd'hui, s'en était tellement trop (trop de rechutes, trop de défaites, trop de tout) que j'ai failli gerber. Littéralement, ce n'est pas une métaphore. J'ai du faire de gros efforts pour ne pas rendre ce que j'avais sur l'estomac. 

J'aimerai pouvoir promettre que ce sera la dernière fois, mais a chaque fois je tombe un peu plus bas car je suis tellement déçu de devoir recommencer tout le chemin parcouru. Cette sensation de dégoût de moi ne me quitte plus. Je sais que l'appatit et la faible estime que j'ai de moi sont à éviter si je veux m'en sortir mais je n'y arrive plus. C'est dur d'avoir l'impression d'être une merde, de ne pas avoir l'impression d'être au commandes de sa vie, et de la récupérer à chaque fois un peu plus bousillé. 

Je remet K9 dé demain, recréer des codes complique pour ne plus avoir d'accès à toutes merdes de quelques natures que ce soit, et planque tout ça loin et difficilement accessible.

J'espère vraiment pouvoir poster des messages plus joyeux très prochainement, et vous annoncer que jours après jours, j'avance dans mon sevrage. Il le faut. Le plus dur maintenant, c'est d'avancer avec ce dégoût de moi, ma conscience salit par des choses que je n'aurait pas voulu voir...

Si seulement le porno n'existait pas, ou même qu'internet n'existait pas... Maudit dois le jour où j'ai vu mes premières images porno !
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RE: Le sevrage d'eric44.
Ekeiloh @ 25-07-2015 09:07:10

Tu dis que tu n'aurais pas dû rechuter avec le k9. Tu es dépendant, si tu dois rechuter, ce n'est pas le k9 qui t'en empêchera, un toxico trouve toujours un moyen de contourner les obstacles pour trouver sa drogue. Le k9 peut simplement te donner les quelques secondes ou minutes salutaires qui peuvent te permettre de dire non.

Tu n'aurais pas dû rechuter avec ton rétablissement. C'est donc dans ton rétablissement qu'il faut chercher la réponse: peut-être avais-tu laissé de côté une activité qui te faisait du bien avant? Ou peut-être que ce que tu avais mis en place ne suffisait plus, qu'il faudrait approfondir un projet perso, voir un psy (as-tu besoin d'y aller seul ou en couple?)...

Cette rechute doit te permettre une nouvelle étape dans ton rétablissement.

Bon courage !!
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RE: Le sevrage d'eric44.
eric44 @ 01-09-2015 00:09:56

Nouvelle rechutes...
Dur! 
Les vacances m'avait données un peu de réconfort et du coup, de répit face au pron.
Le problème c'est qu'après 15 jours de congés, toutes les bonnes choses ayant une fin, retour au travail, fin de la trêve et retour dans cette merde...

Le point positif (façon de parler), c'est qu'en y réfléchissant, la reprise de mon addiction correspond à mon retour au travail, au stress, aux responsabilités. Peux-être que pour moi, cette addiction est un palliatif a tout ça, une sorte de soupape de decharge ?

Dur en tout les cas de chuter et rechuter perpétuellement. Ça entame tellement mon optimisme et ma croyance en le fait qu'il y a la lumière au bout du tunnel...
J'ai remis le compteur à zéro avec une objectif a 7 jours cette fois ci au lieu des 30 jours "fantasmés" habituellement...
J'aurai peut-être u moins l'impression d'avancer ne serait-ce qu'un peu cette fois ci...

Bon courage à vous dans vos sevrages, pour ma part je vais tâcher de dormir, dans mes rêves au moins je me sent moins minable
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RE: Le sevrage d'eric44.
Ekeiloh @ 01-09-2015 00:09:29

Bonne nuit, et bon courage. Une rechute n'est jamais agréable, mais c'est bien et important que tu relances ton compteur, et encore mieux pour un objectif sur lequel tu peux te projeter. Pour le stress etc, il faudrait du coup que tu trouves un palliatif au palliatif du stress: installe un punching ball, mets toi à la peinture (abstraite) pour te défouler... trouve quelque chose qui ne te demande pas de réflechir et que tu aies rapidement à portée de main.

Bon rétablissement, bon sevrage, bon courage, bonne nuit, bonne semaine, bonne journée demain... Tu vois tu as plein d'ondes positives, tu vas y arriver !!!
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RE: Le sevrage d'eric44.
hippocus @ 02-09-2015 14:09:29

Salut Eric,
et bien je compatis pour ta rechute,et je comprends bien ce que tu ressens pour l'avoir vécu moi-aussi.Que penses-tu de te trouver un vélo héliptique ou un rameur a prix très abordable sur le bon coin?J'ai mis ça en place chez moi et les résultats sur le moral sont vraiment intéressants:après 20 min de vélo (une bonne suée) j'ai ressentis une bonne détente,l'esprit qui se calme,les stress s'en va,tout ça pendant 1H ,1H30 et après une bonne fatigue physique.Bon j'en suis à mes débuts,genre résolution de rentrée mais je m'accroche bien à cette démarche pour gérer le stress.

Autre chose :ne te sens surtout pas minable,le simple fait de tenir un journal ici sur ta dépendance prouve que tu n'es pas dans le déni complet et que tu veux t'en sortir!C'est une démarche vers le respect de soi,c'est formidable.Tu n'as pas encore trouvé toutes tes armes face à cette dépendance mais cela va venir,il faut avoir confiance!tu vas y arriver,nous allons y arriver ensemble!
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RE: Le sevrage d'eric44.
eric44 @ 03-04-2016 18:04:30

Pour mes enfants à venir,
Pour ma femme, 
Pour moi,
Pour être libre, 
Pour ne plus subir,
Pour retrouver ma vie, 
Pour ne plus vivre dans la crainte d'être découvert, honteux,
Pour ne plus perdre tout ce temps, bousillé des journée après un "shoot" par procrastination
Pour marcher la tête haute
Pour ne plus être faible

Pour simplement être l'homme que je paraît être, et non celui que je suis...
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RE: Le sevrage d'eric44.
Fr-Ed @ 03-04-2016 18:04:48

Salut eric44,

tu m'expliques " bousillé des journée après un "shoot" par procrastination" ? Qu'entends tu par "shoot par procrastination" ?

Fr-Ed
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RE: Le sevrage d'eric44.
eric44 @ 18-07-2016 19:07:17

Bah voila....
Prêt de 2 ans maintenant que je me suis inscrit ici, et je suis toujours sur le bas coté de la route... (et il pleut, et j'ai froid, bref, c'est pas jojo).
En même temps, si je n'y crois pas, que je ne "lève pas le pouce", peut de chance d’être "pris en stop pour m’éloigner de cette merde"...

Énième rechute. Pour changer...

Du coup j'ai viré tout les gardes fous que sont K9 etc... De toute façon, mon "cerveau malade" fini toujours par trouver une parade, à vrai dire, je me demande même si ça ne rajoute pas à l'excitation de tenter de contourner ces logiciels de bridage.
Et puis putain, moralement c'est pesant de s'auto-brider...

Là je respire, ça m'enlève un poids, on verra bien, de toute façon, ça ne pourra pas être pire.

Je sais même pas pourquoi je poste ici à vrai dire. De toute façon c'est à moi et à moi seul de changer ça, de me sortir de cette merde.
Peut-être que c'est pour "garder une trace", acter les choses, j'en sais rien.

De toute façon, à chaque fois que je me relis, ça tourne en rond, je n'avance pas, et même, je pleure (façon de parler) quand je jette un œil aux dates des commentaires tant je n'ai pas avancer sur le problème.

J'ai toujours la même pulsion avant une rechute, toujours le même dégoût après. Je me sent toujours aussi merdeux à la fin. Une constante en somme...

Le seul changement (le changement c'est pas maintenant !) viens dans le fait que j'ai de plus en plus l'impression d'avoir fait le tour du truc (un peu comme si j'avais tout vu, tout explorer, lassé de" tout ça"), et en même temps ça m’empêche pas de rechuter alors vas comprendre !
Le changement aussi viens dans le fait que je met de plus en plus de temps à me "remettre" après une bonne rechutes. Maintenant je suis nauséeux (réellement) pendant au moins 2 jours, pas bien, comme si je couvait un truc, je dors mal. Une sorte de gueule de bois qui s’éternise.
Et il me faut au moins 2 jours maintenant pour reprendre le dessus, être de nouveau "positif" et optimiste.

Ça doit être le signe qu'il faut que je me mette des coups de pieds au cul pour avancer mais je procrastine à mort dans ce domaine.
S'il y avait un championnat de procrastination sur ce sujet, je serait probablement champion du monde, tant j'ai remis à demain, laisser traîner les choses.
 "aller la dernière avant l’arrêt"... bah bien sur...

Et en plus, j'ai aucune idée de ce qui à créer ce comportement chez moi. Pas de passé violent, de traumatisme etc. Certains ont au moins ça pour expliquer en parti leur déviance. Moi j'ai pas l'ombre d'une putain de piste sur ce sujet...
Parfois, c'est flippant, j'en viens presque à me dire que je vais me réveiller un matin en me rappelant un souvenir traumatisant que mon cerveau aurait enfouit, tant je me demande comment j'en suis arriver là... C'est con mais ça me fait flipper de m'imaginer que je pourrais (re)découvrir ce genre de truc et que ça bousillerai toute l'image radieuse que j'ai eu de mon enfance...

Enfin bon, là, je part en vrille. J'ai beau faire régulièrement mon introspection, je vois pas ce qui à été l’élément déclencheur de ça.
Peut-être le fait que je soit quelqu'un qui fonctionne beaucoup aux sentiments dans ma vie (faiblesse ?)
Je pense aussi que je suis parfois un peu trop "empathique", que j'ai du mal à accepter la douleur de certains, que ne pas pouvoir agir me ronge...

J'ai fait ce constat dernièrement, c'est encore plus vrai avec les actes terroriste qui ont eu lieu, à chaque fois je voudrais agir, "punir" (?)... je me dit que j'ai peut-être raté une vocation dans les forces de l'ordre ou un truc comme ça. Ça existe pas le syndrome du justicier ???
 
Du coup, doit en résulter une sorte de frustration que je tente d’apaiser avec ces merdes.

Et le pire, c'est qu’éthiquement parlant, engraisser des pourris qui profite de jeunes femmes, en consommant du porno, cette violence dans les gangbang, la douleur, les larmes, le drame derrière les paillettes, c'est typiquement le genre de chose qui me ferait monter au créneau en temps normale et contre quoi je m'insurgerai...
Mais bon,, dans ces moments là, je doit poser le cerveau sur la table de nuit pour mieux me lobotomiser avec cette daube.
A croire que j'ai dû balancer par mégarde mon cerveau avec un Kleenex un jour !

Bref, je suis On/Off, blanc et noir, Dr Jeckyll et Mr Hyde.
C'est bien loin de l'idée tout blanc ou tout noir que je me faisait de la vie en générale il y à quelques années.



Bah putain, sacré tartine que j'ai écrit. tout ça pour rien dire en plus...
Enfin si, pour dire que j'ai toujours pas l'ombre d'une piste pour démarrer un semblant de thérapie...

Mais une chose est sure, je n’arrête pas le combat, je continue, je relance un sevrage de plus.

Arrêter de tenter de se sevrer, c'est se résigner
Se résigner c'est mourir !

Bon courage à tous
[hr]
Tiens calcul simple histoire de se représenter le truc:

1h de masturbation/jours/5jours/+-/ 15ans =

3900 h
=> soit 162.5 jrs perdu dans cette merde. (journée de 24h en plus, donc si je prend les 12h (et encore je suis gentil) ou nous ne dormons pas, ça fait presque 1 ans !)

Putain, 6 mois de perdus
6 mois que je ne reverrais jamais...
tout ça pour ça !

Là ça fait mal !
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RE: Le sevrage d'eric44.
Tiago @ 18-07-2016 20:07:00

Bonjour Eric44,

Bravo pour cette belle relance du sevrage ! 
Merci pour ce retour, plein de courage et d’honnêteté !

Eric, tu n'es pas seul. Beaucoup luttent contre le même adversaire que toi ici. Des témoignages de guérison montrent qu'il est possible d'en sortir. Moi, j'y crois ! Après de nombreuses rechutes humiliantes et honteuses en avril-mai, je ne rechute plus depuis le 21 mai, date de mon inscription sur ce site. Ma situation s'est améliorée quand j'ai pris conscience que seul, je ne pouvais rien faire. "Vouloir mais ne pas pouvoir" : telle est ma réalité de dépendant?

Dans ton message, je lis beaucoup d'éléments positifs :
- Tu sais qu'il faut venir ici, sur ce site d'entraide.
- Tu constates que K9 est un rideau de défense ultime, insatisfaisant pour une vie pleinement libre.
- Tu écoutes le besoin d'éthique en toi, le besoin de justice.
- Tu recherches des racines à cette dépendance.
- Tu es lucide sur les conséquences de la dépendance en termes de temps perdu.

Tu parles des causes profondes de la dépendance. Dans mon cas, je commence à  identifier ces causes profondes, mais cela ne m'aide pas beaucoup dans ma lutte quotidienne. Ma lutte quotidienne est très concrète : éviter l'ennui, la fatigue, la frustration. Identifier le stress et y répondre par la bienveillance, le calme, etc.

Bon courage pour les jours prochains, tu as tout pour réussir !
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RE: Le sevrage d'eric44.
JAN @ 18-07-2016 23:07:51

Hello Eric!

Je lis ton témoignage...
Je manque de temps et de disponibilité d'esprit pour y répondre convenablement...

Je t'exprime juste ici mes pensées solidaires et espère bientôt trouver le temps pour te répondre un peu mieux!

Courage!
Tu n'es pas seul...!

Jan
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RE: Le sevrage d'eric44.
Fabrice @ 19-07-2016 10:07:58

Salut Eric,

Je sens une lassitude dans ton message, plus le courage de te battre et pourtant le constat que cette merde te mine, te détruit. Ton message est long, mais ce n'est pas une tartine pour ne rien dire. RELIS toi calmement et ce n'est pas vide ce que tu dis, tu ouvres des pistes. C'est peut-être difficile pour toi, mais ces pistes elles sont devant tes yeux.

Tu as besoin d'aide. Cette aide elle peut venir du forum. Dans ce long message, tu nous tends la main. Alors oui, viens plus souvent. Ecris ce que tu ressens, analyse tes rechutes froidement et avec lucidité. Courage et persévérance. Tu sais au fond de toi que le sevrage est la seule solution, le reste te pousse vers ce qui te répugne, et pourtant tu y vas. Il y a presque dans ton constat une volonté de te faire mal, d'aller contre tes valeurs (ce besoin éthique, de justice).

C'est tout cela que tu dois exprimer. Qu'est ce qui te bloque ? Qu'est ce qui t'attire vers cette dépendance qui t'aliène et renie les valeurs que tu défens ? 

L'aide, elle peut venir aussi d'un professionnel. As-tu été consulté un psychiatre ? Je pense à cela car en lisant ton message et plus particulièrement ce passage.

Disse:
[font=Tahoma]Et en plus, j'ai aucune idée de ce qui à créer ce comportement chez moi. Pas de passé violent, de traumatisme etc. Certains ont au moins ça pour expliquer en parti leur déviance. Moi j'ai pas l'ombre d'une putain de piste sur ce sujet...[/font]
[font=Tahoma]Parfois, c'est flippant, j'en viens presque à me dire que je vais me réveiller un matin en me rappelant un souvenir traumatisant que mon cerveau aurait enfouit, tant je me demande comment j'en suis arriver là... C'est con mais ça me fait flipper de m'imaginer que je pourrais (re)découvrir ce genre de truc et que ça bousillerai toute l'image radieuse que j'ai eu de mon enfance...[/font]
[font=Tahoma]Enfin bon, là, je part en vrille. J'ai beau faire régulièrement mon introspection, je vois pas ce qui à été l’élément déclencheur de ça.[/font]
[font=Tahoma]Peut-être le fait que je soit quelqu'un qui fonctionne beaucoup aux sentiments dans ma vie (faiblesse ?)[/font]
[font=Tahoma]Je pense aussi que je suis parfois un peu trop "empathique", que j'ai du mal à accepter la douleur de certains, que ne pas pouvoir agir me ronge...[/font]

Cette introspection, il est parfois difficile de la faire seul. Un accompagnement par un psychiatre pourrait t'aider. Je pense à cette empathie, cette sensibilité peut-être une cause de ta dépendance. J'ai croisé il y a peu (dans ma rechute il y a 10 jours) un jeune homme qui est hypersensible (je ne me rappelle plus du nom de ce désordre mental), il était en quête d'un absolu inaccessible (il zonait sur des chats en recherche de plans plus hard les uns que les autres, alors qu'il est hypersensible, s'occuper de personnes âgées...). Tout cela n'est pas une fatalité. Il n'y a pas nécessairement un trauma qui nous mène à la dépendance (comme toi, je me demande toujours ce que j'ai enfoui au fond de mon enfance, mais en fait surement pas de trauma...).

Eric, ne baisse pas les bras. Persévère, donne toi les moyens du sevrage. Viens ici plus régulièrement (quelques lignes comme Kurt ou bien des pages comme Jan... peu importe, c'est ton carnet) !

Tu veux plus de justice, pourquoi ne pas militer par exemple pour une cause qui te tiens à coeur, faire quelques choses pour toi, pour te faire plaisir à toi, pour être en accord avec tes valeurs !

Il y a des solutions, il faut se battre.

Nous sommes à tes cotés.

Fabrice
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RE: Le sevrage d'eric44.
eric44 @ 19-07-2016 13:07:42

Merci à tous pour vos messages de soutiens.


Comme je l'avais déjà dit dans un précédent poste, ça fait du bien de voir qu'on est pas seul, et de savoir que certains vivent et se battent contre ça également.


Disse 'Fabrice' pid='64225' dateline='1468916218':
Il y a presque dans ton constat une volonté de te faire mal, d'aller contre tes valeurs (ce besoin éthique, de justice).

C'est tout cela que tu dois exprimer. Qu'est ce qui te bloque ? Qu'est ce qui t'attire vers cette dépendance qui t'aliène et renie les valeurs que tu défens ? 




Difficile à dire Fabrice, je me suis déjà posé la question.
Ce qui me bloque, pour le moment rien vu les consommations de porno fait ces derniers temps.
Après si tu me parle de blocage dans le sens "ne pas arriver à me sevrer" (ou démarrer tout du moins), je pense que dans ce cas là, il y a plusieurs facteur:
L'habitude probablement: C'est un peu comme les mecs qui vont boire un verre le soir en sortant du boulot. Je pense que cette coupure pour moi avant de rentrer me permet de "décompresser", de ne pas avoir l'impression de faire boulot/dodo non stop.
L'ennuis parfois: tu glandes, du coup tu fini par traîner sur ce genre de site sans trop savoir comment tu y est arriver...
Ce qui m'attire, probablement un peu comme les gosses: "l'interdit". Probablement que ça doit ajouter à l'excitation de consommer du porno alors que dans mon esprit en temps normal, c'est plutôt amorale.

Peut-être que d'une certaine manière oui, j'ai cette double identité qui me force à aller contre mes idéaux. Vas savoir.
Je sais même pas pourquoi j'ai ce sentiment d'inaction face aux injustices de la vie. 

Parfois, quand je repense à mon enfance, même si j'ai eu une enfance géniale, parfois je me dit que j'ai manquait de rien (j'avais et j'ai toujours des parents aimant, unis, j'avais à manger tout les jours, un toit au dessus de ma tête, de l'amour), et à la fois j'ai manquait de tout (tout le superflus, toutes les choses inutiles mais nécessaire à un gosse pour rêver etc).
Du coup, avoir fait parti de "la classe moyenne" à fait que j'ai côtoyer des gens de milieux différents: 
Des gamins dont les parents avaient les moyens et qui du coup, étaient "dans le coup", des "leaders" naturel.
Des gosses pommés, manquant de touts, les têtes de turcs.

Et au milieu moi. Et dieu sais si les gamins sont méchants entre eux quand certains sortent du lot, ne sont pas "à la page".

Moi jetait petit, "chétif", pas sportif, je me distinguais pas par mon milieu sociale, mon physique etc. 
Du coup, même si j'ai beaucoup changé depuis (je me suis mis au sport, j'ai pris confiance en moi, je me suis affirmé, j'ai entrepris et réussi des choses même si parfois je me suis cassé la gueule, mais je me suis toujours relevé, et à chaque fois plus fort), je pense qu'une part de moi se voit toujours comme un gamin chétif, qui subissant un peu les brimades des autres gamins, et du coup, quand je vois un gamin victime de ça, une personne seul emmerdé par une bande de cons, de la violence, de la douleur, de la peur (CF: les attentats), je ne peut m’empêcher de réagir (ou de vouloir tout du moins).

peut-être que quelque chose n'est pas régler à ce niveau là...

Ce sont des pistes qu'il va falloir que je creuse.

Je sais aussi que je me met peut-être un peu trop de pression à moi même, que je veux réussir ce que j'entreprend.
Du coup, j'ai développé une sorte de contrôle permanent de tout: Je suis très calculateur, planificateur. Je ne fait rien sur un coup de tête, j'ai besoin de calculer à l'avance, de savoir ou je vais, de limiter les risques (de déception ?) avant de faire.

C'est quelque-chose qui est déjà ressorti en parlant de moi: ce coté "intransigeant", très carré, quelqu'un pour qui les valeurs sont très importantes: la fidélité, le respect, la "justice", une sorte de "code d'honneur".
C'est presque démodé de nos jours ce genre de valeurs d'ailleurs...
C'est d'ailleurs un peu ce que j'avais dit dans un précédent poste: à savoir que parfois j'aurais préféré naître à une autre époque, 50 ans en arrière, là où les gens avaient un sens morale plus élevé, que tout le monde ne faisait pas n'importe quoi (télé/poubelle/réalité, consommation de sexe banalisé voir encouragé/idéalisé, couples se séparant pour un rien etc).

Du coup, est-ce que mon addiction ne serait pas la part inconsciente de mon subconscient qui cherche à se libérer en partie de ce contrôle permanent que je "m'impose" ???

Probablement une autre piste à étudier non ?
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RE: Le sevrage d'eric44.
Tiago @ 19-07-2016 19:07:13

Bonjour Eric44,

Bravo pour cette honnêteté et ce sens de l'analyse personnelle !
Tu poses les bonnes questions : c'est la clé de la réussite.
En te lisant, j'observe tellement de choses positives et utiles pour ta réussite !!! Tu as tous les éléments pour réussir !

Disse 'Eric44':
L'habitude probablement: C'est un peu comme les mecs qui vont boire un verre le soir en sortant du boulot. Je pense que cette coupure pour moi avant de rentrer me permet de "décompresser", de ne pas avoir l'impression de faire boulot/dodo non stop.

Je me reconnais vraiment dans cette habitude.
En examinant mon habitude, j'ai pu y voir quelques éléments :
- le besoin de décompresser est légitime. Il cache une insatisfaction qu'il faut entendre. Dans mon cas, j'ai appris à distinguer "ma vie est insatisfaisante" de "cette situation est insatisfaisante".
- la rechute comme moyen de décompresser. Dans mon cas, j'en observe les conséquences très négatives ...
- la réponse réflexe. Parfois, il m'est utile de décompresser. Quand c'est une habitude, j'ai un problème à résoudre ...

Disse 'Eric44':
C'est quelque-chose qui est déjà ressorti en parlant de moi: ce coté "intransigeant", très carré, quelqu'un pour qui les valeurs sont très importantes: la fidélité, le respect, la "justice", une sorte de "code d'honneur".

Je reconnais ce trait de caractère chez moi. Dans mon cas, je dois distinguer deux choses :
1) l'attachement personnel aux valeurs (justice, vérité, etc.)
2) la reproduction d'un modèle qui incorpore ces mêmes valeurs.

Dans mon cas, je suis clairement dans l'option 2), et j'essaie de me conformer à un modèle : c'est une forme d'abandon de liberté. Inconsciemment, je me révolte, d'où les rechutes. Il faut que j'apprenne à sortir du modèle et à m'affirmer librement.

Tu parles de contrôle. Tu parles aussi de tes aspirations éthiques. Peut-être y-a-t'il dans ta personnalité un aspect qui cherche à s'exprimer avec la plus grande force ? Un talent que tu aurais laissé de côté ? Tu es seul à pouvoir répondre à cette question.

Bon courage !
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RE: Le sevrage d'eric44.
eric44 @ 20-07-2016 19:07:35

Salut Tiago, merci d'avoir repondu

Disse 'Tiago' pid='64235' dateline='1468950913':

Je me reconnais vraiment dans cette habitude.
En examinant mon habitude, j'ai pu y voir quelques éléments :
- le besoin de décompresser est légitime. Il cache une insatisfaction qu'il faut entendre. Dans mon cas, j'ai appris à distinguer "ma vie est insatisfaisante" de "cette situation est insatisfaisante".
- la rechute comme moyen de décompresser. Dans mon cas, j'en observe les conséquences très négatives ...
- la réponse réflexe. Parfois, il m'est utile de décompresser. Quand c'est une habitude, j'ai un problème à résoudre ...


Personnellement, je ne pense pas que ma vie soit insatisfaisante, je suis globalement plutôt heureux de la vie que je me suis construit. J'ai un boulot qui sans être le meilleur job du monde, me plait suffisamment pour ne pas avoir la boule au ventre le matin.
J'ai une compagne avec qui je me sent bien, et c'est encore plus vrai depuis que nous avons fait une thérapie de couple suite à l'incident qui été survenu il y à un petit moment maintenant et que j'avais relaté dans un précédent poste.

Après, bien sur, comme tout le monde, il y à des hauts et des bas, et je ne suis jamais satisfait à 100%, mais pour moi c'est le propre de l'homme: toujours tendre vers le mieux, et chercher à s’améliorer sans cesse... Du moins, c'est comme cela que je vois les choses.

Je pense avec le recul, que le fait de "traîner" sur internet le soir avant de rentrer (et par la force des choses de dériver sur le pron) s'est surtout accentué lorsque cela n'allait pas avec ma compagne.
Du coup ambiance pesante = pas trop envie de rentrer.

Maintenant que nous nous comprenons mieux, que nous avons (re)appris à communiquer, je me sent mieux chez moi.

Et puis, c'est con à dire, mais ce moment là et un moment qui "m'appartiens", ou je fait un peu ce que je veut (surtout des conneries avec le porno dernièrement), où je n'ai de compte à rendre à personne.
Du coup, peut-être que je n'ai pas assez de moment à moi, seul, pour me poser, buller, glander (sans forcement porno j'entend)...



Disse 'Tiago' pid='64235' dateline='1468950913':
Je reconnais ce trait de caractère chez moi. Dans mon cas, je dois distinguer deux choses :
1) l'attachement personnel aux valeurs (justice, vérité, etc.)
2) la reproduction d'un modèle qui incorpore ces mêmes valeurs.


Ce trait de caractère, ce coté "droit", avec des valeurs fortes, c'est la psy de couple qui m'en à parlé. A vrai dire ce n'est pas forcement un truc que j'avais vraiment remarqué (peut-être inconsciemment), mais c'est vrai que depuis qu'elle m'en à parlé, je me rend compte que je peut être parfois un peu "extrême", enfin pas forcement super tolèrent face aux gens qui ne partage pas ces même valeurs.

et du coup, pour moi c'est un peu un mélange du 1) et du 2) dans le sens que j'ai un attachement certains à des valeurs fortes, parce que je me suis construit ainsi et que d'une manière générale, je n'ai jamais trop suivie la mouvance et que j'ai toujours aimait être un peu à contre courant (tout en essayant de ne jamais faire de vague et être le plus discret possible), et à la fois, j'ai été élevé par des gens extrêmement honnêtes (mes parents), droit, travailleurs, et se demmerdant seul dans la vie, donc je reproduit (et amplifie du coup) ça dans une certaine mesure.


Disse 'Tiago' pid='64235' dateline='1468950913':
Tu parles de contrôle. Tu parles aussi de tes aspirations éthiques. Peut-être y-a-t'il dans ta personnalité un aspect qui cherche à s'exprimer avec la plus grande force ? Un talent que tu aurais laissé de côté ? Tu es seul à pouvoir répondre à cette question.



Je ne sais pas si j'ai une talent laissé de coté. très honnêtement, je ne pense pas. Je fait les choses par plaisir, en générale quand j'ai du temps libre, et je suis suffisamment en concurrence dans mon travail pour ne pas aller me confronter à d'autres le weekend ( à plus forte raison en étant pas spécialement plus doué que les autres dans une discipline).

Personnellement, je suis plutôt touche à tous. Quand un truc m’intéresse, je test. Si ça ne m’intéresse pas, je n'éprouve pas le besoin d'essayer, et ça ne me dérange pas de ne pas savoir ou de ne jamais connaitre puisque je n'en éprouve pas l'envie.


Je sais pas si ça t'en dit plus ? 
Perso, pour moi, je ne m'explique toujours pas très clairement comment j'en suis arrivé là, même si je fini par penser que c'est plus un ensemble de chose qu'un unique élément déclencheur.
[hr]
PS: pour le moment, je me sent assez sereins dans ce début de sevrage. 

Je relâche pas la garde pour autant car je sais que la semaine de sevrage et ma limite, je craque avant en générale, et que pour le moment, ça "ne gratte" pas encore trop...

Mais bon, pour le moment, je me sent plutôt apaisé, calme et détendu, et relativement optimiste ( ça chez moi c'est la phase qui survient après mes "2 jours de gueule de bois" le retour de la positive attitude ).
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RE: Le sevrage d'eric44.
Fabrice @ 21-07-2016 08:07:18

Salut Eric,

Je voulais revenir sur cet entre 2, entre ton temps de travail et ton retour à la maison. Il y a à la fin de la journée un relâchement... Propices a se laisser aller. Peut être as tu besoin de ce laisser aller, de ce temps de rupture... Ce qui est pas cool est de le finir dans du porno.
Le 1er point, si c'est de temps pour toi, pourquoi aller sur internet! Qu'y recherches-tu au début? Est ce vraiment un temps pour toi?
Je sais que pour moi c'est important ce temps, ce temps égoïste. La plus belle des choses qui me soit arrivée est la découverte de la méditation, oú vraiment je me centre sur moi et je me nourris.
Pour cet entre-deux, il peut y avoir le sport... Je sais que aller au travail à vélo fait aussi partie de cette rupture.
Si vraiment ton soucis est ce temps entre travail/maison, en cherchant dans des approches comportementales, tu trouveras une solution,  j'en suis sûr. 
De mon coté, je profite aussi de ce temps, où souvent les collégues sont partis, pour venir ici.
Il y a 18 mois, je passais quasiment toujours plus de 30 minutes sur le porno tous les soirs au travail, cette pulsion a totalemement disparu chez moi, pour m'aider j'avais mis k9 pendant quelques temps, aijourd'hui je l'ai supprimé
Bonne journee et bravo pour le sevrage, continue ! 
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RE: Le sevrage d'eric44.
eric44 @ 21-07-2016 19:07:33

Salut Fabrice

Disse 'Fabrice' pid='64276' dateline='1469082018':
pourquoi aller sur internet! Qu'y recherches-tu au début? Est ce vraiment un temps pour toi?


Je pense qui j'y vais un peu par habitude, et que je fini par traîner sur des sites prons par ennuie/reflex conditionnés par des années de pratiques...

Ce que j'y recherche: rien en particulier, c'est plus "flâner" en réalité.
Je regarde des choses qui m’intéresse (comme je suis curieux et que j'aime bien apprendre de nouvelles choses), je traîne un peu sur des forums relatifs aux sports que je pratique, je regarde aussi des vidéos, principalement sur YouTube (toujours, sur les sports que je pratique, mais ça peut aussi être sur d'autres hobbies, de la musique etc).

En ce sens, oui, c'est vraiment un temps pour moi car même si ce n'est pas super "constructif" (bien que je m'informe sur beaucoup de choses, et en ça, internet et une mine d'or pour qui veut obtenir des informations), c'est un moment de détente où je "débranche" un peu...


En ce moment, je fait super gaffe à ne pas aller sur des choses "litigieuse" pouvant m'amener à d'autres choses (porno).
Donc je suis sur mes gardes, même si je suis encore assez sereins.
D'habitude, à ce moment là du sevrage, je suis "harceler" par mes pulsions au point que ça en deviens pénible. Tout me ramène à ça, la nuit j'en rêve.

Pour le moment ce n'est pas le cas, donc je profite de ce moment de répit pour ré-apprécier les choses simples, sans sentiments de dépendance. Je suis conscient que le plus dur reste à faire et que les difficultés vont arrivées dans les jours (heures ) prochaines...

Bon, il est tard, alors je vais pas trop traîner là, à chaque fois que j'ai traîné sur internet, j'ai fini par rechuter!
Alors on avance un pas à la fois, mais on avance !

Courage à tous
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RE: Le sevrage d'eric44.
Atarax @ 22-07-2016 14:07:57

Salut Éric,

Ce n'est pas facile d'éviter de passer du temps sur Internet, mais en fonction de ton utilisation et de ce vers quoi ça peut t'amener, ça peut être une bonne chose d'essayer de perdre cette habitude ou de la limiter, comme d'autres dépendance. Je ne suis pas forcément le mieux placé pour en parler, bien que j'ai aussi eu une longue et très forte période de dépendance à Internet (sans que ce soit lié à une dépendance sexuelle pour le coup). J'ai donc une certaine méfiance pour le réseau ; et même si j'y passe pas mal de temps, ne serait-ce que parce que c'est un outil de travail, j'ai appris à en limiter mon utilisation. Qui est d'autant plus dangereuse couplée à la dépendance sexuelle.

Disse 'Eric 44':
D'habitude, à ce moment là du sevrage, je suis "harceler" par mes pulsions au point que ça en deviens pénible. Tout me ramène à ça, la nuit j'en rêve.


Je n'ai pas de formules miracles face à ça, mais je pense qu'il y a plusieurs solutions. Il y a la méditation, comme Fabrice, il y a le sport, qui peut permettre de se vider assez efficacement la tête et de s'effondrer de fatigue (c'est en partie ce que j'ai fait pendant mon précédent gros sevrage)... Il faut parvenir à concentrer ton attention, autant consciente qu'inconsciente, vers d'autres éléments.
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RE: Le sevrage d'eric44.
Tiago @ 22-07-2016 21:07:45

Bonjour Eric,

Je te comprends, chez moi aussi, internet + ennui = danger.
Globalement, internet me sort de la vie réelle. C'est dangereux, c'est une pente glissante.

En te lisant, je constate que ta dynamique est bonne : tu vas de progrès en progrès, sans grandes difficultés. En somme, tu fais un beau parcours.

Bon courage !
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RE: Le sevrage d'eric44.
eric44 @ 22-07-2016 21:07:23

Petit passage rapide. 
Sur le téléphone c'est pas évident de "tartiner".

Bon, bilan de la journée: ca pas été facile, je sent que ça commence à "gratter".
J'ai rêvé cette nuit (érotiques, du moins si on veut) comme toujours au bout d'un moment lors de mes début de sevrage (subconscient qui d'exprime)

Ce qui était étrange dans ce rêve, c'est qu'au lieu de voir des images porno, au lieu que ce soit moi qui consulte du porno sur mon téléphone, j'y était plus ou moins contrains en constant que ma compagne consulté des sites porno sur son téléphone. Et je luttais pour ne pas regarder ces images.

Il faut croire que je combat meme dans mon subconscient...

Du coup, ce rêve à un peu donné le ton à la journée, et j'ai du faire des efforts pour ne pas laisser mon cerveau divaguer et fantasmer sur tout et n'importe quoi.
C'était pas évident.

Chose aussi qui n'arrange rien, je vais être "contraint" pendant quelques jours mais surtout nuir d'être seul. Ma compagne ayant dû s'absenter, je me retrouve seul avec téléphone, ordi etc en accès illimité et sans être dérangé.

C'est dur parce qu'en temps normal, je profiterai de ce temps pour faire une grosse cure de porno.
Là, je pense à l'état dans lequel je me retrouve le lendemain après ce genre de nuit marathon. À moitié malade, comme si j'avais une gueule de bois. L'envie de rien, fatigué, démotive', nauséeux...
Je pense aussi à la crasse qui reigne sur ces Tchat ou traîne tout un tas de pommés, de gars malsain, et ca, j'ai vraiment pas envie de le vivre une nouvelle fois.

Alors je m'accroche! Je vais me foutre un peu devant la TV, ne pas allumer l'ordinateur pour lancer un film (ne pas tenter le diable), et rester "Focus" sur mon objectif: 1 semaine pour commencer.

Bon courage à tous dans cette période de relâchement et de tentation qu'est le week-end...
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RE: Le sevrage d'eric44.
Fabrice @ 22-07-2016 23:07:40

Tiens bon, nous sommes avec toi. Pas de tentation, l'ordi reste éteint, un bon bouquin pour t'endormir.
Le sevrage, rien que le sevrage.
Fabrice
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RE: Le sevrage d'eric44.
Atarax @ 23-07-2016 12:07:16

Salut Éric,

Disse "Eric44":
C'est dur parce qu'en temps normal, je profiterai de ce temps pour faire une grosse cure de porno.
Là, je pense à l'état dans lequel je me retrouve le lendemain après ce genre de nuit marathon. À moitié malade, comme si j'avais une gueule de bois. L'envie de rien, fatigué, démotive', nauséeux...
Je pense aussi à la crasse qui reigne sur ces Tchat ou traîne tout un tas de pommés, de gars malsain, et ca, j'ai vraiment pas envie de le vivre une nouvelle fois.


Je me reconnais totalement dans ce que tu viens de décrire. J'ai (eu) le même fonctionnement. La moindre occasion seul était une belle occasion de nuit marathon (sachant qu'en général je commence en me disant « allez, juste un peu, à 23h je m'arrête », puis arrive 23h, et je peux bien pousser jusque minuit, puis je passe mon temps à négocier avec moi-même jusqu'à passer des nuits blanches en sortant dans le même état que toi).
Au moins dans les premiers temps, s'astreindre un rythme, se faire un programme, et faire le maximum pour se tenir loin de l'ordinateur constituent une plutôt bonne stratégie pour lutter. Ensuite tu sauras que tu es capable de résister au moins une soirée, puis encore une soirée de plus, etc. jusqu'à ce que la résistance te demande de moins en moins d'efforts.

Tiens bon, la lutte dans laquelle tu t'engages vaut le coup et je suis sûr que tu as la force de surmonter ces épreuves, qui te rendront plus fort face à la dépendance.
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RE: Le sevrage d'eric44.
eric44 @ 23-07-2016 22:07:09

Bon, mon "bilan" de la journée:

La tension sexuelle est montée d'un cran aujourd'hui. Tant que je garde mon sevrage en tête, ca va, mais je réalise que la force de l'habitude, les automatismes ou "reflex conditionnés" sont légion...

Mon cerveau tourne à plein régime pour essayer de me tenter... 
Je regarde un truc sur internet et si je ne me reprend pas, je suis à deux doigts de m'écarter de la ligne de conduite que je me suis fixé.
Le plus fou c'est que c'est limite inconscient, je suis presque en pilote automatique tant ca fait un moment que je suis dépendant et que j'ai développé ce comportement et ce schéma.

Et c'est pas évident à gérer au quotidien quand tu vie dans une société hyper-sexualisé. 
C'est vraiment comme être diabétique et visiter un magasin de bonbons...

Point positif, le fait de rester "sobre" me laisse du temps pour avancer sur plein de choses. C'est vraiment là qu'on se rend compte que cette merde et chronophage.
En temps normal, j'aurais commencé à avoir ces pensées obsédantes vers 13h. J'aurais cédé vers 13h30, et à force de me dire "encore 5 minutes", je le serait "réveiller" vers 19h30, dégoûté, vaseux, et en ayant bousillé une journée de plus... Et j'aurais tellement abusé que j'aurais probablement fini par rester au lieu et grignoté de la Merde tellement j'aurais été nauséeux et démotivé de tout...

Mais bon, je suis positif, une journée de plus passé loin de cette merde! 
Et c'est pas une sinécure que de résister à ca avec un maximum de facteurs à risques (seul, du temps pour moi, accès à un ordi, un téléphone et une tablette dans l'appartement, et tout ca en ayant supprimer tout les logiciel de filtrages ! ).
Bon je me dit que si je résiste à ca, le reste sera du gâteau mdr!

Bon, je vais regarder un peu la TV histoire de débrancher un peu. 

Bon courage à tous dans vos sevrage !
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RE: Le sevrage d'eric44.
Fabrice @ 23-07-2016 22:07:50

Salut Eric,
Comme je me rapelle aujourd'hui de ces moments de lutte. Regarde la vague et dis'lui que tu es plus forte qu'elle. La plus grosse des vagues vient toujours s'échouer et mourir sur la plage.
Aie confiance en toi, résiste comme tu l'as fait aujourd'hui et dans les moments difficiles rapelles toi de ce combat passé.
"Le sevrage, rien que le sevrage"
Et bravo pour ta résistance
Fabrice
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RE: Le sevrage d'eric44.
JAN @ 24-07-2016 01:07:09

Bonjour Eric !
 
Je suis ici depuis octobre dernier avec une histoire (je dirais…) complexe d’une dépendance à la sexualité depuis plus de 25 ans. Je suis en couple gay.
 
Mais chose que je n’aurais pas imaginé possible : J’ai décroché de toute pratique liée à ma dépendance (en ce moment cela veut dire : de TOUT SEX !) depuis presque 100 jours et ma vie n’a jamais été aussi pleine et je n’ai jamais été aussi dans mon axe que depuis ! C’est une réussite pour moi qui me remplit de fierté, de joie et de bonheur ! J’y suis enfin ! Et j’ai 51 ans…
 
Cette avancée s’est faite par une combinaison entre un travail que je fais avec un psy, la méditation que particulièrement Fabrice m’a fait connaître, et surtout grâce à tous ces échanges du forum. Certains disent aujourd’hui que « je suis un pilier du forum » et que « mon histoire sert de repère »… je n’oserais pas dire ça de moi, je répète simplement les dires des uns et des autres…
En tous cas, si ça t’intrigue et si ça t’intéresse tu peux lire mon carnet. Pour ne pas te coltiner tous les postes : Le changement décisif a eu lieu le 16 avril…
 
Tout ça pour dire que le forum me tient et que je suis à priori tous les membres ici avec régularité. Mais je ne l’ai toujours pas encore réussi te concernant depuis que tu es revenu, je suis en ce moment dans une situation personnelle un peu complexe… Pourtant je te lis !
 
Et t’envoie alors mes salutations solidaires et te souhaite aussi bon courage dans ton avancée !
 
Jan
 
 
 
 
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RE: Le sevrage d'eric44.
Tiago @ 24-07-2016 06:07:34

Bonjour Eric,

Je lis tes progrès avec joie : tu mènes le bon combat.
Je me souviens de mes propres journées de lutte : sortir du pilote automatique. Pour chasser les pensées instrusives, j'ai bien rempli mes journées avec des activités variées. J'évitais l'ennui.

Je peux témoigner : les vagues cessent rapidement. Et le mode "pilote automatique" disparaît plus rapidement que je le croyais. Ta lutte se joue face aux écrans : noblesse du combat de l'homme contre la machine. Ta victoire est assurée !

Bon courage, tu mènes le bon combat !
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RE: Le sevrage d'eric44.
Atarax @ 24-07-2016 10:07:38

Salut Éric,

Comme les autres, comme toi, je suis passé (et je passe encore, par moment) par ces phases. Où on a l'impression de ne plus réfléchir, que nos doigts se déplacent de leur volonté propre sur le clavier pour nous emmener dans les recoins sombre du réseau, qu'on tentait pourtant d'éviter. Et cela, toujours « juste pour 5 minutes ».
J'aime beaucoup la formule de Fabrice : « La plus grosse des vagues vient toujours s'échouer et mourir sur la plage. »

Quoiqu'il en soit, tu as tenu une journée de plus, une journée difficile, où toutes les conditions étaient réunies pour que tu échouent en beauté. Et bien au contraire, tu as résisté, tu as lutté et la dépendance ne l'a pas emporté face à toi. Souviens-toi de ce moment, car tu sais désormais que même quand tout semble jouer contre toi, tu peux être le plus fort.

Bon courage pour la suite, mais tu es bien parti désormais !
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RE: Le sevrage d'eric44.
eric44 @ 01-08-2016 20:08:31

Rechute
Encore
Toujours

De plus en plus sordide...
Ça me fait peur de ne pas contrôler...
Je post histoire de garder une trace, et pour extériorisé ça car je ne peux en parler à personne... Même si ça ne m'aide en rien, j'ai un peu l'impression d'être moins seul dans la fange!

Il se passe des choses dans ma vie en ce moment, alors je vais m'éloigner quelques temps du forum.
Je continuerai à vous lire mais ne posterai plus pendant quelques jours du moins.

J'espère qu'à mon retour, j'aurais de meilleurs nouvelles à vous annoncer que des rechutes...

Yole
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RE: Le sevrage d'eric44.
Fabrice @ 01-08-2016 20:08:18

Eric,

je pense qu'il est important de poster quand ça va mal. De décrire ce qui te mène à chuter, nous serons là pour t'aider à résister. Sincèrement, ce que l'on veut tous ici c'est de s'en sortir. Donc c'est dans la difficulté que le forum à toute sa raison d'être... Même si c'est sympa d'avoir de bonnes nouvelles. 

Donc à toi de voir. N'hésite pas à venir même pour dire que ça va pas. 

Nous sommes là.

Courage, je vois que tu remets le compteur, donc toujours dans la dynamique du sevrage. 

Fabrice
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RE: Le sevrage d'eric44.
Véronique @ 01-08-2016 23:08:13

Bonjour Eric,

je suis aussi nouvelle sur le forum, mais je voulais juste te dire que je comprends et partage ta douleur face au sentiment de culpabilité qui nous assaille tous quand on rechute. Ce qui est fait est fait, ça ne sert à rien de le ressasser en boucle. En revanche, si on part du principe que la rechute est un symptôme d'un mal plus profond, ce qui peut aider c'est d'essayer de se rappeler "juste avant". Comment tu te sentais "juste avant" de rechuter : en colère ? malheureux ? dépité ? Ou au contraire en excès de confiance ? Et si tu arrives à te rappeler quel était ton sentiment, tes sensations, est-ce que tu arrives à te rappeler ce qui a causé ce sentiment ou cette sensation ? C'est une piste que je me permets de te proposer pour essayer d'en sortir : essayer de décortiquer, presque d'autopsier la rechute, la démonter comme une mécanique pour arriver à identifier l'origine. La repérer ne suffira pas tout de suite à y trouver une réponse, mais c'est un progrès énorme de comprendre ce qui se passe en soi. J'ai parcouru rapidement tes posts donc j'ai peut-être loupé qqch mais il m'a semblé comprendre que tu étais opposé à l'idée de te faire aider par un psychothérapeute. Je peux comprendre tes craintes, en même temps, arriver enfin à extérioriser ses méandres intérieurs dans une oreille tenue au respect du secret par ses obligations professionnelles constitue un soulagement immense et une aide précieuse.  Mais quoi qu'il en soit, je suis de tout cœur avec toi.
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RE: Le sevrage d'eric44.
eric44 @ 14-11-2016 19:11:35

Pas mieux que le précédent message...

Compteur à zéro, tout comme le morale d'après "shoot"...

saloperie de dépendance...
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RE: Le sevrage d'eric44.
Tiago @ 15-11-2016 18:11:41

Bonjour Eric44,

Mais l'essentiel est là : tu reprends la lutte.

Compteur ou pas, ton chemin de libération se poursuit, et c'est une bonne nouvelle. Bravo pour ta détermination !
Courage !
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RE: Le sevrage d'eric44.
eric44 @ 01-12-2016 20:12:17

Mon dernier "shoot" à l'instant:
sordide, dégoût de moi-même. Pas de mot pour exprimer ce que je ressent, juste envie de disparaître, me terrer dans un trou, dormir une semaine entière pour oublier tout ça !

Je me bat réellement pour ne pas gerber. littéralement !

Là c'est bon, je coupe avec cette merde, j'en peux plus de tout ça, maintenant il faut que ça cesse ! trop de temps que je repousse ce sevrage, que je n'y crois pas, que je me trouve des excuses: "encore une dernière fois", "juste un peu...", "recherche ça ou ça", "et si...." etc

faut vraiment que je quitte ce monde virtuelle de merde parce que je passe à coté de ma vie, je m’abîme, je me détruit et détruit ma relation avec mes proches, ma joie de vivre, mon envie de vivre simplement.

je suis allée trop loin, cette fois, ça passe ou sa casse !

bon courage à vous tous, sincèrement, et si un Dieu existe, qu'il soit avec vous !
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RE: Le sevrage d'eric44.
eric44 @ 01-12-2016 23:12:55

Les choses sont claires, je n'ai plus d'autres choix que de changer. Pour les autres, mais avant tout pour moi.

En toute lucidité, et pour répondre au précédent commentaire, je n'ai jamais fait de réel bilan, pas de point sur le chemin parcouru.
À la fois, comment le pourrais-je ? Je suis toujours sur le bord de la route, attendant que les choses avancent pour moi, sans faire le nécessaire pour y parvenir.

Un heureux événement est arrivé dans ma vie dernièrement. Raison pour laquelle j'ai pris un peu de distance avec le forum dernièrement. Je ne voulais pas mêler cette période avec ma dépendance. Je pensait que je changerai suite à ca, que j'arrêterai, que je "mûrirai" enfin, mais en réalité, il y avait peu de chance sans m'en donner les moyens.
Et dans ce domaine, je procrastine à mort. Je remet à plus tard.

J'ai repoussé repoussé repoussé sans réellement actée les choses. Et je me retrouve là, au fond du trou, plus de 10 ans après avoir mis des mots sur ce qui me ronge.

Aujourd'hui, je n'ai plus le choix, je souffre trop de cette situation, je n'en peux plus de perdre le contrôle et de subir cette dépendance, d'avoir la boule au ventre en sachant que le soir, mon subconscient va m'amener là où je ne veut pas.

Je ne veux pas que mes proches me vois comme ca. Je ne veux pas bousiller ce temps que je pourrais leurs accorder à gâcher ma vie.
Je ne veux pas voir la déception dans leurs yeux, ne veux pas être ce mari infidèle, ce père absent ou dépendant.

Je veux et je vaux mieux que ca. Maintenant, je doit me comporter en homme et me battre pour avancer, dépasser ca.

Petit, j'etait le gringalet de service, quand je repense a mon enfance, j'ai toujours cette petite amertume, ce mal au fond de moi.
Comme je l'ai dit dans mes précédents postes, j'ai eu une enfance heureuse, mais je n'ai subis aucun traumatisme pouvant expliquer ma dépendance.
Je ne veux pas épiloguer là dessus, je sais que j'aurais à creuser à ce niveaux, faire cette introspection en moi pour comprendre pourquoi j'ai toujours ce vague à l'âme, cette boule au ventre quand je repense à cette période.

Mais l'heure n'est pas à l'introspection pour moi en ce moment. Pour l'instant, il me faut digérer et accepter ca. Penser mes plaies, me reconstruire.

Si j'évoque mon passé, c'est parce que j'ai vécu des choses difficiles (pas de viol ou d'abus non plus), mais je me suis battue pour dépasser ca, pour m'élever. Je suis comme ça, et sans me vanter, je suis quelqu'un de combatif. Après tout, à force de me rabaisser, de me trouver minable, autant reconnaître en moi ce trait de caractère.

Si je dit tout ca, c'est parce que je sais que j'ai eu à me battre toute ma vie, et je sais ce dont je suis capable.
Tout ce que j'ai eu, je le doit à moi-même, parce qu'on m'as éduqué comme ca: "ne jamais dépendre de personnes, se "faire" tout seul"...

Aujourd'hui, même si je me sent abattu, au fond de moi monte cette colère, cette rage, celle qui a été mon moteur tant d'année pour avancer, me dépasser, triompher, relever la tête après le chaos, rebondir, créer, entreprendre !
Je vais la garder en moi, la préserver, l'entretenir, comme un outil nécessaire à cette bataille, parce qu'elle doit me servir, être un moteur pour dépasser et vaincre ça.

Demain viendra le temps du combat, long et douloureux, mais dans mon cas, l'issue n'est pas négociable...
et c'est la plus belle des récompenses qui m'attend à l'issue de ce chemin: la vie, tout simplement...
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RE: Le sevrage d'eric44.
Tiago @ 03-12-2016 10:12:44

Bonjour Eric44,

Je te remercie pour ton témoignage, plein de courage et de lucidité !

Tu écris :
Demain viendra le temps du combat, long et douloureux, mais dans mon cas, l'issue n'est pas négociable...

Tu es combatif, tu as ce trait de caractère. Tu n'arrêtes pas sur un problème, tu le surmontes. C'est une qualité très précieuse dans ta démarche. Tu dois cultiver ce trait de caractère : c'est un atout. Tu parles de colère, de rage : tu as de l'énergie. Voici un nouvel atout.

Je crois au pouvoir des mots. Quand tu parles de "combat long et douloureux", n'est-ce pas mieux de penser en termes plus positifs ?
Par exemple : "ce combat m’emmènera loin", "ce combat mobilisera toutes mes énergies", "ce combat sera un chemin de vie", etc.

Courage ! Tu mènes le bon combat !
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RE: Le sevrage d'eric44.
eric44 @ 04-12-2016 22:12:58

Oui je viens de faire un bilan, je pense que c'était nécessaire, a chaud, pour acter ce nouveau sevrage.
Ca peut paraître prétentieux, ou même un peu superficiel mais j'avais besoin de poser cette motivation. Comme une première pierre sur le chemin que je doit entamer.
À lire si je doute ou faiblit par la suite

Après ma dernière rechute, j'etait au fond du trou.
Des rechutes, j'en ai eu, régulièrement, mais celle-là, elle a été violente.
Quand tu te retrouve à devoir te retenir de gerber, c'est que t'es vraiment aller trop loin...
Psychologiques j'avais vraiment envie de me coller un pruneau (je le ferait pas, mais c'est un peu l'idée)

Pour l'instant, ça va, je garde la tête froide. Cette dernière rechute est encore bien présente dans ma tête, donc pas trop de pulsions ou "d'envies".
Je sais que les jours prochains vont être décisif pour la suite de mon sevrage. Il faut vraiment que je garde en tête l'état dans lequel j'ete après cette rechute.

Pour le moment, je suis appaisé, j'ai passé un week-end genial avec ma famille, loin de cette merde et ca m'as vraiment fait du bien. Beaucoup moins de tensions, j'ai vraiment apprécié et profite de cette accalmie.
Même m'as compagne la remarqué !


Le premier cap pour moi, c'est dépasser la semaine. C'est un truc que je n'ai pas réussi depuis des années. Je ne me souviens même à quand remonte la dernière fois où j'ai tenu aussi longtemps...

Si, pardon, QUAND j'aurais passé ce premier cap, mon objectif sera de dépasser les 15 jours. C'est ma limite personnel, et je crois que ça ne m'est arrivé qu'une seule fois depuis que j'ai mis un nom sur mon problème il y a plus de 10 ans.

Si (non) QUAND j'aurais réussi cette étape, cela devrait m'apporter une force et une motivation supplémentaire pour ne pas craquer, et avancer...

Et puis je l'ai promis dans le creux de l'oreille de mon enfant, et je ne veux pas rompre cette parole...

Bon courage à tous dans vos sevrages !
[hr]
Une dernière chose pour ce Soir:
J'ai un truc qui me trotte dans la tête depuis un moment et je n'arrive pas à me l'expliquer :
J'ai constaté ca en revoyant ce film la dernière fois. Incassable avec Bruce Willis.
Pour ceux qui n'ont pas vu le film, dans celui-ci, le héros n'est pas heureux dans sa vie, car il ne s'"accompli " pas.

Sans parler du côté super-héros (rire), je me suis beaucoup retrouvé dans ce film et dans ce "mal-être " qu'éprouve le héros, sans pouvoir comme lui l'expliquer.

Je veux dire par là que j'ai tout pour être heureux, sérieusement: une famille, la santé de les proches, la mienne, un job correct. Non sérieusement, tout pourrais être encore mieux mais ma vie me plait beaucoup (hormis la dépendance) et pourtant une part de moi à ce "vague à l'âme", une sorte de mal-être, sans que je n'arrive à l'expliquer...
C'est comme si je devais faire quelques chose pour ne plus ressentir ça, mais sans savoir quoi ?

Je ressent ça aussi quand je suis au contact de gens "démunis", souffrent d'un handicap, victimes d'autres personnes.
J'avais déjà évoqué ça dans un de mes précédent post, ce sentiment de justice, d'envie de protéger,, cette douleurs face à la peine des autres.

Est-ce que je souffre d'un "excès d'empathie "
Est-ce que certains d'entre-vous ressentent ou on déjà ressentit ce mal-être dans leurs vie (pas forcément que face à des démunis j'entend, mais en général) ?
Est-ce que c'est un dès effet de la dépendance ? Hormones ?
Est-ce que ça passe avec l'avancement du sevrage ?

Si vous avez des pistes, je suis preneur d'avis parce que je ne sais pas trop quoi faire à ce sujet....
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RE: Le sevrage d'eric44.
Tiago @ 05-12-2016 18:12:48

Bonjour Eric44,

Mal-être, vague à l'âme ... Ces sont des signaux qui indiquent que quelque chose n'est pas ajusté. Un besoin ignoré, une situation insatisfaisante, etc.
Si c'est possible, il est utile d'examiner ces sentiments et de savoir ce qu'ils signifient exactement.

Chaque personne a besoin de s'accomplir. Il faut trouver sa voie véritable. Dans mon cas, la dépendance est une mauvaise réponse à un besoin intérieur. Dans le sevrage, et dans le calme hormonal, j'apprends à écouter mes vrais besoins.
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RE: Le sevrage d'eric44.
eric44 @ 05-12-2016 22:12:34

Je pense effectivement que la dépendance à mis en valeur un manqué dans ma vie, mais à l'heure actuelle, je n'arrive pas à mettre les doigts dessus, ni a savoir exactement d'où ça viens.

Je pense que c'est lié à mon enfance, probablement au fait que j'ai du éprouvé une certaine frustration avec la situation sociale de ma famille, ce qui expliquerai en partie ce ressenti face à l'injustice en générale mais ce ne sont que des hypothèses.

Peut-être que c'est encore trop tôt et qu'il faut encore que j'avance dans mon sevrage pour comprendre certaines choses...
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RE: Le sevrage d'eric44.
PePLJ @ 05-12-2016 22:12:39

Re-salut eric44, tu penses que ta situation social dans ton jeune âge visiblement castratrice serait responsable d'un besoin de jouissance rapide ???
Un peu comme-ci tu voulais dominer cette ancienne situation ???
Comme une frustration tu le précises clairement ....
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RE: Le sevrage d'eric44.
eric44 @ 06-12-2016 13:12:20

je ne sais pas si on peut parler de situation castratrice (je n'ai pas vecu l'enfer non plus) mais il est fort probable que mon enfance ai influé dans ma vie actuelle et soit une des causes (probablement pas la seule non plus) de mon addiction.

Je vais voir au fur et à mesure de l'avancée de mon sevrage si ce sentiment de mal-être disparaît (donc hormonale) ou s'il persiste auquel cas, il me faudra en trouver les causes.

Dans ce cas là, sans recourir à une aide extérieure (psy), pour des raisons que j'avais déjà expliqué précédemment, j'avoue avoir un peu de mal à entrevoir comment obtenir plus de réponses qu'aujourd'hui en me questionnant moi-même si je ne sais pas accès à ces réponse actuellement...
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RE: Le sevrage d'eric44.
Fabrice @ 06-12-2016 14:12:47

Salut Eric,

le bonheur matériel, professionnel, familial est une chose. Comme toi j'ai tout pour être heureux (travail, famille, vie sociale...) et pourtant. Aujourd'hui, je commence à comprendre que le plus important est la paix intérieure, la sérénité de ce moi profond, de permettre à ce moi de s'exprimer. Dis autrement d'être moi, d'être libre.

Tu dois persévérer dans le sevrage. Comme tu le dis, je suis sûr que cela va te permettre t'avancer sur une meilleure compréhension de toi. Cela peut parfois être difficile car tu risques d'être confronté à des éléments que tu ne veux pas voir (ou que tu ne peux pas voir). Je sais que tu ne veux pas aller voir un psychiatre. Réfléchis vraiment. Cela peut être une aide importante. Ce le fut pour moi. Tu peux aussi prendre le temps de lire. J'ai appris beaucoup dans la lecture de différents livres sur le bonheur, sur l'enfance, sur les enfants intérieurs. Au début tout cela me paraissait presque ésotérique (voire sectaire), et j'ai trouvé des réponses, du moins des pistes, à des questions que je me posais.

A toi de voir, mais tu as fait le bon choix en te relançant. Tu avances, écoute ce mal-être en toi. N'essaie pas de le chasser, plonge dedans pour en comprendre les racines.

Fabrice
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RE: Le sevrage d'eric44.
eric44 @ 06-12-2016 18:12:13

Merci Fabrice pour ce message.

Oui, je vais essayer de plus m’écouter dorénavant. Lors de mes précédentes "tentatives" de sevrage, j'ai tenté de passer au delà des choses, avec le résultat que tu connais, à savoir rechutes et stagnation dans mon avancée (même si d'autres choses en sont également responsable).

Pour le moment, je me sent plutôt serein et en paix avec moi-même. Je sais que j'ai fait le bon choix en entament ce nouveau (premier vrai) sevrage. Donc une partie de moi est apaisée. Du coup, cela rejailli sur mon couple et le temps que j'ai passé avec ma compagne et mes gosses ce weekend m'ont vraiment reboosté et ont été un havre de paix dans cet océan de noirceur vécu dernièrement et dont l'apogée à été mon dernier shoot.

Maintenant, je sais que je doit encore apprendre à gérer les déceptions et le stress sur la durée car il m’apparaît clairement avec le recule, que ces éléments donnent lieux à des crises (exutoires ?).
Pour le moment, je suis dans le démarrage donc, j'arrive à garder la tête froide, mais qu'en seras-t'il dans le futur ? Sur la durée ?

J' avoue que c'est un peu ça qui m’effraye dans l'avenir, ça et les moments ou je serait seuls, avec du multimédia à dispo. En ce moment, je limite au maximum ces périodes propices à la rechutes.
Je ne suis pas assez fort pour me confronter à cela, alors mieux vaux fuir et rester éloigné le temps que la tempête se calme...

La prochaine grosse phase (en plus du manque qui ne vas pas tarder à pointer le bout de son nez) vas être de comprendre pourquoi j'ai ce mal-être en moins et ce ressentit face à la souffrance des autres.
Je fait un blocage à ce niveau là.
J’espère donc trouver un moyen de débloquer l'accès à cette partie car je suis certains que c'est une des raison de mon comportement addictif, avec cet "hyper-empathie" et que mon sevrage passera par cette compréhension là...
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RE: Le sevrage d'eric44.
eric44 @ 07-12-2016 09:12:03

Salut Fr-Ed

Ce n'est pas très important de "détailler" mon dernier shoot. Il à juste été plus "brutale" et plus "glauque" que les précédent, et avec l'accumulation de cette dépendance qui me pèse, j'ai encore plus mal réagit (failli vomir comme je le disait)...
Bref, je préfère ne pas épiloguer sur le contenu et essayer d'avancer en gardant à l'esprit ce soir là l'état dans lequel j'etait après.
N'y voit vraiment aucune animosité, je veux juste oublier cet épisode et garder le positif dans tout cela: mon début de sevrage.

Pour le reste, justement, je n'ai pas réellement de piste. Je sent bien que cet "excès d'empathie", et ce "mal-être" sont une des causes m'ayant mené à l'addiction au pron, mais ce n'est pas encore très clair pour le moment et je n'arrive pas à comprendre ce qui à généré ces choses là...
Il apparaît clairement que (probablement comme beaucoup d'entre-vous) mon addiction est un exutoire à des choses que j'ai du mal à gérer: stress, pression, contrariétés...

Je remarque que c'est un cercle vicieux: plus je m'enfonce dans la dépendance, plus j'ai tendance à voir les choses en noir, à réagir de façon épidermique ce qui m'emmène irrémédiablement vers une nouvelle rechute dès que je suis contrarié.
Je le vois bien ce schéma là.

Depuis que j'ai entamée le sevrage de manière plus sérieuse la semaine dernière, je m'efforce de ne pas réagir à chaud comme j'ai l'habitude de la faire (je suis de caractère un peu sanguin), et j'essaie de me demander pourquoi tels ou tels situations m’énerves, me font réagir et je me rend compte que par habitude, en réaction à ces situations, je me tourne vers le pron pour m’échapper de ça.
Avec le temps, c'est devenu un reflex, et je reproduit ce schéma de manière automatique.

Maintenant, il faut que je comprenne pourquoi certaines choses me prennent autant aux tripes, pourquoi je réagis face à ce genre de situation et probablement que j’apprenne un peu à lâcher prise et à laisser couler, plutôt que d'essayer de tout contrôler (ce qui est impossible), donc engendre de la frustration (échec), donc consommation de pron.

c'est une des choses qui été ressortie en thérapie de couple: ma tendance à vouloir tout contrôler pour éviter de me planter, ce très (trop) haut niveau d’exigence que je m'impose (et qui conduit inévitablement à de la frustration). Les valeurs ont aussi beaucoup d'importance chez moi (éducation ?), du moins c'est ce que m'avait dit la psy, donc peut-être que ces réactions à la souffrance des autres viennent en partis de là...


voila les pistes que je doit explorer, mais j'avoue que c'est délicat de faire cet introspection quand on à pas forcement les clés pour comprendre notre fonctionnement...

Merci en tout les cas Fr-Ed pour tes messages (les autres aussi), vos questions me donnent de nouvelles pistes d'étude pour sortir de tout ça...
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RE: Le sevrage d'eric44.
Fabrice @ 07-12-2016 23:12:14

Salut Eric,
merci pour tes posts. Je crois que nous devons fonctionner de façon assez similaire car je me retrouve dans tes propos... et tes réflexions me font progresser. Je t'ai lu ce matin, et je me suis dit que moi aussi j'avais cette tendance à vouloir tout contrôler et parfois à rentrer dans des schémas automatique. Cet après-midi avec mes enfants, je me suis dit que je n'allais pas tout contrôler. J'ai laissé faire... Et quel plaisir !!! Merci !
Pour le reste, pour sortir des modes automatiques de réactions, de pensées, je ne peux que te conseiller la méditation qui permet ce petit pas de coté qui fait que nous ne sommes plus nos pensées, mais que nous les observons. Je crois que c'est ce que tu essaies de faire. La méditation pourrait être pour toi une aide. Mais peut-être y arriveras-tu sans...
Dans tous les cas, je crois que tu es sur la bonne voie. Regarde toi avec bienveillance. Ne te juge pas, essaie simplement de comprendre les schémas de pensée qui se mettent en place en toi et pourquoi tu réagis de telle façon.
Bon courage
Fabrice
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RE: Le sevrage d'eric44.
eric44 @ 08-12-2016 08:12:33

Disse 'Fr-Ed' pid='65902' dateline='1481133959':
c'est pas épiloguer... c'est te pousser à dire ce qui te pousse franchir le pas...

Tergiverser sur les causes que seraient le caractère, l'empathie, l'enfance, là c'est en quelque sorte épiloguer.

C'est pas ton empathie qui te promet du plaisir ou une libération de la tension que tu cherches à fuir... C'est bien quelque chose. et ce quelque chose je reste persuadé que c'est une partie efficiente de ta dépendance. Mais ce quelque chose... tu ne veux pas le dire...Ou te le dire...

Mais analyse le. Pourquoi ça te porte, ça t'emporte... C'est pas épiloguer mais c'est regarder le problème en face.

Personne ne cherche la confidence. En tout cas pas moi. Juste envie de pousser là je sens qu'il y a une piste. À toi de voir.

Fr-Ed


Salut Fr-Ed: je ne voulais pas spécialement développer le contenu de mon dernier "shoot" car pour moi, c'est la dépendance qui m'as amené à cette situation et non cette "situation" qui m'as amené à la dépendance.
Egalement pour les autres dépendants afin de ne pas creer de situations à risques pour eux.

Pour faire bref et sans trop rentrer dans les détails, comme dit dans le carnet d'une autre dépendante, l'enfoncement dans notre dépendance et notre capacité à "digérer" et à chercher toujours plus de sensations m'as poussé à visionner une vidéo d'un groupe d'homme et d'une femme (G...-...g). Dans cette vidéo, la pauvre fille n’était plus une personne, mais un "trou", un simple morceau de viande.
Après la fin de mon shoot, tout m'es revenu en pleine gueule et j'ai réalisé que cette dépendance me forçait en quelque sorte à visionner et donc engraisser des connards et toute une industrie totalement à l'opposé des valeurs que j'ai.
C'est pour cela qu'il est urgent pour moi de quitter ce monde là qui ne m’amènera que souffrance et nausées.

Pour moi, je pense qu'une des choses qui m'as amené à l'addiction, c'est ce besoin de soupape de sécurité quand la pression deviens trop forte (stress, tensions au boulot ou dans ma vie personnelle etc).
Du coup je pense que c'est par là que je devrait creuser, et non sur les conséquences du pron (Qui sont le visionnage de ce genre de vidéos).

Et je pense que je doit essayer de comprendre pourquoi j'ai ce mal-être en moi, car si je ressent de la peine, c’est qu'une partie de moi n'est pas satisfaite ou n'as pas digérer quelque chose.

Mais peut-être que je me trompe et que je prend le problème par le mauvais bout de la lorgnette.
Je n'ai surement pas ton expérience sur le sevrage et les écrits, j'ai encore tout à découvrir dans ce domaine...

Aussi tes pistes de réflexions sont les bienvenus, et merci pour tes passages sur mon carnet.

Disse 'Fabrice' pid='65904' dateline='1481148854':
Salut Eric,
merci pour tes posts. Je crois que nous devons fonctionner de façon assez similaire car je me retrouve dans tes propos... et tes réflexions me font progresser. Je t'ai lu ce matin, et je me suis dit que moi aussi j'avais cette tendance à vouloir tout contrôler et parfois à rentrer dans des schémas automatique. Cet après-midi avec mes enfants, je me suis dit que je n'allais pas tout contrôler. J'ai laissé faire... Et quel plaisir !!! Merci !
Pour le reste, pour sortir des modes automatiques de réactions, de pensées, je ne peux que te conseiller la méditation qui permet ce petit pas de coté qui fait que nous ne sommes plus nos pensées, mais que nous les observons. Je crois que c'est ce que tu essaies de faire. La méditation pourrait être pour toi une aide. Mais peut-être y arriveras-tu sans...
Dans tous les cas, je crois que tu es sur la bonne voie. Regarde toi avec bienveillance. Ne te juge pas, essaie simplement de comprendre les schémas de pensée qui se mettent en place en toi et pourquoi tu réagis de telle façon.
Bon courage
Fabrice


Salut Fabrice, je suis touché par ton message.
Si j'ai pu t'aider en quoi que ce soit, j'en suis ravis et très flatté !

Moi aussi je prend tellement de plaisir à passer du temps avec ma famille et mes enfants en ce moment.
J'ai l'impression de me ressourcer auprès d'eux. Ils sont une force et une réelle motivation pour moi.

Les moments passés avec les enfants sont des moments fort, car réel. Ils ne trichent pas, sont sincères et nous aimes sans conditions, jugements etc.
C'est mon moteur en ce moment, être un bon père et ne pas les décevoir (s'ils apprenaient un jour ma dépendance)

La méditation, peut-être y viendrais-je un jour, à vrai dire je ne me suis jamais posé la question.
Pour le moment, je suis plutôt dans l'analyse: comprendre les mécanismes de mon addiction, m'interroger sur mes réactions pour ne pas répéter les schémas précédent.

Merci pour ton passage et ton soutiens, bon courage à toi aussi pour ton combat vers une vie appaisée.
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RE: Le sevrage d'eric44.
eric44 @ 08-12-2016 18:12:06

1 semaine.

Voila, le premier objectif que je m'était fixé est atteint !
Je viens de passer le cap des 1 semaine de sevrage. Depuis que je suis inscrit sur le forum soit plus de 2 ans, c'est la première fois que je "tiens autant". Et à vrai dire, je ne me souviens plus de la dernière fois où c'est arrivé...

Mais je ne me réjoui pas trop vite car le plus dur reste à faire, et c'est vraiment une goutte d'eau que de tenir une semaine (même si pour un dépendant comme moi qui tenait difficilement plus de 3 jours c'est déjà un grand pas) face au reste d'une vie d'abstinence.

Par un concours de circonstance, je vais me retrouver seul à la maison tout le weekend. Situation subie, mais inévitable malheureusement.
A vrai dire, j'angoisse un peu (beaucoup) de cette situation "accidentogène" car je sais que je ne suis pas encore très fort mentalement pour affronter ça.
Je vais laisser l'ordinateur au boulot pour limiter les supports, mais reste la tablette et le smartphone...

Je vais vraiment avoir besoin de puiser dans ma motivations et garder en mémoire la promesse faite à mon enfant (trop petit pour en être conscient je vous rassure), et l'état dans lequel jetait jeudi dernier à approximativement la même heure qu'aujourd'hui.
D'autant que je sent que la tension sexuelle est en train de s'accumuler.

Hier soir, j'ai sentit une "pulsions" monter. J'ai vite posé le téléphone pour ne pas risquer d’être tenté de "dévier", puis j'ai éteins pour dormir et couper cours à ça. Du coup, j'ai rêvé que je craquais et que je me MB devant du PRON. Énorme sentiment de déception d'avoir gâché mon sevrage, mais heureusement disparu avec le réveil et la certitude de n'avoir craqué qu'en songes.

J'imagine que mon cerveau n'ayant pas eu sa dose depuis quelques jours cherche une sorte d'exutoire dans les rêves... ?

Bon, je file me rentrer, pas la peine de traîner sur l'ordi. Autant éviter les situations à risques tant que c'est possible, et gagner quelques jours de plus avant la grosse épreuve qui m'attend ce weekend.

Pas à pas, un jour après l'autre...

P.S: J'en profite pour relancer le compteur à jeudi prochain, soit 15 jours: mon mur du son à moi...
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RE: Le sevrage d'eric44.
Tiago @ 08-12-2016 20:12:21

Bonjour Eric44,

Bravo pour ces 7 journées. Belle victoire qui en annonce beaucoup d'autres !

Tu vas tenir ce week-end, je n'en doute pas. Tu montres une belle énergie, un bel enthousiasme. Malgré des obstacles significatifs : le rêve, par exemple. La tendance est très bonne.

Bravo pour ce nouvel objectif à 14 jours : le mur du son est fait pour être traversé, et derrière, tout est calme et serein, sans turbulence.

Bravo !
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RE: Le sevrage d'eric44.
JAN @ 09-12-2016 09:12:17

Bonjour Eric!

Félicitations aussi de ma part! Et mes encouragements aussi d'avoir rallongé la période!

Peut-être peux-tu avec un peu de distance dire pourquoi tu crois que tu es dans une attitude plus combative cette fois-ci?!

Bonne continuation!

Jan
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RE: Le sevrage d'eric44.
eric44 @ 09-12-2016 19:12:21

Merci Tiago pour ton message de soutiens !!

Disse 'JAN' pid='65913' dateline='1481271917':
Bonjour Eric!

Félicitations aussi de ma part! Et mes encouragements aussi d'avoir rallongé la période!

Peut-être peux-tu avec un peu de distance dire pourquoi tu crois que tu es dans une attitude plus combative cette fois-ci?!

Bonne continuation!

Jan


Salut Jan
Pourquoi je crois que je suis plus combatif cette fois ? Bonne question (rire). Peut-être que quand tu as touché le fond, tu ne peut que remonter ?

Je pense que j'ai eu le déclic qu'il me manquait jusqu'à présent pour vraiment prendre ce truc au sérieux. Non pas que je prenait ça à la rigolade, mais mon tempérament procrastinateur faisait que je me trouvais toujours une excuses pour démarrer sérieusement ça.
Mais quand tu te retrouve à quasiment gerber pour avoir visionné du porno, tu te rend compte que tu ne peux pas continuer (et vu comme ça, "à froid", la situation et tellement ubuesque et pitoyable).

Ça faisait déjà un moment que ça me trottais dans la tête, mais je crois que cette fois-çi, j'avais dépassé mon quotta de "supportable" et "digérable". Quand tu en retire plus de négatif que de positif, et que tu ne gère plus rien (ce qui est la définition même de l'addiction) alors tu te doit de changer.

Et puis je pense que c'est un ensemble de chose: la fatigue globale (travail, etc), ne plus voir que les choses en noir, ma paternité récente.

J'ai envie de (re)devenir l'homme que j'ai en tête, quelqu'un avec des valeurs, quelqu'un qui se respecte, et qui peut se regarder dans une glace sans honte. Envie d’être un bon père, un exemple pour les miens et ne pas vivre dans la peur d’être découvert et un jour risquer de voir la déception dans leurs yeux. Je veux être fière de moi.

Plus j'avance dans ma dépendance et plus je me vois changer: Gout à rien, fatigue, tendance à voir les choses en noir. Systématiquement après un shoot, je suis amère, tendu et ronchons, défaitiste. C'est souvent que je me prend le bec avec ma compagne après un shoot parce que tout m'exaspère et que je n'ai plus de patience. c'est dingue comme les hormones peuvent vous changer.
Et je sais que si je poursuit dans cette voie, je finirai par foutre en l'air mon couple.

Depuis notre thérapie, j'ai (enfin) compris que ce qui nous était arrivé et également en partie ma faute (délaissement, fatigue, crises à répétition). Alors, j'ai du apprendre à pardonner, avancer en prenant ma part de responsabilité, et aujourd'hui, tout vas mieux hormis le porno qui impacte encore ma vie et ma relation aux autres.

Donc pas le choix, arrivé au pied du mur, il faut bien se remonter les manches et y aller. Si j'ai un tempérament procrastinateur, je suis aussi quelqu'un de combatif je pense, qui à besoin de se confronter au choses pour les dépasser.
Je vois vraiment ça comme un combat, au point que j'en ai presque personnalisé mon addiction pour mieux visualiser mon objectif et canaliser cette colère.

Je sais, ça peut paraître "simplet", mais c'est ce qui fonctionne pour moi. l'idée "d’éclater" cette dépendance (rire) !

Depuis que j'ai pris la décision du sevrage, je me sent léger. C'est peut-être un placebo, mais j'ai l'impression que je prend les choses avec plus de philosophie, du moins j'essaye. J'essaye de relativiser et surtout, je lâche du lest. J'essaye de ne pas me stresser pour des choses sur lesquelles je n'ai aucuns contrôle. Je me dit que c'est comme ça et que je ne peut rien y faire et ça m'enlève un poids. Je ne garde plus ça en moi ce que je faisait jusqu'à présent ce qui me conduisait à une certaines forme de frustration et à du stress avec les effets que vous connaissez.
Les hormones libérés, qui, après un shoot avaient tendance à me rendre dépressif étant "absentes", je suis de meilleurs humeurs. Le matin, je me lève avec beaucoup plus d’énergie (qu'est ce que ça sera quand je vais enfin pouvoir reprendre le sport !). Mes relations avec ma compagne se sont nettement améliorer cette semaine, elle me l'as d'ailleurs fait remarqué.
Bref, je suis plus positif au global, ce qui me conforte dans le fait que j'ai fait le bon choix et que je doit persévérer.

Alors, je ne me réjoui pas pour autant même si globalement pour le moment tout se passe très bien, je sais que je doit être très prudent, qu'une rechute pourrait avoir de lourdes conséquence sur mon morale.
J'en suis toujours au début de mon chemin, pour le moment, tout est frais dans ma tête, le(s) piège(s), c'est dans le futur, quand je ne m'y attendrais pas qu'il faudra que je sois lucide pour être capable de gérer une crise et ne pas céder comme je l'ai fait pendant plus de 10 ans.

Pour ce weekend, finalement, je ne serait pas seul. C'est surement mieux ainsi même si une partie de moi se réjouissait de pouvoir se confronter seul face à ça.
Maintenant, si ça ne s'est pas fait, c'est qu'il devait en être ainsi. En toute honnêteté, je suis encore probablement trop "faible" pour une tel épreuve, et peut-être que ça m’évitera une rechute dont les conséquences auraient pu être lourdes sur mon moral.
Et puis, je me connait, j'aurais voulu m'occuper au maximum pour éviter les périodes de "glandages" propices à traîner sur internet, et au finale, me fixer des objectifs irréalisables qui auraient peut-être engendré une frustration donc un "manque" à combler...

Je serait donc tout seul pour le coup du lundi jusqu'au jeudi. Le travail m'occupant une bonne partie de la journée, j'aurait moins de temps pour être tenté, ce qui me permettra de mettre quelques jours de plus au compteur, d'avancer encore dans mon sevrage et mettre ainsi quelques jours de plus loin de cette dépendance, et je l’espère diminuer la puissance des "crises".


Je me rentre donc retrouver ma petite famille et vous souhaites à tous bon courage dans l'avancée de votre sevrage...

Eric
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RE: Le sevrage d'eric44.
Fabrice @ 09-12-2016 21:12:49

Salut Eric,
Bravo pour les 9 jours ! et surtout pour ce changement de ton, de vision de la vie. Profite des moments en famille. Les enfants sont vraiment des ancres pour nous fixer dans la vraie vie... et tu lui as fait cette promesse. Il / Elle n'a pas compris mais il/elle ressent !

Tu écris

Disse:
Je sais, ça peut paraître "simplet", mais c'est ce qui fonctionne pour moi. l'idée "d’éclater" cette dépendance (rire) !


Ce n'est pas simplet du tout ! Du moins sinon nous sommes deux à être simplet ! Je trouve que cette approche dédramatise la dépendance, la ridiculise un peu, et surtout permet de prendre une distance.

Bon W.E. en famille, lundi c'est dans 3 jours. Vis le W.E. et tu verras ensuite pour samedi !

fabrice
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RE: Le sevrage d'eric44.
JAN @ 10-12-2016 08:12:29

Hello Eric !

Je trouve ton attitude aussi très positive et constructive ! Comme j’ai dit, je sens cette combativité !

Je ne suis pas remonté dans ton carnet pour voir si tu as déjà répondu à cette question : Mais as-tu mis en place des programmes de protection sur ton/tes ordinateur/s pour ne plus pourvoir visualiser du porno ? Poser des digues de vigilance est très important, même si cela ne fait pas tout. La sensation de liberté qui s’en suit est très forte.

Si tu fais partie des gens qui sont avisés en informatique et qui disent « Je saurai contourner ce programme » eh bien ta part active dans le combat serait alors ici. De mon côté je peux aussi contourner cela… si je demande le code de K 9 à l’ami qui me le garde. Mais impliquer une personne de confiance dans notre combat donne déjà un engagement. On n’est donc plus si seul dans cette m…de !

En ce qui concerne les pulsions, je répète aussi : La méditation ! Elle approfondit aussi ce début de sensation de bien-être et consolide la fierté de soi et le bonheur de retrouver les vrais valeurs de sa vie !

Bon courage !

Jan
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RE: Le sevrage d'eric44.
eric44 @ 10-12-2016 09:12:33

Merci FAbrice pour ton message de soutiens... bon week-end à toi aussi, profite de tes proches !

Jan: oui, j'avais mis en place K9 sur mon ordinateur et mon Telephone, mais mon addiction était tel que je trouvais toujours un moyen de contourner le contrôle. Comme je l'expliquais, dans des moments de "crises" c'est effrayant de voir à quel point mon cerveau tourne à plein régime pour obtenir sa drogue et à quel point je peut développer des trésors d'ingéniosité pour accéder à du porno...

Ca en devenait navrant et ridicule de devoir sans cesse modifier les paramètres de K9 après un shoot pour combler les failles nouvelles que je venait de trouver. Et puis ça devenait presque un challenge en état de manque de réussir à biaiser le logiciel.

Au finale, le contrôle constant me ramenais toujours à mon problème de dépendance et ca devenais plus un poids moralement qu'une aide. Je l'ai donc supprimer sur tout les supports et j'ai ressenti presque une libération à ce moment là.

Du coup, pour mon sevrage, je n'ai aucune aide. De mon point de vue, je pourrais avoir toutes les aides du monde, tant que je ne réglerai pas les problèmes à la source (moi même), ca ne ferait que reculer l'échéance de mon prochain craquage...
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RE: Le sevrage d'eric44.
eric44 @ 10-12-2016 23:12:58

Passage de la fin de journée :

Journée très dur, notamment lorsque j'ai été seul quelques heures. Réveil de la libido par un fake de page Facebook. Malgré un contrôle drastique du site, certains arrive à percer le truc pour créer de fausses pages Facebook dont le contenu est porno.

C'est là que tu te rend compte que cette saloperie de porno est de partout....

Bref j'ai eu beaucoup de mal à garder la tête froide, à ne pas penser à ca (pensée obsédante et mains fébriles)...
Moi qui voulait me confronter à mon addiction, c'est choses faites. Du coup j'appréhende les jours avenir ou je vais être seul avec un peu moins d'assurance et de tranquillité...

Je vais devoir redoubler d'efforts pour ne pas craquer et etre plus ferme et vigilant face à ce type de contenu pour fermer au plus vite et ne pas traîner afin de ne pas finir par craquer.

Point positif, je n'ai pas craqué mais c'était tendu...le vrai combat commence maintenant !

Bon courage à tous
Eric
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RE: Le sevrage d'eric44.
Tiago @ 11-12-2016 11:12:05

Bonjour Eric,

Bravo pour ton parcours et ces 10 journées de sobriété !

En effet, le porno est partout. Surtout sur les écrans. Aujourd'hui encore, je limite mon temps sur écran et j'évite certains sites (FB, les sites avec pub, les sites de news, etc.). Je contrôle mon regard, je filtre bien les images qui entrent dans mon cerveau. Une fois dans le cerveau, je ne sais comment les effacer, alors qu'elles n'y entrent pas ...

Bravo pour l'intensité de ton combat !
Courage !
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RE: Le sevrage d'eric44.
JAN @ 11-12-2016 11:12:59

C'est super Eric, d'avoir été confronté à un trouble et de l'avoir géré!
C'est exactement dans ces moments où nous ne renforçons, c'est ici où le vrai combat commence!

Tu as géré, tu peux être fier de toi déjà!

J'ai reçu ce matin deux invitations pour un "plan", je n'ai pas cédé non plus. Mais le combat est rude.
On n'est pas encore sorti de l'auberge, mais ne pas nous sentir seul ça aide!

Vive le forum!

Jan
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RE: Le sevrage d'eric44.
Fabrice @ 11-12-2016 23:12:06

Bravo Eric !
Chaque jour est un nouveau jour. Ne te pose pas la question des jours qui viennent. Reste ancré dans l'instant présent, c'est le seul qui est réel, c'est celui où nous vivons. Le reste est uniquement dans notre tête.
Tu résistes maintenant et tu laisses passer la vague. Et tu verras une fois la vague passée et bien il y a une période de calme. Ne penses pas aux autres vagues, tu ne sais pas comment elles seront et même si il y en aura. Concentre toi sur maintenant !
Il y a des techniques basées sur la respiration et la méditation. J'avais mis cela sur le WIKI (ici). A toi de voir si cela peut t'aider.

Dans tous les cas bravo et continue. Il faut se battre, c'est vraiment un combat.

Bon courage, nous sommes tous avec toi.

Fabrice
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RE: Le sevrage d'eric44.
eric44 @ 14-12-2016 07:12:49

Bonjour,
Un passage rapide pour donner des nouvelles sur ma situation:

Je relance un sevrage, la faute à un lundi en demi-teinte.
En effet, j'ai eu du mal à gérer la tension accumulée depuis plusieurs jours. Cela m'as obsédé toute la journée au point que plusieurs fois je suis allé "traîner" sur internet et ai eu du mal à chaque fois à me raisonner et décrocher. J'ai donc perdu pas mal de temps, et cela a eu pour effet d'accentuer encore un peu plus cet tension.
Pas de visualisation de site porno toutefois.

N'arrivant pas à passer au dessus, j'ai décider de me MB, sans apport visuel pour faire tomber cette pression et enfin pouvoir avancer et ne plus être obsédé par ca.

J'ai réfléchis un moment à savoir si j'avais ou non rompus mon sevrage, mais le simple fait de me poser la question est déjà un signe que j'ai échoué. N'ayant pas envie de me poser la question plus longtemps, je préfère relancer un sevrage propre et net.

Si vous souhaitée réagir, vos conseils, pistes et choses à mettre en place ou techniques sont les bienvenus !

Au final, Je suis déçu certe, mais d'un autre côté, je vais essayer de rester positif dans le sens où j'ai réussi à passer le cap de la semaine ce qui est déjà énorme pour moi. Je vais profiter de ces quelques jours d' accalmie (plus de tension sexuelle) pour revoir les bases, et en profiter pour jeter un œil sur les techniques que tu donné Fabrice pour savoir réagir quand je serait confronté à la prochaine vague...

J'ai peut-être perdu le premier round, mais le match n'est pas terminé ! Je ne raccroche pas les gants donc.


Au passage, merci à tous pour vos messages et vos encouragements, ils me vont droit au cœur et on été une vrai aide pour ne pas craquer et sombrer après cet échec. Bon courage à vous tous !
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RE: Le sevrage d'eric44.
Tiago @ 14-12-2016 19:12:38

Bonjour Eric44,

Tu as raison de continuer le combat ! Cela en vaux la peine ! Bravo pour ce nouveau sevrage propre et net !

Comme dis Fr-Ed, il faut faire parler la rechute. Savoir comment elle s'est faite et savoir comment l'éviter à l'avenir. Dans la rechute, tu peux comprendre comment ne pas retomber la prochaine fois. Il faut l'exploiter et s'en servir pour aller plus loin. Il faut l'étudier pour apprendre à la voir venir et pour l'esquiver.

Courage !
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RE: Le sevrage d'eric44.
eric44 @ 14-12-2016 20:12:15

Disse 'Fr-Ed' pid='65963' dateline='1481710226':
" je suis allé "traîner" sur internet"....

tu as analysé ce trainage sur internet ? Tu as regardé pourquoi tu allais trainer ? Chercher quelque chose ou fuir quelque chose ? C'est quoi la logique qui se met en place à ce moment ?

Fr-Ed


Objectivement et de prime abord, je dirait que c'est un mélange de plusieurs facteurs:

Tout d'abords, l'accumulation de cette tension sexuelle. J'ai eu du mal à gérer ca ce week-end, et je pense que j'ai peut-être été un peu "frustré de ne pas avoir eu le temps de me retrouver avec ma compagne (comprendre par la un câlin avec maman rire). Rien de très grave, parfois on peut ne pas être en phase, ne pas trouver le temps. Je comprend tout ca. C'est juste que étant en sevrage, ma libido jusque là atténuée par ma dépendance à crevée le plafond et je me disait que ces instants partages auraient également pu faire redescendre cette tension (comme après mes shoot habituels).
Du coup, accumulation sans soupape de décharge habituelle = rechute obligatoire piuisque je n'ai jamais eu à résister à ca et à le gérer depuis que je suis dépendant.


Le second point, c'est le fait d'avoir été seul. Pas spécialement l'envie de bosser, hâte de rentrer, un peu de fatigue. Tout ca conjugué.
En y réfléchissant, je pense aussi que pour moi, solitude rime avec temps pour faire des "conneries", ce qui pour moi signifie porno.
Ça fait prêt de 12 ans que j'utilise mon temps libre seul à ca, donc il y a une part d'habitude, d'automatismes.

Actuellement je ne sais pas gérer, c'est la première fois que je suis réellement confronté à la dépendance, j'en prend aujourd'hui toute la mesure.
Je pense que pour moi, l'important et de trouver un moyen de gérer en amont, avant d'avoir trop accumulé, car une fois le train lancé...

Maintenant que j'ai décider d'arrêter le porno, je pense qu'il va falloir aussi un peu de temps pour que ma vie sexuelle reprenne un rythme de croisière plus "normal". Avec la dépendance, la régularité de nos rapports s'est nécessairement espacé puisque comblé en partie par cette dépendance. Donc, le désire étant de retour, la tension devrait moins s'accumuler dorénavant...

Je vais regarder les techniques pour gérer ces vagues de pulsions que vous m'avez donné dans vos messages précédents pour gérer mieux ces "crises".

Merci à tous pour votre soutiens, c'est précieux cette aide et ce forum en général. On se sent moins seul...
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RE: Le sevrage d'eric44.
eric44 @ 14-12-2016 20:12:57

Ne t'inquiète pas, je ne suis pas prêt de le lâcher. J'ai bien conscience que c'est une aide précieuse !
Et même si j'ai rechuté, le moral et très bon, je sais que j'ai fait le bon choix en entament ce sevrage.
La vie à tellement plus de saveur quand on s'éloigne de tout ca...

Merci Fr-Ed pour tes messages, ton analyse et les pistes que tu m'apporte pour la compréhension de mon histoire
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RE: Le sevrage d'eric44.
Fabrice @ 15-12-2016 22:12:58

Fr-Ed a raison en parlant de l'amont. Mais je pense que l'on peut tout de même lutter une fois que l'idée comment à germer. Je sais que la méditation me permet de me réancrer dans le présent, de quitter le mode 'pilotage automatique'. Il est possible aussi de travailler sur cet aspect !

Je ne peux que te conseiller d'éviter les situations à risques (te retrouver seul devant un ordi). Ce qui est bien (et c'est aussi un risque) avec le sevrage, c'est que l'on se retrouve avec pas mal de temps libre. C'est fou le temps qu'on y passait !. Il faut aussi apprendre à vivre avec ce temps, se ré-appropier ce temps. Je suis sûr que tu vas y arriver. Tu peux peut-être faire une activité pour toi, rien que pour toi. Un truc que tu repousses depuis longtemps, que tu te dis 'je ne suis pas capable...'... un truc dont tu serais fier.

Je te sens motivé et oui, tu as fait le bon choix !

Bon courage,

Fabrice
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RE: Le sevrage d'eric44.
Tiago @ 16-12-2016 20:12:23

Bonjour Eric44,

Tu as raison d'être motivé : ton combat est le bon !
En effet, la vie a beaucoup plus de saveur sans le bulldozer de la dépendance !

Bon courage !
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RE: Le sevrage d'eric44.
eric44 @ 19-12-2016 18:12:54

Petit post rapide:

Avez-vous un lien (ou un post sur le forum) expliquant de manière simple les principes de la méditation pleine conscience et comment la pratiquer ?

J'aimerais bien jeter un oeil à ça...

Merci à vous
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RE: Le sevrage d'eric44.
Fabrice @ 20-12-2016 00:12:00

bonjour Eric,

j'avais rédigé quelques lignes sur le WIKI. C'est ici.
Il y a deux références à des livres qui m'ont vraiment ouvert à la pleine conscience.
N'hesite pas à me demander plus de détail.

Fabrice
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RE: Le sevrage d'eric44.
JAN @ 25-12-2016 12:12:06

Bonjour Eric!

je suis moins présent sur le forum... famille, boulot, mais aussi déception sur moi-même...
Peut-être que cette distance est nécessaire... le forum me manque pourtant, mais je ne trouve plus trop l'élan pour vous suivre tous de façon régulière.

Je tenais tout de même à passer aujourd'hui. Bientôt je reconstruirai mon combat avec sevrage et hygiène de vie renforcée.
Je voulais juste te témoigner mon soutien et dire que malgré tout je suis là! Je tiens à vous tous! Vous m'avez tous fait avancer et surtout durant ces moments de craquage c'était très important pour moi de voir que vous êtes là!

Je suis fier de vous avoir tous trouvé et de voir que je suis entouré de gens qui se battent avec honnêteté!
L'honnêteté est une des valeurs qui me tient le plus à cœur! Même si nos combats font des virages, nous les menons avec ce besoin d'être honnêtes envers nous-mêmes et envers ceux qui vivent avec nous! Nous n'avons pas à rougir face à cette volonté!

Merci d'être là!

Je te souhaite de belles fêtes de fin d'année auprès de gens qui t'aiment!

A bientôt!

Jan
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RE: Le sevrage d'eric44.
JAN @ 02-01-2017 11:01:40

Bonjour Eric!

A toi aussi je veux exprimer mes meilleurs vœux pour cette nouvelle année!


Que du bonheur et du positif à toi et tous ceux que tu aimes!

Faisons chaque jour un pas de plus vers les valeurs qui nous sommes importantes et vers le bonheur que nous désirons!

J'espère te relire ici bientôt...!

Jan
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RE: Le sevrage d'eric44.
eric44 @ 14-04-2017 19:04:00

Je relance la machine une fois de plus.
je me suis tenu éloigné du forum, pas des sites pron...

Pas de mystère, sans volonté, sans méthode, sans plan, on arrive à rien.

tellement marre de cette daube !
tellement dégoûté de moi-même...
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RE: Le sevrage d'eric44.
eric44 @ 16-04-2017 10:04:32

Je m'y remet Fr-Ed, je m'y emploie...

Depuis le début dde ce sevrage (aussi vrai pour les précédents), je remarque des "anomalies" dans la gestion de mes émotions.
J'ai l'impression d'être plus "sanguin" (a noter que j'ai une tendance à l'être, finalement peut être estompé par la "décharge" que me procure mon addiction), j'ai l'impression de partir plus au quart de tour.
Autre chose, en ce moment, avec la reprise sérieuse du sport (musculation), j'ai l'impression que cet effort fait ressortir des choses en moi. Comme j'écoute de la musique en même temps, j'ai l'impression de tout ressentir à tel point que certaines chansons m'ont presque fait pleurer, un peu comme si je devait me libérer d'un truc mais je ne sais pas quoi ? Je me suis arrêté quelques secondes pour constater ca et cette réaction à provoqué une sorte de rage en moi. J'ai sentit monter une sorte de colère en moi alors j'ai profiter de ce "regain" d'énergie pour tout lâcher dans le sport.
Le point positif, c'est que je suis en train d'exploser mes perfs mais j'avoue que ce changement d'humeur le font un peu peur.

Vous aussi vous avez constaté ce genre de fluctuation de votre humeur suite à la mise en place de sevrage ?
Est-ce que ca vous a permis de faire sortir des choses en vous ? De mettre les doigts sur des choses que vous auriez involontairement occulté et qui pourrais être une des causes de votre addiction ou est-ce purement hormonal et cela va s'estomper avec l'avancée du sevrage ?

Merci pour vos reponse, j'ai repris l'analyse de "mon comportement" pour essayer de me comprendre et régler le problème à la base.

Yole
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RE: Le sevrage d'eric44.
Tiago @ 16-04-2017 11:04:17

Bonjour Eric44,

Je partage tes sensations.
D'abord, j'ai longtemps tout ignoré de mes émotions. Je les ai bétonnées en moi : situation invivable dans le temps long. Ignorer mes émotions a alimenté la dépendance en frustration, tristesse, dégoût.

Le sport me permet de progresser dans l'écoute des émotions. C'est paradoxal mais c'est réel.
Le sport me reconnecte avec mon corps, avec mes sensations. J'y ai apprends l'écoute, je distingue la peur, la fatigue, le stress, la colère, le désir, etc.
Le sport m'empêche de trop penser et me permet de ressentir les sensations pures, sans mon filtre déformant habituel.

Évidemment, au cours du sevrage, je ressens des émotions inhabituelles. Pas parce qu'elles sont nouvelles. Mais parce qu'aujourd'hui, je ne les enterre pas. J'essaie des les écouter et de la prendre en compte. C'est une source nouvelle d'énergie, que je ne sais pas bien utiliser encore. Mais j'apprends et je suis optimiste.

Ce changement n'est pas seulement hormonal : c'est beaucoup plus profond et puissant. C'est une ressource à canaliser, alors qu'hier, je la gaspillais dans la compulsion.

Bon courage !
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RE: Le sevrage d'eric44.
eric44 @ 18-04-2017 19:04:18

Salut Tiago,
merci pour ce premier élément de réponse.

Disse 'Tiago' pid='67496' dateline='1492333217':
Le sport me permet de progresser dans l'écoute des émotions. C'est paradoxal mais c'est réel.
Le sport me reconnecte avec mon corps, avec mes sensations. J'y ai apprends l'écoute, je distingue la peur, la fatigue, le stress, la colère, le désir, etc.
Le sport m'empêche de trop penser et me permet de ressentir les sensations pures, sans mon filtre déformant habituel. 


Je me retrouve beaucoup dans ce que tu dit sur le sport.
C'est un exutoire au stress, tensions, fatigue etc pour ma part également.

D'un autre coté, je me demande si le sport et l'utilisation thérapeutique que j'ai pu en faire lorsque j'avais des problème n'as pas enfouie une partie de ces mêmes problèmes. 
Il m'as probablement permis de garder le cap dans des moments compliqués, mais j'ai surement refoulé une partie de mes émotions plutôt que de les traitées/digérées et j'ai un peu l'impression qu'aujourd'hui cela ressort avec la fatigue (fatigue mentale dû a ma situation addictive).

En clair, je pense que j'ai soigné le corps au détriment du mental d'une certaines manière et j'en paye le prix aujourd'hui car certains problème de fond ne sont pas réglés.


Encore et toujours, je pense qu'il faut que je m'auto-analyse pour comprendre ce qui m'as amené à ce comportement là.
Comme je le disait dans des posts précédent, ce n'est pas simple pour moi d'analyser "l’élément perturbateur" car il n'y a rien de franc dans mon histoire (pas de réels traumatisme), je pense que c'est plus une succession de petites choses qui m'ont amené à ça.

Et il y à toujours ce "sentiment d'injustice" qui refait surface lors de mes périodes de crises ou de remise en question et il faut que je travail dessus. Pourquoi j'ai cette intolérance à certaines forme d'injustice, pourquoi je me sent tant révolté par certaines choses, pourquoi j'ai cette part de colère et de rage en moi ?
Il y a surement quelques chose à interpréter dans ce comportement car c'est de plus en plus présent en moi. Je tolère de moins en moins la "victimisation chez les plus faibles", il semble que cela fasse d'une certaines manière écho à une partie de mon histoire.
Et là où le sport permettait de calmer ce sentiments et d'espacer son apparition, j'ai l'impression que les effets bénéfiques de celui-ci sont de plus en plus court.

C'est sur qu'avec ce nouveau sevrage, je doit être plus à l’écoute de mon corps et de mes réactions car ils est sur que de l'analyse que je pourrait en faire dépend la "clé" de la réussite de ce sevrage...
[hr]
Disse 'Fr-Ed' pid='67346' dateline='1490809025':

6 semaines, 5 consultations
 Même chose pour le sport ou toute autre activité de loisir, physique ou pas. Elles n'ont jamais résolu aucun conflit psychique profondément enfoui. Elles n'offrent qu'un exutoire temporaire pour libérer momentanément une tension trop présente ou l'occasion de faire diversion...


Confirmation à l'instant en lisant le dernier carnet de Fr-Ed... c'est bien ce que je pensait.
Donc sans traiter le problème à la racine, je vais continuer à stagner si j'essaye de "tuer le monstre en moi" à coups de pompes et de tractions, ça ne fera que l’empêcher de nuire provisoirement, et il refera surface de là où je croyait l'avoir enterrer...
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RE: Le sevrage d'eric44.
eric44 @ 19-04-2017 19:04:23

Salut Fr-Ed,
tout d'abord, merci pour ton passage sur mon carnet et les précisions que tu m'apportes.

Je suis bien conscient que sans volonté, rien n'est possible. C'est quelques-chose dont je me rend de plus en plus compte, au fur et à mesure de mon avancement (plutôt "enfoncement") dans cette dépendance.

L'aide d'un professionnel est pour moi délicate. Non pas que je soit réfractaire (si tu regarde des posts précédent, tu verras que j'ai fait une thérapie de couple qui à d'ailleurs très bien fonctionné). 
Comme je l'ai déjà expliqué, là où c'est délicat pour moi, c'est sur la partie "logistique". Ma compagne n’étant pas au courant de ma dépendance (et ne souhaitant pas la "mêler" à ça), il est pour moi difficile de justifier des absence pour aller "consulter" sans éveiller de soupçons, à plus forte raison avec un agenda professionnel déjà bien rempli.

De ce fait, je suis plus ou moins contraint de me passer de cette aide, et, même si je sais que c'est très périlleux, voir quasi impossible, en un sens, je n'ai pas trop d'autres choix que de m'en remettre à moi-même...

Voila pourquoi je pose beaucoup de question sur le forum, car je ne peut compter que sur moi-même pour faire cette introspection et peut-être comprendre ce qui m'as amené à ce comportement addictif. Je reste persuadé qu'en mettant le doigts sur ces fragments de mon passé qui ont certainement créer une sorte de "fracture" en moi, je pourrais, à défaut de les comprendre, les accepter et peut-être enfin aller de l'avant.

Mais comme tu le dit, en étant dépendant, il est difficile de s'auto-analyser et d'avoir du recule sur sois, à plus forte raison quand on ne connait pas forcement le fonctionnement du psyché... donc j'avoue ne pas trop savoir par quel bout prendre le problème, si ce n'est "fuir" les situations à risques en me disant que chaque jours passé sans dépendance m’éloigne un peu plus de cette merde et réduit la puissance de cette addiction (tout en priant pour qu'elle ne se réveille pas après des mois de sobriété).

Il me semble d'ailleurs que c'est Orroz qui disait que le temps passant, le sentiment addictif déclinais, et l'esprit reprenais le dessus. Et qu'en cas de pulsions après des mois de sobriété, on mesurais le chemin parcouru et on "tenais" grâce à cela...

Mais peut-être que ce n'est pas valable pour tout le monde, ou sans un vrai travail de fond ?
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RE: Le sevrage d'eric44.
Fabrice @ 20-04-2017 19:04:56

Salut Eric,

je pense que tu peux trouver un 'argument' pour dire à ta compagne que tu as besoin de consulter. Par exemple, parles en à ton docteur, je suis sûr qu'il pourra t'aider à trouver une façon de présenter la chose sans dévoiler ta dépendance.
La question de l'emploi du temps est un faux problème, si c'est important tu trouveras le temps.
Je dis cela car le psychiatre m'a permis d'aller vers des zones de ma personnalité que je n'aurai pas exploré seul. Dans les premières séances, je parlais de l'addiction, de mon mal-être... puis je ne sais comment j'en suis venu à parler de mon enfance, de mon manque d'amour, de ma mère... puis par étape des portes se sont ouvertes sur d'autres aspects de moi (mon homosexualité), tout cela s'est fait progressivement avec une acceptation. C'était parfois très difficile, j'ai dû affronter des angoisses terribles, regarder ce qu'il y avait derrière. L'accompagnement par un psy était nécessaire pour parfois recadrer, pour apaiser, pour traiter parfois (besoin d'anxiolytique sur une courte période).
Je sais que ce n'est pas simple, mais réfléchis bien avant de te fermer cette possibilité qui peut vraiment t'aider. J'en suis convaincu, pour moi ce fut salvateur.
Fabrice
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RE: Le sevrage d'eric44.
eric44 @ 20-04-2017 19:04:47

Je fait bien le distinguo entre sobriété et sevrage.

La sobriété n'est que la finalité du second, le but vers lequel tendre. Je ne cherche pas à être sobre "pour être" sobre, mais plutôt être sobre pour ne plus être dépendant.

Mes buts sont clairement définis, et ce, depuis un bon moment: changer de vie (à ce niveau uniquement, le reste me conviens très bien), arrêter de gâcher du temps, de me sentir sale, de me dégoûter, de m'enfoncer chaque jours un peu plus profondément dans cette fosse à merde qu'est le porno, pouvoir regarder les autres dans les yeux, ne plus craindre que l'on découvre cette facette de moi.... bref la liste est exhaustive, et correspond peu ou prou à celle de la plus-part des dépendant "lambda"'.

Je ne part pas battu, je cherche juste des armes supplémentaire pour livrer ce combat. Ce n'est pas dans ma nature de renoncer, et même si je me suis pris un nombre incalculable de claques à chaque rechutes (y'as cas voir la date de mon inscription sur le forum), je suis toujours là et je n'ai pas renoncer au sevrage.
Simplement, visiblement, la simple volonté ne suffis pas quand on à pas de stratégie réel, contrairement à ce que j'ai pu croire en m'inscrivant ici au début. Au fil du temps, ma vision à évoluée, j'était peu-être trop fière ou peut-être tout simplement que je sous-estimais la puissance de mon addiction.

Bref, je ne vais pas épiloguer 15 pages, je suis toujours là, prêt à me battre pour m'en sortir, je cherche juste quelques clés et pistes pour comprendre, ME comprendre, et avancer enfin, parce que là il est plus que temps ! J'ai perdu assez d'heures/jours/nuits/mois/années avec cette daube, suffisamment ruiné ma vie et par les "dégâts collatéraux" engendrés, probablement un peu celle de certains de mes proches donc Basta !

Merci pour tes posts et les réflexion que tu m'amène Fr-Ed
[hr]

Disse 'Fabrice' pid='67546' dateline='1492708616':
Salut Eric,

je pense que tu peux trouver un 'argument' pour dire à ta compagne que tu as besoin de consulter. Par exemple, parles en à ton docteur, je suis sûr qu'il pourra t'aider à trouver une façon de présenter la chose sans dévoiler ta dépendance.
La question de l'emploi du temps est un faux problème, si c'est important tu trouveras le temps.
Je dis cela car le psychiatre m'a permis d'aller vers des zones de ma personnalité que je n'aurai pas exploré seul. Dans les premières séances, je parlais de l'addiction, de mon mal-être... puis je ne sais comment j'en suis venu à parler de mon enfance, de mon manque d'amour, de ma mère... puis par étape des portes se sont ouvertes sur d'autres aspects de moi (mon homosexualité), tout cela s'est fait progressivement avec une acceptation. C'était parfois très difficile, j'ai dû affronter des angoisses terribles, regarder ce qu'il y avait derrière. L'accompagnement par un psy était nécessaire pour parfois recadrer, pour apaiser, pour traiter parfois (besoin d'anxiolytique sur une courte période).
Je sais que ce n'est pas simple, mais réfléchis bien avant de te fermer cette possibilité qui peut vraiment t'aider. J'en suis convaincu, pour moi ce fut salvateur.
Fabrice


Je viens juste de voir ton message, j'était passé au travers. Je ne me ferme pas de portes, mais je pense réellement que ce serait difficile de consulter sans éveiller de soupçons sur mon addiction. Comme je le disait, j'ai réellement un emploi du temps pro très "intense", du coup, difficile de libérer du temps pour autres choses, même si parfois j'aimerai bien.
Et l'annoncer à ma compagne est exclus, d'une part car cela "foutrais la merde" plus qu'autre chose, et surtout parce que je ne veux pas ajouter des soucis à ma compagne.
Mais encore une fois, je suis persuadé du bien-fondé des thérapie, tu prêche un converti. J'ai vu ce que le dialogue avec une tierce personnes pouvait apporter, à quel point celle-ci à su mettre des mots sur nos problèmes de couple, apaiser et permettre de renouer un dialogue devenu impossible...

Donc en définitive, je ne ferme pas la porte à de future consultations, mais je préfère garder cette option en "cas de force majeur", comme ultime recours...

Merci pour ton message Fabrice, et bravo pour ton combat, je suis admiratif de ton parcours
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RE: Le sevrage d'eric44.
eric44 @ 21-04-2017 19:04:57

Passage rapide, je ne vais pas trop traîner seul sur l'ordi, cela reste un terrain dangereux pour moi donc autant éviter les tentations tant que je peut contrôler.

Je relance le compteur pour une semaine supplémentaire (soit 14 jours d'objectif de sevrage, mon "mur du son" à moi car je n'y suis arrivé qu'une fois il y à des années).
Je viens de passer ma 1ere semaine sans trop d'encombre (un miracle !), pour le moment, le manque ne viens pas trop polluer mon quotidien donc j'en profite tant que ça dur.

Échanger avec vous tous (parfois en PV, merci encore d’ailleurs !) m'aide énormément car cela me permet de relativiser, d'analyser et du coup de m’éloigner un peu de ma dépendance au niveau physique tout en gardant ça bien présent dans mon esprit et me permettre de me corriger directement au moindre faux-pas.

1 jour après l'autre...
eric
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RE: Le sevrage d'eric44.
eric44 @ 24-04-2017 18:04:52

Disse 'Fr-Ed' pid='67574' dateline='1493038494':
+1... ?

Fr-Ed


Salut Fr-Ed,
oui + 1 (rire)
Pour l'instant mon sevrage tiens.

C'est marrant, hier je faisait ce constat: avec l'avancé de mon sevrage, j'ai l'impression que pleins de petits trucs "positifs" arrivent. Un peu comme si cette "bonne action" appelé une sorte de récompense.
Appelons ça destins, chance, ou juste pur coïncidence, en tout les cas, c'est marrant de constater cela. On dirait presque un petit coup de pouce du destin pour m'aider à tenir...

Je ne crois pas à ça, pas plus qu'au petits hommes vert, mais je le prend comme ça viens et c'est agréable un peu de positifs
.
J'ai passé un excellent weekend, j'ai profité de ma famille, j'était beaucoup plus détendu et moins susceptible et irrité que d'habitude. De ce fait, mon morale et bien meilleurs, et je fait attention à ne pas accorder trop d'importance aux petits désagréments quotidien comme j'ai pu le faire. Cela entraîne une sorte de frustration qui fini probablement par appeler à un "apaisement" par la MB et le Pron.
Donc je me répète intérieurement que je ne peut pas tout contrôler et que je doit laisser couler, que c'est ainsi, histoire d'évacuer au fur et à mesure et ne pas stocker cette frustration.

Alors, j'avance, un jour après l'autres. J’apprécie chaque instant passé loin de cette merde et je tache de garder ce sentiment de dégoût et de honte bien présent en moi histoire de m'en souvenir quand l'envie s'en fait sentir. Pour le moment ça marche plutot bien.

Je ne vais pas trop traîner ici et me dépêcher de rentrer, autant ne pas trop tenter le diable, surtout pour le moment tant que c'est frais.

Bon courage à tous, et merci à toi Fr-Ed pour ton suivis quotidien sur mon carnet !
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RE: Le sevrage d'eric44.
Angle15042017 @ 24-04-2017 19:04:45

cela fait plaisir de voir le coté positif et d'entendre quelqu'un en parlé .Cela me renforce et donne courage .Je suis content dque ton sevrage se déroule correctement 
bonne soirée a toi
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RE: Le sevrage d'eric44.
eric44 @ 26-04-2017 18:04:44

Passage rapide:
toujours en sevrage, pour le moment ça va...

Je continu d'avancer, un pas après l'autre...
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RE: Le sevrage d'eric44.
eric44 @ 27-04-2017 18:04:33

Bon...
premières difficultés aujourd'hui.
J'ai sentit une tension monter en moi hier soir, j'ai chassé ces pensés en allant me coucher mais aujourd'hui c'est encore très présent.
La faute à ce que j'ai été "seul" une bonne partie de la journée, donc propice à mes conneries...

Je n'ai pas craqué mais ça à vraiment été chaud et j'ai du me faire violence pour me recadrer plusieurs fois et me remettre au boulot. Je me suis "surpris" plusieurs fois à "traîner" sur mon téléphone, un peu comme si j'avais enclenché le pilote automatique.
Pas évident de ne pouvoir se "soulager".

J'essaye de garder en tête mon objectif: me sortir de cet enfer mais force est de constater que mon addiction est puissamment encrée.
Je repense à l’état dans lequel je me trouve après un "shoot", ce sentiment de honte et d'écœurement mais c'est dur, vraiment dur...

On va tacher de rester positif et de garder la tête froide !
Pour le moment, mon sevrage tiens toujours et je peut ajouter une journée supplémentaire loin de cette daube !

Bon courage à tous
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RE: Le sevrage d'eric44.
eric44 @ 04-09-2017 21:09:28

Note à moi-même, en cas d'urgence:

Rappel toi ce putain de jour où tu as mis un nom dessus. Cette chambre, ce bureau, cet ordinateur. Deja plus de 10 ans et toujours rien de fait.
Souviens toi de cette peur, ton cerveau qui fonctionne à 200% pour trouver comment té sortir de ca.
Pense à tes enfants, imagine les. Regarde leurs yeux, leurs sourire. Imagine les plus tard, apprenant ça, leur visage, la tristesse.
Imagine ta compagne. La découverte. La honte, la peur, sa colère, la fin de tout, le regard des gens après ca, leur incompréhension.
Imagine toi en train de te MB. Visualise la scène, le ridicule de la chose, seul, comme un malade, dépendant de cette Merde, incapable de ne pas obéir à cette pulsion. Tu te vois ? À quel point tu est ridicule, immature ? Tu trompe ton monde, la confiance de tes proches, tout ce temps que tu perd. Aujourd'hui, et demain, et après demain. C'est leurs temps que tu leurs vole, des moments que tu ne pourras plus jamais récupérer, perdu. Tu les abandonnes, ils sont seuls. Et tu n'est pas là pour les voir rires, grandirent, t'aimer...

C'est juste dans ta tête. C'est toi qui créer ca, seul, et toi seul qui peut t'en sortir. Personne ne le fera à ta place! Tu vaut mieux que ca bordel ! La peur c'est être faible ! Ne pas affronter sa dépendance c'est être faible ! Remettre à plus tard, c'est fuir, ne pas affronter les choses. C'est être un perdant.
Tu veux vivre tout le reste de ta vie en esclave, ou être maître de ton destin ? Fort, fière, sur de toi ! Maitre de ta vie.
Repense à tout ce que tu as accompli ! Tu es capable d'affronter ca et de le vaincre. Sort la bête qui ronge tes entrailles, laisse la sortir, ce feu qui te consume.
Affronte cet ennemi et triomphe !
Bats-toi ! Relève toi putain ! Maintenant ! RISE !!!
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RE: Le sevrage d'eric44.
John Warsen @ 05-09-2017 23:09:38

Pour retrouver cette note "en cas d'urgence", tu la recopies à la main et tu la glisses dans ton portefeuille, comme un talisman, plutôt que de la laisser trainer sur le forum. 
Parce qu'en cas d'urgence, c'est pas sur Internet que tu vas aller la retrouver.
Bien sûr, il vaut mieux compulser sur le forum que sur du p0rn.
Mais il vaut mieux ne pas compulser du tout.
Il me semble que dans un premier temps, pour alléger ton fardeau, tu dois cesser de t'accabler pour la durée (10 ans) que tu dis avoir passé sans réagir vraiment. Reconnaitre la puissance de l'envoutement et les difficultés à le défaire ne signifie pas que tu puisses t'en tenir responsable. C'est le meilleur moyen de te mettre la pression et de trébucher dans l'escalier de la cave un jour prochain.
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RE: Le sevrage d'eric44.
eric44 @ 03-02-2018 23:02:46

STOP
STOP
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RE: Le sevrage d'eric44.
eric44 @ 06-07-2018 19:07:03

Ça fera 4 ans le mois prochain.
Et même si ma vie à suivie son cours, même si j'ai vécu de nombreux bonheur, reste que je suis toujours addicte.
Parfois, mon addiction est en sommeil (ou moins intense), parfois, c'est l'angoisse et je perd tout contrôle.

Je sais identifier les situations à risques (être seul à la maison, au bureau etc). Procrastiner me conduit toujours à un moment ou à un autre vers la MB et le porno. Parfois "soft" quand l'intensité de mon envie est "standard", parfois hard/crade/dégradant quand je perd le contrôle.
La seule limite que je n'ai pas franchie, c'est la limite physique. Pour le moment, tout est virtuel.

Aujourd'hui, j'ai fait un signalement sur le site du gouvernement pour balancer un pourri qui fait du fric avec des gamins. Ça me dégoûte car je pense que sans mon addiction, jamais je n'aurais approcher aussi prés de la noirceur et la dépravation de l'homme. Et ce serait resté un "simple fait divers" dans les journaux. Et je maudit mon addiction qui me confronte à cette face là du porno que j'aurais aimé ne jamais connaitre.

Et en même temps, en 4 ans, je n'ai rien fait de vraiment efficace pour m’éloigner de cette fange, de cette puanteur, de cette vie parallèle qui me dégoutte un peu plus chaque jours après mon "shoot".
Quand on dit que l'homme s'habitue à tout, c'est vrai. Plus de 10 ans que je suis dépendant et malgré une plongée toujours plus importante dans le dégoût, force est de constater que je n'ai encore pas atteins le fond. Et pourtant, pleurer, vomir, perdre le sommeil sont déjà les signes que je suis aller très loin dans les abysses de la puanteur humaine.

Quand j'arrive à prendre un peu de distance avec le porno, je gagne en énergie, retrouve le morale, suis plus agréable (au dire de ma compagne qui ne sait toujours pas pour mon addiction), affronte la vie et les problèmes plus sereinement. Mais visiblement, tout ces bienfait ne font pas suffisamment contre-poids pour contre-balancer avec le maigre plaisir que je tire de la MB malgré tout les cotés négatifs qui arrivent immédiatement après le shoot.

Je traîne le soir au bureau car je pense que c'est un moyen d'avoir du temps pour moi, une manière de fuir un quotidien qui m'ennuis peut-être. je met ce temps à "profit" pour moi, pour décompresser de ma journée. Certains vont boire quelques verres au bar le soir avant de rentrer, ça c'est mon "alcoolisme à moi". Suivant les jours, je prend (virtuellement) une blonde, un brune etc. quand d'autres s'enfilent des bières.
puis, au lieu de rentrer ivre, moi je rentre déprimé, fatigué, avec toujours un peu plus de dégoût et une piètre estime de moi, et je ne rêve plus que d'aller me coucher pour oublier mes problèmes comme le poivreau qui irait cuver sa vinasse sur la moquette.

Bref: toujours pas les clés, toujours pas trouver comment faire, toujours pas dépasser 1 semaines d'abstinence, bref: Toujours sur le bords de la route à voir défiler ma vie...
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RE: Le sevrage d'eric44.
Matthias @ 06-07-2018 21:07:27

Bonsoir.

Une petite pause entre une mi-temps pour vous dire que les clefs, se trouvent dans ce que vous venez d'écrire.
Relisez vous et éclairer vous de vos propos, la clef elle est là eric44. Je vais vous poser juste une question et essayer de prendre du temps pour répondre.
Voulez vous vraiment vous en sortir ? Mon géniteur, m'a posé la même question ce matin, ensuite il me demande de me poser au calme, d'y réfléchir et de ne surtout pas courir avant de répondre.

Vous n'avez pas besoin de vous venger en balançant une ordure, vous n'êtes pas un justicier. ( Vous avez quand même bien fait). Cependant, la meilleur vengeance ne serait-ce pas de vaincre votre addiction ? Si vous n'étiez pas dépendant au porno, en auriez vous quelque chose à faire de ses gens ? je ne pense pas puisqu'il n'existeraient pas pour vous. Ne porter pas toute la misère du monde sur vos épaules, sauvez-vous par la motivation, la volonté et de la discipline.

Cordialement.
Matt
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RE: Le sevrage d'eric44.
eric44 @ 06-07-2018 21:07:20

Aucune vengeance de ma part dans la dénonciation de ce parasite. Je fait juste ce qui doit être fait.
Un part de moi à même eu pitié de ce gars que je ne connaît pas, parce que j’ai réalisé que celui-ci été possiblement un dépendant tout comme moi, simplement a un stade plus « grave » dans sa dépendance. Puis je me suis rappelé que lui en jouissait « pécuniairement » puisque qu’il monnaye cela.

Que les clés soit en moi, c’est une évidence puisque c’est moi qui me suis enfermé dans ma dependance, donc je suis le seul qui pourra m’en sortir.
Simplement, j’ai peut-être la tete enfoncé trop profondément dans la merde pour entrevoir les solutions.
Peut-être que je devrait prendre un peu de recul pour être capable de mettre le doigt sur les solutions.

Dans ces moments là, je rêverais de mettre les voiles dans un chalet minuscule en montagne: pas de télé, pas de radio, un poêle à bois, du thé et un bon bouquin. Me recentrer, prendre du temps pour moi, coupé avec cette vie de dingue que nous menons tous aujourd’hui: le boulot, le stress, des comptes à rendre, des objectif à atteindre etc...
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RE: Le sevrage d'eric44.
eric44 @ 19-07-2018 12:07:55

Je vais prendre un peu de temps aujourd'hui pour écrire.
J'ai besoin de faire un point sur ma situation.

Je n'arrive plus à y voir clair, plus a savoir quoi faire. Peut-être qu'en me relisant, j'y verrai une piste. Peut-être que l'un d'entre-vous verra ce que manifestement je suis incapable de voir.

En ce moment, je traverse une passe difficile avec ma compagne. La faute est dû en partie à mon addiction dont elle ne sais rien, car celle-ci (l'addiction) à tendance à amplifier mes réactions et mon (sale) caractère. La moindre petite contrariété peut prendre des proportions déplorables.

Comme je le disait, j'ai un travail prenant, stressant, et je pense aujourd'hui que mon addiction, le "shoot" et le moment où il se produit est mon "moment de décompression". C'est le moment qui me permet de couper de mon travail, et celui qui précède mon retour à la maison dans mon rôle de père et de conjoint.
Comme beaucoup d'homme que je connait, j'ai du mal à couper ma vie professionnel en passant la porte de chez moi, les "problèmes" restent dans ma tête.

Comme tout les dépendants, je cède à mes pulsions et j'en ressort chaque fois un peu plus rincé et dégoûté de moi.
Apres avoir consommé, je rentre à des heures déplorables et passe à coté de ma vie de famille. Je culpabilise de ne pas vivre ces moments là avec eux, et je réalise chaque jour un peu plus que ces moments sont perdus à tout jamais.

Je me suis effondré en pleures un bon paquet de fois sur le trajet du retour à mon domicile en réalisant ça, j'ai vomis quelques fois après mon "shoot", mais à chaque fois que je me dit que c'est la dernière fois, j'y reviens toujours.
Je me dégoûte en pensant que je leurs ment, que je ment à beaucoup de monde, et j'ai peur que l'on découvre cette part peu reluisante de moi.

Depuis peu, j'angoisse un peu le soir de rentrer chez moi: trouver les problèmes de la maison après avoir passé la journée à régler des problèmes au boulot. J'ai l'impression que je sature, que le disque dur est plein. Je ne me sent plus le courage d’être là pour soutenir tout le monde, écouter les confessions de tout le monde. J'ai besoin de temps pour moi, pour "débrancher", mais je n'en trouve pas. Alors je traîne au bureau, tard, seul, et je bousille tout dans cette merde qu'est le porno.

Je sais que mon caractère s’améliore quand j'arrive à me détacher temporairement du porno, mais je fini toujours par tout foutre en l'air et y revenir. Je suis globalement plus positif, plus en forme (pas le cafard d'aller bosser le matin), et ma relation avec ma compagne s’améliore significativement (elle me l'as déjà fait remarqué mais ne sais pas à quoi cela est dû).

Dernièrement, je devient de plus en plus en colère, pour tout. Intolérant vis à vis des gens, de la politique. je peu m’énerver seul en croisant un simple type sur le bord de la route, à une terrasse de café etc. Beaucoup de monde l'as remarqué. Je sais que la fatigue y est pour beaucoup, que comme chaque année en cette période, les congés me tardent, mais mon addiction amplifie grandement cela. J'ai toujours ce sentiments d'injustice en moi, et je ne sais pas s'il est lié à mon addiction ou si c'est simplement quelque chose qui à été mis à jours avec l'addiction. Je ne sais pas si certains ressentent ça également.
J'ai également l'impression d’être devenu hyper-sensible. Je peut parfois avoir envie d’éclater en sanglots certains moment (généralement quand je fait du sport) en écoutant une chanson, en voyant un clip etc.

En fait, j'ai un peu l'impression d'avoir échoué une part de ma vie. je suis fière de ma famille, fière de ce que j'ai accompli, bâtit, mais une part de moi ne se sent pas accompli. J'ai l'impression d'avoir tout donné pour peu en retour. Je crois qu'en un sens, petit, on nous apprend à idéaliser la vie: "travail et tu réussira", "la vertu paye" etc.
J'ai été élevé avec ces valeurs ("valeurs" c'est d'ailleurs le mot qui me définissait lorsque nous avions fait une thérapie de couple avec ma compagne il y a quelques années), j'ai eu comme modèle des parents bosseurs, qui ne demandaient rien à personnes, qui se sont fait tout seules.
Mais au final, un jour, tu te réveil et tu te rend compte que le monde est pourri, que celui qui travail dur, plus dur que les autres, n'est pas forcement celui qui réussi le mieux, que la magouille règne, qu’être poli, respectueux est devenu un signe de faiblesse. Alors tu t'endurci, tu garde tout ça pour toi, toute cette colère, mais un jour, le vase est plein. Et j'ai l'impression d'en être là: dégoutté, fatigué, amère...

Les gens me voient comme quelqu'un de droit, bosseur et perfectionniste. je ne sais pas si c'est ce perfectionnisme qui me donne ce sentiment d’échec ? Mon besoin de tout "contrôler" mis en face de mon incapacité à contrôler ma réussite, mon addiction etc ?
Depuis que j'ai eu mon deuxième enfant, quelque chose s'est passé. J'ai l'impression que cela à re-ouverte de vieilles blessures inconscientes en moi. Je me projette beaucoup à travers elle, et cela me fait du mal de ne pas pouvoir la (les) gâter(s) comme je le voudrais. J'ai l'impression qu'ils payent le prix de mes échecs. Ma compagne me dit qu'ils sont comblés, et même s'ils sont petits et qu'ils ne réalisent pas, j'ai peur qu'un jour ils en souffrent.
Petits, je n'ai jamais manqué de rien, mais nous ne vivions pas non plus dans l'opulence, et je pense que j'ai manqué inconsciemment de certaines choses.
Je ne blâmes pas mes parents, ce sont les gens les plus courageux et droits que j'ai jamais vu. Pourtant la vie n'as jamais été tendre avec eux mais je les ai toujours vu se battre et avancer malgré tout. Et aujourd'hui que je suis père, je veux mieux pour mes enfants, je veux qu'ils ne manquent de rien, et le fait de galérer me rend haineux. Quand j'été seul, cela ne me gênait pas, mais pour eux, aujourd'hui, j'ai du mal à l'accepter.

Bref, je ne sais plus trop comment faire.
Comme je l'ai déjà dit, entamer une thérapie est difficile car mon boulot est extrêmement chronophage, et une thérapie sur mon temps libre éveillerai les soupçons de ma compagne.

Mais je sais que je doit me sevrer rapidement et définitivement de tout cela car c'est en train de bousiller ma vie et celle de mes proches...

Si vous avez des remarques, des questions, des pistes, bref n'importe quoi: je suis preneurs !
Merci à tous
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RE: Le sevrage d'eric44.
Dexter @ 19-07-2018 21:07:43

Hello Eric

Ce post éveille plein de choses en moi puisque ce que tu vis présente de nombreux points communs avec mon existence et notamment ce côté: "J'ai l'air sympa, mais au fond... s'ils savaient..." Et penser cela de soi-même est très destructeur, car il te prive de la moindre confiance en toi. Cette confiance qui revient lorsque tu te détaches du porno, tu l'écris toi même. 

J'ai mis en place de mon côté une lente stratégie de remontée, étape après étapes, qui a déjà donné de vrais résultats. Je t'en fais part...

J'imagine qu'il y a dans ta vie des stimuli, qui t'amènent au porno, ou des mauvaises habitudes qui te font craquer... Genre pour moi, c'était les chats, le téléphone rose, le partage de photos... Je m'explique... Lorsque j'entamais un sevrage, la privation du porno+ la privation de la mab + la privation des chats, du tel rose, tout ça... c'était trop! a un moment, l'une ou l'autre de ces pulsions me ramenait systématiquement vers l'addiction. J'ai donc choisi de traiter le pb l'un après l'autre... D'abord le téléphone, puis une fois cette mauvaise habitude passée (ce qui a pris 6 mois!) je suis passé aux chats etc etc. Sans forcément retenir mes mb... Juste ces mauvaises habitudes là...

Et bien ces tous petits progrès, aussi insignifiants fussent-ils, m'ont permis de trouver enfin une dynamique positive... Enfin je progressais! très doucement, mais je progressais! Pour la première fois, j'ai enchaîné victoire sur victoire, jour après jour, et peu à peu, à mesure qu'une habitude disparaissait, je trouvais la force de m'attaquer à une autre... Alors ce n'est pas facile, il y a des rechutes, mais cette spirale enfin positive après des années d'échecs, m'a enfin donné confiance en moi et m'a permis de me dire que non, je n'étais pas un loser, juste qqn qui luttait, ce que nous sommes tous...
Qu'en penses tu?

Courage camarade.
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RE: Le sevrage d'eric44.
eric44 @ 20-07-2018 17:07:14

Salut Dexter.
Merci pour ton message.

Je pense qu'il y a un "tronc commun" dans nos dépendances (une souffrance quelques part, un manque d'estime de sois, une faiblesse quelconque), mais que chaque dépendance diffère dans des détails.

Pour ma part, ma dépendance n'est pas aussi "multiple" que semble être la tienne. A savoir qu'hormis quelques Chat, en règle générale, elle se limite à la visualisation de porno que ce soit en image ou en vidéo, principalement sur 2 sites internet.

De ce fait, je ne sais pas si un sevrage par paliers est possible comme tu l'as mis toi-même en place ? Il faut que j’étudie cela car c'est une piste intéressante même si pour ma part, j'ai du mal à catégoriser ma dépendance en sous-genre.

Plus j'avance dans ma réflexion et plus j'ai l'impression que ma dépendance est un palliatif à un stress, à une routine du quotidien (là encore, je fait le distinguo entre la bonne routine comme celle de border mes enfants tout les soirs, et la "mauvaise" routine qui est de devoir régler les problèmes du quotidien de mon foyer). Et puis, en étant "lucide", j'ai cette tendance naturelle à la procrastination et au fait de remettre à plus-tard les choses que je n'ai pas envie de faire (est-ce pour cela que je relance indéfiniment mon sevrage ?).

Je pense qu'il faut vraiment que je creuse du coté de cela, de cette "hyper-sensibilité" (à savoir si c'est une des cause de ma dépendance, ou simplement une conséquence => voir si cela s’atténue avec l'avancement de mon sevrage ou si cela s'amplifie ?). Je sais que j'ai cette "colère" en moi, cette "violence" que je traîne depuis des années maintenant, et qui prend de plus en plus de place dernièrement, et il faut que j'arrive à faire sortir cela et à comprendre d'où cela viens. Je pense que ce peut être une des clés de ma guérison. 
Pendant un temps, je l'ai enfouie au plus profond de moi, je l'ai canaliser par le sport à haute dose, mais force est de constater que ne l'ayant pas traitée, elle ressort d'où je l'avais ensevelie...

Merci encore pour ton point de vue Dexter, c'est toujours très intéressant d'avoir le point de vue d'une personne extérieur qui partage néanmoins votre "maladie".
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RE: Le sevrage d'eric44.
Dexter @ 21-07-2018 00:07:04

Hello Eric

En effet, d'après ce que tu évoques, les angles d'attaques ne seront pas de même nature que les miens. Ta pratique est plus homogène. Mais dans ce cas là, réfléchissons... Et répondons à ces questions: Qu'est-ce qui t'amène au porno? Tu parles de mauvaises habitudes, de stress, d'heures à gérer les problèmes du quotidien, autant de détails qui te mettent au final dans un tel état qu'il ne te reste plus ensuite qu'une bonne br pour tout faire passer...

La br pour faire face au stress, c'est très classique! Je joue à qq jeux vidéo, et je m'étais aperçu par le passé que lorsque je perdais trop souvent à un même stade du jeu, l'énervement était tel que je devais me donner une dose de bonheur pour pouvoir ensuite repartir de l'avant... Et hop! 

Tu dis notamment pratiquer la br. pour déstresser du boulot, pour couper... je comprends tout à fait. C'est peut-être par là qu'il faut commencer. Casser certains de tes rythmes quotidiens, non pas tous en même temps, ce serait impossible, mais le corriger l'un après l'autre, pour qu'au final, tu n'aies plus besoin de ces rendez-vous quotidiens. Car comme il est difficile d'arrêter la clope parce que la clope, c'est aussi un moment de "pause" que l'on s'accorde, il suffit de remplacer la pause br par une pause "autre chose"... A toi de trouver quoi. Et s'il te faut quand même te prendre en main plus tard dans la journée, ou le soir venu, pas grave!!! du moment que tu détruis ce premier rendez-vous... Il faudra sans doute plusieurs mois, mais après tout pourquoi pas... 

Et quand tu en auras fini, tu t'attaqueras à une autre mauvaise habitude, et si jamais tu as du mal, et que ce n'est pas facile, pas grave, tu pourras toujours t'appuyer sur ta première conquête pour te dire que rien n'est impossible!! Et tu regagneras une mini confiance en toi, qui rejaillira sur tout le reste de ta journée et sur tes rapports avec les autres. 

Peu importe le temps que cela prendra! Je sais de ma propre expérience qu'un sevrage qui prend 6 mois ou 6 ans, cela importe peu. Ce qui compte, c'est que la tendance soit toujours régulière. Et je suis certain que renforcé de ces petites victoires quotidiennes, cette "hyper sensibilité" s'atténuera, de même que cette violence. Perso, j'accompagne aussi chaque jour de victoire d'un petit cadeau, un morceau de musique que j'achète en ligne et qui concrétise mes progrès. Aujourd'hui, j'ai une très longue playlist, mes succès sont multiples, et pourtant, j'ai encore bien du travail, signe que mon sevrage est loin d'être achevé. Mais au fond de moi, je vais tellement mieux.

Et même lorsque je rechute, je ne reste plus au fond que quelques jours. Par la suite, ma lente rééducation passée me hisse très vite vers le haut, comme si mon corps avait repris de bons réflexes. Je suis certain qu'il en sera encore de même pour toi. 

Il te faut juste trouver le bon angle d'attaque.

Je termine sur un point qui me paraît important et que j'ai déjà évoqué plus ou moins: tu dis que tu dois te sevrer rapidement. Je pense plutôt que tu devrais commencer à te sevrer rapidement. Une fois que tu seras sur la bonne voie, peu importe le temps que cela prendra. Il faudra juste rester dans la bonne direction. 

Bon courage camarade
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RE: Le sevrage d'eric44.
eric44 @ 23-07-2018 18:07:03

Salut Dexter,
encore une fois, merci de ton passage sur mon carnet. Tes posts sont autant de pistes de réflexion dans l'avancée de mon sevrage.
Oui, comme tu le dit, il faut que je remplace la BR par une autre activité perso, une qui soit moins néfaste pour moi et mes proches.
Reste encore à trouver quoi... rire.

Comme dit dans mon dernier post, suite à mon début de sevrage, le morale reviens petit à petit au beau fixe. J'ai d'ailleurs passé un excellent weekend avec mes proches, à profiter d'eux et me "recentrer" sur mon couple. C'est agréable.
Il y a toujours des moments de tensions, de situation qui peuvent me faire "mal réagir" (m’énerver contre ma compagne par exemple), mais, "à jeun", je suis plus apte à les gérées et à canaliser ma colère ou tout du moins la tempérer. Toutefois, je sent encore que mes réflexes d’énervement et de "pétage de plombs" ne sont pas très loin même s'ils sont un peu moins présent avec l'avancement dans mon sevrage depuis ma dernière MB (même si c'est encore très récent). Je pense que cet effet hormonal qui me rend irritable après un shoot se fait encore sentir, mais qu'il devrait s'estomper encore d'un cran avec le temps.

J'ai entrepris également à la demande de ma compagne qui ne sais rien de mon addiction je le rappel, un travail sur moi-même concernant cette colère et son accroissement dernièrement. Je me rend compte que là encore, j'ai pris de mauvaise habitudes, et que les gens finissent par m'agacer au plus haut point. Donc j'essaye de ne pas réagir pour tout et n'importe quoi et je réalise en faisant cette effort la fréquence de ces énervements, je réagissait des dizaines de fois par jours pour tout et n'importe quoi (radio, TV, personne croisé dans la rue, fournisseurs etc).
Alors, je ne sais pas si cette colère est la cause de mon addiction, ou une conséquence, mais ce qui est certains, c'est que cette "frustration" accumulé, le fait d’être "impuissant" dans certaines des situations citées précédemment doit provoquer chez moi ce sentiment qui m'amène à la compulsion, qui m'amène, elle, vers le Pron et la MB.

Donc, plus je laisse couler, plus je reste "zen", et moins je compulse. Pas simple à mettre en pratique quand on à une tendance à sur-réagir pour n'importe quoi, et un fort caractère à la base.


Disse 'Dexter' pid='70810' dateline='1532124004':
Hello Eric

Je termine sur un point qui me paraît important et que j'ai déjà évoqué plus ou moins: tu dis que tu dois te sevrer rapidement. Je pense plutôt que tu devrais commencer à te sevrer rapidement. Une fois que tu seras sur la bonne voie, peu importe le temps que cela prendra. Il faudra juste rester dans la bonne direction. 


Oui, effectivement, en me relisant la première fois, cette phrase m'as interpellé également. Non, bien-sur, par là, il fallait bien comprendre "commencer à me sevrer rapidement". Je sais que le chemin qui m'attend est long et pénible. Je ne veut pas crier victoire trop vite. Trop souvent par le passé, j'ai chuté et la déception n'en a été que plus grande, et se relever à été plus pénible lorsque j'ai été trop présomptueux .

Je continu mon "introspection", j'essaye d’être plus à l’écoute de moi, de mes ressentis, être moins perméable à toutes ces petites perturbations du quotidien, et accepter le fait que je n'ai pas le contrôle sur tout. On verra ce que ça dira par la suite...

Merci encore Dexter
Courage à tous ceux qui se battent pour retrouver une vie heureuse, retrouver leurs familles, ou simplement l'estime de sois et le gout de vivre !
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RE: Le sevrage d'eric44.
eric44 @ 28-07-2018 22:07:04

Un petit message rapide pour dire que mon sevrage avance et tiens toujours.
J’ai dépassé la semaine ce qui est déjà un record pour moi (mon « mur du son » a moi étant 14 jours). Je n’ai pas eu trop de tentations depuis le début de mon sevrage, et j’ai réussi à garder le contrôle et à chasser mes mauvaises habitudes dès le début. C’est un vrai sevrage « propre », sans visionnage de photos « sexy » ou même juste de jolies filles.
Et pourtant, depuis le début de mon sevrage, j’ai eu un bon paquet de galères, et des grosses, dés déception de la part de certains de mes proches, et des situations à risques notamment une Particulièrement rude car j’ai du partir en déplacement sur deux jours, et me suis donc retrouvé seul dans une chambre d’hotel avec un accès internet et personne pour me brider. Mais j’ai tenu ! Et je suis plutôt fière de moi car c’est la première fois que j’ai l’impression d’avancer aussi bien, et ça me motive pour la suite et le fait de tenir dans ce sevrage.

Encore une fois, je ne me réjouis pas trop vite, je sais que rien n’est gagné, que la dependance peut-être sournoise et que de ce fait, je doit garder une vigilance de tout les instants. Je continu de m’ecouter, de faire mon auto-analyse, et le travail que je mène en parallèle pour canaliser cette fameuse colère semble porter ses fruits puisque je suis plus apaisé et plus calme. Ce qui je pense m’aide à garder la tête froide dans mon sevrage.
J’ai encore des choses à régler, de vieux démons à exorciser mais j’avance et je retrouve un peu plus de confiance en moi au fur et à mesure que j’avance dans mon combat...

J’ai une grosse pensée pour vous qui vous battez pour reprendre le contrôle de vos vies et vous envoie tout mon soutiens !
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RE: Le sevrage d'eric44.
Dexter @ 29-07-2018 22:07:31

Hello Eric

C'est très bien tout cela! Tu te bats et tu tiens bon. Chacun de nous t'encourage dans ce travail et dans ce progrès constant contre toutes tes mauvaises habitudes. 

!! Tiens nous au courant surtout...
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RE: Le sevrage d'eric44.
eric44 @ 30-07-2018 18:07:54

Bonjour Dexter. Merci pour ton message de soutien.
Bien évidemment je vous tiendrais au courant. Pour le moment, mon sevrage tiens toujours. 
J'ai les idées claires, le manque est étrangement "facilement gérable". Alors: réel prise de conscience ou facteur physico-climatiques (Forte chaleur + activité physique = fatigue) ? Toujours est-il que ça m'arrange bien ! Les tentations sont limités et je garde une très bonne motivation à me sortir de là.

De nouvelles situations à risques (très gros problèmes au boulot) et perso ( des situations qui auraient pu déraper en disputes avec ma compagne) sont encore apparues, mais le fait d'avoir mis un peu de distance avec mon dernier "shoot" à fait que je suis plus apte à tempérer et à passer au dessus des problèmes. Je me surprend même à encaisser tout cela avec calme et tempérance (deviendrais-je maître Zen si je poursuit dans cette voie ? :D).
Et pourtant, rétrospectivement, depuis ma décision d’attaquer un réel sevrage, force et de constater que les situations à risques et les problèmes n'ont jamais été aussi nombreux. A croire qu'on tente d’éprouver ma capacité de résilience :D
Ma compagne m'as même féliciter pour mes efforts de comportement, c'est dire si je met du cœur à l'ouvrage.

Pour rester sur une note un peu plus sérieuse: Je reste sur mes gardes. Je sais qu'il est facile de retomber au fond du trou, que la dépendance et vicieuse et peut frapper sans prévenir, que Mr Hyde peut surgir à chaque instant. Alors, je fait attention, je surveille d'un œil la bête tapis au fond de moi, mais je reste optimiste: ce que je suis en train d'accomplir (dépasser la semaine), c'est déjà énorme pour un dépendant comme moi pour qui 3 jours sans porno est déjà une épreuve. Et je sais que même si je trébuche (ce que je ferait tout pour éviter), je me relèverait plus fort, enrichie par ces progrès récents. Pour la première fois depuis des années, je me dit qu'une issue à cette merde est peut-être possible, alors je me raccroche à ça !

J’espère vous donner d'autre nouvelles positives jeudi soir, où, si mon sevrage se poursuit, j'aurais dépasser la plus longue période sans MB jamais atteinte depuis que j'ai mis un nom sur cette maladie...

Bon courage à tous !
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RE: Le sevrage d'eric44.
eric44 @ 03-08-2018 20:08:27

Et voila,

je relance le compteur !
Non pas parce que j'ai craqué, mais pour la première fois parce que j'ai atteins mes objectifs !

Je relance donc le compteur à 1 mois cette fois-ci, sachant que l'idée est bien evidemment de ne jamais replonger.
Pour rappel, 1 semaine d'abstinence été déjà quasi impossible pour moi, alors 15 jours... Je crois n'y être parvenu qu'une seule fois (14 jours il me semble, mais sans certitude), donc c'est dire si cette étape est importante pour moi. Elle marque un tournant dans ma vie de dépendant, un nouveau départ, ou j'entrevoie enfin la possibilité d'un sevrage.

Je ne sais pas ce qui à fait que ça a été plus simple cette fois là par rapport à toutes mes précédentes tentatives de sevrage ? Peut-être que j'ai enfin compris, du moins en parti, mon fonctionnement et ce qui mène à cette rechute perpétuelle. Je sais que la frustration, le fait de ne pas tout contrôler, la colère etc. sont des facteurs aggravant dans mon cas.
La journée d'hier à quand même été un peu plus délicate en terme de tension sexuelle. J'ai eu des "flashs" de mes vieilles habitudes, et pour la première fois depuis 15 jours, j'ai du faire un effort pour ne pas céder. Cette journée est une bonne piqûre de rappel.
J'ai encore également quelques nuits "agitées". Au travers de mes rêves, je pense que mon cerveau réclame sa dose. Dur au réveil parce que l'espace d'un instant, j'ai l'impression d'avoir failli, d'avoir replongé. Juste le temps de réaliser que ce n’était qu'un rêve et que mon sevrage tiens toujours...

Depuis que ma compagne m'as fait remarqué cette colère, cette haine et cette intolérance des autres en moi, et depuis qu'elle m'as demandé de changer à ce niveau, les choses "glissent" plus facilement sur moi, donc je me retrouve moins "frustré", donc je ressent moins ce besoin d’extérioriser par la MB et le porno. Je me rend compte que j'explosait des dizaines de fois par jours, pour tout et n'importe quoi et que c’était, en plus d’être stressant, une perte d’énergie énorme. Là, je me sent bien, serein, calme, apaiser et pour la première fois confiant grâce à ces progrès récents.

Je vais donc continuer à faire attention à ne pas sur-réagir à chaque contrariété et à laisser couler les choses, admettre que je ne peut pas toujours tout contrôler. Un autre point positif et que ma relation avec ma compagne s'améliore, parce que là où jusqu'à présent, j'analysais tout, et rebondissait au moindre de ces fait et gestes qui n'allait pas dans mon sens, maintenant je laisse couler. Du coup la relation est un peu plus fluide, et c'est plus "simple" au quotidien.

Il me reste toutefois un point à approfondir: il y a chez moi, visiblement un problème qui remonte à l'enfance. Quelque chose que je n'ai pas digéré et qui refait surface aujourd'hui que je suis père. Je fait une sorte de transposition sur mes enfants, de transfère au travers d'eux. Petit, comme je l'avait déjà expliqué, j'était un peu le vilain petit canard, l'intello, gringalet, le plus jeune et donc le plus petit. Et je pense aujourd'hui qu'une partie de moi à souffert de ça, d'où cette intolérance aujourd'hui que je rencontre envers les plus faibles etc. Depuis que je suis père, j'ai du mal à gérer si je perçoit de la douleur, de la peur ou une sorte de "faiblesse" dans le regard d'un enfant...
Je pense qu'il faut que je creuse à ce niveau car j’éprouve une sorte de tristesse en moi dans ces moments là, et c'est pesant. Et je doit me débarrasser de ça, parce que je pense que c'est aussi le genre de situation qui, non gérée, peut m'amener à cette frustration qui conduit à craquer sur le porno.

Bref, je reste vigilent, rien n'est gagné et 2 semaines d'abstinence ne font pas beaucoup de poids face à 15 ans d'addiction, même si moralement ça compte beaucoup.

Bonne continuation à ceux qui se battent toujours pour s'en sortir
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RE: Le sevrage d'eric44.
1_char @ 08-08-2018 23:08:32

la colère c'est bon signe quand on en prend conscience c'est mon avis perso mais si tu va chercher des images ou des vidéo tu rentre dans une attente de quelque chose qui va se passer, et rien ne se passe la y a une frustration passagère qui s'installe.

pour ça que je disais quand on perd patiente c'est un bon curseur, ou quand on veux accélérer le temps .
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RE: Le sevrage d'eric44.
Dranac @ 20-08-2018 12:08:03

Bonjour Eric,

Je n'ai pas tout lu mais je me reconnais pas mal dans ce que tu écris.
Je ne sais pas si je tiendrais le coup ou si je ne suis pas si porno dépendant que je le pense.
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RE: Le sevrage d'eric44.
eric44 @ 26-11-2019 19:11:38

Un bout de temps que je n'avais pas posté.
Je passe toujours sur le forum à fréquence variable, toujours après une rechute, toujours après avoir honteusement effacé l'historique et balancé ce putain de sopalin. Je remet inlassablement le compteur de sevrage à zero mais puisque je ne met rien de plus en place, je rechute inlassablement. Je reviens, re-chute, reviens, etc...
2014 le premier post sur ce carnet, et 10 ans de dépendance à l’époque déjà.
2020 arrive et toujours sur le bord de la route à me dire que je vais changer (sans m'en donner les moyens)...

Rechute ce lundi, ma dernière en date. Pas pire que les autres, pas mieux. juste crade, ecoeurant. En ce moment, je cumule tellement de fatigue que mon cerveau divague au point de se dire que c'est ainsi, que je suis dépendant, et que je finirais seul avec cette merde...
Pas d’hygiène alimentaire (heureusement que je ne bois pas, sinon j'aurais probablement déjà sombré dans l'alcoolisme, ou la drogue), plus de sport depuis des mois: l'envie de m'y remettre mais plus la force physique pour le faire (plus la force mentale d'ailleurs). Je pourrais dormir 1 mois entier je crois. Parfois, j'aurais juste envie de rentrer, me foutre la tronche sous ma couette et rester là des jours durant en coupant téléphone et tout contact avec le monde extérieur.

Mon planning de boulot se charge, manque de temps pour tout faire, pas de visibilité, suffoquant, plus d’hygiène de vie, manque de repos, tout est réuni pour rester au fond de mon fossé crasseux. Mais bon, je fait rien pour m'en sortir alors en un sens, c'est bien fait pour ma gueule...

Clairement, le soir je vois mes gosses en coup de vent parce que comme les alcoolo, je "décompresse" au boulot devant mon PC, mes "Wisky" à moi, et rentre à point d'heure. Je donne le change dans mon couple, mais pour combien de temps encore ?

Je "re" (re-re-re-re-re-re-re-re-re-re etc) lance un sevrage. Parce que si on ne lutte pas, à quoi bon continuer, autant se coller un pruneaux directement, mais bon, peu d'espoir sur une sortie de dépendance un jour. Fatigué de tout ça, fatigué de tout, fatigué de me sentir comme une merde...
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RE: Le sevrage d'eric44.
Restersurlaligne @ 26-11-2019 23:11:19

Salut Eric!

Je sais parfaitement ce que tu vis, les rechutes qui suivent les énièmes sevrages sont des épreuves qui nous font sentir bien mal.
Je n'y arrivais jamais mais si tu vois mon post, j'ai relevé la tête une énième fois après une rechute terriblement degueulasse... Il y a presque un mois!
Il n'y a pas de secrets mais une rechute n'est rien d'autre qu'un mécanisme. Lui accorder une quelconque force de destruction ou de découragement est délétère. Il faut considérer ça comme un trebuchement et pas comme une pine anti-personnel.
La dépendance a l'air de se nicher entre mille aspects de la vie qui nous empêchent d'être heureux.
Moi j'ai un sommeil à revoir complètement, une mauvaise estime de moi, je manque de loisirs créatifs etbma situation financière n'est jamais stable.
Dis moi Eric, n'y a t-il pas de menus combat à mener pour poser les fondations d'une grznde grande rémission totale?
Parle nous de ton combat régulièrement, ne lâche pas le forum, c'est la main que nous te tendons.

Rsll
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RE: Le sevrage d'eric44.
eric44 @ 27-11-2019 19:11:44

Merci pour ton message Rsll.
Toujours un peu hagard aujourd'hui. Pour le moment ça va, mais mon dernier "shoot" est encore très frais, donc là, avec l'ecoeurement, c'est facile de tenir. Le plus dur reste à venir et après 15 ans de "prise de conscience" de mon problème, j'en suis toujours au même stade et c'est toujours aussi flou dans ma tête, notamment sur les causes qui m'ont amenées à cette dépendance.

Comme je le disait sur ce carnet, il n'y a pas à proprement parlé d’élément déclencheur précis de ma dépendance dans mon cas. Pas de traumatisme particulier.
Je sais maintenant identifier quels sont les facteurs "aggravant": la fatigue, l'anxiété, le stress, les tensions en générale, c'est ça qui m’amène à compulser et à rechuter. Ça et probablement aussi le fait qu'avec le temps, c'est devenu une habitude, un reflex, c'est mon verre à moi après le boulot, mon moment à moi ou je décompresse avant de rentrer.

Il y a clairement un mal-être sous-jacent, mais c'est difficile à identifier pour moi. Je parlais de cette colère en moi, cette sorte de haine enfouie (haine de quoi d'ailleurs ?), et j'ai aussi ce coté trop empathique dernièrement. Je suis une éponge à sentiments, notamment sur les sujets liées à l'enfance (violence envers les enfants, les plus faibles également de manière générale). C'est arrivé un peu après que je sois devenu père. Aujourd'hui, j'ai du mal avec les sujets traitant d'enfants. Aujourd'hui, je suis incapable de regarder un simple film avec pour thème un enfant battu ou pire. C'est au delà de mes force et dernièrement, j'ai même du me lever de devant la TV et sortir prendre l'air pour me calmer parce que ça a fini par me mettre hors de moi, et j'ai senti de la haine monter en moi, alors que ce n’était qu'une simple fiction. Est-ce que je fait une sorte de transfère sur mes enfants ?
J'ai l'impression que cela est lié d'une certaine manière à ma dépendance, mais je ne sais dire si c'est ce qui provoque mes "crises", ou si c'est une résultante de la crise avec le trop plein d'hormones délivré après la MB ?
Je sens qu'il y a quelque chose là, comme un truc enfouie en moi mais je n'arrive pas à savoir ce que c'est, ni si c'est juste moi qui sur-réagis avec ces fameuses hormones suite à un "shoot" ?
J'ai l'impression que je doit aider, me mettre au service d'une cause, que je ne me suis pas accompli à ce niveau et que doit m'investir, mais je ne sais même pas comment, dans quoi ? C'est brouillon. Mais j'ai cette impression de ne pas être "complet", je ne sais pas comment expliquer ça ?

Je vais essayer de tenir un peu ce sevrage, pour voir si ce sentiment s'estompe avec l’arrêt de la MB, ou si cela se renforce, et ça me dira peut-être enfin si c'est la cause, ou une conséquence ?
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RE: Le sevrage d'eric44.
Ekeiloh @ 27-11-2019 19:11:13

Bonsoir Eric,

Je vois que tu te poses des questions. Bien sûr je n'ai pas les réponses, et tu m'as l'air de bien savoir que de toute façon toi seul peut les trouver.

Ton idée selon laquelle tu dois t'investir dans quelque chose est sûrement très juste. Je comprends exactement de quoi tu parles, je suis passée par là aussi. Et d'ailleurs j'ai trouvé, enfin plutôt ça m'est tombé dessus.

Fais des recherches, essaie de comprendre ce qu'il te manque pour te sentir complet, même si tu ne trouves tout pas de suite tu auras déjà des pistes, ton cerveau aura de quoi cogiter. 

Bon courage et bon sevrage, tu vas y arriver.
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RE: Le sevrage d'eric44.
1_char @ 27-11-2019 21:11:29

c'est un cas de figure ultra classique que tu connais d'ailleur .. le début de la compulsion ce situe en amont dés fois plusieur jour avant l'acte 
il faut reconnaitre les signaux .. tiens je connais ce signal . et je connais déjà sont aboutissement 
plus on prend le signal en amont plus c'est facile de le désactiver même si il a l'air totalement anodin ..  

mais bon déjà si tu te rend compte que la c'est trop  c'est une bonne nouvelle tu viens de trouvez ta limite ..

petit exemple je croise une affiche avec une actrice vraiment jolie, tiens si j'allais voir ses photo ..tiens un scandale .. tiens il y a des gars qui ont fait des faux ect ect .. et on arrive loin du point de départ qui était tien cette actrice étais jolie .. c'est tous y a pas plus on peux pas  avoir plus 
la plus grosse illusion de cette dépendance c'est de croire qu'il y a plus que les 15 seconde de "elle est jolie", nan le pic est déjà passé l'affiche ou l'image ou la video ne peux apporté plus ..
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RE: Le sevrage d'eric44.
Burrhus @ 27-11-2019 21:11:00

Si tu prenais la décision de venir poster ici de façon périodique, comme une discipline, peut être que ce serait bien pour toi.
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RE: Le sevrage d'eric44.
eric44 @ 28-11-2019 19:11:20

Merci pour vos messages respectifs

Ekeiloh: Merci pour ton message. effectivement, trouver en quoi je suis "incomplet" et un des travaux à entreprendre pour avancer avec ma dépendance. Dans ton cas, dirais-tu que le fait de trouver dans quoi t'investir t'as aidé dans ta dépendance ? Je cherche toujours à savoir si ce manque que je ressent en est la cause ou juste une conséquence.

1_char: Oui, je sais comment naisse les rechutes, et je sais tout à fait comment germe ce détails insignifiant pour ensuite éclore en crise. Comme je le disait, pour le moment, ma dernière crise est encore proche, donc je contrôle mais je sais que je doit faire preuve de discipline et de rigueur dans les jours à venir pour ne rien laisser me perturber...

Burrhus: Ou clairement, comme je le disait à 1_char, je doit faire preuve de plus de discipline pour amorcer mon sevrage et tu as probablement raison: poster ici régulièrement me permettra surement de garder en tête que je doit faire attention. C'est clairement ça qui fait que je n'avance pas, je suis ultra motivé à chaque début de sevrage mais mon tempérament procrastinateur fait que je me relâche vite par là suite.

Clairement je n’entame pas ce sevrage serein. Déjà parce que ma confiance en une possible guérison est entaché de toutes ces rechutes. Ça me détruit un peu plus à chaque fois. Et je ne suis pas serein non plus parce qu'en ce moment, je me sent faible. Je traîne énormément de fatigue physique (que le manque de sport n'arrange pas du tout), mais aussi et surtout psychologique. Tellement de chose à gérer que certains de mes proches se sont inquiétés d'un possible burn-out de ma part. Donc ce n'est pas le moment le plus opportun et le plus approprié pour débuter un sevrage, mais je me dit d'un autre coté que si j'attend d’être bien sur tout les plans, à ce rythme là, je serais toujours là sur ce forum dans 15 ans si je me suis pas collé un pruneau avant...

Sinon, pour faire un point, pour le moment, comme je le disait, le manque ne se fait pas ressentir (trop frais). paradoxalement, même si ce n'est pas le meilleur moment pour attaquer un sevrage, le fait de couper avec le porno me rend plus "zen". J'ai eu quelques belles journées merdique et comme toujours après une période de sevrage entamé, je me surprend à rester "positif", tout du moins, à ne pas exploser pour un rien. Et rien que ça, c'est appréciable. C'est déjà assez compliqué comme ça pour que j'explose en plus de ça...

merci pour vos messages de soutiens
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RE: Le sevrage d'eric44.
1_char @ 28-11-2019 23:11:18

salut eric 
pour le sport tu peux commencer par le 7 minute workout (sur youtube).. ça prend juste 7 minute par jour et c'est déjà pas mal 
la bouffe aussi ça joue beaucoup sur les états de fatigue, si le corps se bouffe une grosse dose de sucre et qu'il passe sont temps à faire du yoyo (baisse de glycémie puis monté ect) ça joue aussi beaucoup sur les états d'humeur.
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RE: Le sevrage d'eric44.
eric44 @ 29-11-2019 06:11:35

Oui, je sais tout ça. Je fait du sport régulièrement depuis plus de 10 ans, mais aujourd’hui j’ai du mal à m’y remettre. La faute à cette fatigue accumulée et à ce planning hyper chargé qui m’oblige à me lever à 05h si je veux avoir le temps d’en faire.
Pourtant tu prêche un converti. Je sais tout les bienfaits du sport, physiquement (plus d’energie, plus positif, plus effficace), et psychologiquement (vide la tête etc).
Le pire c’est que physiquement, j’ai perdu du muscle et ça ajoute au fait qu’en ce moment, je n’ai pas une très bonne estime de moi-même...

Il faut juste que je trouve comment refaire un peu de sport pour relancer la machine...
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RE: Le sevrage d'eric44.
Restersurlaligne @ 29-11-2019 06:11:04

On m'a apporté quelque chose qui marche bien:
Je tâche de faire a minima du sport chaque jour. Le minimum si pas le temps/ envie, c'est de faire un tout petit truc: 1 min de gainage, 10 pompes...
Bien souvent de moi-même je me sentais bête de faire si peu et j'en faisais forcément un peu plus :)
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RE: Le sevrage d'eric44.
eric44 @ 29-11-2019 19:11:19

Disse 'eric44' pid='72134' dateline='1575005315':
Oui, je sais tout ça. Je fait du sport régulièrement depuis plus de 10 ans, mais aujourd’hui j’ai du mal à m’y remettre. La faute à cette fatigue accumulée et à ce planning hyper chargé qui m’oblige à me lever à 05h si je veux avoir le temps d’en faire.
Pourtant tu prêche un converti. Je sais tout les bienfaits du sport, physiquement (plus d’energie, plus positif, plus effficace), et psychologiquement (vide la tête etc).
Le pire c’est que physiquement, j’ai perdu du muscle et ça ajoute au fait qu’en ce moment, je n’ai pas une très bonne estime de moi-même...

Il faut juste que je trouve comment refaire un peu de sport pour relancer la machine...


Pourquoi pas, ça me permettra peut-être de remettre le pied à l’étrier. Le pire c'est que je sais pertinemment qu'en une séance, je vais retrouver des bonnes sensations, congestionner un max, et que le surcroît d’énergie que cette séance va me délivrer me permettra de me lever le lendemain et recommencer, et ainsi de suite: un cercle vertueux. Le tout c'est d'arriver à me lever le premier matin et en ce moment c'est pas ça.

Sinon pour le moment, pas de manque. Quelques pensées ont traversées mon esprit mais je me suis dépêché de les chasser et j'ai fait attention de bien faire le point là dessus pour vite désamorcer et ne pas laisser ces idées germer et se transformer en rechute. Physiquement c'est toujours pas ça, et je cumule un peu les journées de merde donc c'est compliqué moralement de tenir le cap. Même si encore une fois, je reste plus calme et tempéré quand je me tiens éloigné du porno que quand je suis en plein cycle de crises. C'est déjà ça.

On s'est pris le bec aussi avec ma compagne. Un ensemble de chose: toujours la fatigue qui me fait mal réagir (même si c'est quand même moins pire qu'après une rechute), des incompréhensions de ma part et une vision des choses différentes, et aussi une part de jalousie et de suspicions de mon coté. Rien n'est fondé, juste une suspicion, mais je sais qu’après une rechute, j'ai toujours ce coté jaloux et suspicieux envers elle (un incident dans notre couple il y à quelques années qui ressort quand je sort d'une crise), donc pour le moment, je met ça sur le compte des hormones et de la dernière crise qui est encore proche. A voir si ce sentiment persiste dans les jours à venir auquel cas, il va falloir que je lui en parle.

Voilà, un peu déprimé sur le fond. Envie de rien. Des collègues qui proposent un truc de weekend, mais avec la dispute avec ma compagne, la fatigue, j'ai même pas envie d'y aller en fait. Besoin de repos, de changer d'air. Je rêverai de partir une semaine dans un chalet isolé en montagne: 1 radio, 1 cheminée, des bouquins et juste être seul, pas de téléphone, pas de TV, pas d'emmerdes, de mauvaises nouvelles, de catastrophes, rien, le silence, la nature ! Du temps pour moi, faire le point, me recentrer, avoir le temps de m'ennuyer (même ça me manque). Je sais que mes enfants me manquerais affreusement et j'aurais l'impression d’être égoïste et de les laisser, mais j'en rêverai ! On mène des vies de dingues, on bosse 60h/semaines, ont subis le stress en permanence et la vie passe à une vitesse...
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RE: Le sevrage d'eric44.
Restersurlaligne @ 01-12-2019 10:12:58

Heureux de voir ton objectif de 7 jours atteint l'ami, une belle barre verte! Ne lâche rien, la force tu l'as, la preuve!
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RE: Le sevrage d'eric44.
eric44 @ 01-12-2019 12:12:50

Merci pour ton message Rsll, ça fait chaud au cœur.

Pourtant tout n’est pas au beau fixe. Mon sevrage tiens, ce n’est pas le problème, mais la situation est tendu avec ma compagne alors ça fait un truc en plus à gérer entre le boulot compliqué, le sevrage, la fatigue etc.
Beaucoup de colère de mon côté. De la rencoeur et de la colère oui. Du mal à évacuer ça. Hier, j’ai reprise le sport. Une bonne séance, assez intense. J’ai des courbatures de partout mais au moins j’ai pu vider un peu ce trop plein de colère et de rage dans quelque chose. Je vais essayer d’en refaire aujourd’hui en début d’apres-midi histoire de relancer un peu la machine.

Le temps est pluvieux chez nous, et avec l’ambiance à la maison, c’est déprimant. Ça fait ressortir en moi cette sorte de tristesse, de mal-être. Je sais pas comment l’exprimer. Une sorte de nostalgie encrée en moi. Je sais que le sport va me faire du bien moralement. Je serre les dents et j’avance. Et cette colère en moi, je vais m’en servir pour m’employer à détruire cette saloperie qui me ronge depuis trop longtemps. Maintenant je dois avancer, il est temps. Il faut que je me libère de tout ça, de tout ces sentiments que j’ai enfouis en moi également.

J’espere Juste un jour arrivé à comprendre pourquoi je réagis comme ça, pourquoi tant de violence en moi, et pourquoi je traîne ce bagage. J’espère qu’avancer dans mon sevrage m’aidera à comprendre et dépasser tout ça.

Force à vous tous, je vous souhaite d’avancer vers vos buts respectifs
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RE: Le sevrage d'eric44.
Ekeiloh @ 01-12-2019 14:12:18

Bravo pour tes sept jours !

Est-ce que les tensions dans ton couple peuvent résulter de tes propres tensions dans le sevrage ou rien à voir?
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RE: Le sevrage d'eric44.
eric44 @ 01-12-2019 18:12:01

Disse 'Ekeiloh' pid='72148' dateline='1575206178':
Bravo pour tes sept jours !

Est-ce que les tensions dans ton couple peuvent résulter de tes propres tensions dans le sevrage ou rien à voir?


Bonjour Ekeiloh.
Oui, en partie. Pour ne pas reprendre toute l’histoire depuis le début, nous avons eu un accident de parcours il y a quelques années: pour faire court, ma compagne est allée voir ailleurs. La cause est multiple, mais j’ai ma part de responsabilité dans le sens où la dépendance a pris beaucoup de place dans notre couple, ce qui l’as amené à aller chercher ailleurs ce qu’elle ne trouvais plus chez moi. Je ne la dédouane pas pour autant mais j’ai comprit que tout n’etait pas blanc ou noir. Suite à cela, nous avons fait une thérapie de couple.

Aujourd’hui, ma dépendance est en partie responsable de la situation actuelle (dans une moindre mesure) car le temps passé devant les écrans après le boulot nous à « éloigné ». Mais il y a aussi le surcroît de travail que j’ai dernièrement qui prend beaucoup de place dans ma vie, des différences de visions (je ne me sent pas épaulé au quotidien), bref beaucoup de choses. La clé c’est la discussion mais là, j’ai encaissé beaucoup de chose, pris beaucoup sur moi et le trop-plein sort... je pense que le fait d’avoir les idées claires avec l’arrêt du porno font ressortir beaucoup de choses (visiblement je n’ai pas encore totalement digéré l'adultère. Au quotidien, je gère, mais dés qu’il y a des tensions, j’ai de nouveau une part de doute que son attitude n’arrive pas forcément à calmer).

C’est compliqué, et comme je le disait, ces dernières années, j’ai enfouis beaucoup de chose en moi, encaisser beaucoup, et je n’ai pas su « nettoyer » pour avancer, donc ça ressort...

Sinon, pour le moment, mon sevrage tiens (ça ne fait que 6 jours à la fois), mais j’ai retrouvé un peu de motivation et le sport m’as bien aidé également sur ce plan (seconde séance aujourd’hui). La colère et la « rage » m’aide beaucoup. Je l’oriente sur mon addiction pour avancer....

Merci pour vos pistes à tous.
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RE: Le sevrage d'eric44.
Burrhus @ 01-12-2019 19:12:27

Salut Éric.
Est-ce que ta femme sait que tu visionnes du porno ?
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RE: Le sevrage d'eric44.
eric44 @ 01-12-2019 21:12:53

Bonsoir Burrhus.
Non elle n’est pas au courant, à part ce forum, personne ne sais ça, pas même la thérapeute que nous avions consultés.
Je ne suis pas sûr qu’elle comprendrais d’ailleurs (ma compagne). Elle pense que j’ai eu visionné du porno, un peu comme tout les mecs mais ça s’arrête là.

Je sais que ce choix n’est peut-être pas le plus judicieux pour avancer, tout comme celui de ne pas consulter de professionnels, mais j’ai été élevé avec l'idée que chacun a ses propres problèmes et que chacun doit les gérer seul et par lui-même... on ne se refait pas
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RE: Le sevrage d'eric44.
Restersurlaligne @ 01-12-2019 22:12:08

On est assez similaires. Elle ne sait rien non plus, j'ai parfois de grandes colères qui remontent, sensation de ne plus pouvoir absorber... Le fait d'aller dans le sport est un très bon catalyseur, mais finalement, c'est bien la source de cette colère que tu dois stopper. Je suis aussi souvent nostalgique, je crois qu'il y a des moments où l'on fait au fond un état des lieux de tout, et ça nous assomme. Quand tu sens que tout ça te pèse, va transpirer un coup mais ne reste pas sans parler, au moins à nous.
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RE: Le sevrage d'eric44.
Burrhus @ 02-12-2019 00:12:12

Je pense que les femmes se sentent trahies par leur conjoint quand ces derniers regardent du porno. Pour certains le dire les a aidé, mais le risque c'est de lâchement déposer son fardeau sur les épaules de madame, et de ne plus rien assumer... Ce qui n'est ni courageux, ni virile.
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RE: Le sevrage d'eric44.
1_char @ 02-12-2019 18:12:33

parler à sa femme qu'on regarde du porno c'est pas forcement une bonne idée, déjà tu lui metterais la pression alors que c'est pas sont probléme .. 
le probléme c'est que les gens ne comprennent que quand on trompe sont partenaire on se trompe soi d'abord .. 
on peux pas faire porter à l'autre sont fardeau.. oui ça ennerve et ça rend en colére de regardez du porno . c'est comme avalez de la junk food par les yeux sans le gout et sans l'odeur !!!
un subtile melange de frustration et d'excitation non pourvu .. tu métonne que le corps se rebelle :D 

bref on assume les conséquence de SES actes.
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RE: Le sevrage d'eric44.
eric44 @ 02-12-2019 19:12:54

Disse 'Burrhus' pid='72163' dateline='1575243612':

Je pense que les femmes se sentent trahies par leur conjoint quand ces derniers regardent du porno. Pour certains le dire les a aidé, mais le risque c'est de lâchement déposer son fardeau sur les épaules de madame, et de ne plus rien assumer... Ce qui n'est ni courageux, ni virile.


Elles se sentent trahies, à juste titre. Pour ma part, je considère ma dépendance au porno comme un adultère. Même si je ne suis jamais aller voir ailleurs physiquement, même si je ne suis pas adepte des visios ou autres, le simple fait de regarder d'autres corps (même si à la fin, je vais être cru mais ça fini par n’être plus que des "trous"), dans mon esprit, c'est tromper.

D'ailleurs, c'est quoi la définition de l'adultère ? A quel moment, on trompe sont conjoint ? Visionner du porno, c'est tromper ? Un visio chat ? Plus, moins ?

Disse '1_char' pid='72166' dateline='1575309333':
parler à sa femme qu'on regarde du porno c'est pas forcement une bonne idée, déjà tu lui metterais la pression alors que c'est pas sont probléme .. 
le probléme c'est que les gens ne comprennent que quand on trompe sont partenaire on se trompe soi d'abord .. 
on peux pas faire porter à l'autre sont fardeau.. oui ça ennerve et ça rend en colére de regardez du porno . c'est comme avalez de la junk food par les yeux sans le gout et sans l'odeur !!!
un subtile melange de frustration et d'excitation non pourvu .. tu métonne que le corps se rebelle :D 

bref on assume les conséquence de SES actes.


De toute façon, la question de lui dévoiler mon addiction n'est pas d'actualité et ne l'as jamais était. Je suis partisan du "jardin intime", elle à beau être ma moitiés, elle n'as pas besoin de tout connaitre à 100% de moi (et réciproquement d’ailleurs), et je n'ai pas à l'encombrer de problèmes qui ne concerne que moi, et qui de toute façon, datent d'avant notre rencontre et ne sont pas de son fait. Donc j'assume parfaitement MES actes, même si cela n’empêche pas de rejaillir sur notre couple.


Sinon sur un plan plus personnel, toujours beaucoup de tension dans notre couple. Grosse dispute aujourd'hui par SMS interposés (seul moyen d'avoir un "semblant de dialogue"). Nous avons des attentes tout les deux, à voir ce que l'on peut mettre en place pour avancer. En tout les cas, il en ressort que mes absences liées à mon addiction son bien en parti responsables de nos problèmes. Pas que, mais une partie. C'est dur à entendre parce que même si, inconsciemment je m'en doutait, ça fait  toujours mal de l'entendre de la bouche (ou du clavier) de sa partenaire. Mais je doit l'assumer, c'est un fait, et c'est une raison de plus de me battre pour avancer et stopper cette saloperie qui finira par tout détruire.
Cette nuit, j'ai eu des pensées "érotique" (pas porno), mon cerveau commence à réclamer sa dose, mais ce matin au réveil, j'ai chassé directement ces idées là de mon esprit et je n'y ai pas repensé de la journée. Étonnement, pour le moment, je n'ai quasiment aucun manque, mais encore une fois, je sais que je doit rester très prudent et ne pas jouer avec le feu.
Je relance donc le compteur pour une semaine supplémentaire puisque à cet instant, cela fait une semaine que j'ai attaqué ce nouveau sevrage.

Ce matin, pas de sport (pas réussi à me lever à 05h00), mais c'est un moindre mal puisque j'ai pu faire deux séances ce weekend et donc remettre la machine en route. Avec le sevrage, je recommence à faire plus attention aux détails, je vais faire en sorte de reprendre une nourriture plus seine (passer l'après-midi hier à cuisiner pour cela). Dernièrement, avec la fatigue, j'ai facilement cédé à la facilité de la malbouffe et j'en ai payé le prix tant physiquement (pris un peu de poids), que moralement. Le but, c'est de me sentir mieux, plus en forme, et de retrouver un peu de physique (reprendre un peu de volume et sécher un peu) histoire de ne plus me dégoûter et me dire que je fout en l'air tout ces efforts que j'ai fait pendant des années à manger sainement et à faire du sport. Mieux dans mon corps, mieux dans ma tête, une vie un peu plus équilibrée en somme. En profiter pour régler un maximum de chose qui ne me vont pas.

Samedi soir, je me suis retrouvé seul à la maison. Je me suis préparé un petit plateau TV, et j'ai fini par aller me coucher, seul. Pour une fois, ça fait du bien de ne pas avoir passé ma soirée caleçon baissé, à finalement ne rien faire d'autre que ça, et me coucher frustrer d'avoir bousillé ce temps libre si précieux. Tu commences, il est 21h00, l'instant d’après il est déjà 01h00, tu n'as rien vu passer et tu n'as rien fait d'utile une fois de plus. Le lendemain je me réveillais hagard, aigris, nauséeux et avec une piètre estime de moi, puis je passait les jours suivant énervé et déprimé. Ça fait aussi du bien de ne pas flipper à me dire que je sais pertinemment que je vais tout bousillé en me masturbant, mais que je ne peut rien faire pour arrêter ça, que quoi que je fasse, la soirée se terminera ainsi, et que je me retrouverais presque spectateur de mon propre corps. Je me suis sentit bien pour une fois, sereins, comme si j'avais fait le bon choix et que j'allais m'y tenir cette fois... Un moment que ça ne m’était pas arrivé...

Pour le moment, je me sent plus sereins, et motivé comme jamais, j'ai la rage d'avancer et d'exploser cette merde ! Bon courage à vous tous dans vos sevrages respectifs, je vous souhaite à tous de trouver cette sérénité que j'ai ressenti samedi, pour le reste de vos vies !
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RE: Le sevrage d'eric44.
Fabrice @ 02-12-2019 22:12:07

Merci Eric pour ce partage. Tu es l'exemple ce que le forum peut permettre de grand. Quand tu es revenu il y a quelques jours, je ne sentais aucune motivation dans ton post, du défaitisme, de la résignation... Puis il y a eu les échanges avec les uns et les autres. Aujourd'hui, je vois une message plein d'espoir, lucide, en lutte. Tu regardes les choses avec lucidité. Quel changement ! Bravo, ce changement tu le dois à toi ! Bravo pour la semaine, et surtout bravo pour être reparti au combat.

Courage et au plaisir de te lire.
Fabrice
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RE: Le sevrage d'eric44.
eric44 @ 03-12-2019 13:12:07

Bonjour Fabrice.
Merci pour ton message d’encouragement. Ça compte beaucoup pour moi car tu est, avec Burrhus, Ekeiloh et quelques autres, un des piliers de ce forum. Un phare dans la nuit.
Vos parcours sont une source de motivation enorme, notamment dans vos capacités à continuer à lutter depuis toutes ces années. Et merci également pour la bienveillance dont vous faites preuve (Rsll également, je ne t’oubli pas pour autant).

Je fait un petit point a mi-parcours de ma journée. Je repasserai peut-être ce soir en rentrant si je trouve le temps.
Hier soir, nous avons eu une discussion avec ma compagne. Il est clair que ma dépendance a pesé sur notre couple. Mes absences, la fatigue et l’énervement qui en résulte ont détérioré la situation. Nous avons mis les choses a plat (je ne lui ai pas pour autant parlé de mon addiction), et nous allons faire des efforts ensemble. Je sais que l’arret du porno sera salutaire pour mon couple donc c’est une motivation supplémentaire dans mon combat.
Je me suis donc endormi apaisé. La nuit n’as pas pour autant de tout repos. J’ai eu quelques rêves « porno ». Je sent que mon cerveau cherche de plus en plus à me rappeler cela, il « quémande » sa dose. Dans mon rêve, je ne me souviens plus de tout, mais je me souviens surtout de la douleur d’avoir rechuté jusqu’à ce que je me réveil et réalise que mon sevrage tenait toujours. Je suis du coup doublement motivé à ne rien lui céder. J’ai chassé ces idées là de ma tête en partant bossé ce matin et pour le moment, elles ne m’obsèdent pas. Aujourd’hui, le challenge est de taille puisque je travail seul toute la journée, dans un lieu isolé. Je n’ai pas accès à un ordinateur mais il me reste mon téléphone. C’est typiquement le genre de situation où je craque habituellement. Mais ce matin, j’ai ressenti une sorte de bien-être en sachant que j’allais être un peu seule. Je pense qu’une part de moi a besoin de temps pour faire un peu le point... alors je vais me plonger dans le travail, tranquillement, sans stress, et faire en sorte de ne pas craquer pour renforcer la confiance en ma guérison possible.
Je sais que les prochain jours vont être de plus en plus dur, que le manque va se faire ressentir prochainement, alors je doit garder en tête toute cette « crasse » découlante du porno, cet esclavagisme dont je suis devenu ma propre victime pour ne pas replonger et sortir enfin de tout ça.

Bonne fin de journée à tous !
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RE: Le sevrage d'eric44.
eric44 @ 03-12-2019 18:12:28

Comme convenu, un petit passage rapide pour faire le point sur cette fin de journée. Pas de problèmes notables, je n'ai pas eu de "manque particulier" et je me suis employé à bosser pour ne pas procrastiner et finir par dériver.

Pour le moment, tout se passe bien. Mais je reste lucide, j'ai connu suffisamment de rechutes ces 10 dernières années pour savoir que mon addiction est puissante et qu'il me suffit d'un écart de concentration pour replonger aussitôt. Une rechute me fait peur parce que je n'ai plus envie de subir ça, alors je me sert de cette peur et de cette colère pour garder en tête mes objectifs au quotidien ! 
8 jours, c'est un premier pas, mais l'objectif à atteindre, c'est maintenant de continuer à marcher, et ne plus jamais chuter. J'ai suffisamment rechuter pour l’équivalent de plusieurs vies, maintenant il est temps pour moi d'avancer...

Je ne m’éternise pas ce soir, il est déjà suffisamment tard et j'ai pour projet de profiter de cette soirée avec ma compagne.
Courage à vous tous.
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RE: Le sevrage d'eric44.
1_char @ 03-12-2019 19:12:20

salut eric 
comme dit fabrice c'est vraiment encourageant !! pour le probléme d'émotion c'est vraiment la partie la plus compliqué de par notre éducation ou on nous oblige à pas les exprimés !! alors ont les comprimes ont les reprimes et la le résultat est pas souvent terrible 
c'est pas facile de séparé le sujet de l'émotion de sont émotion ! 
séparé la colére et la voir comme elle est de la colére sans sujet juste une émotion qui dois sortir (sans exutoir) ..(je dit pas que j'ai réussi à le faire mais bon j'essaye). alors oui le seuvrage peux foutre tes nerf en pelotes, ça à toujours été mon curseur si je suis patient c'est bon je suis hors de danger par contre si je suis impatient .. faut faire quelque chose pour alimenter cette patiente des trucs cool profitez pour ralentir le temps .. peux importe j'ai même tester les trance regressive les truc chamanique et autre :D d'un certain point de vue ya plein d'autre chose a explorer 
Ta bien bosser si ta deja passez une semaine les autres vont suivre on reste a l'écoute si ta un passage difficile
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RE: Le sevrage d'eric44.
Restersurlaligne @ 03-12-2019 22:12:19

Heureux de te lire si combatif! J'espère que tu vas vivre mieux avec tz compagne. Plus noire est la nuit, plus proche est le réveil.
Après un mois, je pense avoir franchement maigri et globalement meilleure mine, alors ne lâche pas le sport! Tu verras qu'on grignote moins aussi. Le sommeil est important, pour ma part il est un gros facteur de risque, prends soin du tien!
Et enfin je veux te dire que pour ma.part, ce qui m'a le plus aidé, c'est d'enlever toute importance à la rechute. Si tu lui en donne, tu te conditionne à souffrir, et donc à vivre dzns la crainte de la rechute.
Si tu envisages ça comme une erreur qu'il faudra éviter, tu aborde le truc plus sereinement. La rechute n'est pas la fin d'un sevrage et un recommencement (la barre verte n'est qu'un compteur, elle n'efface pas ce que tu as déjà apporté à ton cerveau.), elle fait partie du sevrage. On la repousse, elle advient, l'objectif c'est de la repousser encore un peu plus loin.
Y'a des mecs qui vont perdre 8 pions aux echecs sans broncher et chialer pour leur reine. Est-ce qu'elle mérite qu'on pleure pour elle? Elle le mérite à hauteur de l'importance qu'on lui accorde, c'est-à-dire souvent beaucoup trop.
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RE: Le sevrage d'eric44.
eric44 @ 04-12-2019 13:12:52

Merci à vous deux pour vos message.
Je post rapidement entre midi et deux.
Soirée « retrouvailles » avec ma compagne, cette discussion a fait beaucoup de bien et à apaisé beaucoup les tensions entre nous et pour moi également.
Aujourd’hui journée compliqué au boulot, énormément de taf, ce qui génère du stresse et donc potentiellement une situation à risque pour moi. J’y ai pas mal pensé ce matin et je doit dire que ça m’as plutôt contrarié mais j’essaye de rester positif et de me concentrer sur les choses positives dans ma vie (mon couple aujourd’hui, mes enfants qui sont aussi un moteur, le début de ce sevrage)
Malgré tout ça, je me sent toujours serein et le manque ne se fait pas ressentir pour le moment. Je reste prudent, mais je commence à entrevoir une possible vie sans ce poison

Je vous souhaite à tous une excellente journée
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RE: Le sevrage d'eric44.
Ekeiloh @ 04-12-2019 14:12:43

Tu peux y arriver, tu avances et ça c'est vraiment génial.

Heureusement tu es entouré par ta femme et tes enfants, même s'ils ne sont pas au courant tu as des raisons de te lever le matin, tu fais bien de te concentrer sur ça.

Bravo pour tout ça, tu es sur la bonne voie.
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RE: Le sevrage d'eric44.
eric44 @ 04-12-2019 19:12:26

Merci pour tes encouragements Ekeiloh !

Oui j'avance, un pas après l'autre, centimètres par centimètres. Je reste prudent mais c'est la première fois où j'entrevoie enfin une issue à cette dépendance. Je ne serait pas dire pourquoi ? Peut-être que quand on à touché le fond, on ne peut que remonter ? 
Avec le recule, je pense que je ne suis clairement pas passé loin d'un Burn-out dernièrement. Je n'ai plus envie de revivre ça, alors je me bouge pour avancer.

Aujourd'hui, hormis ce matin où ce surcroît de travail m'as pris la tête, journée assez facile (pas physiquement mais mentalement). RAS. Pas de manque, les idées clair. 
Ce matin , j'ai fait du sport, je sais que ça y joue beaucoup sur mon morale. Difficile de se lever à 05h00 du matin pour aller suer dans le froid de mon garage, j'avais qu'une envie, rester sous ma couette bien au chaud, mais je me suis mis un coup de pied au cul et je ne regrette pas, ça m'as fait du bien. Même les douleurs aux épaules ont disparues sur les séries de tractions. Une bonne suée parfois, ça vide la tête.

Je ne m’éternise pas trop, à trop traîner sur un ordinateur seul, je fini par faire des conneries. Le manque n'est pas là, autant ne pas le provoquer, je suis encore trop faible pour me confronter à lui, alors autant l’éviter tant qu'on peut (précepte de KRAV-MAGA: Fuir autant que possible rire ;-)


Je terminerai brièvement par une citation, issue d'un film que j'ai revu dernièrement (pas terrible de surcroît): "L'enfer du dimanche".
Ce discours à fait écho à ma dépendance. Je l'ai trouvé inspirant, j'espère qu'il vous inspirera aussi...
Bonne soirée à vous tous.


[size=medium][font=Open Sans]"Je ne sais pas quoi vous dire en fait. Trois minutes avant le plus grand combat de nos carrières.
Tout se joue aujourd’hui. Soit nous guérissons en tant qu’équipe, soit nous nous écroulons, centimètre après centimètre, jeu après jeu, jusqu’à la fin…
Nous sommes en enfer messieurs. Croyez-moi. Nous pouvons y rester, nous faire massacrer… Ou nous pouvons nous battre et revenir dans la lumière. Nous pouvons remonter de l’enfer centimètre par centimètre.
[...]Ces jours-ci, je ne peux plus me regarder dans la glace… Quand on vieillit, certaines choses vous sont enlevées. Ça fait partie de la vie. Mais on n’apprend ça que quand on commence à perdre des choses. On apprend que la vie se joue centimètre par centimètre.[...] Ces centimètres que nous voulons sont partout autour de nous.
 Dans cette équipe, on lutte pour chaque centimètre. Dans cette équipe, on se déchire et on déchire tout le monde autour pour chaque centimètre. On griffe de nos ongles pour chaque centimètre. Parce qu’on sait qu’à la fin, le total de tous ces centimètres fera la putain de différence entre gagner et perdre ! Entre vivre et mourir ![...]
Je vais vous dire : dans tout combat, c’est celui qui est prêt à mourir qui gagnera ce dernier centimètre. Et si j’ai encore un peu de vie, c’est que je veux encore lutter et mourir pour ce centimètre. Parce que vivre, c’est ça ![...]Soit nous guérissons, maintenant, en équipe… Soit nous mourrons, en individus. [...]Eh bien, qu’allez-vous faire ?"[/font]

[/size]

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RE: Le sevrage d'eric44.
Ekeiloh @ 04-12-2019 22:12:22

Citation très inspirante en effet. 
Ce que moi j'en retire, avec un certain recul sur mes troubles, c'est 
"nous guerissons en tant qu'équipe"
Je suis très solitaire de base comme nana. Mais je me suis rendu compte qu'en fait on est toujours en équipe dans notre combat, même si les autres ne le savent pas :
J'ai formé une équipe avec certains de mes compagnons, avec mes amis, avec mes médecins, et avec vous, ici. On n'est jamais seul. Ce que nous faisons a des répercussions sur chaque membre de notre équipe, mais l'inverse est vrai aussi. Même si beaucoup n'étaient, et ne sont pas au courant de ces troubles, j'ai appris à composer avec les autres, à avancer avec eux. Et j'ai toujours, toujours cette phrase dans la tête :
On ne s'en sort pas seul. 

J'aurais aimé gérer toute seule. C'est plus simple, pas de comptes à rendre, pas de culpabilité... Mais la vérité c'est que l'homme est un animal sociable, et que nos troubles se nourrissent du fait qu'on reste seuls avec nous mêmes. 

Bon courage, bravo pour tes avancées (j'avoue, me lever pour du sport, même à 11h du mat, c'est mort ! Et pourtant je sais que ça fait du bien...) et surtout ne reste pas seul.
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RE: Le sevrage d'eric44.
eric44 @ 05-12-2019 19:12:27

Aller, petit retour rapide de ma journée:

RAS ! Toujours pas de manque. J'ai essayé de mettre de coté le stress de mon travail et je doit dire que ça fait du bien. Je sais que ce ne sera pas toujours possible, mais je vais essayer de moins me miner le moral avec des choses que je ne maîtrise pas.

Pour parler des choses positives, depuis mon début de sevrage, j'ai un vrai regain d’énergie. La dépendance est extrêmement énergivore, alors le fait de stopper m'as permis de retrouver un bon peu d’énergie. Ça plus le fait que je recommence à manger un peu plus sainement (sans pour autant tenir une diète strict), et que je me suis remis au sport. Ce matin, réveil très dur à 05h00. J'ai traîné un bon 1/4 d'heure au lit avant de me mettre un coup de pieds au cul pour me lever. Le matin, ça pèle, mais qu'est ce qu'on se sent bien après, et qu'elle énergie ensuite le reste de la journée.
Dans mon couple, depuis que nous avons discuté, le moral est au beau fixe. Bien sur, comme pour tout les couples, je sais qu'il y aura d'autres disputes, mais je profite de ce moment de calme. Et puis, moralement, rien que de savoir que je suis "clean" me rend serein. J'ai l'impression d’être enfin vrai.

Je suis un peu interloqué de ne pas ressentir de manque pour le moment. En règles générale, le manque revient très rapidement dans mon cas (3-4 jours). Alors, véritable prise de conscience ou état de grâce ? Je reste sur mes garde, mais je profite là encore de ce calme. Je pense que ma décision de tout couper y est pour beaucoup. Je sais que dans mon cas, m'autoriser la MB pour faire baisser la tension reviendrais à laisser une porte ouverte à ma dépendance, et entretiendrais cet état. Donc j'ai décidé de tout stopper depuis le début, au moins les choses sont claires et net, je n'ai jamais aimé les demi-mesures.

Je quitte donc mon travail serein une nouvelle fois. Je vous souhaites à tous de trouver la sérénité !
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RE: Le sevrage d'eric44.
Ekeiloh @ 06-12-2019 00:12:03

Tu as bien fait de TOUT couper. Je pense sincèrement que tu t'en sortiras mieux et plus vite au final. J'en ai fait l'expérience d'ailleurs, et l'arrêt complet a mieux marché sur tous les plans que les "soupapes".

Continue !
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RE: Le sevrage d'eric44.
Burrhus @ 06-12-2019 05:12:36

Et puis, tu as de l'énergie et envie parce que tu n'es pas seul dans le combat. Déplacer des montagnes seul, c'est juste un argument pour ne pas s'y mettre, en équipe à plusieurs, en échangeant des bons procédés, on crée le tissus social qui donne l'énergie, alors que l'isolement de l'addiction nous l'enlève totalement.
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RE: Le sevrage d'eric44.
eric44 @ 06-12-2019 20:12:32

Bonsoir,
Burrhus, tu as raison, si je suis là aujourd'hui, c'est en parti grâce à des gens comme toi, Ekeiloh, Rsll etc. Pouvoir se livrer sans la peur d’être jugé, partager ça avec des personnes qui passent ou sont passées par là, c'est une chance pour quelqu'un comme moi dont les proches ne savent rien, et qui ne souhaite pas avoir recours à l'aide de professionnels. Je vous doit tous beaucoup, alors à vous tous, un grand MERCI !!!

Aujourd'hui, pas de problèmes particuliers. Cette nuit, j'ai de nouveau rêvé que je rechutais. Tellement intense qu'au réveil, il m'as fallu quelques seconde pour comprendre que j'avais simplement rêvé. Je pense que c'est la manifestation d'une peur inconsciente. C'est  une bonne piqûre de rappel pour garder les idées claires. Journée longue mais toujours pas de manque. Quelques pensée ont traversées mon esprit lorsque je conduisait mais pas d'envie là dedans, pas d'images non plus, plus une sorte de souvenirs d'habitudes. Je met sa dans un coin de mon esprit, j'y prêterais attention si je me rend compte que cela devient trop récurant. Pour le moment c'est anecdotique donc je ne vais pas me stresser avec ça.



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Dans les jours qui viennent (et les semaines, je l'espère), je vais me faire moins présent dans mes postes. Ceci non pas parce que je me considère guéris (loin de là, ce n'est que le début d'un chemin), mais simplement pour éviter le coté redondant. Tant que tout se passe bien, je ne vois pas l’intérêt de poster pour poster. Je reviendrais poster de temps à autre, pour les occasions (datent anniversaire, "moisiversaires" etc) où si les choses évolues (retour du manque, difficultés à gérer etc).

En revanche, je continuerais à passer vous lire tout les jours, déjà pour suivre vos carnets, savoir comment vous vous portez, et peut-être réagir si c'est approprié. En somme, je ne vous oublis pas, c'est même tout le contraire !

En espérant poster pour vous dire que tout continu de bien aller pour moi, et pour ne plus vous partager que mes joies et mes bonheurs, je vous ai assez embêtés avec mes problèmes et mes erreurs ;-). En tout cas, je vais tout faire pour, et continuer à me battre !!!

Je vous souhaite à tous, le meilleurs ! Du bonheur, de nombreuses joies, de l'amour (le vrai, pas le virtuel), de l'amitié et surtout de la sérénité dans vos vies respectives...
Ne lâchez rien, vous êtes géniaux !
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RE: Le sevrage d'eric44.
Ekeiloh @ 06-12-2019 20:12:41

Tu es génial aussi. Je suis sûre que tout va bien se passer, surtout si tu gardes un pied et un œil sur le forum, au moins on n'est pas loin !
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RE: Le sevrage d'eric44.
Burrhus @ 06-12-2019 23:12:59

On est tous des comètes, on s'approche, on s'éloigne du forum, on revient grandi, plus sage.
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RE: Le sevrage d'eric44.
eric44 @ 11-12-2019 20:12:06

Un petit passage furtif pour vous dire que mon sevrage tiens toujours et se déroule fort bien jusqu'à présent. Pas de tentations, dans ma tête c'est très clair: Plus jamais !
J’évite les situations à risque même si ce soir j'ai bossé seule sur mon ordi pendant prêt de 2h. Là où j'aurais craqué il y a un peu plus de 15 jours, je viens de travailler sans même que l'idée d'aller dériver sur le net ne m'effleure . Avec l'avancement de mon sevrage, je reprend confiance en moi, je me (re)découvre une nouvelle énergie, je suis tellement plus positif et de bonne humeur. 
Mes relations avec ma compagne sont au beau-fixe, et notre sexualité à retrouvée une certaine normalité pour ma part. Je redécouvre ma compagne.

Cette petite nostalgie présente en moi se manifeste toujours même si elle se fait moins présente. Nul doute que mon addiction amplifiais ce phénomène. A ce jour, il est en revanche trop tôt pour dire si l'addiction en est la cause ou juste un révélateur. Le temps me le dira.

Je vous laisse, mais je pense à vous tout les jours. Je vous souhaite une fois de plus, d'avancer dans vos combats respectifs, de soigner vos douleurs et de (re)découvrir le bonheur.
@ très vite !
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RE: Le sevrage d'eric44.
Ekeiloh @ 11-12-2019 21:12:36

C'est super, quelle joie de voir ton épanouissement !

Tiens le cap et continue ainsi. Je souhaite te prévenir qu'il risque d'y avoir des moments plus durs, soios prêt à les affronter et liste dès à présent toutes les techniques que tu pourras employer à ce moment-là: le forum, du sport, du dessin... c'est bien d'en avoir plusieurs sous le coude.

C'est très important que tu sentes ta confiance en toi remonter, c'est elle qui fait qu'on est plus fort et qu'on peut se dire, à un moment, "je vaux mieux que ça, que cette vie là". Tes avancées, ton cheminement, tout ça c'est VRAIMENT super, bravo, ça fait du bien de lire ça !
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RE: Le sevrage d'eric44.
Restersurlaligne @ 11-12-2019 22:12:25

Je crois savoir ce sue tu ressens en redécouvrant ta compagne. Pour ma part j'ai eu l'impression de me réveiller d'un long sommeil!
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RE: Le sevrage d'eric44.
eric44 @ 11-12-2019 22:12:27

Merci à tout les deux pour vos messages.
Ekeiloh, ne t’inquiète pas. Je ne m’estime pas guéri pour le moment, loin de là, je suis juste au tout début du processus .
C’est un simple constat que je vous partage. Je me surprend à reprendre goût aux choses en général et c’est agréable.

Je sais pertinemment que tôt ou tard, le manque vas pointer le bout de son nez et je devrait être prêt à ce moment là, garder les idées claires et avoir la volonté de ne pas replonger. Mais pour le moment, c’est la première fois qu’une tentative de sevrage se déroule aussi bien et chaque jours qui passe sans cette addiction renforce un peu plus ma volonté et ma foi en une guérison possible.
Je me raccroche à ça et profite aussi de l’instant, de ces petits détails qui font toute la différences et que j’avais fini par oublier, comme rentrer la conscience tranquille, ne plus craindre de ne plus être au contrôle de mon propre corps, et le plus important, l’estime de sois, recouvrir un peu de fierté chaque jours qui passe...
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RE: Le sevrage d'eric44.
Burrhus @ 12-12-2019 00:12:08

Cool !!
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RE: Le sevrage d'eric44.
Ekeiloh @ 12-12-2019 13:12:31

Super, félicitations, je suis très heureuse pour toi
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RE: Le sevrage d'eric44.
eric44 @ 12-12-2019 19:12:46

Disse 'Ekeiloh' pid='72250' dateline='1576155391':
Super, félicitations, je suis très heureuse pour toi


merci ;-)
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RE: Le sevrage d'eric44.
eric44 @ 13-12-2019 19:12:10

Passage rapide.
Ça va pas super bien.

Journée difficile moralement. Soirée d'hier également. Pas sur le plan du manque ou de l'envie, là dessus, mon sevrage tiens, je n'ai pas dévié, j'ai toujours les idées claires et je sais ce que j'ai à faire. C'est sur le plan émotionnel. Gros coup de bad.
Hier soir, en rentrant, je n'avais envie de rien, un peu énervé mais je ne sais même pas de quoi ?

Aujourd'hui, après-midi très compliquée. J'ai passé une bonne partie de ma journée sur la route ce qui m'as laissé beaucoup de temps pour cogiter, et j'ai eu une montée de "tristesse", je ne sais même pas comment qualifier ça. La radio tournais, les paysages défilé et une chanson en particulier m'as fait penser à cette petite fille assassinée par ce salopard lors d'un mariage. Et j'ai sentit les larmes monter, à un point que j'ai eu du mal à les refréner. Je ne connaissait pas cette petite fille, pas plus que sa famille mais l'espace d'un instant, je me suis mis à la place de ses parents et j'ai été submergé par les émotions. Puis j'ai pensé à ce monstre qui à brisé cette famille, et je de nouveau ressenti de la haine en moi, un sentiment de colère, d'injustice, presque une envie d'intervenir (pour faire quoi ?), de punir, je sais même pas comment le décrire ? Presque comme si c'est à moi qu'il avait fait du mal. Puis j'ai de nouveau ressenti ce besoin d'aider, ce sentiments d’être incomplet, de ne pas faire ce que je devrais, mais sans savoir quoi là encore ?

Je ne comprend pas pourquoi cette histoire me touche à ce point, pourquoi je fait cette sort de "transfert" avec mes propres enfants ? 
Je parlais dans mes précédents postes de cette mélancolie en moi qui reviens parfois et que je ne sais pas interpréter. J'ai toujours cette impression que si je gratte un peu, je vais découvrir ce qui me pousse à réagir épidermiquement à ce type d’événement mais j'ai beau faire cette introspection, je ne trouve rien qui explique cela. Est-ce le fait d'avoir trop refrénés mes émotions toutes ces années qui les fait ressortir aujourd'hui avec le sevrage ?
Parfois, je me fait peur à me dire qu'un jour, la mémoire vas me revenir sur un événement traumatisant que j'aurais occulter dans un réflexe post-traumatique pour me protéger...

Je n'arrive pas à comprendre pourquoi je suis comme ça, autant empathique sur ces choses là, autant hypersensible ? Est-ce la conséquence de l’arrêt du porno ? Avec ce qui viens de se passer aujourd'hui, j'ai de plus en plus l'impression que ce n'est pas le porno qui en est la cause, mais plutôt qu'il à masqué ce phénomène toutes ces années.

Il y a cette par de mélancolie en moi, comme une blessure qui n'aurait pas été soignée et qui refait surface parfois, mais il y a également une part plus "sombre" en moi, comme, je sais pas l'expliquer, une sorte de "bête" en moi, violente, brutale. Qui demande à sortir. C'est lourd parfois à porter comme fardeau.
Et le plus dur, c'est de ne pas comprendre ce qui cloche chez moi, j'ai l'impression de devenir dingue parfois.
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RE: Le sevrage d'eric44.
Ekeiloh @ 13-12-2019 23:12:26

Ce que tu dis me parle, à part que la dep et la codep n'ont pas caché cette hypersensibilité, peut-être un peu mise entre parenthèse, une trentaine de minute, après chaque rechute, mais le reste du temps je me prenais tout dans la gueule. Un jour, un psychiatre qui me suivait m'a dit : "vous êtes une éponge ultra absorbante, mais quand on vous presse le flot est violent".
J'ai vécu cette hypersensibilité très mal pendant des années. Je me souviens avoir demandé à Dieu de faire en sorte que Satan me laisse tranquille car pour moi lui seul pouvait me rendre aussi poreuse à la souffrance.
Depuis très peu de temps, j'ai compris qu'en réalité cette hypersensibilité est une bénédiction. J'ai appris à m'e' servir et à la gérer pour qu'elle me devienne utile, et même nécessaire à mon bien être.
Tout ça pour te dire qu'aujourd'hui je sais que c'est difficile, mais un jour tu comprendras pourquoi et comment. En attendant bon courage.
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RE: Le sevrage d'eric44.
1_char @ 14-12-2019 01:12:41

Perso je crois pas que ça vienne du porno..

Etant sujet au pétage de plomb (et bien severe) l'espece de rage l'animal qui sommeil .. une fois juste une fois j'ai reussi 
à appliqué la pleine conscience sur cette violence (ça ma pris plus de 5 heure) acceuillir cette partie animal .. la partie completement sauvage 
ça ma fait comme une sorte d'amnesie!! .. j'ai jamais réussi à le refaire mais c'est plus jamais monté a ce paroxysme

quand elle est la quand elle apparais c'est la ou on peux faire quelque chose .. en sommeil on peux s'imaginez plein de truc dessus mais c'est pas toujours lié au passé. on est une espece violente par nature sinon jesus ou bouddha n'aurais jamais fait figure d'exception. 

 mais si ta quelqu'un sous la main qui sais vraiment écouter , ça evite de decompenser . si ta personne qui peux écouter sans flipper.. la pleine conscience observer ses sensation tranquillou laissé toutes les sensations vivre et mourrir ça aide l'émotion à s'exprimer et à partir 
c'est incroyable quand cette émotion s'efface (par contre faut observer non stop toujours resté sur les sensations par rentré sur le plan mental)!!! j'aurais jamais crue ça possible

ps : parrais qu'il y a des techniques qui marche super vite (comme tipi) j'ai testé une bonne centaine de fois bof :D mais ça détend
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RE: Le sevrage d'eric44.
Burrhus @ 14-12-2019 02:12:27

Moi mon hyper violence elle est contre moi, dans l'automutilation, cela peut prendre toutes sortes de formes. Je ne vais pas les dire ici, car c'est quelquefois extrême. J'ai réussi a avouer ma pire seulement il y a quelques mois, et cela m'a aider. L'aveu a une personne dont je suis certain qu'elle ne me juge pas.
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RE: Le sevrage d'eric44.
eric44 @ 16-12-2019 00:12:13

Passage rapide pour clore ce week-end.
Mal commencé avec une nouvelle dispute avec ma compagne. Entièrement de ma faute, j’ai été dépassé par mes émotions. Tout cela est nouveau pour moi, j’ai vais devoir fournir beaucoup de travail prochainement pour comprendre ce nouveau mode de fonctionnement, comprendre pourquoi j’hyper-réagis sur des sujets notamment liés aux enfants, pourquoi cela me touche autant et comprendre comment canaliser ça.
Je vais devoir aussi bosser sur cette rage qui brûle en moi et trouver un moyen de l’extérioriser.

Second point à travailler: ce sentiments d’incomplétude. Il semble être en lien avec cette haine que j’ai contenu en moi et je vais devoir également trouver comment je peux aider car je sent que c’est ce dont j’ai besoin. J’ai besoin d’agir, d’aider, de rassurer pour avancer. Je ne sais pas comment encore mais je sent que je doit me diriger dans cette voie.

Voilà c’est encore très brouillon, mais j’espere avec le temps, trouver les clés de mon fonctionnement. J’ (je re) apprend à vivre depuis que j’ai arrêté le porno, j’avance dans l’inconnu a présent.

Je relance mon sevrage pour une semaine supplémentaire. Toujours pas de manque, toujours pas de rechutes, de masturbation, d’image: rien, clean ! On avance !
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RE: Le sevrage d'eric44.
Ekeiloh @ 16-12-2019 00:12:56

C'est important d'aider, surtout quand on en ressent le besoin. J'ai complètement changé de vie le jour où j'ai réussi à croire réellement que je pouvais apporter quelque chose aux autres.
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RE: Le sevrage d'eric44.
eric44 @ 18-12-2019 19:12:08

Toujours en sevrage, quelques bref moments de manque. Pas vraiment du manque mais plus une sorte d'habitude, de souvenirs ou de réflexes dû à toutes ces années de dépendance. Bon, ça ne m’obsède pas pendant des heures, en générale, quand je me rend compte que ma conscience commence à dévier, il me suffit de me rappeler que je suis en sevrage pour stopper instantanément le processus et penser à autre chose, donc ça c'est plutôt positif.

J'ai encore fait ce rêve dernièrement que je rechutais. Je met ça sur le compte du sevrage, le manque s'exprime probablement dans ces phases là. A noter que je suis un grand somnambule, donc ayant toujours eu des nuits agitées, là encore je ne m'alarme pas outre mesure.

Globalement, ce sevrage se passe plutôt bien. Le seul bémol serait cette mélancolie qui m'envahie parfois et dont je n'arrive pas à expliquer l'origine. A voir si ce phénomène s'estompe avec l'avancement de mon sevrage, mais vu le dernier épisode, je pense qu'il y à une "fracture" en moi qui n'est pas guéri et qui ressort aujourd'hui avec la place laissée par le vide de la dépendance suite à ce sevrage.

Je cherche toujours comment l’apaiser, comment calmer cette rage en moi, et en quoi je peut être utile. Chaque jour passé loin de cette saloperie restaure un peu plus en moi de l'estime et une acceptation de ma personne. L'addiction à fait beaucoup de dégâts moralement tout au long de ces années, maintenant il faut réparer, et ce n'est pas une mince affaire.
Globalement devenir une meilleure version de moi-même, pouvoir se regarder de nouveau dans le miroir, ne plus se dégoûter c'est un travail de tout les instants. Un pas après l'autre...
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RE: Le sevrage d'eric44.
Burrhus @ 18-12-2019 20:12:10

Réparer, c'est le mot.
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RE: Le sevrage d'eric44.
eric44 @ 19-12-2019 20:12:03

Passage rapide. Toujours en sevrage, toujours gérable. Plus d'image porno, érotique ou même juste sexy, plus de masturbation depuis 25 jours: Un record pour moi qui dépassait péniblement la semaine. 

Je ne m'explique pas pourquoi ce sevrage tiens jusque là ? Prise de conscience ? Tombé trop bas pour descendre encore ? Dans tout les cas, j'avance, un pas après l'autre, un jour après l'autre.

J'ai relu une partie de mon carnet depuis le début. Je pense que c'est un truc à faire de temps en temps, pour se rappeler tout ce par quoi nous sommes passés, et tout ce que nous ne voulons plus. C'est dingue toutes ces années perdues avec cette merde ! tant de rechutes partagées ici. Tant de doutes, tant de questions dont beaucoup subsistes encore. Mais il y a une constante: C'EST VOUS ! Vous qui êtes toujours là, vous qui écoutait sans jamais juger. Vous qui pardonnais mes égarements, qui répondez à mes questions, qui me donnez des pistes, les clés... Vous portez vos propres fardeaux et pourtant vous soutenez ceux qui trébuchent.

Merci à vous tous (Burrhus, Eikeloh, Fabrice et tous ceux que j'oublie). Merci d’être ce que vous êtes. Si je commence enfin à avancer, c'est grâce à vous. Je n'aurait probablement jamais les mots pour vous exprimer toute ma gratitude, alors Merci d’être là !
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RE: Le sevrage d'eric44.
Burrhus @ 20-12-2019 01:12:54

Et bien, que de fleurs. Perso, ce forum est une de mes communauté affective, ce n'est pas seulement le lieu où je raconte ma misère. Ce qui me plaît, c'est que la fanfaronnade ou l'hypocrisie n'ont ici aucun sens, et cela me repose l'âme
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RE: Le sevrage d'eric44.
Pierre83 @ 22-12-2019 17:12:53

Salut Eric,

Bravo pour tes 25 jours ! Et de continuer, 24h à la fois. J'ai aussi déjà relu une fois ou deux fois des passages de mon carnet. Ça m'avait pas mal interpelé : beaucoup de constats identiques, les mêmes symptômes, les mêmes souffrances etc. Il reste de ça quand même une lucidité face au problème, un combat malgré quelques échecs, une envie réelle de s'en sortir aussi ! Je trouve qu'au bout de qq jours de sevrages, j'ai souvent eu tendance à me dire que c'était ok car j'étais loin du produit... Genre, tt ça est derrière moi. En oubliant qu'au contraire le sevrage engendrait une certaine fébrilité pendant qq temps, un manque pas toujours conscient, une hyper sensibilité parfois... Dans mon carnet, les jours, je les comptais comme pour battre un record d'abstinence, mais j'oubliais que la période était propice à un travail personnel. Aujourd'hui, j'ai une appli qui me rappelle chaque jour ma dépendance (je dois répondre à la question "avez-vous consommé ou non?"). C'est bien, mais ça ne suffit pas. Je vois surtout l'opportunité qu'offre cette période (j'espère tt ma vie hein :)) d'abstinence : ressentir d'abord, le manque, la solitude, la frustration, la colère, la tristesse, la peur parfois... Vivre ça dans le corps. Alors, je ne me suis pas senti bien un paquet de fois, mm très mal, durant mes précédentes tentatives mais c'est cet état inconfortable et l'appui de mon analyste et de séances chez un hypnothérapeute qui m'ont permis tomber le masque. Le porn c'est juste pour faire comme si, ça ne sert vraiment à rien car on sait que c'est fake. Craquer vraiment en se sevrant est le seul moyen de se reconstruire en dehors du produit et en plus c'est passionnant comme expérience ! Bon courage à toi Eric et encore bravo pour les pas quotidiens ;)
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RE: Le sevrage d'eric44.
eric44 @ 25-12-2019 21:12:06

Voilà, nous y sommes: 1 mois. 31 jours.

Hier, j’ai connu ma première vrai difficulté. La sensation de manque, le cerveau qui re bascule tranquillement en mode « pilote automatique ». Cette sensation qui devient omniprésente, qui obsède, qui paralyse. Il m’as fallu beaucoup de concentration pour arriver à reprendre mes esprits et rompre ce cycle. Pas de rechute cette fois-ci mais un rappel a l’ordre, une bonne piqûre de rappel. La preuve de la force de cette addiction, capable de se réveiller après 1 mois loin de tout ça, et de ré-émerger de là où j’ai tenté de l’enfouir.

Je savais que mon combat ne faisait que commencé. J’en ai maintenant la certitude.

Pas de quoi entacher mon morale pour autant. Je garde la tête froide, mais je reste vigilant. Je choisi d’être optimiste et de voir le verre à moitié pleins. Un mois sans rechute, sans écart, sans masturbation, sans même un visionnage de vidéo, d’image ou même juste de dessin lié de près ou de loin à tout ça, pour quelqu’un qui, comme moi, dépassait péniblement 4 jours de sevrage, quelqu’un capable de rechuter 1 heure après son dernier shoot et s’être promis de tout arrêter, cela relève du miracle.

Je ne m’explique toujours pas ce qui a changé cette fois: réel prise de conscience, tombé tellement bas que je ne pouvais que remonter ? Je ne suis pas sûr d’avoir un jour la réponse. Tout comme je ne saurais peut-être jamais pourquoi j’en suis arrivé là, pourquoi j’ai cette part d’hypersensibilité en moi doublé de cette rage, de cette colère, mais plus j’avance et plus j’accepte l’idée que je ne serais peut-être jamais et que je devrais vivre avec cette incertitude. Alors je vie au jour le jour, un pas après l’autre, du moins j’essaye. Et je tache d’apprécier cette nouvelle vie qui s’offre à moi. C’est l’inconnu. Je me redécouvre ou plutôt me découvre (cela fait tellement longtemps que je suis addicte que je ne suis pas sûr de connaître le « moi » sobre), tout comme je redécouvre mon couple. Je me surprend à être plus positif, à tempérer les choses là où j’explosais il y a un mois encore, à être plus serein. Je crois que pour la première fois depuis que j’ai mis un nom sur le mal qui me rongeait, je vie, je ne « sur-vie » plus.

Je sais que le chemin est long, que c’est une route sans fin, dans laquelle aucun retour n’est possible sous peine de replonger immédiatement, qu’au même titre que les ex-alcoolique, le moindre écart ne m’est pas permis. La journée d’hier en est la preuve.

Je relance le compteur pour 2 mois supplémentaires, soit 90 jours.

Je vous souhaite à tous de remonter la pente, d’avancer dans vos combats respectifs, et de vivre enfin. Vous le méritez tellement.
Joyeux noël à vous tous
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RE: Le sevrage d'eric44.
Ekeiloh @ 26-12-2019 00:12:54

Mais je suis teeeeellement heureuse de lire ça ! Oui je sais, tu as vécu un moment difficile, tu as senti le manque. Mais nous savions tous que ça allait arriver, toi le premier. Et tu n'as pas rechuté. TU AS GAGNÉ CETTE BATAILLE ! Et ton compteur se dote de deux mois supplémentaires.
Je suis très fière de toi (oui, je sais, la formule peut te sembler bizarre, mais moi, là, elle me tient à cœur) et je sais que tu vas aller loin. Bravo. Bravo. Bravo. Et n'oublie pas, tu n'es pas seul, même dans ton combat. On est là.
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RE: Le sevrage d'eric44.
eric44 @ 26-12-2019 18:12:04

Bon, journée très compliqué.
Fin de matinée, une grosse poussée d’excitation. Énormément de mal à me sortir cela de la tête. Je me suis isolé un moment et j’ai fini par avoir, je le crois, une sorte d’orgasme « psychique ». Je ne sais pas trop comment l’expliquer si ce n’est que j’ai eu l’impression de jouir sans ejaculer, et surtout sans me toucher, uniquement à la « force » de mon esprit. Très étrange comme sensation, je n’ai jamais ressenti cela au paravant.

Le problème, c’est que cela ne m’as pas suffit et j’ai traîné cette « frustration » tout le reste de la journée. A force d’encaisser, j’ai fini par traîner sur mon téléphone et de fil en aiguille, une image en appelant une autre, j’ai fini par visionner des images de plus en plus sexy, et j’ai fini par me masturber, sans apport visuelle pour évacuer cette tension que je n’arrivait plus à contenir. Le mal est fait et c’est amère que je relance à l’instant un nouveau sevrage.

Le temps de l’analyse viendra, pour le moment, je doit me recentrer et me reconcentrer. Beaucoup de travail en perspective.

Merci à vous qui me suivez (Ekeiloh).
A bientôt
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RE: Le sevrage d'eric44.
Ekeiloh @ 26-12-2019 22:12:10

Merci pour la confiance que tu as envers nous. Je sais que tu es déçu, mais je ne retire pas ce que j'ai dit. Je suis fière de ton mois de sevrage. Et tu dois l'être aussi. Ça veut dire que tu en es capable. Tu sais j'ai souvent observé que le moment où on augmente son objectif de sevrage, c'est un point qui est très délicat à passer. Je me souviens d'une fois où j'etais en sevrage depuis plusieurs mous sans l'aide du forum. Je suis venue dire que "chouette, je suis presque sortie !" et bien sûr, le soir même je rechutais. Bien sûr ce n'est pas le forum qui m'a fait chuter, juste ce moment charnière où, je ne sais pas, peut-être qu'on relâche la tension, peut-être qu'on prend confiance même inconsciemment... Voila juste quelques pistes pour quand le temps de l'analyse viendra. En attendant, tu as raison. Recentre toi. Tu n'es pas seul. Merci d'être la. Merci.
[hr]
Merci pour la confiance que tu as envers nous. Je sais que tu es déçu, mais je ne retire pas ce que j'ai dit. Je suis fière de ton mois de sevrage. Et tu dois l'être aussi. Ça veut dire que tu en es capable. Tu sais j'ai souvent observé que le moment où on augmente son objectif de sevrage, c'est un point qui est très délicat à passer. Je me souviens d'une fois où j'etais en sevrage depuis plusieurs mous sans l'aide du forum. Je suis venue dire que "chouette, je suis presque sortie !" et bien sûr, le soir même je rechutais. Bien sûr ce n'est pas le forum qui m'a fait chuter, juste ce moment charnière où, je ne sais pas, peut-être qu'on relâche la tension, peut-être qu'on prend confiance même inconsciemment... Voila juste quelques pistes pour quand le temps de l'analyse viendra. En attendant, tu as raison. Recentre toi. Tu n'es pas seul. Merci d'être la. Merci.
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RE: Le sevrage d'eric44.
eric44 @ 27-12-2019 09:12:53

Merci pour tes messages et ton soutien indéfectible Ekeiloh. On ne se connaît pas mais malgré tout, j’éprouve beaucoup d’amitié envers toi, et également envers d’autre membres du forum. Vraiment !

Ici on est tous dans le même bateau et c’est rassurant de savoir que quoi qu’il arrive, on ne sera pas jugé.

Que dire de cette rechute ? Pas grand chose à vrai dire. J’ai fait l’erreur d’entrouvrir la porte à mes pulsions et inévitablement je me suis fait envahir. Croire qu’un mois loin de ça m’aurait rendu assez résiliant face à ça à été la seconde erreur. Ne jamais sous-estimer la puissance de son addictions. Je le mesure un peu plus encore aujourd’hui.

Je devrait être amère, et je le suis un peu d’ailleurs, mais finalement pas tant que ça. Cela est probablement dû aussi au fait que ce n’est pas la pire des rechutes possible. Je ne suis pas retourné dans mes vieux travers de site porno, je n’ai pas visionné des heures durant des vidéos avilissantes donc j’encaisse cette « rechute » assez bien. Cela aurait pu être bien pire. Il y a probablement, comme toujours, des facteurs aggravants tel que la fatigue, une absence de relation sexuelle avec ma compagne qui n’as pas permis de faire chuter cette tension sexuelle comme jusqu’à présent, régulièrement. Mais même si nier ces facteurs « aggravants » serait une erreurs, leurs attribuer les raisons de ma rechute reviendrait à se voiler la face. Si j’ai rechuté hier, c’est uniquement à cause de moi et du fait que j’ai laissé germer la chose en moi.

Aujourd’hui, avec le recul, je sais que même si je trébuche aujourd’hui, je me relèverai demain. Jamais le proverbe « tombe 7 fois, relève toi 8 » n’as été aussi vrai qu’à cet instant. Je reste confiant car je mesure déjà le chemin parcouru. Comme je le disait, il y a à peine plus d’un mois de cela, jamais je n’aurais imaginé pouvoir tenir plus d’une semaine loin de tout ça, et je suis parvenu à résister 31 jours sans grandes difficultés jusqu’à hier. Je sais que j’en suis capable, je sais que je peux le refaire, et même mieux. Et surtout, cela n’as pas entaché ma volonté, cela n’as fait que la renforcé d’avantage, et m’as donné l’envie de me battre encore plus fort.

Tout le travail maintenant vas être de déceler en amont les moments de faiblesse pour arriver dés le début à désamorcer et ne pas laisser germer en moi ce manque. J’ai été capable de le faire jusqu’à présent, il faut juste garder cela en tête, et garder également à l’esprit que l’addiction est quelque chose de très fort, et que le temps ne l’amenuise que peu. C’est le zéro tolérance qui doit être la règle sous peine de revenir vous compter mes rechutes indéfiniment...

Je relance donc le compteur ce jour, avec l’envie de me battre. La vie est tellement plus douce sans cette saloperie qui abime tout que ça vaut la peine de se battre pour avancer.

Un pas après l’autre, un jour après l’autre...
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RE: Le sevrage d'eric44.
Ekeiloh @ 28-12-2019 05:12:03

Je trouve que tu es bien lucide sur tout ça. Je sais que c'est compliqué mais tu as les capacités d'y arriver. La rechute fait partie du rétablissement, tu vas y arriver. Et on est là. L'important c'est que tu ne perdes pas de vue les raisons pour lesquelles tu fais tout ça, et de ce que je peux lire elles sont bien ancrées dans ton esprit alors continue le combat, montre nous à quel point la vie sans cette merde vaut le coup.
Comme tu le dis ça aurait pu être bien pire. Il ne s'agit pas de nier ou planquer cette rechute, mais simplement de voir que même tes rechutes évoluent vers le positif. Et ça c'est cool. 

Bien sûr qu'on est amis. Nous savons tous ici que nous parlons de choses que même nos proches physiquement présent ne savent pas forcément, et que nos encouragements, conseils et témoignages les uns aux autres créent un lien particulier. Et quand en plus nous avons l' occasion de nous suivre, nous pouvons éprouver cette amitié. 

Tu vois, tu n'es pas seul. Ni dans ta vie, ni dans ton combat. Félicitations, tu avances.
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RE: Le sevrage d'eric44.
eric44 @ 06-06-2020 12:06:56

Passage rapide pour vous donner quelques nouvelles qui n’en sont pas: toujours englué dans ma dépendance.
Comme dit précédemment, rien mis en place de véritablement franc pour enrayer mon addiction donc résultats à la hauteur de mon « implication »: zéro.

En ce moment c’est compliqué. J’ai une consommation « régulière » de porno, 1 fois par jour, rarement plus. Parfois, je m’éloigne de mon addiction quelques jours, parfois je replonge. Pas de crise « boulimique » dernièrement. Ça va et viens par cycles.

Pour le moment c’est compliqué. Beaucoup de boulot, 60 à 70h/semaines depuis Novenmbre 2019. Je bosse 6 jours sur 7 donc avec l’accumulation de fatigue, ça laisse peu de place et surtout peu de motivation dans le démarrage d’un sevrage.
Ajouté à cela une hygiène de vie pas terrible (plus de sport, et nourriture rapide a minima le midi: sandwich etc), rien n’est propice à une reprise en mains.
La faute à un projet pro qui mobilise énormément de temps. Pas eu de congés à cause de ça cet hiver, probablement pas cet été avec le COVID, donc les prochaines vacances ne sont pas là avant décembre 2020. Physiquement je suis à l’ouest. Tendinites un peu de partout, perclus de douleurs, mais bon pas le choix, on sert les dents et on avance. On se reposera plus tard...
Le sport m’aiderai à récupérer de l’énergie mais j’ai clairement pas envie de me lever à 05h00 du mat en ce moment pour aller enquiller des séries de tractions dans mon garage. Mes dernières séances de muscu remonte au premiers jours du confinement, où j’ai eu 10 jours « d’arrêt », et où j’ai pu faire 10 jours de musculation intensive en suivant une diete correcte.

J’ai rapidement parcouru le carnet de certains (Eikeloh). Ça m’attriste de voir que d’autres que moi sont également toujours englués dans des problèmes perso. J’ai parfois l’impression que pour certains, l’avenir est tout tracé, une belle ligne droite. Et pour d’autre comme nous, c’est très tortueux.
Il paraît qu’à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire. Je suis bien loin de triompher en ce moment. Et je fini presque par me demander si ma vie sera glorieuse un jour....

Bon courage à tous.
Même si je suis absent en ce moment, je continu de suivre vos carnets et pense fort à vous.
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RE: Le sevrage d'eric44.
Ekeiloh @ 08-06-2020 11:06:08

Tu y arriveras. En ce moment c'est compliqué, comme tu le dis on a besoin d'une hygiène de vie particulière pour sortir de ce merdier, et le moment n'est pas propice à ca. Et on se demande parfois s'il le sera un jour. Mais on va y arriver. On ne perd pas espoir, on peut le faire.
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RE: Le sevrage d'eric44.
Impulsion2 @ 10-06-2020 22:06:02

>>>> Il paraît qu’à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire. Je suis bien loin de triompher en ce moment. Et je fini presque par me demander si ma vie sera glorieuse un jour....

Le truc c’est que notre combat est forcément, fatalement secret. Et même quand nous, pauvres éclopés, vainquons (et Dieu sait qu’il y a du péril), c’est toujours sans gloire ... ou alors une gloire bien intime.
Mais n’est ce pas là finalement le vrai succès. Se vaincre soi-même dans le silence et la pénombre ? Pour soi et pas pour les autres ...

Gloire à tous !
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RE: Le sevrage d'eric44.
eric44 @ 08-07-2020 15:07:32

Je prend un peu de temps pour donner des nouvelles.

Toujours très compliqué pour moi en ce moment. Beaucoup, beaucoup de fatigue accumulé ces derniers mois. Du stress également et quelques soucis dans ma vie perso qui ont resurgis avec tout ça. 
Niveau sevrage, pour le moment, tout est arrêté. Je pense qu'il me faut du temps pour pouvoir gérer ça et aujourd'hui je n'en ai pas. Ça me semble compliqué d’entamer un sevrage sans avoir le temps de m'y consacrer pleinement. Et pour que ça fonctionne, je sais qu'il me faudra également reprendre le sport et avoir une meilleur hygiène de vie, j'entend par là manger sainement et mieux gérer mon sommeil. C'est un tout et aujourd'hui ce n'est pas possible de réunir toutes ces conditions.

Beaucoup de cette mélancolie dont j'avais déjà parlé à refait surface dernièrement. C'est toujours suite à un moment de faiblesse avec le porno. Je sais que les hormones générées par l'orgasme après le porno font ressortir cela mais à l'heure actuelle, je n'arrive toujours pas à savoir si elles sont responsables de ça ou si elles mettent juste en évidence ce coté de ma personnalité, coté qui serait en "sommeil" lorsque tout vas bien.


Bref, j'ai toujours beaucoup de mal à gérer ça. Et j'ai de plus en plus de mal à comprendre le monde qui m'entour. Particulièrement quand cela touche à l'enfance. Il y a je le sais, quelques chose en mois qui fait écho à l'enfance mais je n'arrive pas à comprendre quoi. A une époque, j'avais fini par me demander si je n'avais pas vécu une expérience traumatisante dans mon enfance, quelque chose que j'aurais enfouie en moi dans un réflexe post-traumatique mais j'ai beau me questionner et tenter de me souvenir, je ne vois rien qui explique cette hyper-réaction de ma part sur ces sujets là.

Etre père à fait resurgir en moi tout cela et je reste dans cette impasse car je ne me comprend pas moi-même. Et lorsque j'entend dans les infos, qu'un couple à commis un infanticide sur leurs propre fils en l'affamant, j'éprouve de la colère en moi, une violence incroyable, et un sentiment d'impuissance. C'est dur à encaisser. Je n'arrive pas à m’empêcher de faire le parallèle avec mes enfants je crois.
Dernièrement, ma compagne m'as parlé d'un gamin dans la classe de mes enfants, qui était toujours à part et paraissait triste et ce détails pourtant anodin n'as pas cessé de me hanter le lendemain au boulot. Je n'arrivait pas à arrêter de me demander quel pouvait être la vie de ce petit garçon, ce qui pouvait le rendre ainsi et ça à fini par me foutre les boules...
Bref, je sent que quelque chose doit sortir, mais pour le moment, c'est toujours imperceptible, impalpable.

Il faudrait que j'arrive à m’éloigner du porno suffisamment longtemps pour voir si ce phénomène est toujours présent mais je n'y arrive pas, et en ce moment c'est quasi impossible avec la vie que je mène.

Voilà, c'est pas très glorieux mais je vais pas raconter de conneries et dire que tout vas bien parce que c'est pas le cas en ce moment. Boulot / dodo et ça recommence. hard !
Je sais que je vais rebondir, je le sent que l'envie de remonter la pente commence à se faire sentir en moi, l'envie de combattre à nouveau. Pour le moment il est trop tôt mais je sais que ça viendra, je n'ai pas totalement baissé les bras non plus...

courage à vous tous. Vous qui continuez à avancer, un pas après l'autre, chaque jours, malgré les erreurs, les chutes et les rechutes, les déceptions, les peines, vous avez toute mon admiration !
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RE: Le sevrage d'eric44.
Ekeiloh @ 08-07-2020 20:07:05

Contente d'avoir de tes news, même si bien sur j'aurais préféré qu'elles soient différentes, mais on a tous ces moments-là où tout cela semble bien trop compliqué. Tu vas y arriver, tu prends juste un peu d'elan pour rebondir. 
Je comprends de quoi tu parles quand tu évoques un possible traumatisme enfant, en tout cas quelque chose qui n'est pas réglé en toi. Est-ce que tu as un suivi psy? ça pourrait t'aider d'en parler à un pro, même si bien sur ce n'est pas lui qui va te dire ce qu'il s'est passé, mais en tout cas il t'aidera à creuser. 
Bon courage, tu vas t'en sortir, même si ce n'est pas aujourd'hui.
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RE: Le sevrage d'eric44.
Mimi - hiit @ 09-07-2020 15:07:44

Bonjour
Effectivement tu as énormément de choses à gérer et il est impossible de tout mener de front. A l'impossible nul n'est tenu !
Une chose à la fois, il faut prioriser (plus facile à dire qu'à faire).
L'aide d'un professionnel (consultation psy gratuite dans les CMP - Centre médico-psychologique) pourrait être très bénéfique.
Et souviens-toi : Il n'est de si longues nuits sans aurore, Shakespeare.
Courage
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RE: Le sevrage d'eric44.
eric44 @ 10-07-2020 19:07:35

Disse 'Mimi - hiit' pid='73104' dateline='1594301924':
Bonjour
Effectivement tu as énormément de choses à gérer et il est impossible de tout mener de front. A l'impossible nul n'est tenu !
Une chose à la fois, il faut prioriser (plus facile à dire qu'à faire).
L'aide d'un professionnel (consultation psy gratuite dans les CMP - Centre médico-psychologique) pourrait être très bénéfique.
Et souviens-toi : Il n'est de si longues nuits sans aurore, Shakespeare.
Courage


Bonsoir,
oui beaucoup de chose à gérer en ce moment et beaucoup de choses qui refont surface. Probablement que comme je le disait, les hormones liées à mes derniers "shoot" fond ressortir ou mettent en évidence des choses qui ne sont pas réglés en moi.

Ce qui est étonnent, c'est qu'après avoir fait l'amour, je n’éprouve pas ces émotions, ce qui signifie surement que le contexte y est pour beaucoup et que le coté hormonal n'explique pas tout. La culpabilité de la rechute joue surement dans ce processus de phase dépressive.

Pour répondre à ta question, comme je l'ai déjà expliqué par le passé, avoir recours à un professionnel est exclus, de par mon emploi du temps surchargé mais aussi et surtout car cela éveillerai des soupçons quant à ma dépendance, ce que je ne souhaite pas car personne de mon entourage n'est au courant.
Je sais que c'est périlleux d'avancer seul, mais je n'ai pas trop le choix et je doit faire avec...

Et si il n'est de longues nuits sans aurore, alors, je dois probablement vivre en Laponie tant cela fait longtemps que je n'ai pu goûter à un rayon de soleil...
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RE: Le sevrage d'eric44.
Zappa @ 13-07-2020 11:07:25

Bonjour Eric44,


Je pense que tu touches quelque chose d'important, au sujet de la réaction hormonale (ou mentale) au porno.
Moi aussi, il suffit que je retouche ne serait-ce qu'un tout petit peu au porno, pour me faire basculer dans une perception de la vie très négative.
Comme enfiler des lunettes roses, mais qui seraient noirâtres.
Une fois ces lunettes enfilées, elles restent. Du coup, je consomme du porno, pour oublier la déprime.
Et je déprime encore plus.

Le terme de déprime n'est pas assez fort. En réalité, j'en veux à la vie pour toutes les injustices qu'elle m'a fait subir. J'en veux à la vie pour toutes les injustices qu'elle fait subir à tous. A des degrés divers. A des degrés injustes, donc. J'en veux à la vie d'être injuste. C'est peut-être un peu ce que tu as ressenti avec cette histoire du gamin, dans la classe de ton fils ?

Quand je suis sobre de porno (et idéalement, de masturbation), ce processus s'inverse totalement.
Les lunettes s'éclaircissent, jour après jour. Elles se colorent.
Tout, dans ma vie, m'apparaît plus léger. L'injustice existe, mais la vie n'y est plus "confinée". La vie s'agite en dehors de ces petites cases noirâtres. Elle pousse de partout. Je n'ai qu'à me lever le matin pour me sentir bien (après un ou deux cafés, hein).
En ce moment, il m'arrive même de chanter, sans raison.

J'ai écris un article à ce sujet, sur mon blog (dédié à la lutte contre l'addiction au porno et au fétichisme), que je me permets de poster ici : https://troubles-fantasmes.com/2020/07/03/rechute-remettre-les-compteurs-a-zero/

Il est possible que ce soit dû à des réactions hormonales. L'auto-érotisme ne donne lieu à aucun partage. Le corps et l'esprit le sentent. Les hormones du plaisir, lorsqu'elles sont décorrélées du partage, semblent abimer la capacité à être heureux.

Tout le mensonge du porno consiste à faire croire qu'on peut échanger le plaisir pour le bonheur, alors que ça n'a rien à voir.

Je te souhaite de te remettre en équilibre au plus vite, et du courage en attendant.
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RE: Le sevrage d'eric44.
eric44 @ 14-07-2020 12:07:10

Bonjour Zappa.
Merci d’avoir pris le temps de commenter. A la lecture de ton poste, je me suis vraiment reconnu. Ces « lunettes » qu’on enfile, c’est vraiment ça. La perception du monde changée, un coup en positif, un coup en négatif...
En ce moment c’est compliqué. Tellement de fatigue accumulée que je n’arrive plus à quitter mes lunettes négatives. Je vois tout en noir ou en gris. Je me lève pour aller bosser parce que je doit y aller, je n’ai même pas spécialement envie de rentrer chez moi du fait d’une situation difficile avec ma compagne. Clairement je me demande pourquoi je vis en ce moment. Non pas que j’ai des pulsions suicidaire, loin de là, mais j’ai comme perdu le goût des choses. Je fait ce que je doit faire de manière automatique, comme un robot et chaque jours qui commence reproduit le précédent...
Heureusement que j’ai les enfants, c’est eux qui m’empêche de me laisser couler parce que je ne veux pas qu’il subisse cette situation donc je fait tout pour qu’ils ne remarquent rien mais je crois que s’ils n’étaient pas là, j’aurais déjà sombré.

Dans la semaine, j’ai entendu une situation qui résume bien ce que je pense de ma vie en ce moment: «  le bonheur, c’est un coup de pieds dans les couilles en attente ».
C’est tellement ça. Un jour tu as l’impression que tu maîtrise ta vie, que tu en as le contrôle et que tout vas bien, l’instant d’après tout se casse la gueule...
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RE: Le sevrage d'eric44.
eric44 @ 16-07-2020 19:07:21

Compliqué en ce moment.
2 grosses rechutes, la dernière hier soir (2 fois). Contexte familiale compliqué (très grosse dispute avec ma compagne ce weekend), et accumulation de fatigue, ce qui implique qu'en bon looser, je "compense" dans le porno.

Comme je le disait, en ce moment j'ai la tête sous l'eau. Toujours H.S avec le boulot qui occupe la majeur partie de mon temps. Grosse accumulation de fatigue avec des semaines à 70 h depuis novembre 19, pas de congés cet hiver, pas de congés possible cet été, du coup physiquement ça commence à être compliqué.
Sommeil de très mauvaise qualité lié au taf mais également à des événements au sein de mon couple qui ont refait surface dernièrement. Et comme je n'avais pas "nettoyé" ces problèmes et que je m’était contenté de les enterrer bien profondément, forcement, pas de mystère, ça ressort un jour où l'autre. Et là je pense qu'avec la fatigue, tout ressort, les choses prennent des proportions et je sature un peu.

J'ai l'impression de ne jamais arriver à débrancher mon cerveau, et dans ma tête, je passe mon temps à lister ce que je doit encore faire, encore régler etc. Je compte les "temps libres" à plus je ne sais combien de semaine, et cette absence de visibilité, là charge de travail qui vas m'arriver sur la gueule, ça fini de m'achever moralement.

Comme je suis pas bien et que je ne suis pas de nature très expressive, je garde les choses pour moi jusqu'au moment où ça pète. Je sais que je devrais parler, évacuer les choses, désamorcer, mais c'est plus fort que moi, je me renferme et j'accumule.

Bref en ce moment, ma vie, si l'on peut appeler ça "une vie", c'est vraiment la zone. Boulot / dodo et on répète à l'infini.
Plus le temps et la motivation de faire du sport alors que je sais pertinemment que ça m'aiderait moralement et physiquement, du coup plus l'envie et la motivation de suivre une diète correct, donc, pas d’énergie, un physique qui se dégrade donc ça créer en plus chez moi une sorte de "dégoût" de moi-même. Bref, je survit en ce moment, et je ne vois même pas quand j'aurait un créneau pour me reprendre en mains...

Moi qui suit plutôt de nature combative, là c'est franchement pas brillant. C'est la grosse gifle.

Bon, je tente quand même de relancer un sevrage, parce que, ne pas tenter de résister, c'est capituler et je ne peut pas accepter cette situation là. Je sais même plus trop comment retrouver de la motivation tellement je suis rincé mais il va bien falloir que je me bouge le cul parce sinon c'est la mort dans pas longtemps à ce rythme là...
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RE: Le sevrage d'eric44.
Zappa @ 19-07-2020 10:07:01

Salut Eric44,

De ce que tu en décris, la situation très difficile que tu traverses a tout l'air d'être causée / entretenue par un travail qui tu sursollicites. A te lire, j'ai eu le sentiment que tu es candidat au burn-out.

Humainement, n'importe qui à ta place craquerait. A l'impossible nul n'est tenu. 
J'aime beaucoup ton proverbe sur le bonheur couillal :) Mais peut-être que tu pourrais enfiler une coquille / changer de job / arrêter de tirer sur la bête.

Pour ma part, je suis en mode "nofap", c'est-à-dire zéro masturbation zéro porno.
C'est comme jeûner : ça fait effectivement un bien fou. On a très faim au début, et puis ça passe. Et alors, grosse énergie. Une vraie détox libidinale.


Je te souhaite de (re)trouver de l'air. Si tu es pris dans un cercle vicieux, il n'en reste pas moins qu'il existe aussi des cercles vertueux.

Bon courage à toi en tous cas.
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RE: Le sevrage d'eric44.
eric44 @ 22-07-2020 19:07:02

J'ai cherché à visionner Shocking Truth mais impossible de trouver une version complète de ce documentaire.
J'en ai trouvé une partie il me semble sur Youtube (étant donné qu'il y a apparemment des scènes explicites dans la version complète) mais il n'est traduit en VOSTFR que pendant une petite partie.

J'aimerais beaucoup visionner ce documentaire, je pense que ça peut m'aider dans mon sevrage de voir l'envers du décors...

Si certains ont des pistes, je suis preneur mais il semble que ce docu soit difficile à trouver. Probablement que ça ne devait pas faire plaisir à tout un tas de monde...
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RE: Le sevrage d'eric44.
eric44 @ 27-07-2020 19:07:16

Passage rapide pour cette première semaine de sevrage.
Reparti le couteau entre les dents, littéralement en guerre contre mon addiction. Comme toujours, je sais qu'il ne faut pas fanfaronner, même si cette semaine à été facile, les vrais difficultés devraient rapidement resurgir.


Pour rester positif, comme à chaque début de sevrage, le plus impressionnant et ce regain d’énergie passé quelques jours. C'est fou les répercussion de l'addiction dans le quotidien. Tellement longtemps que je suis empêtré dans mon addiction que j'ai carrément  fini par apprendre à vivre avec la fatigue qu'elle engendre.
Et puis état d'esprit ultra positif (alors que c'est lundi et qu'au boulot c'est Bagdad). Pas d’énervement de la journée (ce qui est rare pour quelqu'un de sanguin comme moi) et vraiment optimiste, ça vraiment ça pousse à persévérer.

Bon encore une fois ce n'est que le début, pour le moment pas de vrai "manque" ou de vrai situations propices à vriller mais cette petite semaine de sevrage m'as vraiment fait l'effet de vacances. Moralement je repart boosté à 200% avec la rage d'avancer et sans idées noires....
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RE: Le sevrage d'eric44.
Callahanz @ 27-07-2020 23:07:28

Tu es bien parti pour ce nouveau sevrage, je remarque qu'en notant les effets positifs on veut aller toujours plus loin. Tu fais bien de parler de fatigue car il faut aussi s'en méfier, c'est un truc qui fait baisser la garde en tout cas chez moi.
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RE: Le sevrage d'eric44.
eric44 @ 28-07-2020 18:07:14

Disse 'Callahanz' pid='73136' dateline='1595886868':
Tu es bien parti pour ce nouveau sevrage, je remarque qu'en notant les effets positifs on veut aller toujours plus loin. Tu fais bien de parler de fatigue car il faut aussi s'en méfier, c'est un truc qui fait baisser la garde en tout cas chez moi.


Chez moi également. Le plus dur à mon avis étant de garder sa "ligne de conduite" le plus longtemps possible, sans relâcher.
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RE: Le sevrage d'eric44.
Ekeiloh @ 01-08-2020 09:08:21

Coucou Éric, contente de voir que ton sevrage se passe bien. Essaie de prendre quelques minutes pour ressentir tout ce qu'il se passe dans ton corps et au niveau émotionnel. Notre cerveau a la capacité de reproduire des états qu'on a déjà vécus s'il a assez d'informations. Comme ça si à un moment le moral redescend tu peux tenter de te poser et de repenser aux sensations que tu avais quand ça allait bien. Moi en tout cas ça a marché, parfois. 

Allez tu gères, on continue comme ça !
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RE: Le sevrage d'eric44.
eric44 @ 03-08-2020 06:08:20

Disse 'Ekeiloh' pid='73146' dateline='1596266181':

Coucou Éric, contente de voir que ton sevrage se passe bien. Essaie de prendre quelques minutes pour ressentir tout ce qu'il se passe dans ton corps et au niveau émotionnel. Notre cerveau a la capacité de reproduire des états qu'on a déjà vécus s'il a assez d'informations. Comme ça si à un moment le moral redescend tu peux tenter de te poser et de repenser aux sensations que tu avais quand ça allait bien. Moi en tout cas ça a marché, parfois. 

Allez tu gères, on continue comme ça !


Bonjour Ekeiloh,
Merci pour ton message et content de voir que tu vas bien.
Pour ce qui est de me poser et faire le point sur mes sensations, je pense effectivement que je vais en avoir grand besoin.
En effet, aujourd’hui je part en déplacement professionnel pour la semaine ce qui implique une chambre d’hôtel seul le soir, un accès wifi et du temps pour moi, donc tout ce qu’il faut pour bien rechuter salement...

Je vais devoir redoubler de motivation et bien garder en tête mon cap et mes objectifs si je ne veux pas retomber dans mes vieux travers...
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RE: Le sevrage d'eric44.
Ekeiloh @ 03-08-2020 09:08:06

Allez on est là, ne lache rien. Ça va être une semaine compliquée mais tu es le plus fort, tu vas virer toutes ses merdes de ta tête.  Tiens le coup.
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RE: Le sevrage d'eric44.
eric44 @ 04-08-2020 07:08:35

Disse 'Ekeiloh' pid='73151' dateline='1596439866':
Allez on est là, ne lache rien. Ça va être une semaine compliquée mais tu es le plus fort, tu vas virer toutes ses merdes de ta tête.  Tiens le coup.


Bonjour Ekeiloh.
Une fois encore, merci pour ton soutient indéfectible, c’est précieux !

Première nuit plutôt tranquille, j’ai évité les situations à risques, la fatigue a fait le reste: tombé comme une masse vers 23h.
Comme je l’ai dit, dans ma tête je suis en guerre contre cette saloperie qui me pourrit la vie depuis maintenant trop longtemps, et tant que je garderai ça en tête, ça devrait aller...

Je prendrais un peu de temps ce soir pour faire le point sur tout ça.
Bonne journée à tous, et encore bravo à toi Ekeiloh !
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RE: Le sevrage d'eric44.
eric44 @ 04-08-2020 22:08:05

Bon,
Petit bilan de sevrage.
Pour le moment, il tiens toujours. Je sent qu’une certaine tension sexuelle est en train de s’installer donc je dois plus que jamais garder en tête pourquoi je fait ce sevrage et tout ce que cela engendre. Ce serait tellement facile de me laisser aller à mes vieux démons, sûr que j’aurais du plaisir immédiat, mais je sais aussi que derrière ce sera la descente aux enfer, probablement suivi par les rechutes à répétition et le morale à zéro, la déprime, l’énervement, la fatigue et tout le merdier. Et au final écorné encore un peu plus le peu d’estime de moi qu’il me reste.

Alors comme me l’as conseillé Ekeiloh, je doit me rappeler le positif dans ce sevrage et ça c’est plutôt facile.

Premièrement c’est mon morale qui est vraiment bon. Bon bien sûr il y a parfois des bas, lié à la fatigue, dés contrariété professionnelle, etc, mais c’est un vrai changement. Je suis de meilleur humeur au travail, plus sociable, moins râleur et beaucoup plus positif surtout face aux contraintes et imprévus.

Ensuite c’est la fatigue. Je savait que ma dépendance consommait de l’énergie mais le sevrage a vraiment confirmé cela. Plus encore que la fatigue physique, c’est surtout la fatigue psychique qui est le plus impressionnant avec la dépendance. 15 jours que je n’ai pas cédé et c’est impressionnant les effets sur la mémoire et la concentration. Je suis vraiment bluffé. Dernièrement, je me rendait bien compte que je ne percutais plus grand chose que j’avais du mal à retenir des informations, mais je mettais ça uniquement sur le compte de la fatigue liée à mon activité professionnelle, je me disait que j’avais trop tiré sur la corde. Maintenant je me rend compte que ma dépendance n’as pas que des effets sur mon physique, et que c’est loin d’être aussi anodin que ça en a l’air. Après seulement 15 jours de sevrage, c’est inouï à quel point je suis plus vif et plus réactif, ma mémoire meilleur et j’imprime les choses plus rapidement sans devoir faire un effort de concentration.

Physiquement aussi c’est mieux, beaucoup moins de coup de pompe, de bâillements, de passage à vide. J’ai pas encore repris une activité sportive mais je sent que l’envie est là. Encore quelques semaines à serrer les dents et je devrait pouvoir retrouver un peu de temps pour remettre en route la machine, refaire un peu attention à mon hygiène de vie.

Comme l’un de vous l’as écrit dans son carnet, le plus frustrant, c’est de ne pouvoir partager tout cela, ces sentiments, ces doutes, ces interrogations avec aucun de mes proches. C’est un combat que je doit mener seul: les échecs, les rechutes, mais aussi les petites victoires, je doit les gardées pour moi.
Peut-être qu’un jour, si je m’en sort et que j’arrive à mettre assez de distance avec ma dépendance, alors je pourrais en parler, évoquer ce passé et raconter comment je m’en suis sorti, pour le moment je n’en suis qu’à 15 petits jours, un simple pas sûr un chemin infini. Ça apprend l’humilité.

On vit quand même une drôle de vie, on créer nous meme notre propre prison, on est dépendant de quelque chose qui n’est pas palpable, qui n’est même pas physique pour mon cas, et qui a mon grand désarroi est disponible de partout, légal et ne coute rien. On souffre en silence, on garde cette part d’ombre en nous parce que c’est tabou et mal vu, on échange avec de parfait inconnu sur internet, c’est compagnons de galère dont on ne sais que ce qu’ils veulent bien nous livrer, on partage leurs joies, leurs peines et on fini par s’attacher à des profils, des pseudos en sachant pertinemment qu’on ne pourra jamais mettre un visage ou un nom sur ces avatars...
Drôle de vie que la nôtre...

Je vais tacher de couper un peu et de me reposer. Je vais avoir besoin de toute mon énergie pour combattre ce qui vas arriver tôt ou tard. Je n’oublie pas que je suis en guerre contre ma dépendance.

Bonne nuit à vous tous mes compagnons de galère qui luttez contre vos propres démons, je vous souhaites à tous d’atteindre vos objectifs
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RE: Le sevrage d'eric44.
Mimi - hiit @ 11-08-2020 16:08:50

Félicitations et courage !
Merci aussi pour ce témoignage ... "On crée sa propre prison"... Phrase magnifique et pleine de vérités !
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